À la recherche du temps perdu t.1 ; du côté de chez Swann

Couverture du livre « À la recherche du temps perdu t.1 ; du côté de chez Swann » de Marcel Proust aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070724901
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

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Articles (1)

  • La madeleine et le savant
    Proust au service secret de l’esprit

    Chose rare pour un ouvrage scientifique accessible, André Didierjean n’utilise jamais le mot de « vulgarisation » dans « La Madeleine et le Savant ». Le professeur de l’université de Franche-Comté entend faire découvrir aux non-initiés les subtilités de la psychologie cognitive, mais sans jamais travestir la science pure, dont il rapporte ici les expériences et découvertes récentes. Quand d’autres montent sur les épaules de Darwin, André Didierjean rappelle qu’un scientifique peut être également fin lecteur, en faisant le « pari du plaisir proustien ».

Avis (17)

  • Roman à la première personne, abordant différents genres tels le roman sentimental, psychologique, philosophique, sociologique en recréant la société y mêlant famille, voisins, ecclésiastiques, bourgeois, riches tel Swann et pauvres telle Françoise la cuisinière, petites vertus et gentilshommes,...
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    Roman à la première personne, abordant différents genres tels le roman sentimental, psychologique, philosophique, sociologique en recréant la société y mêlant famille, voisins, ecclésiastiques, bourgeois, riches tel Swann et pauvres telle Françoise la cuisinière, petites vertus et gentilshommes, grandeurs et petitesses d’esprit, cœurs généreux et mesquins, confiance et trahison et bien entendu, histoires d’amour compliquées, celles où l’on souffre et Proust sait décortiquer ces tourments de la passion avec une plume de Maître !

    Ce héros « je », permet de pouvoir, comme un capitaine à la barre de son navire, naviguer dans un flot de pensées et de souvenirs et nous faire dans un roulis permanent, tanguer du passé au présent tout en tenant le cap. « Parce que je dis « je », on croit que je suis subjectif. Parce que je suis obligé de rassembler dans mon premier volume –comme des chevaux au poteau- tout ce qui chez mes personnages se modifiera au cours du temps… » Extrait de la lettre de Proust à Henri Ghéon.

    Mais c’est avant tout un roman de mémoire. De la mémoire involontaire chère à Proust car « Pour moi, la mémoire volontaire, qui est surtout une mémoire de l’intelligence et des yeux, ne nous donne du passé que des faces sans vérité ; mais qu’une odeur, une saveur retrouvées dans des circonstances toutes différentes, réveillent en nous, malgré nous, le passé, nous sentons combien ce passé était différent de ce que nous croyions nous rappeler… « Je » (et qui n’est pas moi) retrouve tout d’un coup des années, des jardins, des êtres oubliés dans le goût d’une gorgée de thé où il a trempé un morceau de madeleine… Voyez-vous, je crois que ce n’est guère qu’aux souvenirs involontaires que l’artiste devrait demander la matière première de son œuvre. » Extraits de l’interview conduite par Elie-Joseph Bois.

    Me promener avec ce « je » enfant, dans la première partie intitulée ‘Combray’ m’a enchantée, comblée de plaisir, de douceur, m’a nourrie d’esprit enfantin dans de beaux jardins fleuris, m’a fait vivre des dimanches matin à la campagne, m’a fait sentir des parfums de glycines et églantiers sauvages et m’a emplie de rêveries. J’imaginais les paysages si bien dépeints dans leurs moindres détails au point que cela m’a renvoyée dans le souvenir de promenades en Normandie avec son climat, les odeurs de chaque saison et particulièrement celles des fleurs au printemps et de la terre mouillée en automne. Puis en deuxième partie, Proust nous fait vivre l’amour de Swann, homme distingué et cultivé de la très haute société, dans un ‘Amour de Swann’ tout en témoignant d'un Paris d'époque avec ses calèches et coupés sur les Champs Elysées et ses 'salons où on cause'. Sa dulcinée, Odette de Crécy, qui serait une ‘femme entretenue’ sans grande éducation, tout dans le paraître mais si belle et si attendrissante va savoir allumer la flamme de la passion amoureuse et éveiller la jalousie de Swann. Swann est un personnage attachant et sympathique pour qui on frémit de le voir se faire entourlouper par des personnes malveillantes. On retrouve « je » dans la troisième partie intitulée ‘Nom de pays : le nom’. Il est alors jeune adolescent et rencontre la fille de Swann, Gilberte qui, belle et sure d’elle, va en toute innocence lui torturer le cœur… Mais alors qu’elle a quitté Paris, « Je » va rencontrer Madame Swann « dont la réputation, de beauté, d’inconduite et d’élégance était universelle», dans le Bois de Boulogne magnifique à l'époque et tout à fait différent de celui que nous connaissons actuellement. Donc, du coup, le lecteur apprend que Swann a fini par épouser Odette de Crécy qu’il avait laissée en son absence, aux bons soins de son ami Charlus dans la partie 2.

    A mon grand étonnement, me voici tout à fait enthousiaste à la lecture de ce roman fleuve et ai déjà commencé le deuxième tome. Je pense que comme beaucoup de lecteurs, j’étais habitée par le préjugé d’un livre ennuyeux ce qui n’est pas le cas. J'ai hâte de connaître la suite. L’écriture est simple et magnifique et Marcel Proust a beaucoup d’humour. Ce livre est indémodable puisqu’il parle de l’esprit humain au sein de la société et véhicule une galerie impressionnante de tableaux de natures et paysages absolument sublime. Quelle plume !

    La mémoire étant infinie, l’œuvre l’est aussi….
    Jean Cau interviewant Gaston Gallimard : « Dites-moi, Gaston, est-ce-que s’il n’était pas mort, il aurait continué d’écrire ? Car enfin, après « le Temps retrouvé », « la Recherche » donne l’impression d’être une œuvre close, terminée… ». Gaston s’étonne et sourit. « Mais elle a toujours été terminée ! C’est une œuvre telle qu’il pouvait l’arrêter quand il lui plaisait ou la continuer indéfiniment. »

    J’ai mis ce livre dans ma valise à chacune de mes vacances d’été, je crois… Mais le « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que… » Zzzzzz… Et Proust chaque année a connu sa priorité grillée par d’autres auteurs et le livre revenait à la maison rejoindre la bonne vieille PAL… Donc, maintenant, retraitée, j’ai du temps et j’ai décidé de lire Proust. Au départ un peu comme une potion puis je me suis surprise à adorer être en compagnie de « Je » et l’écouter raconter son épopée au fil du temps. Une lecture qui me fait beaucoup de bien.

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  • Magnifique ! Un chef d'oeuvre dont la réputation n'est plus à faire. Swann est touchant, Odette imprévisible, Gilberte impertinente, les Verdurins... insupportables à mon avis!

    Magnifique ! Un chef d'oeuvre dont la réputation n'est plus à faire. Swann est touchant, Odette imprévisible, Gilberte impertinente, les Verdurins... insupportables à mon avis!

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  • Et un classique ! Un de plus !

    Comme beaucoup, la réputation de Proust l'avait précédée et je craignais les phrases interminables et les descriptions detaillees à la baie près mais j'ai été enchantée de ma lecture.

    Ma lecture s'est étalée sur de longs mois, il etait important pour moi de...
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    Et un classique ! Un de plus !

    Comme beaucoup, la réputation de Proust l'avait précédée et je craignais les phrases interminables et les descriptions detaillees à la baie près mais j'ai été enchantée de ma lecture.

    Ma lecture s'est étalée sur de longs mois, il etait important pour moi de comprendre, de ressentir ses phrases, ses sentiments, ses ressentis, alors, je relisais des phrases, des paragraphes entiers. Parfois, pour mieux comprendre le sens de la phrase, mais souvent pour savourer l'effet voulu de ces images évoquées, des sentiments des personnages, du style de Proust.

    J'ai été séduite, touchée, envieuse de cet être si sensible, si emprunt de souvenirs, de sensations, d'impression. Proust est à la littérature ce que Monet pouvait être à la peinture : il est capable de décrire des paysages par les impressions ressenties et non une description de faits de choses et c'est magnifique !
    On ressent les événements et on aimerait avoir autant de souvenirs de nos lieux d'enfance de notre premier amour .

    La deuxième partie m'a moins passionnée puisqu'on assiste presque à une histoire parallèle même si on retrouve le personnage de Swan. Tel un théâtre satirique qui montrerait la frivolité de l'aristocratie parisienne on assiste aux repas mondains de chez Mme Verdurin où tout se décide : soit on obtient les faveurs soit on est exclu des cercles. Swan en fera les frais...

    J'ai adoré ses réflexions autour de l'écriture, la lecture, des moments imaginés qui risquent de gâcher la réalité, des souvenirs rattrapés qui permettent d'en retrouver leur saveur.


    Alors faites-vous une infusion de tilleul, préparez quelques madeleines et installez-vous confortablement avec ce beau roman et savourez!

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  • Toujours avec l'objectif de rattraper mon retard en ce qui concerne la littérature classique, je me devais de m'attaquer à un de ses sommets.
    Dès les premières lignes, j'ai senti que j'entrais dans un monde où le style est roi. Chaque phrase de Marcel Proust est une friandise et chaque page est...
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    Toujours avec l'objectif de rattraper mon retard en ce qui concerne la littérature classique, je me devais de m'attaquer à un de ses sommets.
    Dès les premières lignes, j'ai senti que j'entrais dans un monde où le style est roi. Chaque phrase de Marcel Proust est une friandise et chaque page est une boîte de ces friandises. Je me suis donc régalé de ces mots qui ont aguiché mes papilles de lecteur. Seulement, passé l'émerveillement des premiers paragraphes, la succession de belles mises en forme m'a conduit à l'indigestion. J'ai souvent fait l'éloge de romans qui n'avaient pas grand chose à nous raconter mais qui se distinguaient par une plume extraordinaire. Marcel Proust, lui, n'a strictement rien à nous raconter! Il nous livre un décorticage des sentiments du narrateur dans des scènes plus que banales de la vie quotidienne. Je ne me suis ni reconnu en lui, ni senti en empathie pour lui et ses "petites contrariétés" ne m'ont paru intéresser que lui.
    La deuxième partie de ce 1er volume est pour sa part plus accessible. Mais même cette histoire qui nous narre l'évolution de l'amour de Mr Swann envers sa bien aimée sur fond de repas bourgeois, manque d'événements, de scènes qui pourraient marquer mon esprit.
    N'en déplaise aux puristes, Marcel Proust est effectivement un maître des mots, mais je me suis cruellement ennuyé devant cette masturbation stylistique. Cela n'engage que moi, ne me mettez pas au pilori!

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  • Le challenge "Les genres en folie" a été pour moi l'occasion de m'attaquer à un monument de la littérature: A la recherche du temps perdu de Marcel PROUST. Ou du moins à son premier tome: Du côté de chez Swann. Mes premiers pas dans l'oeuvre ont été difficiles, je l'avoue. Les phrases longues,...
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    Le challenge "Les genres en folie" a été pour moi l'occasion de m'attaquer à un monument de la littérature: A la recherche du temps perdu de Marcel PROUST. Ou du moins à son premier tome: Du côté de chez Swann. Mes premiers pas dans l'oeuvre ont été difficiles, je l'avoue. Les phrases longues, très très longues, partent dans tous les sens et souvent j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour en comprendre le sens. Mais PROUST est ainsi. Il faut savoir prendre son temps pour savourer son écriture subtile et sublime. Oui, il a su me conquérir. Sa prose sensible et délicate croque à merveille la société qui l'entoure, les petits travers de ses contemporains et les rapports sociaux si strictement réglementés. On lit PROUST tous les sens en éveil. Avec lui, on sent les douces fragrances des jasmins du jardin de Swann, on découvre Combray, son églises, ses ruelles, ses prés comme si on y était, on entend les conversations de salon et bien sûr, on a sur la langue le goût de la fameuse madeleine trempée dans le thé de tante Léonie. Quand au détour d'une page, on tombe sur cette anecdote cultissime, on sait que l'on touche à l'essence même de cet écrivain incomparable.
    Il faut lire PROUST! Une fois dans sa vie de lecteur, il faut se promener tranquillement avec lui, à Combray ou sur les Champs-Elysées, et tout doucement se laisser bercer par ses petites histoires sur le temps, l'amour, les gens.

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  • Cela fait parti des livres que je relirai dans quelques temps , mais l'écriture est sublime en dehors de l'histoire , moi qui découvre à presque 60ans la littérature depuis maintenant 5 ans .

    Cela fait parti des livres que je relirai dans quelques temps , mais l'écriture est sublime en dehors de l'histoire , moi qui découvre à presque 60ans la littérature depuis maintenant 5 ans .

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  • A la fameuse première phrase on pourrait s'imaginer que nous attend, en poursuivant la lecture de ce roman, un profond ennui, or, il n'en est rien. On touche, ici, à la magnificence de la prose, à la contemplation et à la sublimation des décors champêtres comme si le temps s'était soudainement...
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    A la fameuse première phrase on pourrait s'imaginer que nous attend, en poursuivant la lecture de ce roman, un profond ennui, or, il n'en est rien. On touche, ici, à la magnificence de la prose, à la contemplation et à la sublimation des décors champêtres comme si le temps s'était soudainement arrêté. Mais nous ne sommes plus ici dans ce qu'on pourrait encore appeler la vie dans toute sa réactivité qu'elle peut avoir souvent, non, nous sommes ici plongé totalement, irrémédiablement, dans les souvenirs, certes métamorphosés sous une forme romanesque, de ce bon vieux Marcel Proust, mis à part en ce qui concerne le chapitre intitulé : "Un amour de Swann" bien sûr !

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  • "Un amour de Swann" peut être lu indépendamment des autres parties puisqu'il propose un retour en arrière dans la vie de Swann. On y découvre l'amour et surtout la jalousie maladive qu'il porte à Odette, sa future femme.

    "Un amour de Swann" peut être lu indépendamment des autres parties puisqu'il propose un retour en arrière dans la vie de Swann. On y découvre l'amour et surtout la jalousie maladive qu'il porte à Odette, sa future femme.

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