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Yoko Ogawa

Yoko Ogawa

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Avis sur cet auteur (52)

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    Couverture du livre « Le petit joueur d'échecs » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    Christine GAZO sur Le petit joueur d'échecs de Yoko Ogawa

    « Le petit joueur d’échecs » nous plonge dans une atmosphère particulière, onirique, presque fantastique. Un jeune orphelin rencontre dans des circonstances spéciales un homme obèse qui vit dans un bus aménagé et qui deviendra son maître d’échecs. Ce petit joueur d’échecs est doué, visionnaire,...
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    « Le petit joueur d’échecs » nous plonge dans une atmosphère particulière, onirique, presque fantastique. Un jeune orphelin rencontre dans des circonstances spéciales un homme obèse qui vit dans un bus aménagé et qui deviendra son maître d’échecs. Ce petit joueur d’échecs est doué, visionnaire, et aussi atypique. En effet, il n’est jamais si bien que sous la table d’échecs pour disputer une partie...! De séparations brutales et rencontres, il poursuit son destin étrange de joueur d’échecs. Cela le mènera dans les entrailles d’un automate, qu’il sera le seul à pouvoir actionner.
    Les personnages sont mystérieux, la plongée dans l’univers de l’échiquier se transforme en Odyssée... Une fable, un conte initiatique dans lequel je me suis coulée avec plaisir , même si j’ai éprouvé quelques longueurs dans la 2ème partie....

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    Couverture du livre « Instantanés d'ambre » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    Franck FINET sur Instantanés d'ambre de Yoko Ogawa

    Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas résumer cet incroyable roman.
    Simplement vous supplier de le lire, de le savourer, de prendre votre temps et d'aimer chacun de ces personnages.
    D'un huit clos qui aurait pu être dramatique, l'auteur a réussi un véritable tour de force. Celui de créer...
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    Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas résumer cet incroyable roman.
    Simplement vous supplier de le lire, de le savourer, de prendre votre temps et d'aimer chacun de ces personnages.
    D'un huit clos qui aurait pu être dramatique, l'auteur a réussi un véritable tour de force. Celui de créer de toutes pièces une atmosphère stérile, dépolluée des tracas et des incertitudes du monde (mais aussi de ces splendeurs.... )
    Ambre, Opale et Agathe son -certes- enfermés mais la violence de la situation ne transpire jamais.
    Ces 3 enfants construisent leur personnalité autour de leurs prénoms choisis dans une encyclopédie.
    Des minéraux avec leur force, leur faiblesse et particularité.
    Vous aimerez les visites périodiques de l'âne du chauffagiste.
    Vous attendrez avec impatiente les démonstrations de Joe le camelot.
    Vous chercherez en marge d'une page de l'encyclopédie l'apparition de la benjamine (...)
    Vous redouterez que cet incroyable château de cartes ne s'écroule inévitablement.
    De sa maison de retraite, Mr Amber (le jeune Ambre qui a vieilli) se confie à la narratrice et dévoile ses lourds et doux secrets.
    Des instantanés d'ambre, une oeuvre artistique, une vie en marge ... un bonheur de lecture.
    Une oeuvre unique, magique, féérique et tellement pudique .

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    Couverture du livre « Instantanés d'ambre » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    NADIA D'ANTONIO sur Instantanés d'ambre de Yoko Ogawa

    Écrivaine japonaise, Yôko Ogawa (小川洋子) est connue dans le monde entier. Son roman « Instantanés d'Ambre »( 琥珀のまたたき Kohaku no matataki ), paru aux éditions Actes Sud en 2018) est vraiment un ouvrage particulier (par son sujet). On l'a qualifié de « une fratrie entre réel et fantastique » et c'est...
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    Écrivaine japonaise, Yôko Ogawa (小川洋子) est connue dans le monde entier. Son roman « Instantanés d'Ambre »( 琥珀のまたたき Kohaku no matataki ), paru aux éditions Actes Sud en 2018) est vraiment un ouvrage particulier (par son sujet). On l'a qualifié de « une fratrie entre réel et fantastique » et c'est tout à fait exact.

    Tout commence avec une mère qui s'isole du monde, avec ses trois enfants, en leur demandant d'oublier leur prénom – de ne plus jamais y penser – d'en choisir un autre. Tout cela serait une façon de fuir le danger qui menace leur vie. Il faut dire qu'une de ses filles a perdu la vie et pour elle c'est à cause d'un chien qui a léché la joue de la petite ce qui l'a tellement rendue malade, qu'elle en est morte.
    Les enfants se choisissent donc comme nouveaux prénoms : Opale, Ambre et Agate.
    Ils vivent dans une maison que leur père a abandonnée, près d'une station thermale où travaille la mère.

    De la narratrice, on ne sait pas grand-chose, à part que c'est une femme âgée et qu'elle rencontre un certain M. Amber qui se confie à elle. « Par un après-midi de beau temps doux et ensoleillé, si j'ai envie de voir M. Amber, il me suffit de le chercher des yeux au milieu des bancs alignés le long des arbres qui bordent le jardin sur l'arrière. Dos osseux, arrondi, tête légèrement penchée, il reste immobile, son œil gauche orienté vers la lumière. (…) Il n'a qu'un filet de voix. » . On comprend qu'il raconte son vécu avec ses frères et sœurs, alors que leur mère les tenait enfermés. Ils supportaient bien cette existence, solidaires les uns des autres.

    On trouve de la féerie et Yôko Ogawa a toujours une écriture sensible. Elle évoque la danse, la musique (avec un harmonium prêt à rendre l'âme) – tout est en délicatesse et en chuchotements.

    Avec cet enfermement, on peut y voir une privation de la liberté des enfants. Mais la mère a agi ainsi pour leur bien (d'après elle) car ils ne savent rien du monde extérieur jusqu'à ce que, un jour, arrive un personnage porteur d'une grande quantité d'objets qui épatent les enfants. Ils cachent à leur mère cette visite qui va se renouveler à des jours précis, décidés par les gamins.

    Les enfants apprennent la vie par eux-mêmes – ils observent la nature – ils vivent heureux et main dans la main. Par contre, Ambre a une particularité avec son œil gauche : « Tout d'abord, non loin du coin de l’œil la limite entre le noir et le blanc s'estompa, le marron de l'iris déborda en marbrures qui bientôt s'étendirent à la totalité de l’œil gauche. Elles coulaient le long des vaisseaux capillaires, se déposaient, sédimentation. Et les strates venant s'imprégner de larmes comme de résine, il se forma bientôt une concrétion de l'ambre. L'existence de cet œil attestait le nom de l'ambre. » Il trouve un moyen avec les livres, une façon de tourner les pages, ce qui lui permet de voir sa petite sœur disparue : ce sont ses « instantanés » : il dessine aussi en marge des encyclopédies qui sont plus que nombreuses et sur des sujets très variés.

    Les chapitres du récit alternent entre la vie des enfants enfermés et les rencontres avec M. Amber.
    Cet ouvrage est tellement particulier avec toutes ses métaphores, ce monde imaginaire, que j'ai mis plus de temps que d'habitude pour le lire car j'étais perplexe avec l'angoisse du huis-clos.

    Alors, « Instantanés d'Ambre » ? Huis-clos ou monde merveilleux ? Chacun y verra son impression.

    Dans mon cas, j'ai relevé une notification que je trouve exacte « concentré de ce qui caractérise cet univers atypique. »

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    Couverture du livre « Jeune fille à l'ouvrage » de Yoko Ogawa aux éditions Actes Sud

    Anne-Marie Lemoigne sur Jeune fille à l'ouvrage de Yoko Ogawa

    Un recueil de nouvelles ayant pour thème central la fuite du temps , chaque nouvelle faisant référence à l'enfance, au passé , aux hésitations de la mémoire . Le lecteur se trouve introduit à chaque fois dans un court moment de vie, souvent lors d'une rencontre ou de retrouvailles et termine...
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    Un recueil de nouvelles ayant pour thème central la fuite du temps , chaque nouvelle faisant référence à l'enfance, au passé , aux hésitations de la mémoire . Le lecteur se trouve introduit à chaque fois dans un court moment de vie, souvent lors d'une rencontre ou de retrouvailles et termine sa lecture en ayant conscience que ce qui s'y est déroulé n'est pas terminé et laissera une empreinte sur la vie des personnages .

    Yoko Ozawa a l'art de créer une atmosphère impressionniste sans rien qui pèse ou qui pose, faite d'images mouvantes , de notations sensorielles baignées d'une forme de mystère qui laisse au lecteur dans un sorte d'état flottant, la porte ouverte pour imaginer une suite à ce court moment .

    Un recueil au charme discret , à la douce poésie qui capte l'invisible .