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Zoya Pirzad

Zoya Pirzad
Romancière, traductrice (Alice au pays des merveilles, poésie japonaise...), nouvelliste hors pair, Zoyâ Pirzâd, née en 1952, propose une belle interrogation sur le bonheur de vivre. Elle fait partie des auteurs iraniens qui font sortir l'écriture persane de ses frontières et l'ouvre sur le monde... Voir plus
Romancière, traductrice (Alice au pays des merveilles, poésie japonaise...), nouvelliste hors pair, Zoyâ Pirzâd, née en 1952, propose une belle interrogation sur le bonheur de vivre. Elle fait partie des auteurs iraniens qui font sortir l'écriture persane de ses frontières et l'ouvre sur le monde. Comme tous les après-midi est son premier livre traduit en français.

Articles en lien avec Zoya Pirzad (1)

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Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « On s'y fera » de Zoya Pirzad aux éditions Zulma

    Lautre-Magda sur On s'y fera de Zoya Pirzad

    Oh que j'aime ça.... Aller en librairie, découvrir au hasard, enfin disons sans avoir eu de choix préalable, quelques romans étrangers inconnus dans de jolies éditions abordables financièrement. Merci @Zulma pour ça !

    Je ne connaissais pas cette fantastique écrivaine iranienne, Zoyâ Pirzâd,...
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    Oh que j'aime ça.... Aller en librairie, découvrir au hasard, enfin disons sans avoir eu de choix préalable, quelques romans étrangers inconnus dans de jolies éditions abordables financièrement. Merci @Zulma pour ça !

    Je ne connaissais pas cette fantastique écrivaine iranienne, Zoyâ Pirzâd, et je suis tombée sous le charme.

    C'est un beau roman, qui nous transporte en Iran, dans un monde de femmes, où les plats ont des noms merveilleux, les personnages des prénoms mythologiques et où les couleurs chatoyantes écrasent le gris des foulards.

    Arezou, (Quel beau prénom !), est une femme divorcée, une mère et une dirigeante occupée d'une agence immobilière.

    J'ai eu plaisir à découvrir sa personnalité, sa vie, ses amies, sa famille, ses doutes et ses habitudes de vie.

    C'est chantant et ça donne envie de retrouver de vieilles amies à qui tout pouvoir dire loin des réseaux sociaux... Autour d'un bon thé et d'une succulente pâtisserie...

    (Pour moi, qui ait vécu à Marseille, il y a là quelque chose de déjà frôlé.)

    Mais, c'est plus profond, tout n'est pas si rose.

    Les liens, s'ils existent, sont parfois rudes.

    Notamment avec sa mère, sorte de princesse froide, dont Arezou a toujours eu le sentiment de ne pas être aimée, et en miroir les relations fortes avec sa fille Ayeh, qui rêve de vivre avec son père à Paris...

    Il y a aussi les personnages de l'agence, tous très riches en caractère et à qui Arezou fait toujours attention.

    Et puis, une rencontre, un jour, qui ouvre une porte à l'amour, et le récit nous dira si malgré toutes les pressions et habitudes, Arezou se permettra cette douceur là...

    Ou pas.

    Au delà de l'histoire elle-même, j'ai tellement aimé dans ces couleurs, odeurs et sonorités autres découvrir un autre univers pourtant si proche, c'est un bonheur pur, et puis j'aime ces écritures de femme, avec beaucoup de finesse, où rien de sensationnel, de terrifiant ne se déroule, mais où la fluidité des jours qui passent et l'essence de la vie même, et les conséquences de nos choix et de nos milieux de vie, y sont finement dessinés.

    Un bel univers sensible à découvrir.

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    Couverture du livre « On s'y fera » de Zoya Pirzad aux éditions Zulma

    Chantal Lafon sur On s'y fera de Zoya Pirzad

    Arezou la quarantaine, divorcée élève sa fille adolescente. Vivant à Téhéran, elle fait partie de ces femmes qui assument leur vie, elle a repris l’agence immobilière familiale, à la mort de son père.
    Sa mère est une femme exigeante, vivant dans un monde où tous les caprices peuvent être...
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    Arezou la quarantaine, divorcée élève sa fille adolescente. Vivant à Téhéran, elle fait partie de ces femmes qui assument leur vie, elle a repris l’agence immobilière familiale, à la mort de son père.
    Sa mère est une femme exigeante, vivant dans un monde où tous les caprices peuvent être satisfaits. Et elle comble sa petite-fille comme si l’argent tombait du ciel.
    Ecartelée entre ces deux femmes, Arezou jongle avec un emploi du temps chargé où il y a peu de place pour elle. Heureusement elle peut compter sur sa meilleure amie, Shirine qui n’est pas avare de conseils.
    « —Tu es comme une pile sur laquelle on tire tout le temps sans jamais la recharger. Tu dois penser un peu à toi. »
    Elle va rencontrer Arezou sera-t-il le chargeur ?
    Zoyâ Pirzâd, sans grandiloquence mais avec poésie et humour met en scène le quotidien. Elle fait réfléchir sans développer de théorie sur les choix que les femmes sont amenées à faire.
    Une vie sous différents angles de prise de vues qui bout à bout révèle la vie d’une femme qui va de l‘avant avec détermination dans cette société iranienne.
    Sans effets spéciaux avec des fondus qui laissent au lecteur le loisir d’imaginer.
    Une plongée dans une civilisation en mouvement sous le prisme de trois générations de femmes.
    La mère vit dans un monde doré, a-t-elle conscience que son mari est mort couvert de dettes et que sans sa fille Arezou qui a laissé sa vie pour reprendre l’agence familière et travailler à redresser la situation, elle serait en difficultés. Elle n’a de cesse de rabaisser sa fille avec une astuce assez particulière, lorsqu’elles parlent ensemble la mère met sa fille au même palier d’âge, coupant ainsi toutes velléités de lui accorder une vie de femme indépendante, la quarantaine séduisante.
    Arezou est attentionnée, très active, et patiente. La fille se comporte en adolescente gâtée pourrie, mais finalement cela cache une angoisse.
    Cette femme va en permanence essayer de combler les deux.
    Elle a le sens des réalités mais encore plus avec sa rencontre avec Zardjou, qui lui a abandonné une vie qui aurait pu être plus facile, pour vivre dans un quartier assez populaire. Lui aussi est attentionné et à l’écoute des autres.
    Les dialogues nombreux sont savoureux, justes et impriment un rythme particulier à l’histoire, celui du quotidien, celui des petits riens qui constituent la vie.
    En arrière-plan la société est là, on y rencontre dans les lieux publics la police des mœurs qui veilles aux bons usages. Les transports en commun qui a sa section des femmes…
    L’auteur nous montre par le quotidien la confrontation entre la tradition et la modernité en dressant de beaux portraits de femmes.
    C’est un ressenti que peut éprouver le lecteur en suivant les protagonistes, il les voit, les écoutes, marchent avec eux dans les rues, assistent aux réunions de famille, aux fêtes comme s’il était lui aussi avec eux.
    C’est une façon très agréable d’appréhender un pays.
    Les livres de Zoyâ Pirzâd sont nourris de ce qu’elle voit, elle n’impose aucun jugement, elle montre. C’est peut-être ce qui déroute certains lecteurs.
    L’écriture est fine, les dialogues justes, le texte est maîtrisé aucune envie de faire divaguer le lecteur, au contraire elle va à l’essentiel, en montrant comment ces petits riens sont importants, comme les fondations d’une vie, d’un bonheur.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 3 mai 2020.

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    Couverture du livre « C'est moi qui éteins les lumières » de Zoya Pirzad aux éditions Zulma

    Chantal Lafon sur C'est moi qui éteins les lumières de Zoya Pirzad

    Ce premier roman de cet auteur de la littérature iranienne nous plonge dans la vie quotidienne d’une femme au foyer.
    Une vie rythmée sur celle des enfants et de l’homme.
    Quartier arménien d’Abadan, Clarisse règne sur sa maisonnée, Artush son mari ingénieur, Armen son fils en pleine crise...
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    Ce premier roman de cet auteur de la littérature iranienne nous plonge dans la vie quotidienne d’une femme au foyer.
    Une vie rythmée sur celle des enfants et de l’homme.
    Quartier arménien d’Abadan, Clarisse règne sur sa maisonnée, Artush son mari ingénieur, Armen son fils en pleine crise d’adolescence, farceur et plein d’humour, ses jumelles Armineh et Arsineh, plus sa mère la mémoire de la famille et sa sœur, obèse en recherche d’un mari.
    « Ce soir-là, quand j’eus couché les enfants, lavé la vaisselle et rangé la cuisine, je m’assis dans un fauteuil du salon. Je mangeai un à un les fruits de jujubier, en me souvenant de mon père qui avait l’habitude de dire ; « Ne discute avec personne, ne critique personne. Sois d’accord avec tout ce qu’on te dira et lave-t-en les mains. Quand on te demande ton opinion, on s’en moque, tout ce que les gens veulent, c’est que tu sois d’accord avec eux. Il est inutile de discuter avec qui que ce soit. »
    La routine est un peu cassée par la venue de nouveaux voisins : Emile veuf, papa d’Emilie plus âgée que les jumelles de Clarisse, qui de suite vénère cette nouvelle camarade, élevée par une grand-mère naine et très autoritaire.
    Le lecteur va entrée dans ce petit monde où il pourrait croire qu'il ne se passe rien, rien de spectaculaire c’est vrai, mais c’est un quotidien qui bruisse des mille soubresauts de la vie.
    Clarisse va se révélée au fur et à mesure de cette chronique de vie ordinaire, et montrer de nouvelles facettes.
    Ce petit monde est satellitaire autour de Clarisse qui est mise à contribution, sans qu’on lui demande son avis, pour organiser les soirées et dîners, etc.
    Tâches dont elle s’acquitte en se demandant de temps à autre pourquoi elle ne sait pas dire non.
    A trente huit ans, elle se demande si quelqu’un s’est déjà préoccupé d’elle et de ses désirs ? Question totalement justifiée.
    Un bilan qui va aboutir à quoi ?
    Zoyâ Pirzâd a écrit un premier roman très réussi, sur un sujet ordinaire, la vie d’une femme au foyer, mais qui à la lumière de son écriture fluide et imagée, nous fait vivre la vie de son héroïne du quotidien, dans ce pays patriarcal. La nature est luxuriante, les portraits sont faits d’une fine analyse psychologique, beaucoup d’humour dans la façon de croquer les scènes du quotidien.
    On y découvre joliment les us et coutumes de la vie en Iran, entre les traditions qui se perpétuent et les évolutions qui se dessinent.
    Une réussite, si c’est Clarisse qui éteint les lumières souhaitons-lui de rallumer celle de sa très belle personnalité.
    ©Chantal Lafon – Litteratum Amor 10 janvier 2020.

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    Couverture du livre « Le gout âpre des kakis » de Zoya Pirzad aux éditions Lgf

    Bill sur Le gout âpre des kakis de Zoya Pirzad

    Ce recueil de nouvelles douces amères sur la vie en Iran entre tradition et modernité, traite des relations amoureuses, de l'attachement aux vieilles maisons décrépites ...

    Il rappelle le goût ancestral des plats aromatisés avec herbes et ingrédients secrets, les après-midi de pêche, les...
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    Ce recueil de nouvelles douces amères sur la vie en Iran entre tradition et modernité, traite des relations amoureuses, de l'attachement aux vieilles maisons décrépites ...

    Il rappelle le goût ancestral des plats aromatisés avec herbes et ingrédients secrets, les après-midi de pêche, les nuits entre amis  ...

    Il évoque le temps qui passe, la nostalgie des étés et d'un temps qui ne reviendra plus ...

    Un auteur que je découvre et dont je vais tâcher de trouver d'autres œuvres ...