William Boyd

William Boyd
William Boyd, né à Accra (Ghâna, en 1952, a étudié à Glasgow Nice et Oxford, où il a également enseigné la littérature. Il est l'auteur de quatre recueils de nouvelles - La Chasse au lézard, Le Destin de Nathalie X Visions fugitives, volume comprenant la monographie fictive Nat Tate : un artiste ... Voir plus
William Boyd, né à Accra (Ghâna, en 1952, a étudié à Glasgow Nice et Oxford, où il a également enseigné la littérature. Il est l'auteur de quatre recueils de nouvelles - La Chasse au lézard, Le Destin de Nathalie X Visions fugitives, volume comprenant la monographie fictive Nat Tate : un artiste américain (1928. 1960), La femme sur la plage avec un chien - et de huit autres romans - Un Anglais sous les tropiques, Comme neige au soleil, La Croix et la Bannière, Les Nouvelle ; Confessions, Brazzaville plage, L'Après-midi bleu, Armadillo, et A livre ouvert couronné par le Grand Prix Littéraire des lectrices de Elle et le prix Jean-Monnet. Pour le cinéma, il a adapté Mister Johnson de Joyce Carey, La Tante Julia et le scribouillard de Mario Vargas Llosa, et a lui-même réalisé le film La Tranchée en 2000.

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Avis sur cet auteur (38)

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    Couverture du livre « Orages ordinaires » de William Boyd aux éditions Points

    GeorgesSmiley sur Orages ordinaires de William Boyd

    William Boyd a du talent et quand il le met au service d’un thriller, le résultat est toujours spectaculaire (La Vie aux Aguets, L’Attente de l’Aube).
    Ici, il y a deux personnages principaux, Londres la tentaculaire, tantôt sublime tantôt sordide, et Adam, le météorologue sur lequel la foudre...
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    William Boyd a du talent et quand il le met au service d’un thriller, le résultat est toujours spectaculaire (La Vie aux Aguets, L’Attente de l’Aube).
    Ici, il y a deux personnages principaux, Londres la tentaculaire, tantôt sublime tantôt sordide, et Adam, le météorologue sur lequel la foudre s’est abattue, encore plus nu que son prénom le laisserait supposer. Ejecté sans ménagement ni délai de son paradis personnel : mariage dissous, emploi perdu, sécurité menacée, argent envolé, identité détruite, tout lui a été arraché en un éclair et le voici, en même temps, recherché pour meurtre par la police et traqué par un tueur à gages, vétéran de la guerre des Malouines, disposant d’appuis et de moyens illimités.
    Comment pourrait-il se tirer d’affaire, faire reconnaître son innocence, échapper au tueur et démasquer les commanditaires ? Cela paraît impossible et d’ailleurs, y parviendra-t-il vraiment ?
    A la rue, sans abri, contraint de fouiller les poubelles pour manger, ne disposant d’aucun appui, d’aucune autre ressource que son intelligence et son instinct de survie, il va croiser une compagnie pharmaceutique ambitieuse, une mère célibataire qui se prostitue pour survivre, un évêque et son église très particulière, des SDF et un caïd de cité très inamicaux, un lord aussi vaniteux que désargenté, un PDG qui ne maîtrise plus rien et une jeune policière de la brigade fluviale chargée d’enquêter sur le meurtre d’un… cygne !
    Boyd dépeint (ses lecteurs habituels savent que c’est un de ses points forts) Londres, des beaux quartiers (Chelsea ou une remontée de la Tamise en vedette par un matin ensoleillé qui vous fait sentir les gouttes d’eau projetées sur votre visage) aux bas-fonds, du racket ordinaire aux conseils d’administration, de l’hôpital high-tech à la soupe populaire, des différentes façons de survivre dans une grande ville sans pouvoir éviter les coups qui pleuvent, juste en évitant le coup fatal. D’expédients en combines, de rencontres en traquenards, l’odyssée londonienne d’Adam, l’homme dont la spécialité était, avant d’être ainsi foudroyé, de déclencher la pluie, se révèle passionnante, les pages tournent de plus en plus vite jusqu’à la scène finale, lourde d’espoirs mais aussi de menaces. Vous avalez avec angoisse le dernier chapitre jusqu’à ce point final à l’issue duquel vous vous exclamez : « Oh non, comment a-t-il pu nous faire ça ? » Je n’en dis pas plus, c’est surprenant, vraiment très surprenant.
    Pour moi, un des meilleurs Boyd (j’en suis à mon neuvième), un thriller formidable, une peinture sociale percutante.

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    Couverture du livre « La croix et la bannière » de William Boyd aux éditions Points

    GeorgesSmiley sur La croix et la bannière de William Boyd

    C’est quelque chose qui nous échappe, à nous qui ne sommes ni Anglais ni Américains, mais qui à force de lectures anglaises, commence à m’apparaître. Cette étrange relation d’amour-haine-envie qui fait de beaucoup d’écrivains anglais les chantres d’une relation transatlantique qui pourrait...
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    C’est quelque chose qui nous échappe, à nous qui ne sommes ni Anglais ni Américains, mais qui à force de lectures anglaises, commence à m’apparaître. Cette étrange relation d’amour-haine-envie qui fait de beaucoup d’écrivains anglais les chantres d’une relation transatlantique qui pourrait ressembler à celle que vous ressentiriez pour un cousin, inculte, vulgaire mais qui a réussi. Ce parvenu vous insupporte mais vous l’enviez parce que tout, chez lui, est plus grand, plus fort, plus riche, plus puissant. Trivialement, vous ne le supportez pas parce que vous avez compris qu’il l’a plus longue que vous. On retrouve ça chez Le Carré, par exemple, chez lequel la CIA n’a presque jamais le beau rôle, comme si ses moyens tellement supérieurs, son arrogance insupportable, sa mesquinerie condescendante vis-à-vis de l’ancienne mère patrie devenue satellite, devaient fatalement la conduire vers des sommets de prévisible bêtise.
    Ici, même si le personnage principal, anglais cultivé, expert chez un marchand d’art new-yorkais, avoue son admiration pour l’Amérique, il y a bien quelque chose de ce choc culturel que l’usage d’une langue commune ne parvient pas à masquer. Surtout dans le Sud profond où Henderson, malgré sa bonne volonté, ne parvient même pas à se faire comprendre. Cela donne quelques scènes savoureuses lorsqu’il tente de parler comme les autochtones.
    Henderson confronté à l’Amérique profonde ressemble un peu au personnage d’un Anglais sous les Tropiques qui, lui, était confronté à la réalité stupéfiante de l’Afrique et à sa propre bêtise. De New-York à Atlanta, notre héros policé et cultivé va tomber de Charybde en Scylla en devant subir les caprices d’une petite garce de quatorze ans, ceux d’un centenaire végétarien qui voudrait vendre quelques tableaux impressionnistes, les menaces de son fils qui, lui, ne veut pas et de concurrents prêts à toutes les extrémités pour le mettre hors jeu.
    Reste le plan sentimental et, si plusieurs ouvertures attrayantes s’offrent à lui, disons qu’il y a parfois des aléas qui font qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. On suit avec plaisir et le sourire aux lèvres les mésaventures de notre Anglais chez les anciens Confédérés (d’où le titre) et ses dérisoires tentatives pour se faire accepter. Et si l’on se doit de lui donner raison lorsqu’il demande un verre pour boire sa bière dans un bar (pardon, j’allais écrire dans un pub), force est de constater que… « le barman lui jeta un regard lourd de soupçons – comme s’il avait demandé où se trouvaient les toilettes pour dames – avant de farfouiller sur des étagères sous le bar et de lui offrir un verre épais, rayé et à moitié opaque. » Mais dans un bar, on se fait toujours un ami, non ? « Vous frappez pas, le réconforta Beckman. De toute façon, ils vous prennent tous pour des pédés, vous les Anglais. »
    Du régime alimentaire assez particulier qui lui est imposé et des embarras gastriques qui en découlent, en passant par la traversée maritime et mouvementée du hall d’un grand hôtel (style Las Vegas) d’Atlanta ou par une demande en mariage embarrassante, jusqu’à la traversée nocturne de Manhattan dans une tenue que nous qualifierons d’exotique, peu de choses seront épargnées à notre si sympathique Henderson, toujours jovial et prêt à engager la conversation : « Ca pourrait être pire, avait dit Henderson, amical. En Angleterre, il neige. Le préposé aux taxis s’était retourné, le blanc des yeux jaune comme du beurre : L’Angleterre, qu’elle aille se faire foutre ! »
    Mais on ne décourage pas un Anglais si facilement, Rule Britannia ! Car, dans l’adversité, et Dieu sait si, de l’adversité, il va en prendre vent debout et plus que son compte, un Anglais fait toujours front en opposant l’arme absolue : le flegme !
    Lecture facile, lecture joyeuse, lecture surprenante (les ultimes difficultés, on ne les voit pas venir), un excellent Boyd, un de plus.

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    Couverture du livre « L'après-midi bleu » de William Boyd aux éditions Points

    Bagus35 sur L'après-midi bleu de William Boyd

    Kay Fisher ,32ans ,divorcée a monté un cabinet d'architecture à Los Angeles qu'elle espère voir décoller après les déboires avec son ancien associé .Seulement un jour,un vieil homme se présente chez elle et lui avoue qu'il est son père.Devant l'insistance de cet homme qui se nomme Salvador...
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    Kay Fisher ,32ans ,divorcée a monté un cabinet d'architecture à Los Angeles qu'elle espère voir décoller après les déboires avec son ancien associé .Seulement un jour,un vieil homme se présente chez elle et lui avoue qu'il est son père.Devant l'insistance de cet homme qui se nomme Salvador Carriscant ,elle va le suivre dans une longue quête durant laquelle il va lui conter son incroyable histoire .Un bon roman

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    Couverture du livre « Les vies multiples d'Amory Clay » de William Boyd aux éditions Points

    GeorgesSmiley sur Les vies multiples d'Amory Clay de William Boyd

    C’est mon septième William Boyd, autant dire que je suis un fan absolu. Cette précaution posée, je dois dire que je suis content d’en avoir terminé et ça, ce n’est pas bon signe. Un Boyd ordinaire, ça se quitte à regret; on voudrait une suite, de nouvelles aventures haletantes, de nouveaux...
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    C’est mon septième William Boyd, autant dire que je suis un fan absolu. Cette précaution posée, je dois dire que je suis content d’en avoir terminé et ça, ce n’est pas bon signe. Un Boyd ordinaire, ça se quitte à regret; on voudrait une suite, de nouvelles aventures haletantes, de nouveaux paysages magnifiquement décrits, de nouvelles situations cocasses ou étranges, encore plus de dialogues pleins de cet humour british auquel nous autres Français ne savons pas résister. Ici, c’est différent. La construction est habile, puisqu’il se met dans la peau d’un personnage féminin, qu’il colle des photos qui semblent donner vie à son personnage et à sa traversée du vingtième siècle. A travers le métier de photographe, il peut s’aventurer sur la piste d’une femme libre à une époque où très peu l’étaient. L’alternance entre le fil d’une vie aventureuse et les derniers mois d’une femme malade et vieillissante amène l’émotion qui, bizarrement, me semble assez peu présente ailleurs dans le roman même si les événements décrits sont de nature à la susciter. J’ai l’impression d’une fausse bonne idée parce que, hormis le séjour dans le Berlin interlope des années trente, le reste manque de sel. Amory a un amant, puis un autre, Amory fait des photos là où il faut être, puis ailleurs. Amory finit par faire des listes (celle des treize types de photographies possibles, celle des livres d’un de ses amants, celle de ses recueils de photos, celle de ses amants). Au final, je me dis que ce livre qui ressemble à un gigantesque collage (des photos et des existences réelles intégrées à la vie d’un personnage inventé), comme à l’accoutumé bien écrit, ne suscite, de ma part, qu’un intérêt poli teinté d’une pointe d’ennui. Si je n’étais pas aussi « boydophile », je serais capable de me laisser aller à, comme l’un des personnages qui fait de mauvais jeux de mots, écrire que ce roman dédié à la photographie n’évite pas certains clichés, comme ceux sur les correspondants de guerre.
    « Maintenant que j'étais ici à Saïgon, mes vagues réflexions sur le fait de me trouver, d'avoir besoin d'une guerre pour réévaluer celle que j'étais jadis me semblaient un peu fumeuses et prétentieuses. »
    Peut mieux faire, a déjà fait beaucoup mieux !