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Yasmina Reza

Yasmina Reza

Fille d'une violoniste hongroise installée à Paris depuis l'établissement du 'rideau de fer', et d'un homme d'affaires d'origine juive et russe, Yasmina Reza évolue dès son enfance dans une atmosphère aussi artistique que cosmopolite. Nourrie par le théâtre de Nathalie Sarraute, elle se met elle ...

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Fille d'une violoniste hongroise installée à Paris depuis l'établissement du 'rideau de fer', et d'un homme d'affaires d'origine juive et russe, Yasmina Reza évolue dès son enfance dans une atmosphère aussi artistique que cosmopolite. Nourrie par le théâtre de Nathalie Sarraute, elle se met elle aussi à écrire des pièces, actuellement traduites en trente-cinq langues et jouées dans le monde entier. 'Art', spécialement écrit pour Vaneck, Luchini et Arditi, rencontre un franc succès. Dialogues savoureux servis par des acteurs en grande forme : c'est une véritable réussite. Son premier roman paraît en 1999, 'Une désolation' revêt la forme d'un monologue. L'année suivante, elle rédige le scénario du 'Pique-nique de Lulu Kreutz', le film de son compagnon, Didier Martiny, mettant en scène des 'paumés' fiers et joyeux, conscients d'une Histoire qui les dépasse, mais dont ils tiennent à rester les témoins sarcastiques. Des personnages que Yasmina Reza affectionne particulièrement, et qui déambulent le long de son oeuvre.

Articles en lien avec Yasmina Reza (1)

Avis sur cet auteur (37)

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    Couverture du livre « Le dieu du carnage » de Yasmina Reza aux éditions Gallimard

    Louis donne son avis sur Le dieu du carnage de Yasmina Reza

    J'ai découvert Yasmina Reza en 2011 par le biais de l'adaptation cinématographique de son "Dieu du carnage", réalisée par Roman Polanski. Écrit en collaboration avec l'auteure, le scénario du long-métrage transpose l'action de la pièce à New-York même si, pour les raisons judiciaires que l'on...
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    J'ai découvert Yasmina Reza en 2011 par le biais de l'adaptation cinématographique de son "Dieu du carnage", réalisée par Roman Polanski. Écrit en collaboration avec l'auteure, le scénario du long-métrage transpose l'action de la pièce à New-York même si, pour les raisons judiciaires que l'on connaît, toutes les scènes ont été tournées en France. Pour donner vie aux deux couples qui se donnent la réplique, Polanski mise sur un casting de haut vol : Helen Hunt et John C. Reilly d'un côté, Kate Winslet et Christoph Waltz de l'autre. Le résultat : un film tourné façon huis clos qui repose uniquement sur les dialogues et les changements d'atmosphère.

    À l'époque, malgré la qualité de la distribution, le film ne m'avait pas réellement convaincu, mais il y avait ci-et-là quelques passages plus marquants que d'autres, quelques répliques bien senties et un sous-texte évident même si l'ensemble m'avait semblé quelque peu léger. J'ai donc voulu redécouvrir "Le dieu du carnage" sous sa forme originelle, histoire de voir ce qu'il avait sous le capot.

    La version que j'ai entre les mains est celle des éditions Magnard et se destine plus spécifiquement aux collégiens et lycéens. J'ai donc appris beaucoup de choses que j'ignorais sur cette pièce et son auteure. Je savais bien évidemment que Yasmina Reza était une auteure reconnue dans sa profession, mais j'ignorais que cette pièce avait été traduite dans autant de langues et jouée notamment à Broadway. J'étais d'autant plus surpris qu'après avoir lu la pièce, mon jugement n'a pas changé d'un iota. La pièce est bien écrite, les dialogues sont réalistes, certains échanges savoureux et on sent au fil des pages monter l'animosité entre les différents protagonistes. Pourtant, je ne peux m'empêcher de penser que rien de ce qui arrive ne m'a surpris. Dès le départ, on sait à qui l'on a affaire et de quoi seront capables les personnages. Dès le départ, on sait que Véronique est l'instigatrice de cette résolution de conflit à l'amiable. Dès le départ, on sait qu'elle a le dessus sur Michel et que lui se contente de suivre, sans donner son opinion. Dès le départ, on sait qu'Annette et Alain sont là à contre-cœur, pour des raisons bien différentes. Quelques sujets plus philosophiques apparaissent en sous-texte comme la violence de nos sociétés, le rapport de l'homme à l'art ou l'éducation, mais la pièce est si courte que l'on en retire peu d'enseignement.

    Pourquoi un tel succès international alors ? Tout simplement parce que le texte touche à l'universel, qu'il met en scène des archétypes, des personnages qui nous ressemblent, peut-être pas dans le mode de vie, mais dans leurs rapports aux autres. Ce qui parle aux spectateurs, aux lecteurs, c'est, à mon sens, la situation initiale à laquelle tout parent est forcément confrontée un jour. Ce qui en résulte par la suite : une succession d'empoignades, des tirades qui flirtent parfois avec le mélodrame au service d'une satire très juste des inconstances, des errances de notre société obnubilée par les apparences.

    Tout cela pour dire que cette pièce, malgré des qualités évidentes, ne m'a pas totalement convaincu. Je ne saurais dire si cela est dû à sa brièveté, aux personnages qui manquent un peu d'épaisseur à mon goût ou au dénouement final qui n'en est pas un, mais ce passage au texte originel me laisse sur ma première opinion. Peut-être faudrait-il que je voie une représentation de la pièce...

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    Couverture du livre « Anne-Marie la Beauté » de Yasmina Reza aux éditions Flammarion

    Joëlle Guinard sur Anne-Marie la Beauté de Yasmina Reza

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/anne-marie-la-beaute-de-yasmina-reza.html

    La narratrice, Anne-Marie, est une comédienne très âgée qui répond à une journaliste venue l'interviewer après la mort de Giselle Fayolle, dite Gigi, une comédienne rivale et amie qu'elle avait rencontrée...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/02/anne-marie-la-beaute-de-yasmina-reza.html

    La narratrice, Anne-Marie, est une comédienne très âgée qui répond à une journaliste venue l'interviewer après la mort de Giselle Fayolle, dite Gigi, une comédienne rivale et amie qu'elle avait rencontrée à Clichy lorsqu'elles avaient 20 ans.

    Indolente, éternellement alanguie sur son lit, Gigi décrochait tous les grands rôles et collectionnait les amants, on lui a même prêté des liaisons avec Alain Delon et Ingmar Bergman entre autres...

    Ce texte prend la forme d'un monologue au cours duquel Anne-Marie se souvient de ses débuts, de sa rencontre avec Gigi, de leur vie à Saint-Sourd dans le Nord jusqu'au théâtre de Clichy. Ce bavardage rempli de louanges et d'une compassion qui sonnent faux nous laisse deviner qu'Anne-Marie n'a pas eu la même carrière que Gigi et qu'elle a mené une vie dans l'ombre de sa rivale. Voilà un texte qui nous plonge dans le monde du théâtre, dans la vie des obscurs comédiens qui ne connaissent jamais la gloire mais qui débordent d'amour pour le théâtre, un texte empreint d'une profonde mélancolie. Un récit dans un langage parlé qui m'est apparu très décousu car il suit le discours décousu d'une vieille femme qui semble ne plus avoir toute sa tête lorsqu’elle nomme la personne venue l’interviewer "Madame", puis "Mademoiselle" puis "Monsieur". J'avais beaucoup aimé "Heureux les heureux" de Yasmina Reza mais ce nouveau texte écrit pour le théâtre ne m'a pas convaincue, je pense que j'aurai plus facilement adhéré à sa version théâtrale.

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    Couverture du livre « Anne-Marie la Beauté » de Yasmina Reza aux éditions Flammarion

    Mimosa sur Anne-Marie la Beauté de Yasmina Reza

    Pas même 100 pages,pour ce monologue attendrissant où Anne-Marie nous "dit" son amitié pour Gisèle,que l'on vient d'enterrer en grande pompe car si toutes les deux se sont connues jeunes,seule Gisèle est devenue"star".
    Anne-Marie ,dans un semblant d'interview,évoque son enfance,la naissance de...
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    Pas même 100 pages,pour ce monologue attendrissant où Anne-Marie nous "dit" son amitié pour Gisèle,que l'on vient d'enterrer en grande pompe car si toutes les deux se sont connues jeunes,seule Gisèle est devenue"star".
    Anne-Marie ,dans un semblant d'interview,évoque son enfance,la naissance de sa vocation,l'opposition d'une mère:"-Oui,j'ai la vocation...
    -...Elle ne sait même pas de quoi elle parle!(...)Ta soeur qui ne veut pas être actrice en aurait le physique au moins."
    Comment ne pas être attendrie par cette vieille actrice ,atteinte d'un début d'Alzheimer,qui évoque avec nostalgie leurs parcours,leurs amours,leurs enfants;et,l'enterrement de Gisèle,la vedette.
    Touchante,cette évocation du monde du théâtre,et,de la décrépitude de la vieillesse .Une amitié qui perdure malgré la différence de carrière...Un petit bijou,ce roman.

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    Couverture du livre « Le dieu du carnage » de Yasmina Reza aux éditions Gallimard

    kryan soler sur Le dieu du carnage de Yasmina Reza

    Pièce de théâtre adaptée au cinéma par Roman Polanski.

    Je n'avais pas aimé le film- j'avais trouvé cela trop… trop joué,trop surjoué…mais l'amie avec qui j'étais allée au cinéma l'avait elle beaucoup aimé.

    J'ai préféré la pièce bien écrite mais pendant la lecture j'avais en tête !es...
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    Pièce de théâtre adaptée au cinéma par Roman Polanski.

    Je n'avais pas aimé le film- j'avais trouvé cela trop… trop joué,trop surjoué…mais l'amie avec qui j'étais allée au cinéma l'avait elle beaucoup aimé.

    J'ai préféré la pièce bien écrite mais pendant la lecture j'avais en tête !es images du film et le jeu des acteurs et actrices!

    Un huis clos qui dégénère vite mais qui reste assez caricatural et stéréotypé pour moi.

    Peut être que je n'aurai pas du voir le film avant.