À la recherche du temps perdu t.1 ; du côté de chez Swann

Couverture du livre « À la recherche du temps perdu t.1 ; du côté de chez Swann » de Marcel Proust aux éditions Pointdeux
  • Date de parution :
  • Editeur : Pointdeux
  • EAN : 9782363940131
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

« Il frappa encore une fois. On ouvrit la fenêtre, puis les volets. Maintenant il n'y avait plus moyen de reculer, et, puisqu'elle allait tout savoir, pour ne pas avoir l'air trop malheureux, trop jaloux et curieux, il se contenta de crier d'un air négligent et gai : "Ne vous dérangez pas, je... Voir plus

« Il frappa encore une fois. On ouvrit la fenêtre, puis les volets. Maintenant il n'y avait plus moyen de reculer, et, puisqu'elle allait tout savoir, pour ne pas avoir l'air trop malheureux, trop jaloux et curieux, il se contenta de crier d'un air négligent et gai : "Ne vous dérangez pas, je passais par là, j'ai vu de la lumière, j'ai voulu savoir si vous n'étiez pas souffrante."»

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Articles (1)

  • La madeleine et le savant
    Proust au service secret de l’esprit

    Chose rare pour un ouvrage scientifique accessible, André Didierjean n’utilise jamais le mot de « vulgarisation » dans « La Madeleine et le Savant ». Le professeur de l’université de Franche-Comté entend faire découvrir aux non-initiés les subtilités de la psychologie cognitive, mais sans jamais travestir la science pure, dont il rapporte ici les expériences et découvertes récentes. Quand d’autres montent sur les épaules de Darwin, André Didierjean rappelle qu’un scientifique peut être également fin lecteur, en faisant le « pari du plaisir proustien ».

Avis(18)

  • Roman à la première personne, abordant différents genres tels le roman sentimental, psychologique, philosophique, sociologique en recréant la société y mêlant famille, voisins, ecclésiastiques, bourgeois, riches tel Swann et pauvres telle Françoise la cuisinière, petites vertus et gentilshommes,...
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    Roman à la première personne, abordant différents genres tels le roman sentimental, psychologique, philosophique, sociologique en recréant la société y mêlant famille, voisins, ecclésiastiques, bourgeois, riches tel Swann et pauvres telle Françoise la cuisinière, petites vertus et gentilshommes, grandeurs et petitesses d’esprit, cœurs généreux et mesquins, confiance et trahison et bien entendu, histoires d’amour compliquées, celles où l’on souffre et Proust sait décortiquer ces tourments de la passion avec une plume de Maître !

    Ce héros « je », permet de pouvoir, comme un capitaine à la barre de son navire, naviguer dans un flot de pensées et de souvenirs et nous faire dans un roulis permanent, tanguer du passé au présent tout en tenant le cap. « Parce que je dis « je », on croit que je suis subjectif. Parce que je suis obligé de rassembler dans mon premier volume –comme des chevaux au poteau- tout ce qui chez mes personnages se modifiera au cours du temps… » Extrait de la lettre de Proust à Henri Ghéon.

    Mais c’est avant tout un roman de mémoire. De la mémoire involontaire chère à Proust car « Pour moi, la mémoire volontaire, qui est surtout une mémoire de l’intelligence et des yeux, ne nous donne du passé que des faces sans vérité ; mais qu’une odeur, une saveur retrouvées dans des circonstances toutes différentes, réveillent en nous, malgré nous, le passé, nous sentons combien ce passé était différent de ce que nous croyions nous rappeler… « Je » (et qui n’est pas moi) retrouve tout d’un coup des années, des jardins, des êtres oubliés dans le goût d’une gorgée de thé où il a trempé un morceau de madeleine… Voyez-vous, je crois que ce n’est guère qu’aux souvenirs involontaires que l’artiste devrait demander la matière première de son œuvre. » Extraits de l’interview conduite par Elie-Joseph Bois.

    Me promener avec ce « je » enfant, dans la première partie intitulée ‘Combray’ m’a enchantée, comblée de plaisir, de douceur, m’a nourrie d’esprit enfantin dans de beaux jardins fleuris, m’a fait vivre des dimanches matin à la campagne, m’a fait sentir des parfums de glycines et églantiers sauvages et m’a emplie de rêveries. J’imaginais les paysages si bien dépeints dans leurs moindres détails au point que cela m’a renvoyée dans le souvenir de promenades en Normandie avec son climat, les odeurs de chaque saison et particulièrement celles des fleurs au printemps et de la terre mouillée en automne. Puis en deuxième partie, Proust nous fait vivre l’amour de Swann, homme distingué et cultivé de la très haute société, dans un ‘Amour de Swann’ tout en témoignant d'un Paris d'époque avec ses calèches et coupés sur les Champs Elysées et ses 'salons où on cause'. Sa dulcinée, Odette de Crécy, qui serait une ‘femme entretenue’ sans grande éducation, tout dans le paraître mais si belle et si attendrissante va savoir allumer la flamme de la passion amoureuse et éveiller la jalousie de Swann. Swann est un personnage attachant et sympathique pour qui on frémit de le voir se faire entourlouper par des personnes malveillantes. On retrouve « je » dans la troisième partie intitulée ‘Nom de pays : le nom’. Il est alors jeune adolescent et rencontre la fille de Swann, Gilberte qui, belle et sure d’elle, va en toute innocence lui torturer le cœur… Mais alors qu’elle a quitté Paris, « Je » va rencontrer Madame Swann « dont la réputation, de beauté, d’inconduite et d’élégance était universelle», dans le Bois de Boulogne magnifique à l'époque et tout à fait différent de celui que nous connaissons actuellement. Donc, du coup, le lecteur apprend que Swann a fini par épouser Odette de Crécy qu’il avait laissée en son absence, aux bons soins de son ami Charlus dans la partie 2.

    A mon grand étonnement, me voici tout à fait enthousiaste à la lecture de ce roman fleuve et ai déjà commencé le deuxième tome. Je pense que comme beaucoup de lecteurs, j’étais habitée par le préjugé d’un livre ennuyeux ce qui n’est pas le cas. J'ai hâte de connaître la suite. L’écriture est simple et magnifique et Marcel Proust a beaucoup d’humour. Ce livre est indémodable puisqu’il parle de l’esprit humain au sein de la société et véhicule une galerie impressionnante de tableaux de natures et paysages absolument sublime. Quelle plume !

    La mémoire étant infinie, l’œuvre l’est aussi….
    Jean Cau interviewant Gaston Gallimard : « Dites-moi, Gaston, est-ce-que s’il n’était pas mort, il aurait continué d’écrire ? Car enfin, après « le Temps retrouvé », « la Recherche » donne l’impression d’être une œuvre close, terminée… ». Gaston s’étonne et sourit. « Mais elle a toujours été terminée ! C’est une œuvre telle qu’il pouvait l’arrêter quand il lui plaisait ou la continuer indéfiniment. »

    J’ai mis ce livre dans ma valise à chacune de mes vacances d’été, je crois… Mais le « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que… » Zzzzzz… Et Proust chaque année a connu sa priorité grillée par d’autres auteurs et le livre revenait à la maison rejoindre la bonne vieille PAL… Donc, maintenant, retraitée, j’ai du temps et j’ai décidé de lire Proust. Au départ un peu comme une potion puis je me suis surprise à adorer être en compagnie de « Je » et l’écouter raconter son épopée au fil du temps. Une lecture qui me fait beaucoup de bien.

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  • Magnifique ! Un chef d'oeuvre dont la réputation n'est plus à faire. Swann est touchant, Odette imprévisible, Gilberte impertinente, les Verdurins... insupportables à mon avis!

    Magnifique ! Un chef d'oeuvre dont la réputation n'est plus à faire. Swann est touchant, Odette imprévisible, Gilberte impertinente, les Verdurins... insupportables à mon avis!

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  • Et un classique ! Un de plus !

    Comme beaucoup, la réputation de Proust l'avait précédée et je craignais les phrases interminables et les descriptions detaillees à la baie près mais j'ai été enchantée de ma lecture.

    Ma lecture s'est étalée sur de longs mois, il etait important pour moi de...
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    Et un classique ! Un de plus !

    Comme beaucoup, la réputation de Proust l'avait précédée et je craignais les phrases interminables et les descriptions detaillees à la baie près mais j'ai été enchantée de ma lecture.

    Ma lecture s'est étalée sur de longs mois, il etait important pour moi de comprendre, de ressentir ses phrases, ses sentiments, ses ressentis, alors, je relisais des phrases, des paragraphes entiers. Parfois, pour mieux comprendre le sens de la phrase, mais souvent pour savourer l'effet voulu de ces images évoquées, des sentiments des personnages, du style de Proust.

    J'ai été séduite, touchée, envieuse de cet être si sensible, si emprunt de souvenirs, de sensations, d'impression. Proust est à la littérature ce que Monet pouvait être à la peinture : il est capable de décrire des paysages par les impressions ressenties et non une description de faits de choses et c'est magnifique !
    On ressent les événements et on aimerait avoir autant de souvenirs de nos lieux d'enfance de notre premier amour .

    La deuxième partie m'a moins passionnée puisqu'on assiste presque à une histoire parallèle même si on retrouve le personnage de Swan. Tel un théâtre satirique qui montrerait la frivolité de l'aristocratie parisienne on assiste aux repas mondains de chez Mme Verdurin où tout se décide : soit on obtient les faveurs soit on est exclu des cercles. Swan en fera les frais...

    J'ai adoré ses réflexions autour de l'écriture, la lecture, des moments imaginés qui risquent de gâcher la réalité, des souvenirs rattrapés qui permettent d'en retrouver leur saveur.


    Alors faites-vous une infusion de tilleul, préparez quelques madeleines et installez-vous confortablement avec ce beau roman et savourez!

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  • Proust est un monument de la littérature et il ne faut pas en avoir peur.
    Je ne vais pas écrire sur la plume de Proust , il y a mille livres la dessus et je n'en aurai pas les capacités.
    Je peux simplement inciter les chanceux qui ne l'ont pas encore lu à prendre place aux côtés du jeune...
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    Proust est un monument de la littérature et il ne faut pas en avoir peur.
    Je ne vais pas écrire sur la plume de Proust , il y a mille livres la dessus et je n'en aurai pas les capacités.
    Je peux simplement inciter les chanceux qui ne l'ont pas encore lu à prendre place aux côtés du jeune Marcel et l'écouter vous livrer son regard sur son monde.
    Vous ne le savais pas encore, mais un ami vous attend dans ce premier tome de La recherche et je gage que vous continuerez l'aventure littéraire avec lui.

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