Ariane

Couverture du livre « Ariane » de Myriam Leroy aux éditions Don Quichotte
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  • Jeune fille perdue au milieu de son Brabant wallon natal espérant faire partie des groupes de filles de la petite bourgeoisie mais n’y parvenant pas, la narratrice pense son bonheur arrivé et sa vie sauvée de la médiocrité lorsque Ariane, jeune fille en vogue, la prend sous son aile et en fait...
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    Jeune fille perdue au milieu de son Brabant wallon natal espérant faire partie des groupes de filles de la petite bourgeoisie mais n’y parvenant pas, la narratrice pense son bonheur arrivé et sa vie sauvée de la médiocrité lorsque Ariane, jeune fille en vogue, la prend sous son aile et en fait sa meilleure amie.
    Elles deviennent inséparables et s’isolent du reste du monde.
    De cet isolement et de cette exclusivité va naitre la toxicité de cette amitié qui deviendra malsaine et néfaste aux deux jeunes filles.
    Une belle écriture, une histoire concise qui se lit agréablement mais pas un grand souvenir.

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  • Ce roman est l'histoire d'une amitié entre deux jeunes collégiennes que tout sépare, aussi bien l'environnement familial que leur manière d'aborder la vie.
    Et cette relation s'avère plus néfaste que positive pour les deux protagonistes.
    C'est écrit à la manière d'un roman initiatique et on se...
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    Ce roman est l'histoire d'une amitié entre deux jeunes collégiennes que tout sépare, aussi bien l'environnement familial que leur manière d'aborder la vie.
    Et cette relation s'avère plus néfaste que positive pour les deux protagonistes.
    C'est écrit à la manière d'un roman initiatique et on se demande si l'auteur n'est pas quelque part un peu la narratrice.
    Il m'a été difficile d'adhérer complètement à ce récit car il met en exergue les côtés malsains, néfastes de la relation de ces deux jeunes filles, qui n'ont pas l'innocence, la légèreté que les jeunes filles de 13 ans peuvent avoir.
    On se demande de ces deux adolescents laquelle est la plus à plaindre, laquelle est la plus tordue ou n'est-ce pas juste le besoin d'exister à travers l'autre : un faire valoir pour l'une, un besoin de reconnaissance pour l'autre et quelque part un bien profond sentiment de jalousie inavouée qui les pousse dans les extrêmes.
    J'ai eu beaucoup de difficultés avec ce récit, ce qui fait que je ne sais pas si je l'ai apprécié à sa juste valeur, quoiqu'il en soit il m'a interpelée.

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  • Nous sommes dans les années 90, en Belgique, l’époque où Beverly Hills 90 210 faisait fureur auprès des jeunes (et donc de moi-même !) C’est cette période que la narratrice souhaite nous relater. De son adolescence passée dans une école bourgeoise où elle fait la connaissance d’une certaine...
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    Nous sommes dans les années 90, en Belgique, l’époque où Beverly Hills 90 210 faisait fureur auprès des jeunes (et donc de moi-même !) C’est cette période que la narratrice souhaite nous relater. De son adolescence passée dans une école bourgeoise où elle fait la connaissance d’une certaine Ariane. Rapidement elle fait d’elle sa meilleure amie, son complément, son indispensable, son binôme, sa moitié. « Notre binôme était surnaturel. Nous étions plus que la somme de nos parties, nous étions cette complétude en tous points soudée dont naissaient les rayons lasers et les pouvoirs magiques. » Mais à 12 ans, elle se métamorphose malgré ou grâce à cette fille, prend son envol, fait l’impensable, provoque, heurte, joue avec le feu jusqu’à y laisser des plumes. « Nous nous aimions en effet, d’un amour qui échappait aux définitions, passionnel, fusionnel, dépouillé d’épanchements charnels mais pas moins pulsionnel. »

    Jamais je n’aurai cru me laisser embarquer dans une telle lecture, et pourtant, lu en une soirée, impossible de décrocher. Ce récit est tout et rien à la fois. Le style de l’auteure est cash, presque agressif, de sorte à heurter le lecteur, le choquer et le secouer un peu plus fort. Vous allez me dire que ce n’est qu’une histoire d’amitié mais celle-ci est destructrice, malveillante, torturée, malsaine et lorsque l’on est ado cela peut avoir des conséquences dramatiques. Deux mondes différents se rencontrent, l’une veut trouver sa place et l’autre se sert de ça pour l’hypnotiser telle une mante religieuse. L’auteure fait de ce rapport malsain une relation addictive et nous montre qu’à cet âge tout est manipulation et fragilité.
    Un premier roman à la construction efficace, qui nous donne des frissons dans le dos au fil des pages dont le ton brut n’est que le reflet de l’ado que nous étions.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/07/31/36596760.html

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  • Elle a douze ans, elle n'est pas vraiment jolie et même carrément négligée, et elle se retrouve dans une école de riches bien peignés, bien bronzés, bien musclés. Elle fait tache et pourtant, la plus jolie fille de la classe l'invite à devenir son amie. La chenille devient papillon. du jour au...
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    Elle a douze ans, elle n'est pas vraiment jolie et même carrément négligée, et elle se retrouve dans une école de riches bien peignés, bien bronzés, bien musclés. Elle fait tache et pourtant, la plus jolie fille de la classe l'invite à devenir son amie. La chenille devient papillon. du jour au lendemain, elle devient belle, provocante et manipulatrice, encouragée par son amitié féroce avec Ariane, que rien n'arrête. Elles feront les quatre cent coups, elles essayeront tout, elles joueront avec tout le monde, jusqu'à se brûler les ailes et faire de leurs vies respectives un enfer.

    Quatre heures. C'est le temps qu'il m'a fallu pour commencer et terminer ce livre. J'ai été totalement aspirée, absorbée, débordée, comme je ne l'ai pas été depuis bien longtemps. Pourquoi? Pour plusieurs raisons. le style d'abord, désenchanté, cru, agressif presque, assenant des vérités qu'on pense tout bas sans jamais se les avouer tout haut. C'est le choc, l'affrontement, chaque phrase, presque à chaque mot, le combat permanent d'une adolescente avec ce qu'elle est et ce qu'elle veut être. L'intrigue ensuite, le suspens inhérent à cette histoire foncièrement tordue, à cette amitié complètement malsaine, à ces personnages tellement tortueux. Dès le début, la mort est annoncée, le drame est posé, la rupture jetée sur la première page, reste à savoir comment on en arrive là. On ne lâche pas tant qu'on ne sait pas, tant qu'on ne voit pas les limites de l'amitié et de la haine. le style, l'intrigue, deux bonnes raisons pour accrocher à un livre.

    Pourquoi j'ai tellement accroché à ce livre qu'il me reste encore en travers des tripes aujourd'hui et qu'il restera encore dans ma mémoire pendant un bon moment? Je m'y suis retrouvée. Difficile à avouer quand on lit les retours d'autres lecteurs, effarés devant l'atrocité de cette amitié adolescente, questionnant la réalité des faits. Non, je n'ai pas subi tout ça, loin de là. Mais mon adolescence n'est pas si loin, et j'ai trouvé beaucoup de vérité dans ce récit, par rapport à cette période de notre vie où l'envie d'être appréciée, reconnue, adulée même parfois nous rend odieuse et manipulatrice. Je me suis retrouvée dans les réflexions désenchantées de l'auteur, dans son humour un peu noir et sa lucidité de la vie. J'aurais pu écrire certains de ces passages – pas aussi bien probablement, mais le fond aurait été dans le même esprit.

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  • 68premièresfois
    Un premier roman sur l'adolescence mais surtout sur l'amitié excessive et nuisible entre deux adolescentes. La narratrice nous parle de son amitié avec Ariane, une jeune fille qui a été sa copine. La narratrice a intégré une école de riches et essaie de s'y faire des ami(e)s....
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    68premièresfois
    Un premier roman sur l'adolescence mais surtout sur l'amitié excessive et nuisible entre deux adolescentes. La narratrice nous parle de son amitié avec Ariane, une jeune fille qui a été sa copine. La narratrice a intégré une école de riches et essaie de s'y faire des ami(e)s. Elle va alors sympathiser avec Ariane, une étrange jeune fille, métisse et celle-ci va quasiment vampiriser notre narratrice. Nous n'avons dans ce texte que la version de la narratrice mais quelle douloureuse histoire d'amitié adolescente. J'ai été happée par cette histoire et son environnement. Cela se passe en Belgique et l'auteure nous décrit très bien l'ambiance sociologique entre les différentes communautés. Et la vie dans une ville de province wallonne dans les années 90. C'est aussi un portrait cruel et touchant de cette jeune femme qui a été littéralement broyée par cette histoire d'amour-amitié adolescente. Peut-être un peu simpliste comme analyse psychologique sur ses comportements postérieurs à cette histoire. Mais en tout cas, un livre coup de poing dans le ventre.
    Un premier roman percutant

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  • Pendant sa préadolescence, au collège, l’auteur fait la connaissance d’Ariane avec qui elle partage une fulgurante histoire d’amitié, faite d’exclusivité, de possessivité et de cruauté. Ce lien est d’autant plus fort que leur amitié se nourrit de tous ceux qu’elle exclut et détruit au passage...
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    Pendant sa préadolescence, au collège, l’auteur fait la connaissance d’Ariane avec qui elle partage une fulgurante histoire d’amitié, faite d’exclusivité, de possessivité et de cruauté. Ce lien est d’autant plus fort que leur amitié se nourrit de tous ceux qu’elle exclut et détruit au passage avec la violence et l’intolérance dont les deux adolescentes sont capables. Mais cette amitié ravageuse porte en elle la destruction et elle finira par se consumer elle-même et par détruire avec la même violence cette relation qui les a unies. Myriam Leroy écrit ce roman avec le regard corrosif et sans pitié de l’adolescence, arrosant tout de vitriol : ses parents, son milieu social modeste et celui de son amie, issue, elle, de la bourgeoisie, sa vie et ses rencontres. Le ton du livre est décapant, la plume rapide emporte le lecteur sur la première moitié du livre. Mais, après l’explosion de cette amitié destructrice, l’auteur n’arrive pas à tirer un trait sur cet échec et l’histoire reste suspendue à ce passé douloureux de l’auteur avec Ariane, sans réellement, je trouve, nous conduire ailleurs. C’est pourquoi, après avoir été emportée par le ton et le rythme du début du livre, j’ai trouvé que la deuxième moitié peinait à trouver une nouvelle dynamique et m’a laissé une impression beaucoup plus en demi-teinte. C’est ce contraste entre les deux parties du roman qui me reste comme impression générale sur ce premier roman d’Ariane Leroy.

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  • C'est un premier roman sélectionné pour le Goncourt du 1er roman. Résultat le 5 mai prochain.

    Quoi qu'il en soit un premier roman très fort qui nous parle de l'adolescence et d'une très grande amitié.

    Nous sommes en 1994 dans le Brabant Wallon, au sud de Bruxelles; direction :...
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    C'est un premier roman sélectionné pour le Goncourt du 1er roman. Résultat le 5 mai prochain.

    Quoi qu'il en soit un premier roman très fort qui nous parle de l'adolescence et d'une très grande amitié.

    Nous sommes en 1994 dans le Brabant Wallon, au sud de Bruxelles; direction : Nivelles.

    Attention si vous y habitez, vous risquez de ne pas trop apprécier car la ville en prend pour son grade, décrite comme moche, triste, austère.

    La narratrice y vit avec sa famille d'origine modeste.

    'Ma soeur et moi ne manquions de rien, sauf du superflu" ...cela veut tout dire ! Ils ont de l'argent mais on ne dépense rien. Habillée à "l'as de pique", un père comptable et une mère au foyer, pas de resto, pas de cadeaux de Noël, les vacances se passent dans une vieille masure familiale à la campagne.

    La narratrice a 13 ans en 1995. Hors de question pour ses études secondaires qu'elle fréquente les "ploucs", c'est décidé ses parents l'inscrivent à Braine-l'Alleud dans un collège plus bourgeois. C'est là qu'Ariane croisera l'élite des alentours et Ariane qui vit à Lasne, la commune par excellence où vivent les riches du BW (Brabant Wallon).

    Pour s'intégrer, la narratrice aura droit à quelques achats vestimentaires; son premier "Levi's", c'est l'époque des vestes Donaldson et pour les ados, l'importance de ces codes vestimentaires est grande.
    On va avec joie parcourir les années '90 que ce soit au niveau vestimentaire, musical.

    Ariane est belle, d'origine indienne. Elle a été adoptée il y a trois ans. Elle vit dans un autre monde; piscine et tennis à la maison, des parents aux moeurs familiales très libres. C'est une amitié fusionnelle qui prend naissance, mais Ariane n'a pas froid aux yeux, et cette belle amitié deviendra bien vite toxique.

    Un premier roman très réussi. Le langage est cru et direct comme le sont les ados. Le besoin d'exister, de plaire, de s'affirmer est très bien décrit. Myriam Leroy dépeint à merveille le ressenti de cet âge, elle nous fait vraiment revivre l'époque, ses changements physiques et émotionnels de l'adolescence, l'instabilité psychique ressentie à cette période de la vie.

    Une amitié toxique, amour-haine qui sans doute autobiographique a laissé des traces chez l'auteure.

    Mais pourquoi revenir sur cette histoire de plus de vingt ans, s'interroge la narratrice? Elle nous parle de l'écriture, de ce besoin d'utiliser le "je" ou pas, sur le besoin de dire ou non la vérité ?

    Un premier roman entre fiction et autobiographie, un roman initiatique qui se lit très vite et qui augure une plume très prometteuse.

    Ma note : 8.5/10

    Les jolies phrases

    Ariane fit tomber les derniers résidus de crainte hérités de douze années d'éducation fondée sur le mantra préféré de mes parents : "Se méfier de tout et tout le monde, ne jamais rien attendre de personne."

    J'en étais sûre. Notre binôme était surnaturel. Nous étions plus que la somme de nos parties, nous étions cette complétude en tous points soudée dont naissaient les rayons lasers et les pouvoirs magiques. Nous imaginions avoir en poche ces deux médaillons orphelins, le croissant de lune et le soleil qui, s'emboîtant, devenaient la clef des Mystérieuses Cités d'or.

    J'ai compris que la vie n'avait d'autre sens que de la vivre et, si je ne m'en réjouis pas forcément, j'en fais mon affaire, je l'accepte et n'en veux à personne (enfin, pas vraiment) de ne pas m'en avoir avertie. J'ai intégré que l'amour était une humeur hormonale utile à la perpétuation de l'espèce, le désir soluble dans l'amitié une disposition occupationnelle.

    Une pire ennemie, on y pense encore plus qu'à une meilleure amie, c'est fou le cerveau humain.



    https://nathavh49.blogspot.be/2018/04/ariane-myriam-leroy.html

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  • J’aime beaucoup, passionnément ou à la folie ?!

    Je ne sais pas trop ! Mais ce qui est sûr... C’est un roman qui ne passe pas inaperçu !

    Une lecture dérangeante parfois, par son vocabulaire cru et vulgaire, un ton qui claque, presque glaçant. Je suis pourtant happée par le parcours de ces...
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    J’aime beaucoup, passionnément ou à la folie ?!

    Je ne sais pas trop ! Mais ce qui est sûr... C’est un roman qui ne passe pas inaperçu !

    Une lecture dérangeante parfois, par son vocabulaire cru et vulgaire, un ton qui claque, presque glaçant. Je suis pourtant happée par le parcours de ces deux gamines complètement disjonctées !

    Des amitiés qui desservent, qui détruisent, qui anéantissent les autres.
    Un phénomène très actuel puisque l’on parle quotidiennement du harcèlement à l’école.

    Et c’est pour cela que ce roman m’a interpellé, car j’ai trouvé que l’auteure aborde ce thème dans cette histoire de folie et d’excès en racontant la vie d’Ariane et de ses amis.

    Une écriture puissante, fortement bien écrite ! C’est trash et accrocheur ! Mais absolument addictif que je n’ai pas pu lâcher ce livre, tellement je suis absorbée par cette histoire complètement dingue.

    Je ne sais pas réellement la raison pour laquelle, je suis happée par ces deux gamines, mais je dévore les pages…Surement dû au talent d'écriture de l'auteure.

    Une histoire d’amitié toxique, mais plus que ça, non ? ! Des familles pas très saines, voir incestueuse pour l’une, des interdits pour l’autre, une descente en enfer, une décadence vertigineuse et des troubles obsessionnelles et psychiatriques annonçant une fin diabolique.

    Ce qui m’a vraiment « sauté » aux yeux, c’est surtout cette notion du harcèlement mis en place dans cette histoire. Une façon différente, très moderne et originale d'aborder ce sujet.

    Toute la problématique est abordée ainsi que les répercussions que cela peut avoir ensuite sur la vie future de ces jeunes, laissant des blessures et des traumatismes longtemps après.

    La noirceur de l'histoire ne m’a pas du tout dérangé, bien au contraire, puisqu'il fait partie de l’atmosphère du roman et du thème.

    Une belle découverte, un très bon premier roman audacieux !

    Cependant je garde en mémoire, que c'est bel et bien une fiction car pour ma part, ces jeunes filles ne correspondent pas à la jeunesse d’hier ni d' aujourd’hui et heureusement !!!
    L’adolescence est un passage difficile, ils sont souvent cruels soit, mais pas aussi déviants, enfin, j’ose l’espérer.

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/05/ariane.html

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  • J'ai découvert ce roman dans le cadre des 68 ères fois qui relate l'histoire d'une amitié entre 2 jeunes filles que tout semble opposer: la belle jeune fille adulée de tous et la boueuse.. Plus de 20 ans après, la narratrice revient sur cette relation.
    L'histoire se passe en Belgique où elle...
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    J'ai découvert ce roman dans le cadre des 68 ères fois qui relate l'histoire d'une amitié entre 2 jeunes filles que tout semble opposer: la belle jeune fille adulée de tous et la boueuse.. Plus de 20 ans après, la narratrice revient sur cette relation.
    L'histoire se passe en Belgique où elle est inscrite dans un lycée privé huppé par volonté de ses parents qui veulent avoir 1 image plus valorisante de leur classe. Là elle est adoubée par Ariane, la belle, riche élève qui se moque des règles, des codes. Elles ne vont plus se quitter, tout partager même les silences, les cruautés faites aux autres. Cette amitié est féroce, toxique et c'est Ariane qui mène la danse..
    Cette histoire m'a paru longue , dévastatrice et les mots sont crus, brutaux. Ils sont en adéquation avec les sentiments, les histoires vécues par les filles mais je n'ai pas aimé cette relation..
    L'auteur a un style que je n'ai pas apprécié...

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/04/ariane-de-myriam-leroy_14.html

    Ce livre fait partie de la sélection des 68 premières fois.

    Barbant wallon, banlieue de Bruxelles. A l'âge de douze ans, la narratrice, issue d'un milieu modeste, vit auprès de parents déprimés et très...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/04/ariane-de-myriam-leroy_14.html

    Ce livre fait partie de la sélection des 68 premières fois.

    Barbant wallon, banlieue de Bruxelles. A l'âge de douze ans, la narratrice, issue d'un milieu modeste, vit auprès de parents déprimés et très conventionnels. Mal dans sa peau, elle rencontre Ariane quand ses parents l'inscrivent dans le collège de St Sauveur pour qu'elle échappe aux mauvaises fréquentations. Ariane est belle, magnifiquement habillée, douée pour tout et vit dans le luxe auprès de ses parents, Claude et Patricia, et de son frère. Ariane entretient avec ses parents des rapports qui surprennent et qui peuvent être qualifiés de malsains en ce qui concerne son père.

    Très vite les deux jeunes filles deviennent inséparables, unies par un amour démesuré. "Nous nous aimions en effet, d'un amour qui échappait aux définitions, passionnel, fusionnel, dépouillé d'épanchements charnels mais pas moins pulsionnel". La narratrice, "blafarde, binoclarde... invraisemblablement habillée", bourrée de tics nerveux, souffre de solitude avec sa tête de première de la classe, rêve d'être populaire, de ne plus être cataloguée comme une plouc... Aguicheuses et manipulatrices, elles commencent à jouer avec le feu, à tester leur pouvoir sur les hommes. Ensemble elles osent tout " Ariane osait tout. Moi, je n'osais rien, sauf quand elle me regardait" et ne manquent pas de cruauté dans ce qui pour elles n'est souvent qu'un jeu. Elles multiplient les actes de séduction et de cruauté agissant d'une façon qu'on imagine plus aisément être le fait des garçons. La narratrice est l'ombre d'Ariane qui domine leur couple et se révèle être très manipulatrice et particulièrement venimeuse.

    Mais un jour le duo devient trio, une mise à distance puis un rejet brutal et l'amitié de deux ans vole en éclats...

    La mort d'Ariane est annoncée dès les premières phrases du récit " Il ne me reste rien d'elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s'affiche lorsqu'on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n'apparaît nulle part. J'avais souhaité sa mort et je l'avais accueillie avec soulagement. Elle ne m'avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C'est fini. C'est tout."

    C'est l'histoire d'une amitié exclusive, fusionnelle extrêmement toxique dont on sait d'emblée qu'elle va mal se terminer puisque que la mort d'Ariane est annoncée dès le début du récit. Ce premier roman est surprenant, voire dérangeant. Pour ma part, dans un premier temps, il m'a un peu désarçonnée et même agacée par les propos très crus que l'auteure prête aux deux jeunes filles avant de comprendre que cette vulgarité n'était pas gratuite mais le reflet d'une certaine génération.
    Le sujet d'une amitié adolescente qui oscille entre amour et haine est traité d'une façon très forte, tellement rude qu'elle rebutera probablement certains mais ce ton ne m'a pas laissée indifférente. L'auteur décrypte ce peut être l'adolescence et ses codes, une amitié entre adolescentes obsédées par leur physique et par les garçons pour qui le mensonge est une façon d'exister... Récit féroce, satire sociale non dénuée d'humour...
    Myriam Leroy entretient avec malice la confusion sur la part d'autobiographie de son récit, mais quelle importance? Autofiction ou roman ce texte est une belle réussite.

    Ce roman est en lice pour le Goncourt du premier roman.

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