Hitchcock signe le début, vous vous chargez de la suite !

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  • Rien de tel que de faire travailler son imagination pour oublier qu'on est enfermé !
    Pour ce premier jeu, nous partons d'un extrait du livre Le Chinois qui verdissait, signé Alfred Hitchcock.
    A vous d'inventer la suite en 5-10 lignes maximum ! Lâchez-vous et surprenez-nous...



    "Le hurlement fit tressaillir Bob et Peter.
    Les deux garçons se tenaient devant une grande porte qu’ils n’avaient pas encore osé ouvrir. Le clair de lune donnait un air irréel au vieux manoir délabré, avec ses murs recouverts de lierre.
    Bob, qui avait un magnétophone portatif en bandoulière et décrivait le paysage en parlant dans le micro, venait d’interrompre son compte rendu pour remarquer : « Tu sais, Peter, beaucoup de gens pensent que ce manoir est hanté. Il est bien dommage que nous n’y ayons pas pensé quand nous cherchions une maison hantée pour Alfred Hitchcock »."
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  • Peter se sentait fébrile et inquiet à la fois .
    Que faire ? Laisser la peur l'envahir ou bien se lancer à corps perdu dans cette grande maisonnée , l'excitation grandissante ?
    D'un commun accord, nos deux jeunes héros entrèrent sur la pointe des pieds dans le hall aux dimensions gigantesques. Qui peut bien vivre ou avoir vécu ici, se demandèrent-ils ? Une demeure pour Gargantua, probablement , les souvenirs des bancs d'école et de ce roman leur revenant en mémoire ...
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  • En entendant les propos de Bob, Peter vit son rêve de la nuit dernière lui arriver en pleine face. Un frisson couplé à une pointe d'excitation lui parcourus l'échine...
    Lui et Bob avaient pris la direction du Manoir, emplis de témérité et bien décidé à faire de ce lieu le point d'orgue de leur renaissance sociale. Réputés comme les has-been de leur école, ce reportage était l'occasion rêvée pour faire taire ce petit merdeux de Ronald qui n'avait de cesse de les racketter à la sortie de l'école. Ces hurlements provoquaient en lui une sensation étrange qu'il n'osait partager avec son ami. Une partie de lui lui intimait de rebrousser chemin alors qu'une autre le poussait, avec une force qu'il ne soupçonnait même pas, à braver l'inconnu.
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  • Alfred Hitchcock n'avait jamais demandé que l'on cherche pour lui une maison hantée. En fait ce qu'il voulait c'est qu'on le laisse tranquille. Ce qu’il voulait c'est passer une semaine en thalassothérapie. En Bretagne. Il avait entendu parler de cette région de France, et il avait envie d’y aller. Il était fatigué de faire des films. Il était fatigué de la célébrité. Il n’avait qu’une envie celle de se mettre au vert, et de cultiver des légumes bios.
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  • Peter regarda Bob du coin de l'oeil, était-il vraiment judicieux de continuer à poursuivre les extravagances de Bob ? Leur professeur , certes , leur avait demandé de travailler sur le roman noir de leur choix , mais il ne se souvenait pas qu'il fallait faire un jeu de rôles .Pourtant l'excitation allait grandissante , qu'est ce que ce hurlement promettait ?Quelque fantôme caché dans une tour affaissée , venu livrer un secret . A l'inverse de Bob , Peter était un rêveur et voulait imaginer quelque histoire de princesse murée , peut-être pas si loin des romans à suspens d'Alfred Hitchcock...Tout en continuant d'avancer , les deux garçons perdus dans leurs pensées , ne remarquèrent pas l'ombre légère qui se déplaçait dans leurs pas
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  • A ces mots, Peter ressentait son excitation se mêler à une peur croissante. Mais il ne recule jamais. Jamais.
    Il lança alors un regard intense et plein d'audace à Bob qui sans un mot acquiesça. Après tout, ils avaient un concours à gagner ! Et ils sont prêts à tout.. Leur devise n'était-elle pas : "Bob et Peter, la crème des reporters !" ? La photo de l'année illustrant un lieu abandonné et effrayant serait prise derrière ces murs, ils le savaient. Coûte que coûte. Peter se rapprocha, suivi de près par son acolyte. Le craquement des pierres délabrées du perron retentissaient sous leur pas. Leurs jambes flageolaient. Bob en trébucha avant de se rattraper à Peter, le propulsant tout droit vers la poignée en argent qui trônait au centre de la porte principale. Elle représentait un loup. Monumental. Qui les regardait droit dans les yeux. Il semblait même suivre chacun de leur mouvement. "A trois, on entre Bob!... Un.. deux..." Stupéfaction. Un grincement assourdissant se fit entendre avant la fin du décompte. La porte venait de s'ouvrir violemment. Seule. Le hurlement reprit alors de plus belle. Le spectacle qui s'offrait à eux dépassait tout entendement...
    Derrière ces murs délabrés, un hall d'entrée majestueux et complètement préservé, à l'image d'un monastère chinois, révélait fresques et sculptures murales entièrement dentelées à même les parois. Le spectacle était aveuglant tant il était chargé et... vert. Une couleur, une seule, du sol au plafond. Vert. Vert comme les quelques arbustes qui se battaient dehors pour survivre, vert comme le tesson d'une bouteille de sauce gisant encore au sol, et vert comme.. le dragon qui hurlait en son centre et qui les pétrifia sur place. A leur tour d'être verts.. de peur.
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  • - « Hanté, tu crois, n’as-tu pas entendu ce hurlement lugubre » répliqua Peter.
    - « Ne sois pas idiot, il s’agit probablement d’une chouette qui a fait son nid dans le coin »
    - « Et bien, elle devait avoir sacrément mal à la gorge ta chouette, pour pousser un tel cri » rigola Bob.

    Les deux garçons malgré une appréhension qui montait graduellement en eux, décidèrent de pénétrer dans cette immense baraque en ruine, au risque de passer au travers du plancher moisi. A peine avaient-ils passé le seuil de la porte, qu’un bruit distinct se fit entendre en haut du monumental escalier qui leur faisait face. Le bruit se répéta et s’amplifia à tel point qu’il devint vite insupportable à des oreilles humaines ou pour tout être vivant se trouvant dans un périmètre raisonnable.

    Bob et Peter prirent leurs jambes à leur cou et se précipitèrent dehors, morts de trouille, courant sans oser se retourner, sur ce qu’ils n’osaient imaginer. Arrivés au bout de la rue, ils firent une halte afin de reprendre leur souffle et se jurèrent de ne plus jamais y mettre les pieds.
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  • Peter était admiratif du sang-froid de Bob, qui ne semblait pas plus inquiet que cela. Mais fallait-il pénétrer dans ce drôle d’endroit ? Cette maison semblait certes vide et abandonnée, mais ce hurlement ? Peter essayait de se raisonner : était-ce un oiseau, le vent dans les vieilles planches cassées, un chien errant dans le lointain... ? Bob réenclencha son magnétophone et se décida à ouvrir la porte qui grinça sous ses gonds...
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  • lecteurs.com a dit :
    Rien de tel que de faire travailler son imagination pour oublier qu'on est enfermé !
    Pour ce premier jeu, nous partons d'un extrait du livre Le Chinois qui verdissait, signé Alfred Hitchcock.
    A vous d'inventer la suite en 5-10 lignes maximum ! Lâchez-vous et surprenez-nous...


    "Le hurlement fit tressaillir Bob et Peter.
    Les deux garçons se tenaient devant une grande porte qu’ils n’avaient pas encore osé ouvrir. Le clair de lune donnait un air irréel au vieux manoir délabré, avec ses murs recouverts de lierre.
    Bob, qui avait un magnétophone portatif en bandoulière et décrivait le paysage en parlant dans le micro, venait d’interrompre son compte rendu pour remarquer : « Tu sais, Peter, beaucoup de gens pensent que ce manoir est
    hanté. Il est bien dommage que nous n’y ayons pas pensé quand nous cherchions une maison hantée pour Alfred Hitchcock »."


    "- Alfred Hitchcok, tu es sûr ? je crois qu'il se prénomme Albert.
    - Mais non, c'est bien Alfred, Albert c'est Einstein
    - Albert Einstein ? Connais pas, il joue dans quoi ?
    - Einstein, le mec de la relativité, le physicien...
    - Non, connais pas. Moi, tu sais les sciences3
    Pendant qu'il devisent ainsi, la porte du manoir s'entrouvre et le hurlement reprend, encore plus terrible, qui fige les deux garçons. Apeurés mais intrigués, ils entrent. Le hall est sombre, le corridor carrément noir, avec au bout, une lueur. Ils s'avancent jusque vers le trait de lumière. Les cris reprennent. Bob et Peter continuent leur avancée vers la lueur. Ils poussent la porte, les cris se sont arrêtés. Bientôt de grands rires fusent, et Bob et Peter avancent la tête dans la pièce et assistent, médusés à une partie de canasta endiablée entre Alfred Hitchcock et Albert Einstein.
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  • -C'est toujours pareil avec nous, on n'a pas de chance...
    A peine Peter avait-il prononcé ces mots, que la porte s'entrouvrit avec un grincement sourd. Un souffle sépulcral aux relents d'encens enveloppa les garçons.
    -Au contraire, c'est l'occasion d'avoir un super reportage, pour une fois! Les chinois seront contents.
    -Allez, passe le premier, je ferai le moins de bruit possible...
    Prudemment, ils franchirent le seuil . Derrière la porte se tenait un personnage hideux ... qui leur tendit une carte :
    "Menu spécial Halloween: 200 euros"
    Dépités, ils remballèrent leur matériel.
    -Je te l'avais bien dit", persifla Peter, qui était un garçon assez pénible.
    Bob songerait à chercher un associé plus efficace, dans un avenir proche...
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