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Yves Ravey

Yves Ravey
Yves Ravey est né à Besançon en 1953. Il a publié depuis 1992 seize ouvrages aux Editions de Minuit. Ses quatre derniers romans sont Enlèvement avec rançon (2010), Un notaire peu ordinaire (2013), La Fille de mon meilleur ami (2014) et Sans état d'âme (2015).

Avis sur cet auteur (43)

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    Couverture du livre « Trois jours chez ma tante » de Yves Ravey aux éditions Minuit

    Fanny C. sur Trois jours chez ma tante de Yves Ravey

    Un court roman bien ficelé, un style épuré, une écriture efficace.En peu de mots, Yves Ravey parvient à créer des atmosphères inquiétantes, on regrettera toutefois que dans Trois jours chez ma tante , les péripéties soient un peu sans surprise malgré une excellente maîtrise de l'art de maintenir...
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    Un court roman bien ficelé, un style épuré, une écriture efficace.En peu de mots, Yves Ravey parvient à créer des atmosphères inquiétantes, on regrettera toutefois que dans Trois jours chez ma tante , les péripéties soient un peu sans surprise malgré une excellente maîtrise de l'art de maintenir la tension.Les personnages sont seulement esquissés, il y a Marcello Martini planqué au Libéria depuis 20 ans, il y gère de façon louche une école pour réfugiés, il y a Vicky Novak, sa tante richissime vieillissante, il y a Lydia , l'ex-épouse de Marcello,ancienne maîtresse de Walter,une manipulatrice talentueuse, il y a Rébecca, fille de Lydia et dont le père serait Marcello .Des zones d'ombre subsistent autour de chacun des acteurs de cette histoire au-delà de l'épilogue et cela est intéressant.
    Et le début de l'histoire?
    Marcello est convoqué en France par sa tante Vicky qui lui a coupé les vivres.Marcello va enchaîner en trois jours les mauvaises nouvelles .Vicky lui annonce que de plus, elle le déshérite au profit de Rébecca.Et l'avocat de Walter ancien directeur financier de Vicky demande la révision du procès de son client condamné à cinq ans de prison pour extorsion de fonds et blanchiment suite à une délation ...

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    Couverture du livre « Un notaire peu ordinaire » de Yves Ravey aux éditions Minuit

    Fanny C. sur Un notaire peu ordinaire de Yves Ravey

    Coup de cœur pour Un notaire peu ordinaire, un vrai moment de littérature. Dans une langue concise, maîtrisée, très visuelle, Yves Ravey déroule un thriller angoissant. Le lecteur est le témoin d’un fait divers en province raconté par la voix du fils de Mme Rebernak, une veuve modeste, très...
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    Coup de cœur pour Un notaire peu ordinaire, un vrai moment de littérature. Dans une langue concise, maîtrisée, très visuelle, Yves Ravey déroule un thriller angoissant. Le lecteur est le témoin d’un fait divers en province raconté par la voix du fils de Mme Rebernak, une veuve modeste, très protectrice de sa fille Clémence, une maîtresse-femme qui n’hésitera pas à affronter le notable aux apparences trompeuses, Maître Montussaint. L’auteur égrène avec efficacité des indices tout au long du récit, nous laissant nous forger une opinion.
    Et le début de l’histoire ?
    Freddy condamné pour le viol de la petite Sonia 15 ans plus tôt vient d’être libéré et se présente chez sa cousine Martha Rebernak .Très méfiante , craignant qu’il ne récidive, Martha n’a de cesse de se débarrasser de lui et de mettre en garde sa fille Clémence, lycéenne.Clémence est l’amie de Paul, le fils du notaire, maître Montussaint…

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    Couverture du livre « Adultère » de Yves Ravey aux éditions Minuit

    Chantal Lafon sur Adultère de Yves Ravey

    En lisant ce dernier opus de l’auteur, j’ai comme une évidence, Yves Ravey est au monde des lettres ce que Hopper est à la peinture réaliste américaine.
    Comme lui la structure est importante, une station-service en faillite dans un coin désert, un homme Jean Seghers qui se débat entre une...
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    En lisant ce dernier opus de l’auteur, j’ai comme une évidence, Yves Ravey est au monde des lettres ce que Hopper est à la peinture réaliste américaine.
    Comme lui la structure est importante, une station-service en faillite dans un coin désert, un homme Jean Seghers qui se débat entre une caisse désespérément vide, une paperasse à faire suivre, un employé qui réclame son dû avec insistance.
    « Il y avait un élément manquant dans ce beau paysage en forme de puzzle, cet élément manquant c’était une pièce qui avait pour nom indemnité de licenciement. Un jour, m’a-t-il averti, sur un ton menaçant, si ça continuait comme ça, j’aurais de ses nouvelles. »
    Une lumière glauque enveloppe le tout, c’est la nuit il est tard Seghers est seul, sa femme rentre plus tard toujours plus tard et là elle est raccompagnée par Walden qui n’est autre que le juge du tribunal de commerce qui a son dossier de failli entre les mains, autant dire sa vie.
    « C’est normal Jean, j’en vois défiler tous les jours, des patrons en faillite, alors admets que tu n’es pas le seul… Mais enfin, il faut te ressaisir, tu me parais tellement bizarre aujourd’hui… ! »
    Décor dépouillé comme les poches vides du personnage, étrangeté de ses réactions, focus sur sa solitude et revue des dix ans de mariage avec Remedios, pour quoi ?
    Un cerveau qui se met en marche vers l’irréductible, car Seghers n’a pas les mots sur ses maux.
    Un homme d’action ? Pas sûr, un homme de solitude, imperméable à la situation, seule sa femme compte.
    Ça va flamber et Seghers va engager un bras de fer avec Hunter, femme très déterminée à ne rien lâcher. Elle est en mode pitbull.
    Mais qui mieux que Seghers connaît la vérité ?
    Une patte dans l’écriture d’un texte resserré, d’une densité noire qui fait d’’une histoire somme toute banale un récit exceptionnellement jubilatoire.
    Entre roman noir et vaudeville une tension implacable.
    Banalité et étrangeté dansent en une folle farandole jusqu’au vertige du lecteur.
    La lectrice que je suis, a toujours l’impression d’être un poisson ferré par un leurre.
    Yves Ravey à l’art de conclure en beauté et toujours de façon inattendue.
    Je suis fan.
    ©Chantal Lafon

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    Couverture du livre « Pas dupe » de Yves Ravey aux éditions Minuit

    OP sur Pas dupe de Yves Ravey

    120 pages à lire comme on sirote un cocktail au bord de la piscine. C'est exactement l'impression que m'a faite ce roman d'Yves Ravey « pas dupe ». Je me suis délecté de chaque page, sinon de chaque ligne.

    C'est l'histoire d'un accident de la route, raconté par le mari de la femme qui...
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    120 pages à lire comme on sirote un cocktail au bord de la piscine. C'est exactement l'impression que m'a faite ce roman d'Yves Ravey « pas dupe ». Je me suis délecté de chaque page, sinon de chaque ligne.

    C'est l'histoire d'un accident de la route, raconté par le mari de la femme qui conduisait. Trop vite, sous l'emprise de l'alcool, tard dans la nuit pour rejoindre son amant. L'affaire est entendue...sauf pour l'inspecteur de police chargé de l'enquête.

    C'est l'histoire de l'affrontement à fleuret moucheté entre un inspecteur de police chargé d’enquêter sur les circonstances de ce qui semble un banal accident de la route et le mari de la victime de ce drame. Au fil des pages, l'inspecteur de police, bien aidé dans son enquête par une étrange voisine, semble croire de moins en moins à la thèse de l'accident, mais alors qui serait le coupable : le mari ou l'amant ? A chaque péripétie, à chaque révélation, à chaque nouvel éclairage sur ce qui s'est passé réellement passé cette nuit-là et sur les relations peu banales qui existent entre les protagonistes de cette histoire (la victime, son mari, son père, son amant, la voisine), l'intrigue semble faire du sur place alors qu'en réalité c'est une toile d'araignée qui se tisse dans laquelle le lecteur est progressivement englué avec le narrateur et l'inspecteur de police jusqu'au dénouement final que bien entendu je ne révèlerai pas.

    Pour faire goûter au lecteur cette intrigue, qui en elle-même n'a rien d'exceptionnel, l'auteur déploie une écriture rigoureuse et précise, je la qualifierai de minérale. L'absence de fioriture d'aucune sorte évoque un procès-verbal : on me dirait que ce texte a été tapé à deux doigts sur une vieille machine à écrire que je le croirais sans hésiter une seconde.

    J'ai donc pris beaucoup de plaisir à la lecture de « pas dupe » et je compte lire très vite d'autres livres d'Yves Ravey.