1Q84 T.1 ; avril-juin

Couverture du livre « 1Q84 T.1 ; avril-juin » de Haruki Murakami aux éditions 10/18
  • Date de parution :
  • Editeur : 10/18
  • EAN : 9782264057884
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Entre l'an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d'Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères... Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman... Voir plus

Entre l'an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d'Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères... Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d'amour, composantl'oeuvre la plus ambitieuse de Murakami.

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Articles (3)

  • Portrait de Haruki Murakami
    Portrait de Haruki Murakami

    Comme l'un des personnages de sa trilogie 1Q84, perturbé par son « premier souvenir », Haruki Murakami raconte souvent l'un de ses traumatismes d'enfance : à trois ans, il serait tombé dans un ruisseau et aurait failli se faire emporter dans un tunnel, si sa mère ne l'avait pas rattrapé in extremis.

  • La littérature japonaise, un monde à découvrir
    La littérature japonaise, un monde à découvrir

    Invitées du dernier salon du livre de Paris, les lettres japonaises présentent une étonnante diversité. Derrière les succès des mangas et d’Haruki Murakami, tout un monde à (re)découvrir. 

  • IQ84 de Haruki Murakami
    De Haruki Murakami

    1Q84, best-seller au Japon a vu ses deux premiers tomes publiés en août 2011 en France. Le troisième est attendu… par des milliers de lecteurs en mars 2012. 

Avis (39)

  • Je n’avais jamais rien lu de cet auteur, et j’ai plongé avec délice dans l’univers de 1Q84, cette année parallèle à 1984, un univers en décalage subtil mais non moins vivant où brillent deux lunes, où règnent d’étranges lutins, les Little People. On suit l’histoire parallèle de Aomamé et de...
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    Je n’avais jamais rien lu de cet auteur, et j’ai plongé avec délice dans l’univers de 1Q84, cette année parallèle à 1984, un univers en décalage subtil mais non moins vivant où brillent deux lunes, où règnent d’étranges lutins, les Little People. On suit l’histoire parallèle de Aomamé et de Tengo, ils ont été ensemble à l’école primaire durant deux années, ne se sont jamais revus, on pressent qu’il leur faudra se retrouver, mais où? quand ? Je préfère ne rien vous dévoiler de cette œuvre hypnotique et fascinante. J’aime vraiment beaucoup l’écriture de Murakami, les portraits ciselés qu’ils dresse de ses personnages, l’atmosphère étrange qu’il installe au fil des pages où la normalité la plus absolue et presque la plus banale côtoie le merveilleux. Mais ne vous y trompez-pas, le monde qu’il décrit n’est pas un monde tendre, c’est un monde de sectes, de fanatisme religieux, de violence, de sexe dont il parle avec poésie et douceur tout autant qu’avec crudité ... Mais il parle aussi d’amour pur, de solitude, d’écriture...Envoûtant !

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  • Une chose est sûre en lisant ce roman, c'est que l'auteur est un grand fan de 1984 de Orwell. Mais, malheureusement à mon goût, il n'est pas à la hauteur de ses espérances. L'histoire est longue. Extrêmement longue. C'est un premier tome, certes, mais le rôle d'un premier tome est de donner...
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    Une chose est sûre en lisant ce roman, c'est que l'auteur est un grand fan de 1984 de Orwell. Mais, malheureusement à mon goût, il n'est pas à la hauteur de ses espérances. L'histoire est longue. Extrêmement longue. C'est un premier tome, certes, mais le rôle d'un premier tome est de donner envie au lecteur de se plonger à corps perdu dans l'histoire. Ici, le seul endroit où l'on plonge véritablement, c'est dans le pays du sommeil. Il regorge de répétitions. Les mêmes phrases et mêmes paragraphes sont rabâchés sans arrêt. C'est très lassant.
    Murakami met souvent en avant l'oeuvre d'Orwell. Cela-dit, il en dit tellement que le lecteur n'a plus envie ni de lire ni de relire ce roman. En réalité, en voulant lui rendre hommage, il l'a simplement desservi. Et puis, pourquoi choisir quasiment le même titre. En japonais, 1984 et 1Q84 se disent exactement de la même façon … Ça n'a rien de bien original !
    En ouvrant un roman japonais, on s'attend à découvrir le pays. Si c'est ce que vous recherchez, refermez ce roman. À part nous donner le nom de grande ville comme Tokyo ou Shibuya, aucune des descriptions nous rapportent de près où de loin à ce merveilleux pays. Quelle déception !
    Autre point négatif concernant le côté pervers de ce roman. D'abord Aomame nous explique ces ébats sexuels quelque peu étranges pour une japonaise sensée être très pudique et controlée. Ensuite Tengo, qui va demander à sa petite amie, mariée, de bien vouloir prendre le rôle de sa mère dans leurs ébats. Et pour finir, il se retrouve à éjaculer en pensant à Fukaeri, une jeune fille de dix-sept ans. Bercé par le monde des mangas, l'auteur a donné des airs de Hentai à son oeuvre, ce qui est particulièrement malaisant quand on vient à se dire qu'il doit certainement être un Stolcker.
    Certain passage nous donne l'impression de lire un exposé très barbant. Ce n'est absolument pas dynamique. Sans compter, que Murakami a mal dosé ses citations. Des citations qui n'en sont plus à mes yeux, lorsqu'on recopie des pages d'une oeuvre existante. D'autant plus que ça n'a pas réellement servi l'histoire. En tout cas, pas dans ce tome. Une façon d'ajouter des pages à un premier tome qui se serait contenter d'une centaine de pages.
    Le seul personnage a qui j'ai pu m'attacher, c'est la vieille femme. Une japonaise dans toute sa splendeur. Polie, douce, élégante, réservée. Mais avec quand même, une once de colère suffisante pour intriguer et donner envie d'en savoir davantage sur elle. Pour ce qui est d'Aomame et de Tengo, ils sont tous les deux détestables. Aomame est obsédée par le sexe et Tengo est un voleur d'oeuvre. Comment les aimer ?
    On comprend vite que le roman va traiter d'une distorsion de temps. Alors, on se demande si Aomame ne serait pas Fukaeri et si Fukaeri ne serait pas Tsubasa. le tout, dans des sortes de réalités alternatives. Des mondes différents bien que similaires. Dommage, car l'histoire semble être intéressante. Malheureusement elle est noyée dans un flot d'informations, de citations et de répétitions absolument inutiles. On attend de voir le second tome pour confirmer le désastre ou pour changer d'avis. Mais, il va me falloir beaucoup de courage pour m'y plonger. Un roman qui a eu beaucoup d'engouement, mais on ne sait pas vraiment pour quelles raisons …

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  • Univers parallèle, monde miroir, Murakami nous entraîne dans son univers parfois difficile à suivre mais quand on se laisse porter et que l'on entre dans cet univers, une nouvelle vision du monde peut apparaitre...

    Univers parallèle, monde miroir, Murakami nous entraîne dans son univers parfois difficile à suivre mais quand on se laisse porter et que l'on entre dans cet univers, une nouvelle vision du monde peut apparaitre...

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  • Je découvre l'auteur à travers ce premier tome. L'histoire commence doucement, mais on est tenu par un je ne sais quoi qui nous pousse à toujours continuer. Et puis, vers les 100 dernières pages, on sent que l'histoire s'accélère et puis, c'est déjà la fin du tome... J'enchaine donc avec le tome 2!

    Je découvre l'auteur à travers ce premier tome. L'histoire commence doucement, mais on est tenu par un je ne sais quoi qui nous pousse à toujours continuer. Et puis, vers les 100 dernières pages, on sent que l'histoire s'accélère et puis, c'est déjà la fin du tome... J'enchaine donc avec le tome 2!

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  • Il est toujours délicat de parler de cet auteur, et d'essayer de mettre le doigt sur les sensations ressenties à la lecture de ses romans. Comme toujours une atmosphère propre à Murakami se dégage de cette lecture, proche de celle de "Kafka sur le rivage" mais pas aussi passionnante pour le...
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    Il est toujours délicat de parler de cet auteur, et d'essayer de mettre le doigt sur les sensations ressenties à la lecture de ses romans. Comme toujours une atmosphère propre à Murakami se dégage de cette lecture, proche de celle de "Kafka sur le rivage" mais pas aussi passionnante pour le moment. Peut-être est-ce dû au concept de trilogie, dont le premier tome est souvent une mise en bouche? Il prend son temps pour mettre en place cet univers et ses particularités.

    Le récit alterne entre le point de vue de chacun des deux héros, Aomamé & Tengo. Le cours de leur vie se rapprochent irrémédiablement l'un de l'autre. Progressivement des liens apparaissent entre eux, d'abord par petites touches à peine visibles, puis de plus en plus précises. Le lecteur s'imerge progressivement dans le rythme de leurs histoires, et attend avec patience (?!) les circonstances de leur rencontre. Le monde dans lequel ils évoluent se modifie imperceptiblement, mais personne ne semble en prendre conscience à part ces deux personnages. (C'EST PEUT-ETRE UN SPOILER: A un moment je me suis même demandé si Aomamé ne se trouvait pas dans "la chrysalide de l'air". Ça fait réfléchir.) Les thèmes abordés sont parfois délicats comme la violence faite aux femmes et aux enfants, les sectes, mais aussi l'écriture et l'édition, la réécriture de l'histoire (ou de l'Histoire), etc.

    En plus des deux personnages principaux, qui sont deux êtres profondément solitaires sans véritables attaches et d'anciennes blessures d'enfance; Murakami cisèle les personnages secondaires comme Fukaéri (le personnage le plus attachant pour le moment), la vieille dame, Tamaru, Tamaki, Ayumi... Chacun a des motivations fortes et un caractère bien détaillé. Il met en place des personnages très humains et tisse progressivement sa toile tel une araignée, préparant les ressorts et les chausse-trappes pour la suite des aventures de Tengo et Aomamé. L'étrange et le fantastique vont prendre le pas sur la réalité, et le lecteur entrera alors véritablement dans le monde onirique de Murakami.

    Le style de l'auteur est fluide, poétique, très onirique, tout en finesse. Comme une partition de musique. Plusieurs genres littéraires se succèdent dans ce roman : le roman de société au travers des thèmes traités, l'étude de l'enfance et des caractères des personnages principaux donne un aspect psychologique à "1Q84", un aspect thriller quand le lecteur se retrouve aux côtés d'Aomamé en train de remplir l'un de ses contrats, le fantastique avec les Little People, et d'anticipation avec les allusions à "1984" de George Orwell.

    Le point pénalisant sont les allusions sexuelles parfois crues, que je ne trouve pas particulièrement justifiées. Par exemple, en lisant la scène dans laquelle Aomamé a une discussion avec un inconnu sur son zizi, le lecteur aura soit une furieuse envie de rire, soit le regard vide et bovin d'une incompréhension totale face à cette digression plutôt crue, comparée à la délicatesse de l'ensemble du récit. Que veut-il faire passer? Manque de culture nippone? De même pour le rêve récurrent de Tengo sur sa mère. Plutôt œdipien ou malsain?

    L'histoire est très (trop?) lente à se mettre en place, même pour un auteur aussi méticuleux que Murakami. Je comprends que des lecteurs novices se soient perdus en route. C'est vrai que la quatrième de couverture est erronée dans le sens ou elle semble parlée de la trilogie dans son entier et non de ce livre en particulier. (...)

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  • Je suis un retardataire de la lecture de 1Q84. Je trouve ce tome 1 agréable mais très "fabriqué". Le récit addictif marche très bien au début mais s'étiole quelque peu dans la dernière partie. Murakami joue. Avec ses personnages et avec le lecteur. Je préfère de loin les récits plus resserrés...
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    Je suis un retardataire de la lecture de 1Q84. Je trouve ce tome 1 agréable mais très "fabriqué". Le récit addictif marche très bien au début mais s'étiole quelque peu dans la dernière partie. Murakami joue. Avec ses personnages et avec le lecteur. Je préfère de loin les récits plus resserrés comme "Au sud de la frontière..." ou "L'inconnu Tsukuru..."
    On est pratiquement ici dans un film d'animation de Mayasaki mais avec beaucoup moins de poésie.Le parti-pris d'opposition du réel à l'irrationnel est très intéressant, pour autant je ne suis pas pressé de passer au tome 2 mais plutôt de découvrir les premiers ouvrages de l'auteur enfin édités.

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  • Tokyo, 1984. Tengo a 30 ans, Aomamé en a 29. Il est solitaire depuis l'enfance, elle aussi. Il est professeur de mathématiques dans une école préparatoire, elle enseigne les arts martiaux. Quand il ne travaille pas, il s'adonne à l'écriture, elle tue des hommes qui ont violenté leur femme. Il...
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    Tokyo, 1984. Tengo a 30 ans, Aomamé en a 29. Il est solitaire depuis l'enfance, elle aussi. Il est professeur de mathématiques dans une école préparatoire, elle enseigne les arts martiaux. Quand il ne travaille pas, il s'adonne à l'écriture, elle tue des hommes qui ont violenté leur femme. Il entretient une liaison avec une femme mariée de dix ans son aînée qui vient chez lui tous les vendredis, elle n'a pas de relation fixe mais, quand l'envie de sexe se fait sentir, elle va dans un bar et se trouve un homme, mûr, à la calvitie naissante de préférence, pour passer la nuit.
    La tranquille routine de Tengo bascule le jour où son éditeur lui demande de récrire ''La chrysalide de l'air'', le roman d'une adolescente de 17 ans, l'énigmatique Fukaéri. Bien qu'il sache que son travail servira à une escroquerie, Tengo ne peut s'empêcher de remanier ce texte étrange qui évoque les Little People qu'il croit nés de l'imagination de la jeune fille, alors même qu'elle affirme qu'ils existent réellement.
    Pour Aomamé, tout commence par des détails insignifiants mais troublants : l'uniforme des policiers qu'elle ne reconnait pas, leur arme de service qui a changé, des faits d'actualité qu'elle n'a pas vu passer dans la presse. Ces anomalies dont elle n'ose s'ouvrir à personne trouvent leur paroxysme quand elle voit deux lunes luire dans le ciel de Tokyo. Persuadée d'être saine d'esprit, Aomamé pense qu'elle a glissé dans un monde parallèle, une autre année qui ne serait pas 1984, mais 1Q84...

    Le sortilège MURAKAMI frappe fort encore une fois avec cette histoire qui semble si banale a priori. Une histoire où il ne se passe pas grand chose en définitive. Roman fantastique ? Bien sûr, mais toute en nuances, avec de petites touches, très légères, une sorte de dérèglement qui montre que l'on n'est pas tout à fait dans le monde tel qu'on le connait. Science-fiction ? Sans doute, pourtant pas de grand saut vers le futur mais un voyage vers le passé et l'année 1984. Sortilège oui parce que l'on est aspiré dans ce récit sans moyen de s'en extraire. Au fil des pages, la curiosité croît. Qui sont Tengo et Aomamé ? Se connaissent-ils ? Vont-ils se rencontrer ? MARUKAMI laisse des indices, sème des coïncidences mais fait planer le doute, se tait sur l'essentiel, laisse les questions sans réponses. Son histoire, simple en apparences, bascule subtilement dans une sourde angoisse. Une secte très secrète, des enfants mutiques, les inquiétants Little People...1Q84 n'a pas fini de surprendre Tengo et Aomamé...tout comme le lecteur troublé, hypnotisé, ensorcelé et surtout pressé de lire la suite.

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  • Voici déjà quelques quelques années que j’ai lu les trois tomes de « 1Q84 » de Haruki Murakami à leur parution en livres de poche et que mes critiques étaient faites mais toujours pas publiées. Trouvant qu’il était grand temps d’y mettre mon grain de sel après toutes les nombreuses chroniques...
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    Voici déjà quelques quelques années que j’ai lu les trois tomes de « 1Q84 » de Haruki Murakami à leur parution en livres de poche et que mes critiques étaient faites mais toujours pas publiées. Trouvant qu’il était grand temps d’y mettre mon grain de sel après toutes les nombreuses chroniques (je pense d’ailleurs que c’est pour cela que je ne l’avais pas fait) j’ai fini par me dire : « Et pourquoi ne pas écrire quelques lignes sur mon ressenti ? ». Il en sera ce que l’on voudra mais cette fois je me lance.

    Pour ce premier tome paru en 2011, douzième roman de mon cher écrivain japonais dont je suis une adepte, je vous livre donc mes impressions et ce dont je me souviens. D’ailleurs pour ce faire, j’ai pris le livre à mes côtés car je retravaille un peu ma première critique.

    L’histoire se passe au Japon, en 1984. C’est celle de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant de 1Q84, deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent en alternance Aomamé et Tengo, tous deux âgés de vingt-neuf ans et qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans.
    A cette époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom (signification : « Haricot de soja ») et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle « religion des témoins. »
    Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Ainsi un pacte secret avait été conclu entre les deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
    En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
    Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d’une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Elle a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, de dates en rapport avec l’Histoire, une mémoire phénoménale.
    Tengo lui, est un génie des mathématiques, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de ré-écrire l’autobiographie d’une jeune fille échappée de la « Secte des Précurseurs ». Il est aussi régulièrement pris de malaises au cours desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l’âge d’en un et demi.

    Les deux jeunes gens, on l’a compris, sont destinés à se rencontrer, mais où et quand ? En 1984 ? En 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?

    Ce premier tome démarre « sur les chapeaux de roues». Il est mené magistralement, l’intrigue est distillée avec finesse : Aomamé coincée dans une taxi pris dans un embouteillage tandis que la radio diffuse la « Sinfonietta » de Leoš Janáček. Le chauffeur suggère alors à Aomamé de descendre et de prendre un escalier d’urgence pour rejoindre plus rapidement une gare mais plus elle descend, plus des souvenirs oubliés remontent en surface. Elle s’aperçoit rapidement qu’elle franchit le seuil d’un autre monde où tout se détraque. Mais elle reste concentrée sur sa mission : tuer un homme coupable de violences conjugales pour le compte d’une vieille femme très riche et éprise de justice.

    Nous sommes prévenus dès le début : « Il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n’y a toujours qu’une réalité.

    Tandis qu’Aomamé s’engage de son côté, Tengo, lui, raconte sa vie calme, bien organisée et de son rêve de devenir écrivain.
    Je remarque au fur et à mesure de ma rédaction, que c’est le personnage d’Aomamé qui m’a le plus fascinée car elle est vraiment touchante (malgré son rôle de tueuse à gages) mais elle sait aussi faire preuve d’une immense patience. Elle peut sembler très froide mais au fond d’elle-même ça vibre.
    Ainsi chaque chapitre correspond aux expériences de chacun, à tour de rôle.
    L’auteur nous entraîne dans un roman à suspense, certainement aussi de la science-fiction (du fantastique, du surréalisme plutôt) avec ces deux mondes parallèles.

    Comme d’habitude Haruki sait tenir le lecteur en haleine (pour moi vu l’année où je l’ai lu, « il a su ») et je n’avais qu’une hâte, lire la suite. Et pourtant les livres de cette trilogie fantastique sont bien épais mais je n’ai jamais été lassée. Elle prend sa source dans une réalité historique pour le romancier : l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo.

    Sans toutefois dénaturer l’histoire puisque je n’en ai donné que quelques indications, on peut dire que l’on rencontre des personnages assez particuliers : par exemple Fukaeri (une auteure dyslexique) – Tamaru (un garde du corps homosexuel mais très sympathique) – Ayumi (une jeune femme policier) – et des mystérieuses créatures : des « Litlle People ») – un chien berger allemand qui est fou d’épinards ….
    Voici donc de quoi aiguiser la curiosité de ceux (il en reste) qui n’ont pas encore lu cette œuvre de qualité (comme d’habitude).

    Et la question est : Tengo et Aomamé vont-ils se rencontrer ?
    A suivre...次号に続くjigounitsuzuku (à suivre au prochain numéro)…
    Il me reste donc à publier mes deux autres critiques, ce que je ne manquerai pas de faire puisque j’ai ENFIN commencé.

    Par contre je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer une critique de L’Express : « On peut se demander si le virtuose Murakami ne s'est pas amusé à jouer les prophètes dans une saga aux allures de page turner. Un vertigineux roman-fleuve où il fustige le fondamentalisme, la violence faite aux femmes, tout en s'interrogeant sur la perversité de la création littéraire. »

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