Arcadie

Couverture du livre « Arcadie » de Emmanuelle Bayamack-Tam aux éditions Gallimard Audio
Résumé:

Aucun résumé n'est disponible pour cet ouvrage actuellement...

Donner votre avis

Avis(10)

  • Liberty House ?

    C'est à peine âgée de six ans que la jeune Farah fait son entrée dans ce lieu hautement symbolique nommé « Maison de la Liberté ». Elle est accompagnée de ses parents en fuite d'un monde qui les agressse : sa mère, « emmaillotée de tissus blindés » par peur des ondes, menacée...
    Voir plus

    Liberty House ?

    C'est à peine âgée de six ans que la jeune Farah fait son entrée dans ce lieu hautement symbolique nommé « Maison de la Liberté ». Elle est accompagnée de ses parents en fuite d'un monde qui les agressse : sa mère, « emmaillotée de tissus blindés » par peur des ondes, menacée « d'une extinction à petit feu dans les souffrances atroces de l'électrohypersensibilité », son père angoissé pour sa femme et sa grand-mère, naturiste patentée dont le sexe est orné d'un piercing bien placé.

    C'est toute cette petite famille qui rejoint en pleine nuit ce « refuge pour freaks », la tête pleine d'espérances et de désirs inassouvis. Comme la sécurité, vivre dans une « zone blanche » vierge de toute substance toxique, vivre en autarcie en cultivant et se nourrissant des légumes du jardin, mais surtout vivre loin de leur peur du monde extérieur.
    Ils sont une trentaine à cohabiter dans cette communauté hétéroclite. Tous réfugiés d'une société qui les refusent.

    L'illusion peut alors commencer. Arcady en est le maître d'oeuvre. C'est lui qui tient les rênes de la liberté, donnant ou refusant son assentiment. Un des premiers commandements est « vivre et jouir sans entraves », ce à quoi s'emploient la plupart des membres de la communauté. Ici, point d'amour exclusif et réservé, l'amour doit être commun et débridé.

    C'est assez vite, à l'âge de ses premiers émois de jeune fille, que Farah tombera totalement amoureuse d'Arcady, le gourou de son âme. Commencera alors pour elle une quête de l'amour qui ne la quittera pas.

    Mais la recherche de l'amour est du bonheur sera semée d'embûches pour Farah. C'est son corps qui parle en premier : elle se transforme comme tous les adolescents, mais pas elle le voudrait. Son corps prend en effet les atours de plus en plus visibles de la virilité. Virilisme, c'est le nom donné à cette métamorphose. On la surnomme Farah Fawcett, mais elle a le physique de Silvester Stallone.

    Elle complète la galerie des « monstres » mais en pire, car même si un des premiers principes est de « s'accepter tel que l'on est, avec ses tares éventuelles », celle de Farah est trop choquante pour être supportée.

    Seule et abandonnée, sont les sentiments qui l'envahiront peu à peu. Ses parents l'ont confiée à la communauté et ne s'en soucient guère. Chacun vaque à ses occupations et selon son propre ego. Tous ensemble, chacun pour soi, semble être la règle de vie des habitants de « Liberty House »

    Arcady l'oublie, après avoir su profiter de son corps, il préfère s'adonner à d'autres plaisirs dans les bras de jeunes hommes. Elle qui voulait « s'oublier dans cette servitude ». « Biberonnée à l'amour fou » dès le plus jeune âge, elle s'aperçoit vite que c'est un amour faux. « La langue ardente du désir » prend parfois des tournures qui chasse la vérité pour se réfugier dans le mensonge. Elle préfère se cacher et se retrouver dans la nuit : « cette volonté de gagner du temps sur la vie », et la quête éperdue pour l'amour passionné. C'est la nature qui lui fera prendre conscience petit à petit de la réalité.

    Drolatique, enlevé, le ton d'<a href="/auteur/Emmanuelle-Bayamack-Tam/84732" class="libelle">Emmanuelle Bayamack-Tam</a> l‘est, et cette dénonciation sans vergogne du phénomène sectaire est sans appel. Utilisant le mode de la dérision ou de la parodie, parfois irrésistible, comme à propos du naturisme, dont « l'un des bienfaits est de dissiper toute illusion sur les ravages du temps », peut aussi en choquer certains. Son récit est cependant parfaitement maîtrisé et limpide aux yeux de tous, car au fond la seule chose que cherche tous ces laissés-pour-compte, c'est l'Amour !

    Lu en novembre 2018.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Dérangeant et parfois même énervant. Seul le début et les 150 dernières pages ont su retenir totalement mon attention.

    Dérangeant et parfois même énervant. Seul le début et les 150 dernières pages ont su retenir totalement mon attention.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Quelle déception ! J'ai eu l'impression de lire un pastiche à la sauce trash et ultra contemporaine de l'Arcadia de Lauren Groff.
    Dans les deux romans il est question d'une communauté autarcique, respectueuse de la nature, adepte de l'amour libre, sur laquelle règne un gourou tout puissant et...
    Voir plus

    Quelle déception ! J'ai eu l'impression de lire un pastiche à la sauce trash et ultra contemporaine de l'Arcadia de Lauren Groff.
    Dans les deux romans il est question d'une communauté autarcique, respectueuse de la nature, adepte de l'amour libre, sur laquelle règne un gourou tout puissant et où les enfants sont livrés à eux même etc. Mais autant l'un est beau et poétique, autant l'autre est glauque, à la limite du vulgaire. La communauté d'Emmanuelle Bayamack-Tam ressemble plutôt à une vraie cour des miracles et en fait d'amour, c'est plutôt la lubricité qui fait sa loi. L'auteure a du bien s'amuser à écrire ce roman et j'avoue que son culot m'a fait sourire pendant les 200 premières pages mais malgré la vivacité de sa plume, je me suis lassée de toutes ces obsessions libidineuses. J'ai beau ne pas être prude, j'ai quand même fini par être écoeurée par autant de laideur et c'est sans plaisir que je me suis contrainte à terminer ma lecture.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • En synthèse, je dirais que sans cet étalage sexuel, à mi-chemin entre les planches médicales et le culte orgiastique, j'aurais fait de ce récit un coup de cœur. Les réflexions et l'illustration des drames contemporains témoignent du talent de l'écrivain pour dénoncer nos sociétés égoïstes et...
    Voir plus

    En synthèse, je dirais que sans cet étalage sexuel, à mi-chemin entre les planches médicales et le culte orgiastique, j'aurais fait de ce récit un coup de cœur. Les réflexions et l'illustration des drames contemporains témoignent du talent de l'écrivain pour dénoncer nos sociétés égoïstes et individualistes.
    https://itzamna-librairie.blogspot.com/2018/12/arcadie-emmanuelle-bayamack-tam.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions