Yanick Lahens

Yanick Lahens
Née en 1953 à Port-au-Prince, Yanick Lahens est une écrivaine haïtienne. Dans ses romans, comme dans ses nouvelles et ses essais, elle brosse avec lucidité et sans complaisance la réalité de son île.

Articles (1)

Avis (22)

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    Couverture du livre « Douces déroutes » de Yanick Lahens aux éditions Sabine Wespieser

    Amandine Cirez sur Douces déroutes de Yanick Lahens

    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/04/douces-deroutes-de-yanick-lahens.html

    C’est une sorte de roman choral qui au prétexte d’une enquête nous fait découvrir Haïti. Ni tout noir, ni tout blanc. Contrasté par ces personnages à la fois pleins de rêves et désabusés et par un pays qui...
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    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2018/04/douces-deroutes-de-yanick-lahens.html

    C’est une sorte de roman choral qui au prétexte d’une enquête nous fait découvrir Haïti. Ni tout noir, ni tout blanc. Contrasté par ces personnages à la fois pleins de rêves et désabusés et par un pays qui s’enfonce toujours plus dans les affres de la délinquance et de la misère. On y découvre un poète que la peur tenaille et inspire, des prostituées au corps refait qui s’appliquent à mettre un peu de chaleur dans le corps des hommes. On y découvre une jeune femme à l’aura enchanteresse qui n’a nulle conscience de sa beauté. Un oncle que sa famille n’a pas épargné pour lui mais aussi pour eux, et le regard des autres. On y découvre un jeune homme fier d’appartenir à ce qui semble être un gang. Chacun d’entre eux cherchant un nouveau souffle, une raison de s’accrocher pour grandir, pour sortir de la pauvreté, pour s’affirmer ou encore s’affranchir.
    On y découvre une ville aux vapeurs de mort. Bouillonnante. Aussi étouffante qu’énergisante. Mais où l’amour et l’amitié maintiennent l’espoir. Au moins un temps.

    Au rythme de chapitres courts, ciselés, Yanick Lahens tente d’éveiller les consciences où le créole flirte avec le français. Tout comme le bien et le mal. La violence et l’amour. Ce roman n’aurait pas pu mieux porter son nom. Douces déroutes. Un paradoxe pour un pays paradoxal.

    Si j’ai aimé l’enchaînement de ces chapitres dont chacun est la voix de l’un des personnages, je regrette néanmoins de ne pas avoir su trouver la fluidité qu’imposait pourtant les phrases courtes et entraînantes. Il m’a manqué un je-ne-sais-quoi, peut-être de la poésie. Lumineuse ou mélancolique qu’importe mais quelque chose de plus viscéral. Je m’attendais à retrouver cela dans la description des sentiments, dans la vision de Brune, Francis, Pierre ou encore Ezéchiel (surtout Ezéchiel puisqu’il est le poète), mais j’ai eu l’amère sensation que l’auteure n’avait pas su faire totalement corps avec eux. C’est d’autant plus dommage qu’il y avait un potentiel fou notamment lorsque l’écriture de Yanick Lahens se laisse aller au corps justement. Lorsque Francis pose le regard sur Brune, lorsque Brune succombe à l’attirance. Lorsque Cyprien répond à l’appel du corps. Le corps qui se relâche. Ce sentiment animal qui renforce l’évidence : malgré la violence, la peur tenace et la misère, ressentir encore. Pouvoir encore ressentir. Devoir encore ressentir. Comme une nécessité pour ne pas totalement sombrer dans la noirceur d’un pays déchiré. J’aurais aimé qu’elle le déploie davantage ce potentiel, qu’elle l’exploite jusqu’au bout. Dans d’autres domaines. Dans la fraternité, dans les descriptions de cette ville à mon goût trop survolées. J’aurais aimé finalement plus de corps, plus de puissance et de réflexions. Plus de cohérence. Que les envolées apportent au récit plus qu’une jolie phrase ou référence au milieu d’un chapitre. Que ces envolées ne soient pas justement qu’une beauté figée dans une ville en mouvance.

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    Couverture du livre « Douces déroutes » de Yanick Lahens aux éditions Sabine Wespieser

    Itzamna Librairie sur Douces déroutes de Yanick Lahens

    Je suis déçue de ne pas avoir plus apprécié ma lecture. J'aurais voulu me laisser transporter au cœur du Chaudron, ressentir les vibrations et les angoisses des nuits haïtiennes. J'aurais voulu pleurer avec Brune, me révolter avec Ézéchiel. J'aurais aimé rencontrer vraiment Nerline, Waner et...
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    Je suis déçue de ne pas avoir plus apprécié ma lecture. J'aurais voulu me laisser transporter au cœur du Chaudron, ressentir les vibrations et les angoisses des nuits haïtiennes. J'aurais voulu pleurer avec Brune, me révolter avec Ézéchiel. J'aurais aimé rencontrer vraiment Nerline, Waner et Ronny dont je n'ai même pas perçu les traits de caractère annoncés en quatrième de couverture. Je les ai croisés à l'occasion de soirée chez Pierre ou dans un bar de Port au Prince, mais je ne connais rien d'eux.

    J'ai le sentiment d'être restée en dehors du récit. Une pointe de fatalité dans le récit m'a donné la sensation d'être une spectatrice trop lointaine. Je n'ai pas eu d'émotions à la lecture de cette histoire. J'en suis navrée parce que j'aurais aimé que ce livre me donne l'occasion de mieux connaître le pays de Mme Lahens. Dommage.

    https://itzamna-librairie.blogspot.fr/2018/04/douces-deroutes-yanick-lahens.html

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    Couverture du livre « Douces déroutes » de Yanick Lahens aux éditions Sabine Wespieser

    Dominique Sudre sur Douces déroutes de Yanick Lahens

    Francis, un jeune journaliste français, vient d’arriver en Haïti lorsqu’il entend le soir de son arrivée, dans le resto-bar le Korosol, la voix intense de Brune, la chanteuse au charme magnétique. Il tombe sous le charme.
    Le juge Berthier, qui n’est autre que le père de Brune, peut-être un des...
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    Francis, un jeune journaliste français, vient d’arriver en Haïti lorsqu’il entend le soir de son arrivée, dans le resto-bar le Korosol, la voix intense de Brune, la chanteuse au charme magnétique. Il tombe sous le charme.
    Le juge Berthier, qui n’est autre que le père de Brune, peut-être un des rares de son métier à être resté totalement intègre malgré les risques, vient d'être assassiné. Brune tente de continuer sa route malgré la douleur, le choc, la soif de comprendre. Cependant elle ne se résigne pas, et tente de comprendre pourquoi cet homme qui lui a tout appris est mort de façon aussi violente. Elle est aidée en cela par Pierre, son oncle. Ils sont assistés et soutenus par un cercle d’amis, proches et fidèles.
    Cette enquête, et ses personnages sont un alibi parfait pour l’auteur qui va nous faire découvrir la face cachée de cette ile qui n’est ni paradisiaque ni horrible, mais bien un mélange subtil de tout cela. Là où semblent régner corruption et misère, pauvreté et solitude, l’auteur distille peu à peu les raisons sordides qui ont mené au meurtre, dissèque les relations entre ceux qui, intègres ou voyous, côtoient pour le meilleur et pour le pire ceux qui ont réussi. Dans Port-au-Prince, chacun cherche un nouveau souffle pour sortir de la pauvreté, dans ce paysage qui n’est ni idyllique, ni catastrophique, et dont le lecteur sent toute l’énergie et le souffle bouillonnants de vitalité.
    chronique complète ici https://domiclire.wordpress.com/2018/01/19/douces-deroutes-yanick-lahens/

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    Couverture du livre « Guillaume et Nathalie » de Yanick Lahens aux éditions Points

    Ju-s-tine sur Guillaume et Nathalie de Yanick Lahens

    Cette impression de m'être forcée un peu à le lire ou plutôt à le terminer.
    J'ai moyennement aimé, je n'ai pas détesté non plus, mais j'ai comme le sentiment de longueur dans l'histoire...
    Pour faire court, je l'ai lu, mais sans réel plaisir.

    Cette impression de m'être forcée un peu à le lire ou plutôt à le terminer.
    J'ai moyennement aimé, je n'ai pas détesté non plus, mais j'ai comme le sentiment de longueur dans l'histoire...
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