Atemnot (souffle court)

Couverture du livre « Atemnot (souffle court) » de Marina Skalova aux éditions Cheyne

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  • Date de parution :
  • Editeur : Cheyne
  • EAN : 9782841162321
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
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Le courrier des auteurs

Marina Skalova répond à nos questions ! (14/12/2016)

1) Qui êtes-vous ? ! Femme. 28 ans. Auteure. Traductrice. Divers autres métiers. Trois cultures : française, russe, allemande. Beaucoup de voyages, surtout en Asie et dans le Caucase. Amour pour la poésie, le théâtre et le thé noir. 2) Quel est le thème central de ce livre ? Comme pour beaucoup de livres de poésie, je crois que la langue est le sujet principal. Mais le livre est traversé par des questions : la traduction et le rapport à l'altérité, au temps, au corps et aux territoires.... 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? «(...) se tait en attendant / de déplacer la langue / au seuil des portes closes» 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? C'est une question très difficile. Mais je peux dire que j'ai beaucoup écouté Max Richter et Philipp Glass pendant son écriture. Les structures obsédantes, répétitives de la musique contemporaine m'aident pour trouver un état de solitude, où le silence n'est plus seulement de l'angoisse, mais peut faire venir une langue. Peut-être que le livre en garde une trace. Mais je n'en sais rien, ne pouvant être dedans et dehors à la fois. 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? C'est un livre très intime. Ce que je fais partager aux lecteurs, je pense, c'est un tâtonnement, une quête de la langue. La recherche de mots capables de nommer une expérience du monde, parfois douloureuse. C'est aussi une réflexion sur la possibilité de coexistence de différentes langues. 6) Savez-vous à quoi «servent» les écrivains ? Du temps du réalisme socialiste, les écrivains avaient une utilité sociale : ils devaient peindre le réel et ainsi solidifier les fondements d'un système. Heureusement, un écrivain n'a pas vocation à être utile, ni à servir qui que ce soit. C'est justement pour cela que les écrivains sont importants. Pour moi, mais ce n'est que ma conception très personnelle de ce que j'apprécie dans la littérature, l'écrivain est celui qui donne à entendre une vision du monde incarnée, transformée par le corps, une lecture du monde sentie, vécue, perçue, qui réhabilite l'intuition, dans un monde qui ne connaît que chiffres et faits. Ce savoir de l'intuition qui, peu à peu, au rythme d'un travail lent et laborieux, se transforme en langue, est ce que l'écrivain oppose à un réel quadrillé par la raison, où les émotions sont soit rangées dans des cases, soit instrumentalisées par la vie publique. Peut-être que la langue de l'écrivain est ce qui résiste. 6) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ? J'ai une profonde affection pour les libraires, c'est à eux que je dois mes premières émotions littéraires, et par conséquent l'envie d'écrire.

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