Après le silence

Couverture du livre « Après le silence » de Didier Castino aux éditions Liana Levi
Résumé:

«Quand on parle de moi, il y a toujours l'usine. Pas facile de parler d'autre chose.» Dans un monologue destiné au plus jeune de ses fils, Louis Catella se dévoile. Mouleur syndicaliste aux Fonderies et Aciéries du Midi, il s'épuise dans la fournaise des pièces à produire et le combat militant.... Voir plus

«Quand on parle de moi, il y a toujours l'usine. Pas facile de parler d'autre chose.» Dans un monologue destiné au plus jeune de ses fils, Louis Catella se dévoile. Mouleur syndicaliste aux Fonderies et Aciéries du Midi, il s'épuise dans la fournaise des pièces à produire et le combat militant. Il raconte aussi la famille, l'amour de Rose, le chahut des garçons, les efforts rageurs pour se payer des vacances... Une vie d'ouvrier, pas plus, pas moins. Jusqu'au grand silence du 16 juillet 1974. Louis meurt accidentellement. Et pourtant l'impossible monologue se poursuit, retraçant la vie sans père de ce fils qui n'avait que sept ans au moment du drame. Partagé entre le désir d'échapper à ce fantôme encombrant dont tout le monde tisse l'éloge et la peur de trahir, c'est à lui maintenant de devenir un homme. Ce roman intense brosse la chronique de la France ouvrière des années 60-70, le récit intime de l'absence, la honte et la fierté mêlées des origines. «Un beau livre de deuil mais aussi d'affranchissement.» Livres-Hebdo

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Avis(7)

  • Très beau roman qui rend hommage au monde ouvrier, aux liens père/fils et à la nécessité de trouver son propre chemin en se déculpabilisant de tout sentiment de "trahison" à l'égard de la transmission familiale... Touchant et sensible !

    Très beau roman qui rend hommage au monde ouvrier, aux liens père/fils et à la nécessité de trouver son propre chemin en se déculpabilisant de tout sentiment de "trahison" à l'égard de la transmission familiale... Touchant et sensible !

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  • Louis Catella dit « La fleur », 43 ans, mouleur aux Fonderies et Aciéries du Midi raconte sa vie sous forme d’un monologue adressé au plus jeune de ses fils.
    Un récit d’outre-tombe puisque Louis est décédé le 16 Juillet 1974 d’un accident du travail : « Deux ouvriers hautement spécialisés,...
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    Louis Catella dit « La fleur », 43 ans, mouleur aux Fonderies et Aciéries du Midi raconte sa vie sous forme d’un monologue adressé au plus jeune de ses fils.
    Un récit d’outre-tombe puisque Louis est décédé le 16 Juillet 1974 d’un accident du travail : « Deux ouvriers hautement spécialisés, Louis Catella, 43 ans, père de trois enfants, dont l’aîné de 16 ans travaille également au Fonderies, demeurant au 10, rue de la Petite –Pente, et Laurent Ménard 51 ans, père d’un enfant, habitant 167, avenue de la Rive travaillaient dans l’atelier(…) Au-dessus de leur tête, en permanence, un pont roulant pouvant supporter plusieurs tonnes. C’est au cours d’une opération extrêmement délicate, dernière manœuvre avant la coulée de la pièce, que le moule pesant près de sept tonnes, s’est écrasé sur les deux malheureux.
    Cette mort absurde est d’autant plus tragique qu’elle unit un peu plus cet employé modèle à l’usine.
    La première partie retrace les grands moments qui ont rythmé sa vie mais aussi ses petits bonheurs quotidiens qui l’ont adoucie. D’abord l’usine qu’il connait à 13 ans, la façon dont elle épuise les hommes physiquement et moralement. Elle laisse peu de place à autre chose mais Louis fait bien son travail, il a la conscience du travail bien fait. Avec l’usine, il y a aussi Mai 68, les luttes syndicales et le dévouement qu’elles impliquent, le PC, la solidarité entre travailleurs, l’espoir et l’amertume des combats perdus.
    Grace à ses souvenirs nous pénétrons la classe ouvrière, appréhendons ses valeurs, ses souffrances et ses (vaines) espérances.
    Dans la vie de Louis, il y a aussi la religion, mais surtout il y a Rose, l’amour et puis ses fils. Car au-delà de l’ouvrier, il y a le mari aimant qui gâte sa femme avec des livres, le père qui s’amuse avec ses garçons, souffre quand ils souffrent, leur souhaite une éducation qu’il n’a pas reçu et un meilleur niveau de vie que le sien.
    Et enfin, il y a l’homme qui octroie une grande importance au savoir, à l’école, aux mots et à la littérature et qui se décide un jour de passer son certificat d’études.
    Un récit familial, oui, une histoire de transmission, oui encore et surtout un vibrant hommage d’un fils à son père. Fils âgé de 7 ans lors de l’accident et qui au travers de ce récit tente autant de renouer un dialogue avec le disparu quasi inconnu que de se détacher radicalement de la figure paternelle omnisciente. L’image d’un père et mari modèle inculqué par la mère, l’image d’un ouvrier exemplaire sans cesse rappelée par les anciens collègues plane constamment.
    Un récit nuancé, pudique, sensible et pour le moins touchant qui s’achève dans une dernière partie où le fils prend toute sa place dans un dialogue pour tenter d’expliquer sa tentative et dire à son père ce que lui et la société sont devenus.

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  • Déjà vu et beaucoup trop triste....climat lourd.

    Déjà vu et beaucoup trop triste....climat lourd.

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  • Un très bon roman qui m'a re plongée dans mon enfance et les histoires de mon grand-père. L'usine, le communisme, les congès payés. Les différents narrateurs permettent différents éclairages sur cette histoire très touchante qui parle du quotidien d'un ouvrier et des risques du métier.

    Un très bon roman qui m'a re plongée dans mon enfance et les histoires de mon grand-père. L'usine, le communisme, les congès payés. Les différents narrateurs permettent différents éclairages sur cette histoire très touchante qui parle du quotidien d'un ouvrier et des risques du métier.

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