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Asphalte

Couverture du livre « Asphalte » de Matthieu Zaccagna aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

À 17 ans, Victor fuit un quotidien d'une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu'à l'anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l'épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son... Voir plus

À 17 ans, Victor fuit un quotidien d'une violence absolue. Sans argent, sans liens, sans but, sans aide de quiconque, il court dans Paris jusqu'à l'anéantissement, la souffrance. Il fera des rencontres, se mettra à l'épreuve, défiera sans cesse la mort pour se réapproprier son corps et son passé.
« Courir déterminé, en un bloc solide, résistant. Se faire violence, serrer les dents, plisser les yeux, broyer l'asphalte.
Courir vite, sentir la vie, maintenir l'urgence, ne jamais ralentir, jamais faiblir. Respirer fort, mécaniquement, trois inspirations, trois expirations, toujours, même dans les montées. Sentir qu'on brûle, qu'on arrache cette chose, qu'on tient bien là, doigts moites, mains tremblantes. Cette chose qu'on serre, qu'on use, qu'on épuise, ce corps qu'on purge, que diable peut-il contenir pour qu'on l'éprouve ainsi ? J'avance dans les quartiers nord de la ville. Mes cuisses sont en vrac. Mes genoux, pareil. Je ne m'arrête pas. J'abîme la douleur. Dans l'aube naissante, la brume se dissipe sur l'eau du canal. J'ignore combien de temps encore je vais pouvoir tenir comme ça. »

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Articles (1)

Avis (10)

  • Un roman court, qui frappe dès les premières phrases par le rythme, celui des mots qui se calent sur les foulées, rue après rue, parfois dopées par la folie d’un skateur, toujours guidée par l’ivresse, de la vitesse, du danger, de la souffrance, pour en masquer une autre, insidieuse,...
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    Un roman court, qui frappe dès les premières phrases par le rythme, celui des mots qui se calent sur les foulées, rue après rue, parfois dopées par la folie d’un skateur, toujours guidée par l’ivresse, de la vitesse, du danger, de la souffrance, pour en masquer une autre, insidieuse, inéluctable, celle de la haine d’un père à moitié fou.

    Les mots sont là pour conjurer la peur, pour dire une histoire, hélas recommencée, et les ruses dérisoires pour s’en protéger.

    C’est à demi-mot, au gré du récit des distances courues que la tableau se construit, et que l’indicible se dit.

    Récit puissant, marquant, qui prouve s’il en était besoin la force de l’écriture pour se reconstruire malgré des fondations fragiles et douloureuses.

    Premier roman qui révèle une force d’écriture, à suivre.

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  • Dans une fuite en avant, Victor, un adolescent au parcours chaotique, cours dans les rues de Paris. Il essaye en vain de se débarrasser de son passé, et notamment d’un père pour le moins toxique, afin peut être de s’inventer un avenir.


    « Asphalte » est un vrai roman coup de poing qui ne...
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    Dans une fuite en avant, Victor, un adolescent au parcours chaotique, cours dans les rues de Paris. Il essaye en vain de se débarrasser de son passé, et notamment d’un père pour le moins toxique, afin peut être de s’inventer un avenir.


    « Asphalte » est un vrai roman coup de poing qui ne laissera aucun lecteur indemne. Il est très rythmé et l’emporte sans lui laisser le temps de reprendre son souffle à la suite du narrateur. L’écriture de Matthieu Zaccagna est impressionnante, sèche et nerveuse, et parvient à restituer de façon magistrale la détresse ressentie par cet adolescent consumé de l’intérieur par ce père destructeur dont il reconstitue au fil des pages le passé. Le résultat est une fuite en avant effrénée à la fois pour s’évader et pour évacuer son mal être dans la course, effort physique en même temps que source d’émotions fortes lui permettant de se sentir vivant. Le tout entrecoupé de rencontres marquantes avec d’autres personnages également bien marqués par la vie. Et le lecteur de reposer le livre le souffle coupé avec l’impression d’avoir accompagné le héros dans tout son parcours physique.


    Un livre réellement impressionnant !

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  • D’entrée de jeu, Matthieu Zaccagna happe le lecteur et l'accroche au skate de Victor, jeune de 17 ans, qui risque sa vie à chaque course sur le bitume parisien à toute vitesse.
    On comprend vite qu’il s’agit de survie pour fuir les sales coups du quotidien et surtout ceux donnés par son père....
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    D’entrée de jeu, Matthieu Zaccagna happe le lecteur et l'accroche au skate de Victor, jeune de 17 ans, qui risque sa vie à chaque course sur le bitume parisien à toute vitesse.
    On comprend vite qu’il s’agit de survie pour fuir les sales coups du quotidien et surtout ceux donnés par son père. La violence est omniprésente à chaque page, où l’on redoute le coup fatal. L’auteur nous transmet l’adrénaline de Victor pour affronter tous les dangers et obstacles avec courage. Comment échapper à la normalité de la violence, des menaces et de la peur ?
    Ce livre court se lit à toute vitesse et sans aucune pause de respiration. En première approche, il fait mal par son agressivité.
    Si l’on domine l’horreur permanente des violences subies, Matthieu Zaccagna nous interroge sur le quotidien de ceux qui ne connaissent que les modes survie et urgence et cherchent à se créer une famille autour d’une planche de skate.
    Un livre fort et dérangeant à l’écriture rythmée et maitrisée pour un premier roman.

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  • M. Matthieu Zaccagna offre aux lecteurs avec son premier roman « Asphalte » un texte court et percutant.

    Victor est un jeune fugueur, qui doit courir sans s’arrêter, fuir dans les rues parisiennes, s’échapper d’un passé glauque dont on apprend par petites touches l’horreur (cette mère noyée...
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    M. Matthieu Zaccagna offre aux lecteurs avec son premier roman « Asphalte » un texte court et percutant.

    Victor est un jeune fugueur, qui doit courir sans s’arrêter, fuir dans les rues parisiennes, s’échapper d’un passé glauque dont on apprend par petites touches l’horreur (cette mère noyée dans l’alcool puis disparue, ce père aux vaines ambitions littéraires et tyran domestique), échapper aux dangers de l’asphalte et des mauvaises fréquentations, se souvenir de cette dame en noir qui l’a aidé, trouver refuge chez un travesti qui écoute du jazz, et enfin dévaler des pentes avec Rachid, avec qui peut-être arrivera la rédemption.

    Il y dans ce livre une écriture sensible et poétique et qui rend grâce à ses personnages cabossées par de terribles destins, dont l’auteur ne nous livre qu’une esquisse, à la fois délicatement dessinée et brutale comme un tag aux couleurs criardes sur un mur de béton.

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  • Victor a 17 ans lorsqu’il claque la porte et qu’il part dans la rue, sans savoir où mais loin. Il fuit ce père violent, autoritaire, tortionnaire. Il se libère de cet appartement dans lequel l’air et la lumière lui manquent. Et il court, avec pour seule compagnie la douleur lancinante dans ses...
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    Victor a 17 ans lorsqu’il claque la porte et qu’il part dans la rue, sans savoir où mais loin. Il fuit ce père violent, autoritaire, tortionnaire. Il se libère de cet appartement dans lequel l’air et la lumière lui manquent. Et il court, avec pour seule compagnie la douleur lancinante dans ses genoux, ses pieds, ses jambes. Il se dérobe à son père mais il va devoir affronter un autre combat : celui de la rue, de ses coups, et des nuits sans rêves…

    Je tiens à remercier NetGalley et les Éditions Noir sur blanc pour leur confiance et l’envoi de ce roman court, intense, perturbant.

    On sait peu de choses sur Victor, ce jeune garçon qu’on sent perdu, très seul et terrifié. Ce sont des bribes de son histoire qu’il nous offre, entre deux courses folles dans les rues de Paris. Ce sont des souvenirs qu’il nous raconte entre deux rencontres salvatrices. Et puis ces cauchemars, ces épisodes de violence extrême, que lui inflige ce père monstrueux.

    C’est bien la force de ce roman. L’horreur est présente en filigrane, sans étalage de scènes insoutenables, sans détails plus sombres à chaque page… Mais c’est d’autant plus insupportable et déroutant.

    L’écriture est belle, totalement ancrée dans l’esprit de Victor. Des phrases courtes, essentielles, brèves, lorsque cet adolescent est dans la rue, en fuite, au pas de course. Et des récits plus détaillés, plus profonds, quand il nous parle de sa mère, de son amour et de ce manque immense qui le submerge…

    Victor est un jeune homme que la vie n’a pas épargné. C’est un enfant brisé par la violence de celui qui aurait dû le protéger. C’est un adolescent courageux, qui fuit un monde cruel à une vitesse effrénée, espérant juste pouvoir se reposer…

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  • Me voilà bien coite au moment de parler de ce roman une fois refermé. Je l’ai lu en deux fois, contrainte de reprendre mon souffle. Il me fallait laisser mon cœur retrouver un rythme plus lent. Jamais je n’avais couru aussi vite, assise dans un fauteuil. "Asphalte", le premier roman de Matthieu...
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    Me voilà bien coite au moment de parler de ce roman une fois refermé. Je l’ai lu en deux fois, contrainte de reprendre mon souffle. Il me fallait laisser mon cœur retrouver un rythme plus lent. Jamais je n’avais couru aussi vite, assise dans un fauteuil. "Asphalte", le premier roman de Matthieu Zaccagna m’a emportée à vitesse grand "V".

    Il est impressionnant de constater que cet ouvrage est un premier, tant l’écriture est maîtrisée, d’une force hors du commun, au rythme percutant. J’ai eu l’impression de voir les mots sortir de la bouche de l’auteur, de les entendre, véritable poésie slamée."Aller deux. Côte à côte. Même allure. Même mouvement…Relâche pour accélérer. Ville dans l’obscurité. Rachid dans mes foulées." Des mots posés là, dits, redits, au rythme de la course. Car il court, Victor, dix-sept ans, il court pour fuir, fuir un père violent, fuir sa vie, se fuir. Il ne s’arrête pas lorsqu’il rencontre Rachid, skateur prêt à toutes les audaces, tous les dangers. Victor le suit, sans souffler, sans s’arrêter. Car courir pour Victor, c’est vivre, survivre.

    Au rythme de cette course éperdue, le passé du jeune garçon remonte à la surface et se cogne au présent. Les personnages de sa vie apparaissent, sa mère tant aimée mais fragile et partie rejoindre un autre monde, le père qu’il fuit désespérément, et cette dame en noir…il a onze ans, il ne va pas bien et…"Il y a quand même un moment où j’ai pensé que, grâce à elle, je pourrais m’en sortir." Et c’est ainsi que l’auteur passe d’un rythme rapide, saccadé, verbes au présent, actions rapides, à quelque chose de plus posé, de plus narratif avec des phrases plus longues, lentes, réfléchies.

    Dans ce récit, pas de pathos, ni de psychologie à deux balles, juste une puissance indicible. "Un livre coup de poing", jamais encore je n’avais employé cette expression que j’ai tendance à avoir en horreur. Mais je n’ai pas d’autres mots. Oui, cette lecture fut pour moi, un coup de poing, coup de cœur, coup de foudre. Emportée, je le fus, en effet.

    Roman éligible au Prix Orange du Livre

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  • Voici un roman court (144 pages) et intense de cette rentrée littéraire d’hiver.
    Victor, 17 ans, s’enfuit de chez lui et vit dans la rue. A travers ses souvenirs, il évoque ses parents et son enfance par bribes. Au fur et à mesure, les pièces du puzzle se mettent en place et révèlent toute la...
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    Voici un roman court (144 pages) et intense de cette rentrée littéraire d’hiver.
    Victor, 17 ans, s’enfuit de chez lui et vit dans la rue. A travers ses souvenirs, il évoque ses parents et son enfance par bribes. Au fur et à mesure, les pièces du puzzle se mettent en place et révèlent toute la violence subie. Mais on ressent surtout l’immense solitude de ce jeune homme.
    Quand Victor se met à courir, les phrases deviennent courtes et sèches, à l’image de sa course effrénée dans les rues de Paris, ou plutôt de sa fuite. Il a toujours la peur au ventre que son père le retrouve, alors il court, encore et encore, jusqu’à tomber d’épuisement.
    Il a d’abord vécu à Fécamp avec ses parents avant de déménager à Pantin avec son père qui a décidé de devenir écrivain. Mais son père est un piètre écrivain. La vie est difficile quand on a peu de revenus. Et surtout quand le père est violent, manipulateur. Quant à la mère, elle ne supporte pas cette vie, sombre dans la dépression avant de se suicider.
    Vous allez me dire ce n’est pas gai cette histoire. Effectivement, mais ce que raconte aussi Victor ce sont ses rencontres avec Rachid (un skateur), Justine (un trans) et Kadidja (la tante de Rachid). Des inconnus qui deviennent une sorte de famille, en tout cas qui lui apporte du réconfort et d’autres besoins vitaux.
    En lecture à voix haute ce texte doit être très fort. Un très bon premier roman.
    Merci à Netgalley et aux éditions Noir sur blanc pour cette lecture

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  • Je suis venue, à bout de souffle, de cette lecture incroyablement percutante…

    Et pourtant peu de choses sont dites, l'auteur économise les mots, il n'a pas besoin de plus pour nous faire ressentir l'urgence, la brutalité.

    L'énergie est dans les mots, des phrases courtes, posées là sans...
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    Je suis venue, à bout de souffle, de cette lecture incroyablement percutante…

    Et pourtant peu de choses sont dites, l'auteur économise les mots, il n'a pas besoin de plus pour nous faire ressentir l'urgence, la brutalité.

    L'énergie est dans les mots, des phrases courtes, posées là sans aucune espèce de pathos.
    Le lecteur est jeté dans le texte, il ne peut que suivre (parfois douloureusement), pas de temps pour les questions, la réflexion.
    Mais ce lecteur n'est pas léthargique pour autant : c'est lui qui "assemble", qui met en place toutes les pièces pour composer le puzzle.

    L'auteur Matthieu Zaccagna travaille à la production de concerts à la Cité de la musique-Philharmonie de Paris, je suis persuadée que le rythme vient de là, la musique a très à voir avec ce texte, elle s'impose dans ma tête au pas du coureur.

    Et pourtant ce n'est pas un roman expéditif, c'est un premier roman furieusement remarquable aux Éditions Noir sur blanc !

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