Yoko Ogawa

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Avis (46)

  • Couverture du livre « Instantanés d'ambre » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    yves MONTMARTIN sur Instantanés d'ambre de Yoko Ogawa

    L'histoire commence dans une résidence de personnes âgées, la narratrice qui a des doigts déformés, a été autrefois accompagnatrice au piano, elle se lie d'amitié avec M. Amber dont l'oeil gauche couleur ambre ne semble plus voir.

    Ce roman est donc l'histoire de ce vieil homme qui n'a qu'un...
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    L'histoire commence dans une résidence de personnes âgées, la narratrice qui a des doigts déformés, a été autrefois accompagnatrice au piano, elle se lie d'amitié avec M. Amber dont l'oeil gauche couleur ambre ne semble plus voir.

    Ce roman est donc l'histoire de ce vieil homme qui n'a qu'un filet de voix, il ne produit qu'un semblant de murmure. Parler fort était une des interdictions de sa maman. L'autre interdiction était de ne jamais sortir à l'extérieur du mur de briques. Pendant près de sept ans, Ambre, sa soeur aînée Opale et son petit frère Agathe ont vécu enfermés dans la villa, sans téléphone, ni télévision, ni journaux, sans fréquenter l'école, avec pour seuls amis les insectes et les petits animaux du jardin. Seule l'aînée Opale garde des souvenirs du monde extérieur qu'elle a connu. Leur mère travaille comme assistante pour les curistes. Ils ne connaissent rien du monde en dehors de ce qu'ils lisent dans les encyclopédies.

    C'est dans l'encyclopédie illustrée des sciences pour les enfants qu'ils ont choisi leur nouveau prénom, maman veut qu'ils oublient leur nom d'avant. Tout cela à cause d'un chien maléfique qui a emporté leur petite soeur. Ils ne s'éloignent jamais l'un de l'autre, on peut dire qu'à eux trois ils ne font qu'un. A eux trois ils partagent des secrets, ils s'inventent des jeux, les olympiades, le jeu des circonstances, celui des situations.

    J'ai trouvé ce roman difficile à lire, le récit est rempli de métaphore, nous sommes plongés dans un monde de l'imaginaire auquel il ne m'a pas été toujours facile d'accéder. Une atmosphère particulière entre conte de fées et huis clos angoissant.

    L'auteur avec son écriture poétique nous décrit le monde que les enfants se sont inventé et M.Amber Ambre, n'a vraiment existé que pendant les années où il est resté enfermé avec sa soeur et son frère dans cette villa entourée d'un mur de brique. Leur univers se résume à un âne, un chaton, un professeur qui vit dans l'oreille de la soeur, et surtout Joe le marchand ambulant, qui tel un prestidigitateur fait apparaître toutes sortes d'objets de ses sacoches et leur apporte la totalité du monde. Ambre qui dessine dans la marge des encyclopédies des instantanés, des silhouettes fragiles comme sa voix, des dessins minuscules, microscopiques où vient habiter sa petite soeur décédée.

    Un roman très original, à lire doucement pour en comprendre toute la magie et ne pas sombrer dans l'ennui. L'univers de Yôko Ogawa est toujours étrange, baroque, beaucoup de choses sont suggérées, il faut accepter ces règles pour profiter pleinement de ce livre.

  • Couverture du livre « Parfum de glace » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    Marie Kirzy sur Parfum de glace de Yoko Ogawa

    Ce que j'aime par dessus tout chez Yoko Ogawa, c'est sa poésie de l'inexplicable, c'est plonger comme envoutée dans des aventures que je ne vais pas toujours comprendre mais sans que cela me dérange de déambuler au milieu de mille questions sans réponse.
    Le point de départ est classique :...
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    Ce que j'aime par dessus tout chez Yoko Ogawa, c'est sa poésie de l'inexplicable, c'est plonger comme envoutée dans des aventures que je ne vais pas toujours comprendre mais sans que cela me dérange de déambuler au milieu de mille questions sans réponse.
    Le point de départ est classique : Rooky, un jeune homme créateur de parfum s'est suicidé, sa petite amie Ryoko enquête en remontant jusqu'au passé de son amoureux disparu.
    S'en suit un thriller de l'intime, de l'infime qui se transforme en réflexion sur le deuil, sur les relations familiales ( très belles pages sur la mère du suicidé ) sur la résilience qu'on parvient à atteindre ou pas. le rythme est lent, triste mais jamais mélo car chez l'auteur, l'irréel et le réel s'entremêle comme si c'était tout à fait banal, des événements déroutants font irruption et pourtant lorsqu'on lit, leur logique à s'insérer dans la raison fluidifie le récit.
    Magnifique idée que celle des paons vivant dans une grotte sous la surveillance d'un gardien aux contours flous lorsque l'héroïne le rencontre : chaque paon a pour rôle de recueillir les mots de ceux qui sont venus ici raconter leurs souvenirs, chacun de leur coeur est conservé dans un bocal à la mort du conteur, des porteurs de mémoire dont l'odeur peut être reconstituée par un parfumeur doué.
    Un univers très onirique pour lequel il ne faut pas chercher à avoir de réponses sur les visées finales de l'auteur, juste se laisser porter par cette ambiance très singulière, mélancolico-magique.

  • Couverture du livre « Le petit joueur d'échecs » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    Mumu Dans le Bocage sur Le petit joueur d'échecs de Yoko Ogawa

    Livre que j'ai pris sur les conseils de ma bibliothécaire car nous parlions de littérature japonaise. Je n'ai rien à reprocher à l'écriture : belle, fournie, recherchée, d'une éloquence et d'une poésie rares.
    Mais je n'arrive pas à m'y intéresser malgré que l'histoire de cet enfant pauvre,...
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    Livre que j'ai pris sur les conseils de ma bibliothécaire car nous parlions de littérature japonaise. Je n'ai rien à reprocher à l'écriture : belle, fournie, recherchée, d'une éloquence et d'une poésie rares.
    Mais je n'arrive pas à m'y intéresser malgré que l'histoire de cet enfant pauvre, initié par un homme obèse aux échecs, à leur philosophie et à l'art d'y jouer, avec la particularité de jouer sans voir le jeu (il se met sous la table) est intéressante. Je me suis arrêtée à plus de 150 pages lues. Pourquoi : je m'ennuie, je n'arrive pas à y trouver un intérêt peut être à cause du moment où je le lis (il fait très chaud, ce sont les vacances) mais aussi peut être par la multitude de références au jeu (détails des cases, des tactiques, etc...). Je reconnais qu'il y a au-delà du jeu une leçon de vie, de philosophie de vie mais je n'aime pas les échecs à ce point là. Cela frôle, comme souvent dans la littérature japonaise, avec le sur-réel, le paranormal.
    Je suis toujours triste d'abandonner un livre, surtout quand l'écriture est remarquable mais je suis d'abord entraînée dans une histoire et là l'histoire ne m'interpelle pas. Peut être le reprendrais-je un jour ...... Pourquoi pas ?

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