Ahlam

Couverture du livre « Ahlam » de Marc Trevidic aux éditions Jc Lattes

4.34375

32 notes

Résumé:

Lorsqu'en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l'archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L'artiste s'installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec Issam et... Lire la suite

Lorsqu'en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l'archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L'artiste s'installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la musique et la peinture. Peut-être pourront-ils, à eux trois, réaliser le rêve de Paul : une oeuvre unique et totale où s'enlaceraient tous les arts.Mais dix ans passent et le tumulte du monde arrive jusqu'à l'île. Ben Ali est chassé. L'islamisme gagne du terrain. L'affrontement entre la beauté de l'art et le fanatisme religieux peut commencer.

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Les derniers avis

  • 0.15

    Roman agréable à lire, qui dénonce l intégrisme sans sombrer dans l'horreur mais nous laisse pessimistes quant à l' avenir. Marc Trévidic insiste un peu trop sur les arts même si c' est pour montrer qu' aucun ne peut résister au fanatisme et à l' obscurantisme. Cà, on le savait déjà . Les tunisiens se sont bien fait avoir avec leur révolution de jasmin.

  • 0.15

    Paul est un artiste français connu. A la suite d’une déception amoureuse, il a perdu l’inspiration et jusqu’à l’envie de peindre. Il trouve alors refuge sur une petite île tunisienne, où il a perdu ses parents par accident quand il était enfant.

    Rapidement, il fait la connaissance de Farhat, pêcheur auprès de qui il retrouve peu à peu le goût de dessiner les paysages alentours. Il est très vite intégré à la famille de Farhat, subjugué par sa femme Nora, admiré par la grand-mère Fatima et les jumeaux Aylan et Issam.

    Découvrant dans les deux enfants des talents insoupçonnés, il entreprend de faire de ces deux joyaux bruts des artistes accomplis, Aylam à la musique et Issam au pinceau. Durant 9 années, il les façonne, en fait ses créatures dans le but de les emmener faire carrière en Europe.

    Mais après la mort de Nora, le malheur s’immisce insidieusement dans cette famille ouverte et tolérante. Issam tombe petit à petit sous la coupe d’un garçon de son âge, issu d’une famille salafiste, se laisse bercer par un discours haineux et finalement convaincre du bon comportement attendu d’un musulman. Jusqu’au jour où le départ des deux adolescents pour Paris est programmé. Issam refuse alors ce destin, de devenir artiste et même de peindre désormais, brisant du même coup les rêves de sa soeur et l’unité de la famille.

    Parti à Sfax, il s’enfonce dans la violence, tandis qu’Aylam, reprenant pied, se transforme en jeune fille et se révèle dans l’amour qu’elle porte à Paul et dans la lutte pour les droits des femmes qu’elle mène, au moment où la Tunisie de Ben Ali s’effondre…

    Cette histoire, située dans un contexte très contemporain, m’a beaucoup plu. Les personnages, très réalistes, sont à multiples facettes et on sent que l’auteur, forcément très documenté, cherche à nous amener sur le chemin de l’amour et de l’espoir plutôt que sur celui de la haine, sans pour autant édulcorer les dangers ni juger. Je l’ai perçu au final comme un hymne à la liberté.

    Ce roman se lit d’une traite, la fin est forte, horrible et belle à la fois. A découvrir.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/07/05/ahlam-de-marc-trevidic/

  • 0.2

    Un roman qui respire à la fois la douceur de vivre, des odeurs, des visions, grâce aux arts et la violence qui s'installe petit à petit dans ce pays et jusqu'à cette petit île tunisienne.
    Des personnages à la fois à la dérive et d'autres qui se battent contre la haine et l'enfermement.
    Un roman qui tente d'expliquer des situations actuelles sous une histoire passionnante.

  • 0.2

    Amour, amitié, art, je vous laisse lire le résumé.
    Douceur malgré le thème de l'intégrisme un beau roman bien écrit mais facile d'accès, une belle histoire d'amitié mais avec l'endoctrinement brutal qui fait tout noircir. On est tenu de bout en bout en se demandant comment cela va tourner.
    Un excellent moment

  • 0.15

    Marc Trévidic aborde dans son premier roman, Ahlam, le thème de la montée de l’intégrisme, et présente l’amour et l’art comme remparts à la barbarie. Il se pose très clairement en grand défenseur de la liberté et de la culture. Une lecture agréable mais quelques regrets.
    Le processus de radicalisation du jeune Issam est particulièrement bien décrit : de part son métier de juge d’instruction, l’auteur maîtrise bien sûr son sujet.
    L’énergie d’Ahlam pour préserver sa liberté, s’opposer au radicalisme, et défendre la place de la femme dans la société tunisienne, malgré le déchirement de son propre frère Issam qui la renie, en fait un très beau rôle féminin, et la principale réussite de ce livre.
    L’amour entre les membres de cette famille et leur désarroi face au jeune fils peu à peu enrôlé par les islamistes, est également très bien dépeinte. Idem pour la relation de fidélité et d’amitié entre Paul (le peintre qui introduit l’art dans la famille) et Farhat (le père de famille).
    Quant à l’art, Marc Trévidic y voit indéniablement un outil puissant pour s’évader de la cruauté du réel mais également dénoncer un régime d’oppression. Les pages sur l’amour de l’art des différents personnages ; ainsi que la description de très beaux paysages de Kerkennah apportent lumière et poésie dans cette ambiance si sombre.
    Vous l’aurez compris : un livre rythmé, qui a été pour moi une lecture agréable.
    Parmi les regrets, l’écriture aurait pu être plus recherchée. En outre, l’apport de l’histoire d’amour entre Paul et Ahlam ne m’a pas convaincue. Elle vise peut être à justifier la forme romanesque (Marc Trévidic n’avait jusqu’alors écrit que des essais politiques) ou adoucir le propos de fond. Elle est cependant plutôt attendue, et explique pourquoi j’ai trouvé cette lecture agréable mais pas éblouissante.
    https://accrochelivres.wordpress.com/2017/02/15/ahlam-marc-trevidic/

  • 0.2

    Avec « Ahlam », Marc Trévidic, ancien juge d’instruction au pôle antiterrorisme du TGI de Paris, écrit son premier roman. Evidemment, son expérience professionnelle va largement transparaître cette histoire qui débute en 2000, peu de temps avant les attentats du World Trade Center.
    Le personnage principal est Paul, jeune peintre qui a obtenu un succès très rapidement et mène une carrière internationale. Ayant perdu son inspiration, il décide de s’isoler à Kerkennah, petite île de Tunisie afin de se resourcer. Il y rencontre un pêcheur ainsi que toute sa famille dont Issam et Ahlam, respectivement frère et sœur. Il les prend sous son aile ayant découvert chez eux des dons artistiques hors normes. Issam peindra pendant que Ahlam jouera du piano. Toute cette histoire serait très simple si les germes du salafisme n’était pas en train d’éclore dans toute la Tunisie et même dans cette petite île de Kerkennah.
    Dans ce roman, Marc Trévidic déploiera plusieurs axes : l’amour, le rapport de la peinture à d’autres arts, la religion, la révolution de jasmin, la radicalisation. D’ailleurs, c’est cette dernière thématique qu’il développera le plus, tant et si bien que le livre aurait pu s’appeler « Issam ». D’ailleurs le personnage d’ Ahlam est curieusement peu développé.
    Certaines autres thématiques sont à mon goût moins réussies comme celles traitant de la peinture.
    L’écriture de Marc Trévidic est précise et très agréable à lire. Le seul reproche que je pourrais lui faire est le manque de liant dans la globalité du roman On voit les coutures...
    Mais malgré ces petits défauts, « Ahlam » est un excellent premier roman que j’ai dévoré en une petite journée. L’expérience de Marc Trévidic dans le développement de la radicalisation et du djihadisme illumine ce roman et glace cette belle histoire d’amour.
    Lu en tant que juré du Prix du Livre de Poche 2017

  • 0.25

    Ce livre est envoûtant ! Au travers de l'art et de la beauté de la Tunisie, on heurte à la montée du fanatisme religieux
    J'ai passé un très beau moment avec cette histoire

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/08/12/34184242.html

    Paul Arezzo, un célèbre peintre français, décide de trouver l’inspiration en s’installant à Kerkennah en Tunisie au début des années 2000. Très rapidement, il se lie d’amitié avec Farhat, un pêcheur, et sa femme Nora. Après le décès de cette dernière d’une leucémie foudroyante, Paul passe de plus en plus de temps avec leurs enfants, le jeune Issam et sa sœur Ahlam. Bientôt, les deux enfants se révèlent prodigieux, Issam pour la peinture et Ahlam pour la musique. Le temps coule aussi paisiblement que le régime de Ben Ali le permet. Mais, au début des années 2010, une période sombre débute en Tunisie. Si la révolution de jasmin et le Printemps arabe font chuter Ben Ali, la démocratie n’arrive pas à s’instaurer sous la pression des islamistes de plus en plus nombreux et de mieux en mieux organisés (les factions En Nahda, Al Qaida). Issam finit par épouser la cause jihadiste alors qu’Ahlam choisit la voie de la résistance. Les tensions montent au sein de la famille et Paul, le Français « mécréant », se retrouve dans une situation compliquée…

    De la part de l’ancien chef du pôle antiterroriste, on s’attendait forcément à une analyse fine de la montée de la pensée islamiste et, en effet, l’auteur remplit bien son rôle en décortiquant minutieusement les éléments, les moyens (propagande sur internet avec des vidéos détournées…) qui font basculer les jeunes vers le fondamentalisme. Marc Trévidic brosse aussi un portrait saisissant de la Tunisie post-Ben Ali. Finalement, le plus surprenant dans le roman est l’approche artistique : l’art est présenté comme une puissance, une liberté, une ouverture, tout ce que l’islamisme ne peut que condamner.

    Une bien belle surprise qui montre que Marc Trévidic a plus d’une corde à son arc.

  • 0.2

    Marc Trévidic, ce grand juge anti-terroriste, forcément je le connaissais bien. J’avais lu un grand nombre de papiers à son sujet. J’aimais beaucoup la personnalité qui se dégageait de ses actions, de ses propos. Mais en qualité d’écrivain ? J’avais bien lu une interview qui le qualifiait de "nul en math", de littéraire. Mais quand même, un juge, a plutôt l’habitude de prendre en compte les faits, rien que les faits, sans fioritures. Quelle plume pouvait-il être ? Je dois avouer que je suis plutôt bluffée.
    "Ahlam", son premier roman, raconte l’histoire de Paul Arezzo, artiste plasticien, qui débarque en Tunisie pour noyer un chagrin d’amour et retrouver l’inspiration. Là, il se lie d’amitié avec une famille de pêcheur et se met à enseigner la peinture au fils, Issam, et la musique à sa sœur, Ahlam. Il se régale, comme disent les méridionaux, du talent et des progrès de ses élèves et, par là même renaît à la vie. Parallèlement, il nous narre la montée de l’islamisme, la progression de la haine. Le frère et la sœur ne se reconnaissent plus, s’éloignent l’un de l’autre et poursuivent un chemin bien différent.
    Il semble évident que ses compétences et ses expériences vécues dans le cadre de ses fonctions expliquent la manière que l’auteur a de parler du terrorisme et des origines de l’islamisme. Son texte, extrêmement bien documenté, est précis et explicite. Tout à coup, la provenance du mal m’est apparue limpide. Car, sans recherche de facilité, il explore toutes les pistes selon son habitude, creuse, fouille, traque. Pourtant, bien loin du rapport administratif, le récit est servi par une jolie écriture, sensuelle et ronde qui réussit à nous emmener vers un monde en devenir, un monde noir qu’il parvient pourtant à adoucir, nous plongeant dans la beauté de l’art, en musicien accompli qu’il est. Je me suis laissée aller à cette musique des mots qu’il manie avec tant de justesse. Son roman, comme la signification de son titre, est un rêve.

  • 0.2

    Paul, peintre français à la renommée internationale, vient s’installer sur les îles Kerkennah au large de Sfax, en Tunisie. Suite à un chagrin d’amour, il vient y chercher la paix. Il y trouvera une deuxième famille, et plus tard, bien plus tard, l’amour.
    Il y éduquera Issam et Ahlam, frère et sœur, à l’art : la peinture pour l’un, la musique pour l’autre. Il leur ouvrira les portes d’une carrière internationale.
    Mais c’est le printemps de jasmin, et tout va chavirer, et tous vont être emportés.

    Marc Trévidic s’essaie pour la première fois à l’écriture d’un roman, après avoir publié des essais sur le terrorisme.
    Sa connaissance de la radicalisation islamiste et de la montée du terrorisme est un pilier du roman. Un autre est sa connaissance profonde, respectueuse, amoureuse, de la Tunisie. C’est d’ailleurs la société tunisienne la véritable héroïne de ce roman. Tunisie des droits des femmes depuis 1957, Tunisie de la tolérance, Tunisie qui se bat pour ses valeurs humanistes.
    Quant à Ahlam, Paul et Issam, ils me semblent prétextes à partager ces connaissances. Leur histoire est prévisible, agréable à lire, et même parfois captivante malgré des longueurs indigestes (théorie sur le lien entre écriture musicale et couleurs), mais tellement cousue de fils blanc !
    Si le portrait de Ahlam est superficiel, le cheminement d’Issam est étudié dans sa complexité avec précision.
    Ce roman permet de rentrer par l’émotion dans la connaissance de la montée des islamistes au Magreb. Il donne chair à des faits médiatisés.
    Un livre que j’ai lu rapidement, en sautant quelques passages.
    Un texte intéressant et sombre, lu dans le cadre des" 68 premières fois"

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