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Alto braco

Couverture du livre « Alto braco » de Vanessa Bamberger aux éditions Liana Levi
  • Date de parution :
  • Editeur : Liana Levi
  • EAN : 9791034900749
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Brune a grandi au-dessus du Catulle, le café parisien de ses « grands- mères », Douce et Granita, qui l'ont élevée après la mort de Rose, sa mère.
À l'époque, les soeurs Rigal - deux sacrées bonnes femmes - servaient jusqu'à deux cents repas par jour. Comme chez la plupart des limonadiers... Voir plus

Brune a grandi au-dessus du Catulle, le café parisien de ses « grands- mères », Douce et Granita, qui l'ont élevée après la mort de Rose, sa mère.
À l'époque, les soeurs Rigal - deux sacrées bonnes femmes - servaient jusqu'à deux cents repas par jour. Comme chez la plupart des limonadiers aveyronnais de Paris, les mots « vacances » et « loisirs » y étaient bannis.
L'été, elles envoyaient la petite Brune dans leur Aubrac natal, une terre à la fois chérie et détestée. Brune n'y est pas retournée depuis plus de vingt ans. Mais juste avant de mourir, Douce lui a demandé d'être inhumée sur le plateau, au pays des forêts d'épicéas et des lacs argentés, des steppes brûlées et des vaches caramel, dans l'infini brumeux balayé par l'écir, ce vent de tempête qui souffle comme un mauvais sort... Accompagnée de Granita, Brune découvre un monde à part où se mêlent tradition et modernité.
Et peu à peu, les secrets de la famille Rigal surgissent des tourbières, les « hautes boues » de l'Aubrac, Alto Braco en occitan.

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Articles (1)

Avis (25)

  • L'histoire, d'un lieu qui se conquiert, de deux soeurs montées à Paris, de leur petite fille et petite nièce, des critères de qualité de la viande, des spécificités d'un élevage, d'une terre que l'on possède au fond de son coeur, des secrets d'une époque révolue.
    Un beau roman qui donne envie...
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    L'histoire, d'un lieu qui se conquiert, de deux soeurs montées à Paris, de leur petite fille et petite nièce, des critères de qualité de la viande, des spécificités d'un élevage, d'une terre que l'on possède au fond de son coeur, des secrets d'une époque révolue.
    Un beau roman qui donne envie de s'évader à la découverte de l'Aubrac !

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  • « Alto braco », le « haut lieu » en occitan, l'ancien nom du plateau de l'Aubrac. Brune, la narratrice trentenaire en est originaire, mais a été élevé à Paris dans le bistrot de ces deux grands-mères, ou plutôt Douce sa grand-mère maternelle et Annie sa grand-tante. Elle aussi ont quitté...
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    « Alto braco », le « haut lieu » en occitan, l'ancien nom du plateau de l'Aubrac. Brune, la narratrice trentenaire en est originaire, mais a été élevé à Paris dans le bistrot de ces deux grands-mères, ou plutôt Douce sa grand-mère maternelle et Annie sa grand-tante. Elle aussi ont quitté l'Aubrac, définitivement pensaient-elles. Brune doit y retourner pour y enterrer Douce et découvre ce territoire inconnu comme une touriste chez soi.

    Les thèmes qui courent dans tout le roman et qui questionnent la narratrice sont passionnants : la transmission, le lien au pays d'origine. On suit pas à pas le cheminement intime de Brune qui ne croit ni aux gènes ni à la terre, mais découvre progressivement qu'elle s'est trompée sur ce qu'elle aime en réalisant la beauté rude et authentique de l'Aubrac et des êtres qui le peuplent. Sa quête de sens débouche sur une quête de vérité qui la mettent en face de lourds secrets de famille, de mensonges ou d'arrangements avec la vérité. Si elle veut devenir une femme entière, elle ne peut plus esquiver le passé comme l'ont fait ses deux grands-mères avant elle et comme elle l'a fait aussi, prise dans une lignée généalogique qui fait bégayer l'histoire.

    Thèmes forts donc mais malheureusement, je suis restée spectatrice très lointaine de cette épiphanie de l'être. Si j'ai été touchée par les magnifiques descriptions de l'Aubrac et par les personnages fantasques des deux grands-mères bistrotières, la narratrice m'a souvent indifférée voire quelque peu agacée avec ces questionnements répétitifs et naïfs.

    Je pense également que je n'ai pas accroché avec la volonté kaléidoscopique de l'auteure qui plaque sur la transformation intime et profonde de Brune une thématique plus documentaire sur l'élevage et l'industrie de la viande. Cela m'a semblé artificiel, avec des enchaînements peu fluides entre les deux univers, alors que la trame romanesque de quête de soi et des origines était suffisamment forte pour se suffire en soi.

    De beaux thèmes, deux beaux personnages mais au final un roman pas assez abouti à mon goût pour me faire vibrer.

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  • Très beau roman sur l’Aubrac, le retour aux origines familiales et la découverte des secrets de famille.

    Très beau roman sur l’Aubrac, le retour aux origines familiales et la découverte des secrets de famille.

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  • D'un passé oublié, Vanessa Bamberger nous fait traverser les étendues désertiques et minérales du haut plateau de l'Aubrac. Cantal, Lozère et Aveyron, l'auteur comble avec nous les trous de mémoire d'une triple identité : trois entités rassemblées sous la bannière de l'Auvergne, trois...
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    D'un passé oublié, Vanessa Bamberger nous fait traverser les étendues désertiques et minérales du haut plateau de l'Aubrac. Cantal, Lozère et Aveyron, l'auteur comble avec nous les trous de mémoire d'une triple identité : trois entités rassemblées sous la bannière de l'Auvergne, trois communautés géologiques et humaines qui forme le coeur de la France, et celui d'une femme.

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  • « Nous étions le 30 octobre et j’enterrais Douce »

    Douce, c’est sa grand-mère maternelle, celle qui l’a élevée avec sa grand-tante, Granita, au-dessus de leur bistrot en proche banlieue parisienne. Les deux sœurs sont venues de leur Aubrac natal pour travailler à la capitale et monter leur...
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    « Nous étions le 30 octobre et j’enterrais Douce »

    Douce, c’est sa grand-mère maternelle, celle qui l’a élevée avec sa grand-tante, Granita, au-dessus de leur bistrot en proche banlieue parisienne. Les deux sœurs sont venues de leur Aubrac natal pour travailler à la capitale et monter leur affaire, ce bistrot « Le Catulle » qui tient à sa bonne réputation. C’est que l’on n’est pas feignantes chez les deux sœurs inséparables ! Sa mère est morte peu de jours après la naissance de Brune et, son père, elle ne le voit plus depuis qu’il a quitté Paris pour retourner dans l’Aubrac et reprendre la ferme à la mort de son père. C’est ainsi que les choses doivent se passer, là-bas.
    Brune qui, en parole, reniait son Aubrac a supplié sa petite-fille de l’enterrer dans le cimetière de Lacalm, au pays, où elles ne sont jamais retournées.
    Le moment pour Granita et Brune de retrouver, de renouer avec le pays. Retour au pays des souvenirs de vacances pour Brune et retrouvailles avec les cousins pour Granita.
    Tout un passé, un monde rural, des paysages que Vanessa Bamberger fait renaître, que je reconnais et qui m’enchante encore et toujours. Les secrets sont légions dans les familles et leurs découvertes culbutent les descendants. Chacun de nous vient d’une terre, certains l’oublient un temps, mais le désir revient toujours car « Il ne faut pas oublier d'où l'on vient. Ou plutôt, il faut savoir d'où l'on vient pour pouvoir l'oublier. »

    Brune fait connaissance avec son passé, celui de ses ascendants. Les révélations font l’étourdir, la faire vaciller mais, une fois digérées, vont être le socle sur lequel elle poursuit sa route.

    Une belle lecture qui m’a permis de retrouver l’Aubrac, ce pays pauvre où les jeunes partaient à Paris pour servir dans les cafés et monter leur propre affaire. Les auvergnats de Paris… Toute une histoire !! En retour, ils ont permis à leur pays de vivre. Maintenant l’Aubrac est un pays riche de son passé, de ses traditions, de sa ruralité, financièrement -la terre y est chère- et le paysage varié ravit mon regard.

    Un livre émouvant, nostalgique que je rapproche du livre de Paola Pigani, « Des orties et des hommes », tous les deux chez Liana Levi

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  • Alto Braco ou haut plateau, c'est l'Aubrac. Terre de paysans et de traditions. Mais aussi de secrets et de non-dits que Brune va découvrir à la mort de sa grand-mère.
    Dans la famille Rigal, il y a surtout des figures féminines : deux sœurs, Douce et Annie alias Granita, parties vivre à Paris,...
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    Alto Braco ou haut plateau, c'est l'Aubrac. Terre de paysans et de traditions. Mais aussi de secrets et de non-dits que Brune va découvrir à la mort de sa grand-mère.
    Dans la famille Rigal, il y a surtout des figures féminines : deux sœurs, Douce et Annie alias Granita, parties vivre à Paris, cafetières. Brune va grandir entre ces deux femmes, ses deux grands-mères, au caractère bien trempé.
    Un très beau texte que je vous laisse découvrir...

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  • L’Aubrac, ses terres rudes, ses fermes, sa gastronomie, Laguiole… Ce massif que se partagent trois départements : l’Aveyron, la Lozère et le Cantal, Vanessa Bamberger m’y a ramené, me plongeant d’abord dans une histoire familiale compliquée, puis elle a emporté mon adhésion avec son immersion...
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    L’Aubrac, ses terres rudes, ses fermes, sa gastronomie, Laguiole… Ce massif que se partagent trois départements : l’Aveyron, la Lozère et le Cantal, Vanessa Bamberger m’y a ramené, me plongeant d’abord dans une histoire familiale compliquée, puis elle a emporté mon adhésion avec son immersion dans la nature sauvage et son analyse de l’élevage.

    Alto braco ne signifie pas « haut lieu » comme indiqué en quatrième de couverture, version que donne d’abord l’autrice mais qu’elle rectifie peu avant la fin : « La teinte brune de la tourbe de l’Aubrac, dont l’origine occitane, alto braco, signifiait donc « haute boue » et pas « haut lieu » comme je le croyais. »
    Vanessa Bamberger mène son roman en quatre parties comme un grand repas, avec Mise en bouche, Hors-d’œuvre, Viandes et Entremets, ainsi qu’on aime le faire, là-haut du côté de Laguiole ou Nasbinals. Pourtant, tout commence à Paris et on y reviendra régulièrement avec les limonadiers aveyronnais et cantalous qui, dans les années 1980, possédaient encore les trois quarts des cafés-tabacs de l’Île-de-France.
    La narratrice, Brune Salazard, fille d’un bistrotier, est élevée par ses deux grands-mères, comme elle les appelle : Douce et Annie Rigal, cette dernière étant surnommée Granita. Elles tiennent toutes les deux un bistrot, le Catulle, rue Catulle-Mendès, dans le 17earrondissement.
    C’est la mort de Douce qui va ramener Brune et Granita sur l’Aubrac, retour pour l’enterrement, à Lacalm. Cela va déclencher une avalanche de retrouvailles, de mises au point et de révélations surprenantes et bouleversantes, touchant Brune au plus profond d’elle-même.
    L’autrice m’a régalée de descriptions détaillées, de précisions bien senties chaque fois qu’elle monte sur l’Aubrac ou qu’elle part en balade. Elle découvre le plateau où vit et travaille encore une bonne partie de sa famille.
    C’est au cours de ses pérégrinations sur l’Aubrac que surgit immanquablement le débat sur l’élevage et sa conséquence, la consommation de viande. La recherche du profit a enclenché un processus constaté dans toutes les filières de l’élevage, absurdités dictées par l’appât rapide du gain mais contribuant un peu plus au saccage de notre planète.
    « D’après Granita, sur l’Aubrac, les vaches avaient plus de valeur que les êtres humains. On y trouvait plus de vétérinaires que de médecins. » Cela n’empêche pas les éleveurs de vendre leurs veaux aux Italiens pour qu’ils les engraissent au maïs et autres ajouts dangereux pour notre santé, pratiques aberrantes pour le bien-être de ces animaux. Certains éleveurs tentent de changer, de passer à l’élevage bio, comme Clémence, ou encore à l’élevage raisonné mais reste le poids des mauvaises habitudes.

    Sur fond de bonne cuisine et de consommation de viande excessive comme le constate souvent la narratrice, Alto Braco se termine de façon un peu décevante car Vanessa Bamberger prouve, hélas, que lorsqu’on est déraciné, c’est très dur, voire impossible de revenir au pays.

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  • Brune a grandi au-dessus du Catulle, le bistrot d'Asnières tenu par Douce, sa grand-mère et Annie, sa grand-tante, toutes deux originaire d'un petit village de l'Aubrac aveyronnais, où Brune est allée en vacances jusqu'à ses 15 ans.

    Sa mère est morte peu après sa naissance, son père ne...
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    Brune a grandi au-dessus du Catulle, le bistrot d'Asnières tenu par Douce, sa grand-mère et Annie, sa grand-tante, toutes deux originaire d'un petit village de l'Aubrac aveyronnais, où Brune est allée en vacances jusqu'à ses 15 ans.

    Sa mère est morte peu après sa naissance, son père ne pouvait l'élever seul. 

    Ses deux grands-mères sont tout pour elle. 

    Quand Douce meurt, elle retourne avec Annie l'enterrer dans son village natal ... où peu à peu les langues se délient et où Brune découvrira, enfin, tous les secrets qui entourent ses origines et celles de sa famille ... 

    Un roman tout en douceur, où Vanessa Bramberger, nous décrit d'une plume légère et tendre les paysages de l'Aubrac qui semblent un paradis terrestre, tout en rudesse et lumières surnaturelles ... 

    Un roman sur les origines, sur les choix et les inflexions d'existences …

    Un roman sur l'élevage d'aujourd'hui entre antibiotiques et labels bio ... 

    Un roman sur la confrontation des générations, actuelles et passées

    Un roman sur une terre où les valeurs évoluent, où il faut tout à la fois paraître et occulter, où le passé imprègne toujours le présent.

    Un roman sur l’amour de la terre ancestrale, sur ce lien qui persiste au-delà du lieu de naissance

    Un roman qui m’a transportée au cœur de l’Aveyron et qui m’a passionnée par la justesse des descriptions des paysages et des sentiments

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