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Acide sulfurique

Couverture du livre « Acide sulfurique » de Amélie Nothomb aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253121183
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

vint le moment où la souffrance des autres ne leur suffit plus : il leur en fallut le spectacle.
a.n.
une petite fable cynique jonglant à souhait avec le beau et le laid, le bien et le mal. métro.

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Avis (29)

  • C'est le premier livre d'Amélie Nothomb que je lis (un peu grâce au fait qu'elle ai gagné un prix prestigieux il y a quelques jours). Et je suis conquise. Je ne m'attendais pas spécialement à ça et se fut une belle découverte. Il est rare que j'apprécie les livres qui ont reçu des critiques...
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    C'est le premier livre d'Amélie Nothomb que je lis (un peu grâce au fait qu'elle ai gagné un prix prestigieux il y a quelques jours). Et je suis conquise. Je ne m'attendais pas spécialement à ça et se fut une belle découverte. Il est rare que j'apprécie les livres qui ont reçu des critiques unanimement élogieuses et des prix. Là, j'ai a-d-o-r-e-r.Je

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  • Parce qu'on rit et tremble avec Amélie Nothomb, parce qu'elle a l'art de nous faire voir les tensions sociales que personne n'ose dénoncer. Parce que la télévision nous bouffe l'esprit, autant que l'écriture d'Amélie Nothomb est capable de restaurer nos données inconscientes, et de nous y...
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    Parce qu'on rit et tremble avec Amélie Nothomb, parce qu'elle a l'art de nous faire voir les tensions sociales que personne n'ose dénoncer. Parce que la télévision nous bouffe l'esprit, autant que l'écriture d'Amélie Nothomb est capable de restaurer nos données inconscientes, et de nous y plonger pour mieux nous en sortir !

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  • Ouh la la ! Ce roman est une espèce de dystopie furieuse où la téléréalité est un camp de concentration et où les candidats ne sont pas volontaires.

    Ça paraît complètement délirant mais depuis la téléréalité et les réseaux sociaux on peut se demander jusqu'où la bêtise et la méchanceté...
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    Ouh la la ! Ce roman est une espèce de dystopie furieuse où la téléréalité est un camp de concentration et où les candidats ne sont pas volontaires.

    Ça paraît complètement délirant mais depuis la téléréalité et les réseaux sociaux on peut se demander jusqu'où la bêtise et la méchanceté peuvent aller.
    Tant de gens se repaissent de cette absence d'intérêt, de la mesquinerie ambiante, des médisances et de la bassesse.
    Et combien de fois j'ai entendu dire qu'il faudrait remettre la peine de mort et que ça se passe en place publique ! Comme si la mort était un spectacle !!

    C'est une forme de procès de notre société avide et blasée mais aussi de la télé poubelle.
    Qui de l'oeuf ou de la poule.?.?.?
    Qui est le plus lamentable ? Celui qui crée une telle vacuité ou celui qui la regarde ?
    Ça dénonce aussi l'hypocrisie générale.

    Comme à chaque fois avec Amélie Nothomb, j'ai passé un excellent moment.

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  • L'idée était pourtant bonne : une émission de téléréalité pousse le thème du confinement à son paroxysme puisque les téléspectateurs assistent à la vraie vie d'un camp de concentration. Avec de vrais Kapos et des vrais morts. Extrême sans doute, mais en même temps, au train où vont les choses,...
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    L'idée était pourtant bonne : une émission de téléréalité pousse le thème du confinement à son paroxysme puisque les téléspectateurs assistent à la vraie vie d'un camp de concentration. Avec de vrais Kapos et des vrais morts. Extrême sans doute, mais en même temps, au train où vont les choses, on y arrivera peut-être un jour. Quoi qu'il en soit, je trouvais ce point de départ intéressant. Le problème, c'est que cette idée n'est que le prétexte à une lecture superficielle de notre société du tout médiatique, entre les journalistes qui passent leur temps à remplir des émissions avec du vide (cf cette triste période de confinement qui révèle la vacuité du journalisme contemporain), toutes ses voix qui mettent des évènements ou comportements anecdotiques et méprisables sur le devant de la scène à force d'en parler à longueur de journée, les téléspectateurs qui critiquent les émissions devant lesquelles ils s'abrutissent des soirées entières, jusqu'à ceux qui n'ont pas de télé et se précipitent chez leurs voisins pour regarder la désignation des derniers condamnés à mort. Plus on s'offusque et plus les audiences explosent. On se croirait aux jeux du cirque.
    Tout cela est très juste, mais on le sait déjà. Et qu'apporte ce livre ? Pas grand chose de mon point de vue. L'auteure reste trop à la superficie des évènements.
    …/…
    Comme souvent avec Amélie Nothomb, je regrette qu'elle ne prenne pas plus de temps pour écrire ses livres : sortir un tous les deux ou trois ans lui permettrait peut-être d'aller au bout de ses idées, d'approfondir chaque scène, d'y mettre de l'émotion et pas uniquement des mots.
    Ce n'est pas encore ce livre qui me réconciliera avec l'auteur.
    https://itzamna-librairie.blogspot.com/2020/04/acide-sulfurique-amelie-nothomb.html

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  • Roman spécial qui pousse à la réflexion. C'est une satire de la société des années 2000 et l'apparition de la télé réalité qui bat son plein sur nos petits écrans.

    Dans ce roman, il est question d'une émission " concentration" ou l'horreur et la mort sont mise en lumière sous les yeux des...
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    Roman spécial qui pousse à la réflexion. C'est une satire de la société des années 2000 et l'apparition de la télé réalité qui bat son plein sur nos petits écrans.

    Dans ce roman, il est question d'une émission " concentration" ou l'horreur et la mort sont mise en lumière sous les yeux des téléspectateurs..
    Un parallèle effroyable est fait avec les camps de concentration durant de la guerre.

    C'est un roman qui ne laisse pas indemne sur l'évolution de nos sociétés modernes.

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  • Un livre cynique: un jeu télévisé qui se passe dans un camp de concentration. La télé-réalité poussée à l’extrême...
    Un roman très dérangeant, deux horreurs pourraient se rencontrer un jour: celle des camps et celle du voyeurisme... espérons ne jamais en arriver là!

    Un livre cynique: un jeu télévisé qui se passe dans un camp de concentration. La télé-réalité poussée à l’extrême...
    Un roman très dérangeant, deux horreurs pourraient se rencontrer un jour: celle des camps et celle du voyeurisme... espérons ne jamais en arriver là!

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  • Une critique acide de la société entre le jusqu'au-boutisme de la télé réalité et l'horreur des camps de concentration.

    L'écriture est fluide comme d'habitude. Les personnages sont forts, Pannonique dans son engagement quasi politique désintéressé et Zdena dans son évolution.

    Une critique acide de la société entre le jusqu'au-boutisme de la télé réalité et l'horreur des camps de concentration.

    L'écriture est fluide comme d'habitude. Les personnages sont forts, Pannonique dans son engagement quasi politique désintéressé et Zdena dans son évolution.

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  • Imaginez que les camps de concentration deviennent un jeu de télé-réalité. Des gens se font arrêter et sont envoyer dans un camp pour y travailler et mourir. La production paye des kapo pour y faire régner l'ordre. Tout ça sous l’œil bienveillant de centaines de caméras. Comment les prisonniers...
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    Imaginez que les camps de concentration deviennent un jeu de télé-réalité. Des gens se font arrêter et sont envoyer dans un camp pour y travailler et mourir. La production paye des kapo pour y faire régner l'ordre. Tout ça sous l’œil bienveillant de centaines de caméras. Comment les prisonniers peuvent réagir face à tant de souffrance, de violence et de bêtises.

    Acide sulfurique est un roman comme Amélie Nothomb sait les faire. Elle prend du recul sur un événement, le modifie, le remodèle et nous le sert avec sa sauce. Elle prend plaisir à torturer psychologiquement ses personnages.

    On y trouve le refus du laxisme avec lequel les gouvernements se sont laissés aller devant autant d'atrocités, c'est la critique de la culture moderne qui à son apogée est au plus profond, de la société décadente qui se plaît à regarder des gens souffrir derrière leur écran, sans état d'âme. On y trouve aussi le récit assez cruel des pauvres gens, à qui on a volé jusqu'à leur nom, et qui face à l'adversité commune, continue comme l'homme sait si bien le faire, à se retourner les uns contre les autres.

    Les personnages sont caricaturés et pourtant si réels, de la kapo bête et méchante à Pannonique, qui se considère comme Dieu pendant un temps, au public abruti derrière son écran, ou alors, la caricature n'existe pas. Ces gens étudiés dans un lieu et un événement terribles se comporte le plus simplement, en faisant ressortir uniquement ce qu'ils ont de plus profond, parce que le reste n'est que futilité dans des conditions extrêmes.

    L'écriture est efficace, fluide, alternant courtes descriptions et dialogues, Amélie Nothomb nous emmène dans son univers si particulier, décalé dès les premières pages pour nous lâcher, presque à bout de souffle, au point final. Le roman est court et va à l'essentiel sans se perdre.

    Un roman qui pousse la réflexion plus loin. Un roman qui demandera au public un peu plus de discernement que celui qui regarde ce genre d'émissions, qui peut la critiquer tout en la cautionnant de par sa présence derrière l'écran. Je dois en faire partie, j'ai lu son roman, trouver abject les tortures, mais j'ai continué jusqu'à la dernière page, parce que j'ai aimé le lire, finalement, je suis comme tout le monde.

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