À toute berzingue

Couverture du livre « À toute berzingue » de Kenneth Cook aux éditions Autrement
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  • Thème : Littérature Anglo-Saxonne
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Résumé:

« Piste d'Obiri. Danger d'ici à Obiri. La chaleur, les sables mouvants et autres dangers rendent la traversée extrêmement périlleuse. En cas de panne, n'abandonnez jamais votre voiture ». Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c'est déjà « à la vie,... Voir plus

« Piste d'Obiri. Danger d'ici à Obiri. La chaleur, les sables mouvants et autres dangers rendent la traversée extrêmement périlleuse. En cas de panne, n'abandonnez jamais votre voiture ». Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c'est déjà « à la vie, à la mort », au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d'Obiri - six cents kilomètres de fournaise et de poussière au coeur de l'outback australien -, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur course folle sur cette piste qui semble mener droit en enfer ? « Un roman d'action pur et dur qui tient en haleine du début à la fin. » Douglas Kennedy

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  • C’est Douglas Kennedy lui-même qui a écrit la préface de « A toute berzingue » de Kenneth Cook où il nous présente un continent ainsi : « Pour vous représenter le dénuement absolu du terrain, imaginez un continent presque aussi étendu que les États-Unis mais comptant seulement vingt-cinq...
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    C’est Douglas Kennedy lui-même qui a écrit la préface de « A toute berzingue » de Kenneth Cook où il nous présente un continent ainsi : « Pour vous représenter le dénuement absolu du terrain, imaginez un continent presque aussi étendu que les États-Unis mais comptant seulement vingt-cinq millions d’habitants, dont quatre-ving-dix pour cent sont regroupés dans six villes. Ainsi, dès que l’on s’aventure hors des rares enclaves urbaines, on se trouve face à un vide vertigineux. Bien qu’il y ait des régions montagneuses en Tasmanie et à l’est du pays, la vaste majorité de l’Australie grille au soleil presque toute l’année. Les déserts couvrent la totalité du centre du continent, et certaines parties du nord-ouest ». (p.7). Présentation nécessaire pour la suite de l’histoire qui va se dérouler sur les chapeaux de roues.
    Si Douglas Kennedy a écrit la préface, c’est parce qu’il a été subjugué par le talent de cet écrivain, disparu trop jeune, à l’âge de cinquante-huit ans.
    Ce journaliste et écrivain, Kenneth Cook, a été considéré comme l’un des meilleurs écrivains australiens du XXe siècle et avec ce « Fear is the Rider » (titre original) il joue bien avec nous sur le plan de l’angoisse avec un chauffeur fou à lier.

    Mais commençons par le commencement : on part avec Shaw, dans sa petite Honda Civic et il rencontre Katie dans un pub tout moche, au fin fond de l’Australie. Lui se rend à un entretien d’embauche, pas bien loin – elle, veut faire des photographies de peintures aborigènes et elle possède un super 4X4, un Land Cruiser tout noir et super équipé.
    Alors que Shaw roule tranquillement, voilà que tout à coup :
    « Une fille surgit des broussailles et se précipita vers lui. Il faisait cinquante degrés Celsius, il n’y avait pas une maison à deux cents kilomètres à la ronde (…). 
    N’abandonnez pas votre voiture, l’avait-on prévenu. Quoi qu’il arrive, n’abandonnez jamais votre voiture. Le soleil peut vous tuer en deux heures. «  (p.17).
    Et c’est parti pour un road movie d’enfer malgré qu’ils aient vu le panneau :
    « PISTE D'OBIRI. DANGER. D'ICI À OBIRI, LA CHALEUR, LES SABLES MOUVANTS, SOAKS ET AUTRES DANGERS RENDENT LA TRAVERSÉE EXTRÊMEMENT PÉRILLEUSE. EN CAS DE PANNE, N'ABANDONNEZ  JAMAIS VOTRE VOITURE. AVANT DE PARTIR, SIGNALEZ-VOUS AU POSTE DE POLICE DE YOGABILLA. NI EAU POTABLE NI ESSENCE AVANT 600 KILOMÈTRES. » (p.27), voilà qui est peu engageant mais ils n’ont pas le choix.

    Ils fuient donc à bord de la petite Honda, dans l’outback australien, poursuivis par un homme monstrueux qui recherche Katie. Quant au beau 4X4, c’est lui, ce fou furieux, qui l’a pris.
    C’est une course poursuite effrénée dans le bush australien, vraiment « à toute berzingue » et l’expression est tout à fait justifiée. On arrive tout de même un peu à voir le paysage pas accueillant du tout mais autant regarder..
    Dès que j’ai commencé ce livre, je n’ai pas pu l’arrêter – pas de temps mort pour moi non plus – c’est réellement un page turner.

    Pour corser la frayeur, il faut signaler que le fou furieux a une hache pour massacrer sauvagement tout ce qui se trouve sur son passage : cabanes, aborigènes… - fuite éperdue au milieu des broussailles, des sables, de la poussière qui empêche toute visibilité – une température qui avoisine les cinquante degrés.
    Les poursuivis ne savent plus quoi faire, ni comment agir surtout que leur petite voiture n’a pas résisté aux gibbers et aux soaks. Pour aggraver la situation (au point où on en est), le malade (dont on ne connaît pas l’identité mais par contre on sait qu’on « le sent » tellement il pue…), les trouve toujours et finit par écrabouiller méticuleusement et sauvagement la Honda sous les yeux horrifiés des jeunes gens.

    Je peux vous assurer que je n’ai pas perdu une miette de ma lecture qui a été pour moi aussi un road trip car impossible de la lâcher, ne serait-ce que cinq minutes.
    Peut-être qu’il est heureux que ce livre compte un peu moins de deux cents pages ? En effet, j’avais mon chat sur les genoux et, bien installé, il regardait défiler les pages. Il se peut qu’il m’ait soutenue mais en tout cas je ne lui ai rien raconté. Alors ce fut un plaisir partagé car lui aussi adore les livres, un vrai compagnon de lecture (soutien moral et physique).

    Je voudrais rajouter les dernières lignes de la longue préface de Douglas Kennedy :
    « Le roman nous rappelle aussi que, dans un monde de plus en plus surconnecté et mono-culturel, le bush australien reste une des dernières grandes tabula rasa. Un endroit où les drames primitifs les plus sombres de la condition humaine peuvent se jouer au milieu de nulle part, sous un soleil de plomb. » (p.16)

    Dire que je ne connaissais pas Kenneth Cook auparavant car son livre n’avait pas été publié de son vivant. Ce fut chose faite (en Australie et en France) grâce à sa fille Kerry : quelle bonne initiative !

    Au fait, un petit conseil : ne roulez pas « à toute berzingue » mais lisez ce livre du même nom : frissons garantis.

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