37, étoiles filantes

Couverture du livre « 37, étoiles filantes » de Jerome Attal aux éditions Robert Laffont
Résumé:

« Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar... Voir plus

« Grognant dans son patois haut en couleur des montagnes, Alberto a déjà fait volte-face. Il est à nouveau en position sur le trottoir. Scrutant les confins de la rue Delambre. Pas du côté Raspail par lequel il vient d'arriver, mais dans l'autre sens, en direction de la station de métro Edgar Quinet. Rapidement, il repère la silhouette tassée de Jean-Paul, petite figurine de pâte à modeler brunâtre qui avance péniblement à la manière d'un Sisyphe qui porterait sur son dos tout le poids du gris de Paris et qui dodeline à une vingtaine de mètres de distance, manquant de se cogner, ici à un passant, là à un réverbère. «Ah, te voilà ! Bousier de littérature ! Attends que je t'attrape, chacal !» » Une comédie tourbillonnante constellée de pensées sur la création et de rencontres avec des femmes espiègles, mystérieuses et modernes.

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  • Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que...
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    Découvrir Paris juste avant la guerre, dans le milieu artistique qui plus est semble un thème original et divertissant. Mettre en scène des personnages historiques de manière romancée et nouvelle est une idée riche car elle attire ainsi le lecteur. La couverture du livre donne aussi à penser que l'insouciance est encore de mise à cette époque.

    Les heures sombres de la France n'ont pas encore sonnées et ainsi Jean-Paul Sartre a encore de beaux jours devant lui. Oui, mais si justement la guerre n'est pas déclarée à l'échelle mondiale, il se pourrait qu'elle le soit envers sa personne.

    Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Jean-Paul Sartre que tout est permis et lorsque Alberto Giacometti apprend les critiques dont il est la victime, cela va chambouler le quotidien de l'écrivain.

    Heureusement pour lui, une femme arrivera et fera diversion bien malgré elle.

    J'ai trouvé ce roman un peu compliqué au démarrage le temps de m'habituer aux personnages puisque certains ne sont cités que par leur prénom et donc il m'a fallu repérer plus précisément chacun pour poursuivre facilement la lecture. Une fois imprégnée dans le roman j'ai trouvé plaisir à lire les aventures des héros. Si je me suis parfois un peu perdue c'est de ma très grande faute car ma maîtrise historique de l'époque d'avant-guerre est moyenne mais l'ensemble est plutôt cohérent et surtout très bien écrit. A l'inverse mes lacunes en histoire ont pu être réparées pour certaines puisque j'ai appris des informations dans ce roman et qu'ensuite ma curiosité fait que j'ai cherché à mieux comprendre comment fonctionnait la société, et notamment le milieu artistique dans les années 30.

    J'ai trouvé que Jérôme Attal jouait beaucoup avec la langue française et ce n'est absolument pas pour me déplaire. Il fait aussi la part belle à ce qu'était la France avant les tourments que nous lui connaissons et cela redonne aussi une certaine confiance. Certaines périodes sont plus ou moins occultées en fonction des événements qui ont perturbé la société et finalement Jérôme Attal rend hommage à ceux et celles qui ont fait aussi de la France un pays d'amour, de fête, de débats intellectuels etc.

    C'est un bon moment de lecture.

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  • soazick
    Membre depuis le :
    24/05/2018
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    Amusant . Émouvant . Intéressant
    A partir d'une petite phrase sibylline, Giacometti décide de régler son compte à Jean Paul Sartre. Je ne vous dirai pas s'il a tenu parole, ou s'il a joint le geste à la parçole..A vous de...
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    soazick
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    24/05/2018
    9 avis déposé(s)

    1J'aime

    Amusant . Émouvant . Intéressant
    A partir d'une petite phrase sibylline, Giacometti décide de régler son compte à Jean Paul Sartre. Je ne vous dirai pas s'il a tenu parole, ou s'il a joint le geste à la parçole..A vous de voir. Mais pour sûr vous allez entrer dans un monde original, fourmillant de poètes surréalistes, d'écrivains en route vers le succès, outre Sartre, Cocteau, Arthaud, Anais Nin e bien d'autres " people" de ce temps..les années 30..tout près de la terrible année 39. Le titre déjà vous dévoile l'ambiance de l'année 37..les étoiles filent, les opinions fusent, les racismes de tous poils aussi, déjà monte la folie antisémite, anti rital, anti, pro.. Le monde d'il y a 80 ans n'est finalement pas si différent du notre, c'est troublant, dérangeant et pour tout dire inquiétant, Une belle découverte, un témoignage sur ces années d'orages mais aussi une enquête interessante sur le grand Alberto Giacometti. Un régal!!

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  • Alberto veut casser la gueule de Jean Paul !!
    Dans le Paris bouillonnant des années 30, à la veille de la guerre que personne ne veut voir venir, quelques jours en compagnie des frères Giacometti, Sartre, Beauvoir, et beaucoup d’autres au gré des rencontres aux terrasses des cafés de...
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    Alberto veut casser la gueule de Jean Paul !!
    Dans le Paris bouillonnant des années 30, à la veille de la guerre que personne ne veut voir venir, quelques jours en compagnie des frères Giacometti, Sartre, Beauvoir, et beaucoup d’autres au gré des rencontres aux terrasses des cafés de Montparnasse.
    Une fois encore Jérôme Attal livre un petit bonheur de roman, une douceur comme une coupe de champagne bien fraiche (pas surprenant qu’il ait été invité par Amélie Nothomb lors de son Grand Atelier ;-) )en y insufflant sa poésie et son grain de folie.
    Une course poursuite accrochée aux pans du manteau d’Alberto, qui traverse tout Paris, y compris en béquilles, pour venger l’affront.
    Un motif somme toute bien futile mais qui nos laisse entrevoir les prémices des bouleversements à venir pour cette pauvre Europe.
    Le tout s’achevant sur un réveillon de jour de l’an comme un feu d’artifice lumineux et magnifique avant de sombrer dans un avenir plus sombre.
    Une vraie réussite et un grand plaisir de lecture.

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  • Alberto Giacometti rêve d'un atelier plus grand pour faire des sculptures encore plus petites, il est séduisant, il a trente-cinq ans l'âge où l'on plait à la fois aux mères et à leurs filles. Une Américaine à moitié ivre a roulé avec sa voiture directement sur son pied, le séjour à la clinique...
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    Alberto Giacometti rêve d'un atelier plus grand pour faire des sculptures encore plus petites, il est séduisant, il a trente-cinq ans l'âge où l'on plait à la fois aux mères et à leurs filles. Une Américaine à moitié ivre a roulé avec sa voiture directement sur son pied, le séjour à la clinique l'a requinqué. Il décide, dès sa sortie, d'aller mettre une beigne à Jean-Paul Sartre, un crapaud grimaçant, un scribouillard qui se prétend son ami, mais qui s'est comporté comme une raclure à son égard.

    Voilà donc le point de départ de ce livre jubilatoire où l'on croise Picasso, Mauriac, Simone de Beauvoir, André Breton, Fernand Léger, Cocteau. L'auteur comme Émile Zola nous dépeint à merveille Paris, ses rues, ses quartiers, mais l'action ne se situe pas au milieu de XIX siècle mais à la fin des années 30, dans un Paris insouciant. Son écriture vivante est parsemée de dialogues qui rendent le récit encore plus réaliste. Jérôme Attal nous entraîne donc à la suite d'Alberto dans les cafés à la mode où l'on croise le Tout-Montparnasse, les artistes, les écrivains, les mondaines, les modèles et les maitresses, certaine sont les deux, Montmartre et ses bordels et les soirées avec de charmantes inconnues.
    « Si tous les gens qui se désirent couchaient ensemble au moins une fois, ils seraient moins tourmentés par la suite. C'est comme avec le chocolat, quand on y goûte c'est délicieux, mais on arrive plus vite qu'on croit à saturation. »

    Mais l'auteur évoque aussi l'horizon qui s'assombrit, la cagoule qui multiplie les assassinats dans Paris, les coups de poing fréquents entre les groupuscules d'extrêmes droites et les bolcheviques, toutes les tensions politiques et sociales qui annoncent la Seconde Guerre mondiale.
    Le ton léger voir badin m'a tout de suite enchanté, les dialogues sont savoureux et que dire des portraits de ces deux monstres sacrés que sont Giacometti et Sartre, un vrai régal !

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  • Il faisait partie de ma liste d’attente depuis l’annonce de sa parution prévue pour le 16 août dernier. Le jour J, j’étais tellement en avance qu’il n’était pas encore en rayon et qu’on me le donna tout frais sorti du carton. J’avais tellement aimé "L’appel de Portobello Road" que j’étais...
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    Il faisait partie de ma liste d’attente depuis l’annonce de sa parution prévue pour le 16 août dernier. Le jour J, j’étais tellement en avance qu’il n’était pas encore en rayon et qu’on me le donna tout frais sorti du carton. J’avais tellement aimé "L’appel de Portobello Road" que j’étais impatiente de retomber dans la magnifique écriture de Jérôme Attal. Et j’avoue d’emblée que "37, étoiles filantes" ne m’a pas déçue.

    Comme tout un chacun, je connaissais Giacometti et à travers ce nom, "L’homme qui marche". Mais Alberto, Al pour les intimes, que nenni ! Et c’est justement de lui dont il est question. Ce pauvre Al vient de se faire écraser le pied par une voiture conduite par une Américaine en état d’ivresse et se retrouve à l’hôpital. Lorsque Isabel, la jeune femme qu’il était sur le point de quitter, lui rapporte les propos fielleux de Jean-Paul Sartre à son encontre, il n’a de cesse de quitter ce lieu aseptisé – malgré les jolies infirmières qui le charment – pour aller lui casser la figure. Début tonitruant d’un roman qui ne l’est pas moins.

    A partir de ce que l’on pourrait presque appeler un fait divers, l’auteur nous embarque dans une balade à travers le Paris d’avant-guerre – la seconde – du côté de Montmartre où se côtoient nombre d’artistes. Nous y rencontrons, donc, Jean-Paul Sartre tout occupé de son futur premier roman dont il rebat les oreilles de ses interlocuteurs. Nous apprenons l’origine du célèbre lieu "La closerie des Lilas". Nous croisons Henri-Pierre Roché, écrivain et collectionneur d’art, et bien d’autres. J’ai beaucoup aimé ce mariage entre littérature et arts plastiques, entre peintres, sculpteurs et romanciers, sans oublier les jolies filles pétillantes. Beaucoup d’Histoire – avec un grand H – aussi, où il nous parle de la montée du nazisme et des problèmes rencontrés par les juifs.

    J’ai retrouvé avec bonheur l’écriture magique de Jérôme Attal, ses descriptions à nulles autres pareilles "Les sourcils en battants de porte, Jean-Paul s’extirpe de sa table de travail.",
    "Olga est arrivée à Paris…La jeune fille a fasciné les deux professeurs par sa grâce athlétique, ses bras d’une finesse à périr, la pureté de sa silhouette et la vitalité de son tempérament. La perfection angélique de son visage ovale, sous la frange de cheveux blonds parfaitement lissés en rouleaux, gagne en accessibilité grâce à un petit nez en patate."

    Ou encore ses expressions à contre-pied "Juste la lueur fastidieuse de la ligne de réverbères de la rue en contre-haut."

    D’anecdotes humoristiques, en meurtre et enquête policière, nous naviguons dans un monde trouble où le meilleur s’acoquine avec le pire. Et la légèreté du ton, l’allégresse du rythme, la beauté des mots m’ont apportée un immense plaisir de lecture jusque dans les remerciements. Ces émouvants “RHUM-MER-CIMENTS”, reflètent l’âme de l’auteur et nous disent toute sa sensibilité.
    Dois-je l’avouer ? J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman.

    https://memo-emoi.fr

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  • Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Ma chronique:
    Il n'aura fallu que quelques lignes à Jérôme Attal pour m'embarquer dans ce roman aussi historique que joyeux. On y découvre Alberto Giacometti sur un lit d'hôpital, jaugeant les infirmières avec un œil dont on ne sait s'il est celui...
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    Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Ma chronique:
    Il n'aura fallu que quelques lignes à Jérôme Attal pour m'embarquer dans ce roman aussi historique que joyeux. On y découvre Alberto Giacometti sur un lit d'hôpital, jaugeant les infirmières avec un œil dont on ne sait s'il est celui du peintre ou celui du chasseur de femmes. Mais il va lui falloir quitter cette charmante compagnie car son accident de voiture était somme toute bénin – une fracture du métatarse – pour retrouver… Jean-Paul Sartre. Il entend faire payer au philosophe la formule assassine qu’il a prononcé à son encontre. En apprenant les circonstances de l’accident dont il a été victime, il a eu cette formule : « Il lui est ENFIN arrivé quelque chose !».
    Un affront qui ne saurait rester sans réponse. « Le sentiment d’injustice est criant. L’affront total. » À tel point que la phrase assassine mobilise toutes ses pensées, qu’il ne peut plus travailler et qu’il ne peut plus jouir. Ce qui, on en conviendra est d’autant plus dramatique que les femmes jouent dans sa vie et dans celle de ses amis un rôle capital, à la fois muses, modèles, inspiratrices et amantes.
    Aussi voilà Giacometti parti brinquebalant à la chasse à l’homme. L’occasion pour Jérôme Attal ne nous faire (re)découvrir le Paris de l'Entre-deux-guerres et le Montparnasse des artistes et des intellectuels au fil des pérégrinations d’Alberto et de Jean-Paul. Quand le premier pense le trouver à la terrasse de l’un des cafés du Boulevard Saint-Germain ou du Boulevard Montparnasse ce dernier est chez l’opticien où il se fait faire de nouvelles lunettes et annonce avec fierté que qu’il va faire paraître son roman que Gaston Gallimard a proposé d’appeler La Nausée. Au lieu des compliments attendus, le spécialiste de la vue se récrie : « Il faut un titre qui soit appétant. Qui fasse envie. Qui déclenche la nécessité de l’emporter sur les plages ou aux sports d’hiver, votre bouquin ! » Une anecdote parmi d’autres qui enrichissent le livre et lui donnent cette touche de légèreté qui rende la lecture du roman très plaisante.
    Je retrouve avec grand plaisir cette époque déjà formidablement bien racontée l'an passé par Gaëlle Nohant. Dans Légende d'un dormeur éveillé, elle retraçait le destin tragique du poète Robert Desnos. Sur un mode plus léger, on retrouve cette même envie de prouver son talent d’artiste, cette même certitude que la reconnaissance viendra, comme le pense Diego, le frère d’Alberto : « Malgré les années de misère, le travail patient et incertain, il croit en une espèce de bonne étoile qui le sortirait des situations les plus tordues. La détermination et la patience font tout en ce bas monde. Ce qui fait tenir l’homme debout, c’est la rage positive. »
    Mais revenons quelques instants à la traque de Jean-Paul Sartre. Peut-être figure-t-il parmi les invités de Nelly qui aime accueillir chez elle cette faune bigarrée, allant de Picasso à Henri-Pierre Roché. L’auteur de l’inoubliable Jules et Jim, indécrottable romantique va suggérer de régler ce différend par un duel dont il serait le témoin et le chroniqueur.
    Je ne dirai rien ici l’issue de ce superbe roman, histoire de garder le suspense intact. Tout juste me hasarderai-je à dire que l’épilogue risque de vous surprendre, apportant une confirmation supplémentaire du talent de Jérôme Attal.

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  • Avis de la page 100:
    Je suis déjà séduite par ces premières pages, quel plaisir de suivre les déambulations d'Alberto Giacometti dans le Paris d'avant-guerre. Le roman débute sur l'évocation d'une blessure provoquée par une américaine ivre au volant de sa voiture. Giacometti se remet de ses...
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    Avis de la page 100:
    Je suis déjà séduite par ces premières pages, quel plaisir de suivre les déambulations d'Alberto Giacometti dans le Paris d'avant-guerre. Le roman débute sur l'évocation d'une blessure provoquée par une américaine ivre au volant de sa voiture. Giacometti se remet de ses émotions dans une clinique parisienne quand il apprend que Sartre aurait ironisé sur sa situation en déclarant "il lui est ENFIN arrivé quelque-chose!". Il n'a de cesse de le poursuivre et de se venger de ce bon mot formulé à ses dépends. J'aime beaucoup la manière dont Paris est évoqué et le personnage d'Alberto, vif et fantasque, me donne envie de connaître la suite de sa quête.

    Avis final:
    Ce roman s'ouvre au moment où Giacometti, blessé au pied à cause d'une américaine ivre, séjourne dans une clinique parisienne. Isabel, sa maîtresse anglaise, lui relate un bon mot que Sartre aurait formulé à son propos : grâce à cet accident, il lui serait « ENFIN arrivé quelque-chose ». Furieux, Giacometti décide de se venger et de rosser Sartre. Nous le suivons ainsi à sa recherche, dans le Paris de 1937, dans lequel il fait de nombreuses rencontres avant de finalement retrouver Sartre et assouvir sa vengeance d'une manière inattendue.
    Cette quête burlesque est vraiment agréable à lire ! J'y ai retrouvé avec grand plaisir des personnages et une époque entrevus dans la Légende d'un dormeur éveillé de Gaelle Nohant. Mais il s'agit là du seul point commun entre ces deux textes car celui-ci est bien plus léger. Le personnage de Giacometti est tout à fait fantasque et attachant, tout comme celui de son frère Diego, contrepoint plus sombre de cette personnalité débordante de vie et de charme.
    J'ai vraiment eu l'impression de saisir l'esprit de ce Paris de bohème où les artistes ont faim, sont pauvres, et passent leur temps à courir les cafés à la recherche d'amis, de connaissances mais aussi de mécènes (la rencontre avec le marchand d'art à la fin du roman pendant laquelle Giacometti devrait essayer de le séduire mais n'a d'yeux que pour Julia, une mystérieuse jeune femme rencontrée une nuit est vraiment parlante).
    Le rythme du texte est très rapide, comme une course effrénée dans Paris sur les talons du sculpteur. Tous les personnages entrevus sont drôles sans être trop caricaturaux, comme par exemple Mauriac qui invite Sartre à dîner et s'effraie de ses propos trop osés adressés à une riche héritière.
    Pour finir, l'écriture est elle aussi vive et plaisante, avec de nombreux clin d'oeil à l'actualité plus ou moins récente (ne serait-ce pas, page 100, une longue citation des propos vus et revus de Jawad Bendaoud, logeur des terroristes de l'attentat du Bataclan?).
    Pour toutes ces raisons et bien d'autres encore mais il ne faut pas tout révéler, ce livre sera mon coup de cœur de cette rentrée littéraire. Je suis bien certaine de le faire lire autour de moi...

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  • A la page 100, le décor de Paris des années en 1930 en plein bouillonnement intellectuel, philosophique et artistique est planté. Jérôme Attal nous offre la voie d’une plume décomplexée, légère et libertine pour évoquer l’histoire d’Alberto Giacometti, artiste sculpteur qui entretient une amitié...
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    A la page 100, le décor de Paris des années en 1930 en plein bouillonnement intellectuel, philosophique et artistique est planté. Jérôme Attal nous offre la voie d’une plume décomplexée, légère et libertine pour évoquer l’histoire d’Alberto Giacometti, artiste sculpteur qui entretient une amitié inconditionnelle avec Jean-Paul Sartre. Le ton est donné, il est exaltant, dynamique et réjouissant. Je suis séduite par la qualité de la narration. Je crois que je vais apprécier de me laisser fondre dans l'univers de cet homme hors du commun.

    Le roman terminé, je vous en dis plus sur un roman que je trouve jubilatoire !

    D'abord, parce qu'il se passe au début du siècle dernier. Nous sommes au cœur des années folles, la capitale est en pleine effervescence intellectuelle, artistique... les réflexions vont bon train, on boit, on fume, on fait la fête toute la nuit, on danse, on rit, personne n'est indifférent à la frénésie ambiante, pas même Alberto et son frère, Diego, qui entendent bien s'inscrire dans la dynamique. Sous la plume de Jérôme ATTAL, le propos est décomplexé, léger et libertin, poétique aussi.

    Nos passions sont des météores dans le filet de pêche de l’existence. P. 299

    Ensuite parce qu'il nous plonge au cœur de la création artistique. Le temps d'une lecture, vous entrez dans l'atelier du sculpteur et accompagnez son frère dans la réalisation des moules qui donneront naissance aux œuvres.

    Enfin, parce que ce roman est ponctué de jolies pensées philosophiques. J'aime tout particulièrement celle qui évoque la liberté :

    La liberté c’est juste la possibilité non négociable de pouvoir choisir ses propres servitudes. P. 124

    La passionnée que je suis de l'urbanisme a été très sensible bien sûr à l'approche du territoire et ses conséquences sur les comportements des êtres humains. Dites-moi où vous habitez, je vous dirais qui vous êtes !

    [...] il se dit que chacun vivait dans sa portion de territoire, que les individus finissaient par exister de manière locale, que les lieux déteignaient sur leur physique et qu’ils conditionnaient ou contaminaient leurs comportements bien plus que l’influence hiératique de la Lune ou des signes du Zodiaque. P. 168-169

    Ce roman, je l'ai aimé pour l'énergie qu'il véhicule, l'émerveillement qu'il suscite, la nostalgie aussi d'une période révolue où tout paraissait possible !

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  • Avis final
    37 étoiles filantes": un titre intriguant et prometteur. J' ai donc abordée ce livre de Jérôme Attal pleine d attente et de curiosité.

    La photo de la couverture nous met immédiatement dans l ambiance. Jérôme Attal nous entraîne dans le Paris des années 30 à la suite d'Alberto...
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    Avis final
    37 étoiles filantes": un titre intriguant et prometteur. J' ai donc abordée ce livre de Jérôme Attal pleine d attente et de curiosité.

    La photo de la couverture nous met immédiatement dans l ambiance. Jérôme Attal nous entraîne dans le Paris des années 30 à la suite d'Alberto Giacometti et de Jean-Paul Sartre. L'ambiance y est comme dans ces années là : folle ! Le lecteur est entraîné dans un tourbillon de vie, de femmes, d'artistes. Mais d'étoiles je n'ai pas trouvé...

    Le style est très classique, un peu l impression de lire un écrivain du 19eme ou encore du début du 20eme siècle. Je rapprocherais bien ce livre de Vercoquin et le plancton de Boris Vian sur la même période.

    Je n'ai personnellement pas adhéré ni à l histoire qui n'a comme intérêt que de nous offrir une photographie du milieu artistique de l'époque, ni au style, trop pompeux pour moi.

    Les personnages ne sont pas attachants. L'importance de l' image qu' ils renvoient est une constante de ces artistes égocentriques. L auteur a pris comme personnages principaux des artistes célèbres tels que Giacometti, Sartre, Mauriac. Ils les a dépeint comme des artistes légers et finalement de peu d intérêt. Ils n ont comme souci que celui de savoir où ils vont dîner et avec qui. Cette légèreté, nous fait oublier l apport culturel qu ils ont laissé au monde. Cela m a finalement déçue, je les imaginais avec des personnalités plus consistantes.

    J ai été attirée par le début du livre mais finalement ça tourne en boucle. Chaque jour est identique au précédent. Je me suis donc très vite ennuyée.


    Avis de la p100 d une exploratrice. . La photo de la couverture nous met immédiatement dans l ambiance.. Jérôme Attal nous entraîne dans le Paris des années 30 à la suite d'Alberto Giacometti et de Jean-Paul Sartre.. l'ambiance y est comme dans ces années là : folle... le lecteur se laisse facilement entraîner dans ce tourbillon de vie, de femmes, d'artistes.. est ce que la suite aura le même dynamisme? ...

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  • Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Point d’étape page 100:

    Il n'aura fallu que quelques lignes à Jérôme Attal pour m'embarquer dans un roman aussi historique que joyeux. On y découvre Alberto Giacometti sur un lit d'hôpital, jaugeant les infirmières avec un œil dont on ne sait s'il...
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    Explorateurs de la rentrée littéraire 2018 – Point d’étape page 100:

    Il n'aura fallu que quelques lignes à Jérôme Attal pour m'embarquer dans un roman aussi historique que joyeux. On y découvre Alberto Giacometti sur un lit d'hôpital, jaugeant les infirmières avec un œil dont on ne sait s'il est celui du peintre ou celui du chasseur de femmes. Mais il va lui falloir quitter cette charmante compagnie car son accident de voiture était somme toute bénin – une fracture du métatarse – pour retrouver… Jean-Paul Sartre. Il entend faire payer au philosophe sa formule assassine en apprenant l'accident: «Il lui est ENFIN arrivé quelque chose!». Je retrouve avec grand plaisir le Paris de l'Entre-deux-guerres et le Montparnasse des artistes et des intellectuels déjà formidablement bien raconté l'an passé par Gaëlle Nohant et sa «Légende d'un dormeur éveillé» et ai hâte de connaître l'épilogue de cette chasse à l'homme.

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