À rebours

Couverture du livre « À rebours » de Joris-Karl Huysmans aux éditions Editions L'escalier
Résumé:

Plus de deux mois s´écoulèrent avant que des Esseintes pût s´immerger dans le silencieux repos de sa maison de Fontenay; des achats de toute sorte l´obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d´un bout à l´autre.
Et pourtant à quelles perquisitions n´avait-il pas eu recours, à... Voir plus

Plus de deux mois s´écoulèrent avant que des Esseintes pût s´immerger dans le silencieux repos de sa maison de Fontenay; des achats de toute sorte l´obligeaient à déambuler encore dans Paris, à battre la ville d´un bout à l´autre.
Et pourtant à quelles perquisitions n´avait-il pas eu recours, à quelles méditations ne s´était-il point livré, avant que de confier son logement aux tapissiers !
Il était depuis longtemps expert aux sincérités et aux faux-fuyants des tons. Jadis, alors qu´il recevait chez lui des femmes, il avait composé un boudoir où, au milieu des petits meubles sculptés dans le pâle camphrier du Japon, sous une espèce de tente en satin rose des Indes, les chairs se coloraient doucement aux lumières apprêtées que blutait l´étoffe.

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Avis(4)

  • Un véritable monument de littérature et d’érudition.
    Ce roman n’a pas d’intrigue. C’est le portrait de des Esseintes.
    Portrait très complet, précis, raffiné d’un décadent de la fin du XIXème siècle.
    Des Esseintes est le tableau vivant du mal-être, de l’ennui, de l’angoisse.
    Après une vie...
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    Un véritable monument de littérature et d’érudition.
    Ce roman n’a pas d’intrigue. C’est le portrait de des Esseintes.
    Portrait très complet, précis, raffiné d’un décadent de la fin du XIXème siècle.
    Des Esseintes est le tableau vivant du mal-être, de l’ennui, de l’angoisse.
    Après une vie sociale vouée à la recherche de son plaisir, sans aucune moralité, perverse, vouée à un ego surdimensionné, il se réfugie dans la solitude dans sa maison de Fontenay.
    Sa recherche de sensations nouvelles et rares le mène à tous les extrêmes.
    Avec un raffinement touchant à la perfection, il explore de nombreux domaines : l’aménagement intérieur, la décoration, la peinture, la lecture, la musique, la botanique…..
    La description des tableaux de Gustave Moreau et d’Odilon Redon, par exemple, est éblouissante.
    Mais la solitude le mènera à tous les cauchemars, à toutes les névroses, et le retour à la société, qu’il contemple avec cynisme, semble bien difficile à envisager.
    Le langage employé par Huysmans est remarquable. Il manie la langue française avec excellence, les mots sont beaux, précis, rares (d’où le recours au dictionnaire fréquent). Je n’ai pas souvenir d’avoir lu de si belles lignes.
    J’ai mis longtemps à lire ce livre, par petits morceaux quotidiennement savourés. Le lire d’une traite aurait peut-être pu mener à l’indigestion par abus de richesse et de puissance.
    Outre la culture littéraire, picturale, musicale…. il y a des moments délicieux qui donnent le sourire aux lèvres.
    Un détail amusant : des Esseintes invente « l’orgue à bouche », qui n’est rien d’autre que « le pianocktail » de Boris Vian
    J’ai passé grâce à Joris Karl Huysmans un grand moment littéraire que je ne suis pas prête d’oublier.

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  • très intéressant pour comprendre l'état d'esprit fin de siècle.

    très intéressant pour comprendre l'état d'esprit fin de siècle.

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  • Un livre bien curieux puisqu'il ne s'y passe pas grand chose. Un dandy esthète ne supportant plus la bêtise de ses contemporains, décide de se cloîtrer chez lui en ascète pour étudier la littérature et les arts. Ce bouquin était, à sa sortie, un pamphlet contre le naturalisme à la Balzac et...
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    Un livre bien curieux puisqu'il ne s'y passe pas grand chose. Un dandy esthète ne supportant plus la bêtise de ses contemporains, décide de se cloîtrer chez lui en ascète pour étudier la littérature et les arts. Ce bouquin était, à sa sortie, un pamphlet contre le naturalisme à la Balzac et Maupassant, qui avait fait son temps, et l'industrialisation de la France, qui, selon Oscar Wilde, abrutissait l'ouvrier. Il ne croyait pas si bien dire ! Un roman incroyable, l'un des préférés de Gainsbourg.

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  • Manifeste mais aussi échec de l'esprit décadent visant à signer le dépassement et la rupture avec le romantisme et le naturalisme ...

    Manifeste mais aussi échec de l'esprit décadent visant à signer le dépassement et la rupture avec le romantisme et le naturalisme ...

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