À son image

Couverture du livre « À son image » de Jerome Ferrari aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330109448
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Ce somptueux roman en forme de requiem pour une photographe défunte est aussi l'occasion d'évoquer le nationalisme corse, la violence des guerres modernes et les liens ambigus qu'entretiennent l'image, la photographie, le réel et la mort.

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Avis(19)

  • Antonia meurt dans un ravin corse. Son parrain est chargé d'officier à ses funérailles. La construction subtile de " A son image "de J. Ferrari suit linéairement les moments successifs de la liturgie. Chacun des 12 chapitres résonne avec la courte existence de son héroïne : son lien...
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    Antonia meurt dans un ravin corse. Son parrain est chargé d'officier à ses funérailles. La construction subtile de " A son image "de J. Ferrari suit linéairement les moments successifs de la liturgie. Chacun des 12 chapitres résonne avec la courte existence de son héroïne : son lien quasi-filial avec son parrain, sa carrière décevante de photographe, sa passion malheureuse pour un militant du FNLC et sa volonté de se libérer de l'enfermement réservé aux femmes corses. L'auteur tel un mosaïste brosse un portrait par bribes de son attachant personnage, écartelé entre l'insignifiance de sa vie dans son île et le poids dramatique de sa rencontre avec la guerre civile en ex-Yougoslavie, prenant des photos "qui n'auraient pas dû exister " et d'autres " qui méritaient de disparaître ". Dans un style envoûtant et précis, Ferrari nous interroge sur la légitimité de la représentation de la violence par l'image, sur notre propre fascination du Mal et sur le basculement si rapide des destinées.

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  • C'est le jour des obsèques d'Antonia , décédée dans un accident de voiture et dans l'église sont rassemblés
    les membres de la famille, les amis et le prêtre qui officie n'est autre que le parrain de celle-ci.
    Comment va t-il pouvoir dire la messe , réciter les prières sans s'écrouler lui aussi...
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    C'est le jour des obsèques d'Antonia , décédée dans un accident de voiture et dans l'église sont rassemblés
    les membres de la famille, les amis et le prêtre qui officie n'est autre que le parrain de celle-ci.
    Comment va t-il pouvoir dire la messe , réciter les prières sans s'écrouler lui aussi sous la douleur. Il sait qu'Antonia ne croyait pas et pourtant .... il prie pour elle.
    C'est lui, le parrain qui est à l'origine de la passion de sa filleule, la photo. C'est lui qui lui a offert son premier appareil et c'est grâce à cette passion qu'elle a entrepris tous ces voyages dans les pays en guerre.
    Dans l'église, il y a Simon qui dés son plus jeune âge a été amoureux d'Antonia et il revit, pendant la messe et les chants, son parcours de combattant pour la libération de son pays , la Corse et son parcours avec les nationalistes.
    Un roman qui nous fait revivre de tristes moments dans les pays en guerre et les attentats qui ont ensanglanté
    l'Ile de Beauté.

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  • Original dans son approche de la littérature, captivant par son style et les idées qu'il déploie, Jérôme Ferrari a décidément une source d'inspiration très religieuse… Après le Sermon sur la chute de Rome qui lui avait valu le Prix Goncourt en 2012 puis deux autres romans que je n'ai pas lus,...
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    Original dans son approche de la littérature, captivant par son style et les idées qu'il déploie, Jérôme Ferrari a décidément une source d'inspiration très religieuse… Après le Sermon sur la chute de Rome qui lui avait valu le Prix Goncourt en 2012 puis deux autres romans que je n'ai pas lus, hélas, il nous entraîne dans une messe de funérailles peu ordinaire dans cette Corse qu'il connaît si bien et où il situait aussi le Sermon sur la chute de Rome.
    À son image, comme le titre le laisse deviner, traite de la photographie, de son pouvoir et du métier de ceux qui gagnent leur vie en fixant sur pellicule, comme autrefois, ou dans une carte-mémoire aujourd'hui, des instantanés de vie ou de mort…
    Antonia, héroïne du roman, a pu se consacrer à sa passion de la photographie et gagner un peu sa vie en travaillant pour un quotidien régional mais ne fait plus que des photos de mariage après une expérience traumatisante en ex-Yougoslavie.
    L'auteur ne ménage aucun suspense, nous plongeant d'emblée dans le drame de la mort brutale d'Antonia, sur la route du retour chez elle : « La mort prématurée constitue toujours, et d'autant plus qu'elle est soudaine, un scandale aux redoutables pouvoirs de séduction. »
    Intervient alors le personnage le plus important du roman : son parrain, un oncle du côté maternel devenu prêtre et à qui revient la redoutable charge de célébrer la messe servant de trame au récit de la vie d'Antonia.
    Pas forcément en ordre chronologique, les souvenirs d'une vie brève mais intense remontent. Cela n'empêche pas les digressions, les références à des photos des guerres coloniales, le pouvoir de la presse mais c'est la Corse qui tient la vedette malgré l'épisode de la guerre civile entre Serbes et Croates.
    C'est la période où les morts violentes se succèdent sur l'île de Beauté, des jeunes fauchés par un clan rival à cause de dissensions, de scissions, de différents que plus personne ne comprend. Antonia assiste à tout cela et constate comment son collègue plus expérimenté traite le crime : « Sa longue carrière dans la presse régionale lui ayant permis de développer des talents sans aucun doute innés, le journaliste cultivait désormais l'art de parler pour ne rien dire avec une virtuosité qui touchait au génie. Il combinait magistralement lieux communs, clichés, expressions toutes faites et considérations édifiantes de façon à produire sans coup férir et sur n'importe quel sujet des textes rigoureusement vides. »
    Ainsi, dans À son image, Jérôme Ferrari explore tout un monde. D'abord celui de la photographie, celui des correspondants de guerre mais surtout le drame de cette jeunesse corse emportée par le mirage nationaliste. Les visages masqués, les armes en évidence mais surtout les règlements de compte sans fin, abrégeant de vies à peine entamées, d'une jeunesse brisée dans son élan ; morts voulues, programmées, alors que celle d'Antonia reste tellement injuste et révoltante.

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  • L'histoire se passe en Corse où l'on assiste à l'office funèbre d'Antonia. C'est son oncle et parrain, devenu prêtre, qui le célèbre. Antonia s'est tuée dans un accident de voiture, elle qui aimait avant tout la photographie.
    Dans ce roman, Jérôme Ferrari nous parle de ce beau lieu qui unit...
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    L'histoire se passe en Corse où l'on assiste à l'office funèbre d'Antonia. C'est son oncle et parrain, devenu prêtre, qui le célèbre. Antonia s'est tuée dans un accident de voiture, elle qui aimait avant tout la photographie.
    Dans ce roman, Jérôme Ferrari nous parle de ce beau lieu qui unit Antonia avec son parrain mais il nous parle avant tout de l'usage de la photographie et de la mort. Il évoque aussi le nationalisme corse et la violence des guerres modernes.
    À son image est un livre bouleversant, d'une très grande profondeur de réflexion sur la guerre. L'écriture de ce roman court et riche sur fond de sacré est belle et élégante.
    Le récit s'articule autour de douze chapitres qui marquent la cérémonie religieuse. C'est le côté mystique et religieux sur lequel s'appuie tout le roman qui est, en fait, un huis-clos dans l'église corse où est célébrée cette messe des morts en l'honneur d'Antonia, que je n'ai pas vraiment apprécié.

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  • Je n'ai pas du tout accroché à ma lecture.
    Le style d'écriture d'abord, des phrases longues, très longues. Impossible d'en voir la fin. Aucun paragraphe pour respirer. Je me suis sentie oppressée.
    L'histoire ensuite. Les images et les souvenirs d'Antonia le jour de son enterrement, la guerre,...
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    Je n'ai pas du tout accroché à ma lecture.
    Le style d'écriture d'abord, des phrases longues, très longues. Impossible d'en voir la fin. Aucun paragraphe pour respirer. Je me suis sentie oppressée.
    L'histoire ensuite. Les images et les souvenirs d'Antonia le jour de son enterrement, la guerre, l'indépendance corse. Je n'ai pas accroché, je n'ai pas été émue.
    Ce roman n'était pas fait pour moi.

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  • Très belle écriture, réflexions intéressantes sur l'image et la photo, sur le lien qui les unit à la mort, sur ce qu'une photo peut dire ou ne pas dire, sur la responsabilité du photographe, sur les traumatismes qu'une photo peut provoquer chez un photographe. Réflexions également sur le combat...
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    Très belle écriture, réflexions intéressantes sur l'image et la photo, sur le lien qui les unit à la mort, sur ce qu'une photo peut dire ou ne pas dire, sur la responsabilité du photographe, sur les traumatismes qu'une photo peut provoquer chez un photographe. Réflexions également sur le combat des autonomistes et des nationalistes corses qui n'est pas sublimé mais sur lequel l'auteur, corse lui-même pose un regard critique. Réflexions enfin sur le rôle de la religion à travers une cérémonie funéraire et un prêtre traversé par le doute.
    Ce livre est plus un essai romancé qu'un vrai roman. Antonia et ses parents et amis ne sont là que pour donner une touche romanesque à ce brillant essai.
    On se perd entre Antonia, les vrais photographes qui ont marqué l'histoire de cet art. le texte est compact, les dialogues ne sont pas marqués visuellement, les phrases sont très, trop longues.
    Bref, globalement peu emballée.

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  • Je n'ai pas vraiment adhéré à ce livre. Entre la guerre en Yougoslavie, les attentats de corse et le prêtre d'un autre temps, il est difficile de croire à l'histoire de cette jeune photographe.

    Je n'ai pas vraiment adhéré à ce livre. Entre la guerre en Yougoslavie, les attentats de corse et le prêtre d'un autre temps, il est difficile de croire à l'histoire de cette jeune photographe.

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  • « Oui, les images sont une porte ouverte sur l'éternité. Mais la photographie ne dit rien de l'éternité, elle se complaît dans l'éphémère, atteste de l'irréversible et renvoie tout au néant. »

    Chaque chapitre de ce roman est associé à une photographie, car Antonia dont on célèbre les obsèques...
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    « Oui, les images sont une porte ouverte sur l'éternité. Mais la photographie ne dit rien de l'éternité, elle se complaît dans l'éphémère, atteste de l'irréversible et renvoie tout au néant. »

    Chaque chapitre de ce roman est associé à une photographie, car Antonia dont on célèbre les obsèques était une photographe avant tout. Depuis que son parrain lui a offert un appareil pour son quatorzième anniversaire, elle a toujours parcouru le monde son appareil photo à la main, elle en a fait son métier. de simple photographe d'un journal local qui rend compte des concours de pétanque à correspondante de guerre à Belgrade, pour finir photographe de mariages.

    L'écriture de Jérôme Ferrari est belle, mais je me suis perdu dans les allers retours, le style décousu m'a déconcerté et je n'ai pas vraiment été captivé par ce récit sur la mort, la photographie, la guerre, la famille, la violence et le nationalisme corse.

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