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Archéologie du nihilisme

Couverture du livre « Archéologie du nihilisme » de Francois Guery aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Le 13 mars 1881, après quatre tentatives ratées, un groupe de jeunes russes - autoproclamés "nihilistes" - parvient à faire exploser le carosse du Tsar Alexandre II, qui est alors le réformateur voulant libérer les serfs de son pays. Tel fut l'acte de naissance du "nihilisme politique" qui,... Voir plus

Le 13 mars 1881, après quatre tentatives ratées, un groupe de jeunes russes - autoproclamés "nihilistes" - parvient à faire exploser le carosse du Tsar Alexandre II, qui est alors le réformateur voulant libérer les serfs de son pays. Tel fut l'acte de naissance du "nihilisme politique" qui, depuis, s'est largement illustré - de Ravachol aux terroristes du 11 septembre. Or, ce nihilisme, cette politique du pire qui veut hâter les convulsions d'une société, a des fondements philosophiques. Quels sont-ils ? C'est ce que cet ouvrage tente d'explorer...
En passant par Nietzsche, tout d'abord, dont le système philopsophique a étrangement donné ses lettres de noblesse à une conception éuptive du monde (Ne disait-il pas que "le nihilisme est un bouddhisme européen" ?). François Guéry passe ensuite aux théoriciens nazis et à ceux qui, tout en glorifiant la mort, haïssent toute forme de droit et toute idée de réforme. Bien entendu, son analyse conduit à l'étude d'un certain anarchisme contemporain aussi bien en politique (les "djihadistes"), qu'en philosophie (Alain Badiou), que dans certaines formes d'art contemporain. En contrepoint, François Guéry procède à une relecture bienvenue des contrepoisons au nihilisme, à savoir les oeuvres d'Ortega Y Gasset et d'Albert Camus.

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