Yves Sente

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Avis (8)

  • Couverture du livre « Cinq branches de coton noir » de Steve Cuzor et Yves Sente aux éditions Dupuis

    Yaki sur Cinq branches de coton noir de Steve Cuzor - Yves Sente

    1944. Lincoln est soldat dans un camp militaire à Douvres. Il ne s’y passe pas grand-chose à part quelques bagarres provoquées par le racisme des soldats blancs à l’égard des soldats noirs. Avec sa sœur Joanna, restée aux Etats-Unis, ils échangent des lettres. Ils aimeraient tous les deux que...
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    1944. Lincoln est soldat dans un camp militaire à Douvres. Il ne s’y passe pas grand-chose à part quelques bagarres provoquées par le racisme des soldats blancs à l’égard des soldats noirs. Avec sa sœur Joanna, restée aux Etats-Unis, ils échangent des lettres. Ils aimeraient tous les deux que leur couleur de peau ne soit plus un problème, que les mentalités évoluent enfin. C’est alors que Joanna hérite d’une maison dans lequel elle trouve un journal intime. Celui-ci raconte qu’en 1776, une couturière, Mrs Betsy, a été chargée de concevoir le premier drapeau américain à l’occasion de la proclamation de l’indépendance du pays. Sa domestique, Angela Brown, y ajoute alors en secret un symbole caché mais ô combien important pour son peuple. Lincoln va se mettre en quête de retrouver ce drapeau symbolique.

    Cette bande dessinée et sa construction sont originales. Les illustrations, et surtout les couleurs, sont superbes. Elles accompagnent parfaitement le texte, les différentes époques, les différents personnages. La ségrégation envers les noirs dans ces contextes historiques perturbés est parfaitement bien montrée. Un petit bémol : le début est long à démarrer… A découvrir.

  • Couverture du livre « Cinq branches de coton noir » de Steve Cuzor et Yves Sente aux éditions Dupuis

    Bib HLM sur Cinq branches de coton noir de Steve Cuzor - Yves Sente

    Gare à la couverture, il ne faut pas s'y méprendre, c'est plus qu'une BD de guerre, c'est une BD qui porte en elle un bout d'Histoire. Une réécriture de l'Histoire d'une véracité telle qu'elle nous fait douter de la grande Histoire. L'intrigue s'installe sur des faits historiques et petit à...
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    Gare à la couverture, il ne faut pas s'y méprendre, c'est plus qu'une BD de guerre, c'est une BD qui porte en elle un bout d'Histoire. Une réécriture de l'Histoire d'une véracité telle qu'elle nous fait douter de la grande Histoire. L'intrigue s'installe sur des faits historiques et petit à petit se tisse une fiction qui avait tout pour être avéré.

    L'auteur nous propose ici un album polyphonique autour de deux grandes thématiques : la seconde Guerre Mondiale et la lutte contre l'Amérique ségrégationniste. Pour faire le pont entre les deux sujets, l'auteur va impliquer nos héros, trois jeunes soldats noirs, dans une enquête pas comme les autres. Ensemble, ils vont partir à la recherche d'une relique. Pas n'importe quelle relique, un symbole ! Un symbole qui leur donnera l'occasion de devenir des héros, mais qui aura aussi, et surtout, une répercussion sans précédent dans leur lutte pour leurs droits. Ainsi, ils vont intégrer la MAFF (Monuments, Fine Arts, and Archive) et on va suivre ces Monuments men dans leur immersion.

    En plus d'avoir trouvé le propos intéressant, terriblement d'actualité, j'ai trouvé cette histoire passionnante ! On avance de planche en planche avec l'envie d'en savoir toujours plus. De plus en plus flouée par la frontière entre la fiction et le réel.

    Côté dessin : le dessin est à tomber à la renverse, notamment les portrait en début de chaque partie.

  • Couverture du livre « Le Spirou de... ; il s'appelait Ptirou » de Laurent Verron et Yves Sente aux éditions Dupuis

    Lionel Arnould sur Le Spirou de... ; il s'appelait Ptirou de Laurent Verron - Yves Sente

    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.be


    Comme le dit Yves Sente en parlant de son compère Laurent Verron, il « représente […] ce qui sortirait d’un entonnoir si on y avait pressé Roba, Franquin, Morris et quelques autres. Un véritable concentré d’école des grands de...
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    Chronique précédemment publiée sur le blog www.sambabd.be


    Comme le dit Yves Sente en parlant de son compère Laurent Verron, il « représente […] ce qui sortirait d’un entonnoir si on y avait pressé Roba, Franquin, Morris et quelques autres. Un véritable concentré d’école des grands de Marcinelle. » Et c’est bien la première chose qui frappe dans cette magnifique BD : le DESSIN. Le dessin est non seulement sublime, mais les couleurs sont elles aussi exceptionnelles. Ça fait tellement de bien ! Je dis ça parce qu’avec toutes ces BDs aux couleurs froides et autres ciels en dégradés numériques (quand ce n’est pas directement en photos de nuages !) qui sortent ces temps-ci, je dois vous avouer que je perds parfois espoir quant à l’avenir du dessin de BD franco-belge… Bref, c’est vraiment très très beau et nos yeux se régalent de ce dessin aux frontières de la caricature et du réaliste, mais toujours parfaitement en accord avec le propos. Les cadrages, les mouvements, les visages, les expressions des visages, les moindres détails et, je me répète, les couleurs, la matière, tout cela concoure à nous enchanter à chaque page.

    Et puis, comme un bonheur ne vient jamais seul, le scénario se hisse à la hauteur du dessin. Mêlant subtilement fiction et réalité en s’inspirant d'un jeune homme ayant véritablement existé. Il s'agit d'un mousse du paquebot Île de France, dans les années 20, qui a lui-même inspiré Rob Vel pour créer le personnage de Spirou. Tout ceci est raconté dans le livre La véritable histoire de Spirou de Christelle et Bertrand Pissavy-Yvernault. Ainsi, nous avons le droit à un « Spirou » SANS Spirou. Cela permet d’éviter l’écueil habituel (en tout cas celui que je reproche à bon nombre d’auteurs reprenant Spirou) qui consiste à parsemer les « Spirou de » de tout un tas de références plus ou moins évidentes et plus ou moins (surtout moins…) bien senties. Ici, pas de Pacôme, Zorglub, Maire de Champignac en Cambrousse, Marsupilami ou autres dinosaures ! Attention, j’adore l’univers de Spirou et Fantasio, là n’est pas le propos…

    Nous sommes en 1929, en pleine crise économique mondiale et le jeune Ptirou, né du très mauvais côté de la barrière sociale, va juste mettre tout le monde d’accord sur les valeurs de courage et de justice qu’il incarne. Son idylle avec la fille d’un grand patron repose sur un schéma scénaristique qui a fait ses preuves à travers les âges mais qui, quand c’est bien fait, fonctionne toujours.

    La pirouette scénaristique de fin qui nous fait en quelque sorte rejoindre le réel est également très bien vue.

    Bref, je n’en démords pas, c’est un coup de cœur absolu ! Un très grand bravo aux auteurs !

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