37, étoiles filantes

Couverture du livre « 37, étoiles filantes » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont
Résumé:

« Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar... Voir plus

« Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d'un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. «Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t'attrape, chacal !» » Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.

Donner votre avis

Articles (3)

Avis(13)

  • Avec « 37, étoiles filantes », Jérôme Attal emmène son lecteur faire un voyage dans le temps auprès des artistes des années 30, avant la deuxième guerre mondiale et après la première guerre mondiale, où tout est encore possible. Montmartre est le lieu où tous les artistes se croisent, se...
    Voir plus

    Avec « 37, étoiles filantes », Jérôme Attal emmène son lecteur faire un voyage dans le temps auprès des artistes des années 30, avant la deuxième guerre mondiale et après la première guerre mondiale, où tout est encore possible. Montmartre est le lieu où tous les artistes se croisent, se toisent, s’apostrophent, trouvent l’inspiration. Alberto Giacometti y puise son inspiration pour sculpter ses petites figurines. Jean-Paul Sartre écrit et cherche un nom pour son premier roman. Ils sont amis jusqu’à ce que Alberto entend ce que Jean-Paul dit de lui… Et là, même avec ses béquilles, il part à sa recherche pour lui « casser la gueule ». Albert, dans cette quête, va croiser la route de femmes dont la présence ne passe inaperçue et vont le hanter, surtout Julia. Et oui Alberto ne sait résister à un sourire!

    Comme à chaque fois, Jérôme Attal développe un côté un peu loufoque dans son roman mais si rafraîchissant, si plaisant, si enthousiasme. Avec « 37, étoiles filantes », j’ai déambulé dans les rues parisiennes, je suis rentrée dans les ateliers d’artistes, j’ai bu un café au Café de Flore, j’ai même été au commissariat et à la clinique, j’ai passé un 31 décembre entourée d’artistes, et je suis aussi allée au bordel! C’est un vrai voyage de rencontres, de connaissances que nous proposent l’auteur. Et les femmes de ce roman: elles ont toutes une telle importance pour tous. Et oui, comme on dit, « il y a toujours une femme derrière un grand homme »!! Elles font le monde et Jérôme Attal leur rend hommage!! Malheureusement, dans les années 30, c’est le début du nazisme et même le milieu artistique n’y échappe pas… Jérôme Attal aime les artistes et son milieu et avec « 37, étoiles filantes », il dévoile l’envers du décor: les relations entre eux, le pouvoir de séduction des femmes, les soirées où seuls les artistes y ont leur place, le rêve américain. Ses personnages manient avec élégance la langue française et hésitent pas à faire des références à d’autres artistes, à d’autres œuvres.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • ffloladilettante.wordpress.com/2018/09/11/37-etoiles-filantes-de-jerome-attal/
    Dans ce roman qui semble au premier abord léger et loufoque, Jérôme ATTAL revisite le Montparnasse des artistes et des intellectuels de 1937 sur fond de guerre d’Espagne et de montée du nazisme. Outre les frères...
    Voir plus

    ffloladilettante.wordpress.com/2018/09/11/37-etoiles-filantes-de-jerome-attal/
    Dans ce roman qui semble au premier abord léger et loufoque, Jérôme ATTAL revisite le Montparnasse des artistes et des intellectuels de 1937 sur fond de guerre d’Espagne et de montée du nazisme. Outre les frères Giacometti nous y croisons Sartre et Olga, Arthaud, François Mauriac, des femmes aussi modèles, muses etc.... L'auteur dépeint avec brio l'insouciance de tout ce petit monde et en égratigne, pour mon plus grand plaisir, certains au passage.
    C'est dans les cafés de la rive gauche que tous s'agitent, se cherchent et débattent passionnement. On les voit passer comme des étoiles filantes dans le ciel parisien même si en 1937 ils ne sont pas encore au firmament de leur art. Sartre n'était pas encore devenu une icône et le portait très amusant qu'en fait Jérôme ATTAL est certainement assez réaliste. Le tête-à-tête de Sartre avec son opticien est un vrai régal.
    Ce roman pétillant, truffé de dialogues savoureux est bien documenté.



    ffloladilettante.wordpress.com/2018/09/11/37-etoiles-filantes-de-jerome-attal/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • La photo de couverture, j’adore. Je vois une démonstration de liberté, d’insouciance, de camaraderie dans un milieu petit bourgeois d’entre-deux guerres, filles et garçons bien sapés, verre à la main… en réalité, cette photo date de 1928-1929, mais effectivement, elle est très bien adaptée au...
    Voir plus

    La photo de couverture, j’adore. Je vois une démonstration de liberté, d’insouciance, de camaraderie dans un milieu petit bourgeois d’entre-deux guerres, filles et garçons bien sapés, verre à la main… en réalité, cette photo date de 1928-1929, mais effectivement, elle est très bien adaptée au ton léger et au rythme enlevé de l’écriture de Jérôme Attal.

    En Espagne l’armée franquiste bombarde Guernica, l’URSS vit sous la répression stalinienne, des groupuscules d’extrême droite sévissent en France. Dans le pays fébrile, « l’homme qui marche » n’est pas né, mais Alberto Giacometti rêve d’aller droit sur le père de l’Existentialisme pour « lui casser la gueule ».
    Aussi, ce projet nourrira-t-il l’histoire que nous livre l'auteur.

    D’une façon très agréable, nous croisons toute la lignée des artistes et intellectuels des années 30, nous parcourons le Paris branché de l’époque. Mais j’ai imaginé ce roman sans les grands noms, et j’ai pensé qu’il serait appauvri. Il serait alors une page de l’Histoire, ou plus exactement, un tableau du milieu artistique très parisien de l’époque. Le style de l’auteur lui donnerait du relief, de la matière, et en ferait presque une parodie.

    Cela pour conclure à un avis mitigé sur le fond et mon admiration sur la forme. Une excellente « comédie tourbillonnante » à adapter au cinéma.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que...
    Voir plus

    Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que l'insouciance est encore de mise à cette époque.

    Les heures sombres de la France n'ont pas encore sonnées et ainsi Jean-Paul Sartre a encore de beaux jours devant lui. Oui, mais si justement la guerre n'est pas déclarée à l'échelle mondiale, il se pourrait qu'elle le soit envers sa personne.

    Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Jean-Paul Sartre que tout est permis et lorsque Alberto Giacometti apprend les critiques dont il est la victime, cela va chambouler le quotidien de l'écrivain.

    Heureusement pour lui, une femme arrivera et fera diversion bien malgré elle.

    J'ai trouvé ce roman un peu compliqué au démarrage le temps de m'habituer aux personnages puisque certains ne sont cités que par leur prénom et donc il m'a fallu repérer plus précisément chacun pour poursuivre facilement la lecture. Une fois imprégnée dans le roman j'ai trouvé plaisir à lire les aventures des héros. Si je me suis parfois un peu perdue c'est de ma très grande faute car ma maîtrise historique de l'époque d'avant-guerre est moyenne mais l'ensemble est plutôt cohérent et surtout très bien écrit. A l'inverse mes lacunes en histoire ont pu être réparées pour certaines puisque j'ai appris des informations dans ce roman et qu'ensuite ma curiosité fait que j'ai cherché à mieux comprendre comment fonctionnait la société, et notamment le milieu artistique dans les années 30.

    J'ai trouvé que Jérôme Attal jouait beaucoup avec la langue française et ce n'est absolument pas pour me déplaire. Il fait aussi la part belle à ce qu'était la France avant les tourments que nous lui connaissons et cela redonne aussi une certaine confiance. Certaines périodes sont plus ou moins occultées en fonction des événements qui ont perturbé la société et finalement Jérôme Attal rend hommage à ceux et celles qui ont fait aussi de la France un pays d'amour, de fête, de débats intellectuels etc.

    C'est un bon moment de lecture.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Suggestions de lecture

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre

Soyez le premier à en lancer une !

Forum

Afficher plus de discussions

Récemment sur lecteurs.com