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Wendy Guerra

Wendy Guerra

Wendy Guerra naît à La Havane en 1970. Poète, romancière, cinéaste, cette jeune femme formée aux ateliers d’écriture de Gabriel García Márquez incarne un renouveau de la littérature cubaine et a été de nombreuses fois primée. En France, elle a publié quatre romans Tout le monde s’en va (Stock, 20...

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Wendy Guerra naît à La Havane en 1970. Poète, romancière, cinéaste, cette jeune femme formée aux ateliers d’écriture de Gabriel García Márquez incarne un renouveau de la littérature cubaine et a été de nombreuses fois primée. En France, elle a publié quatre romans Tout le monde s’en va (Stock, 2008), Mère Cuba (Stock, 2009), Poser nue à La Havane (Stock, 2010) et Negra (Stock, 2014), tous largement salués par la critique et le public.

Articles en lien avec Wendy Guerra (1)

Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Poser nue à la havane » de Wendy Guerra aux éditions Lgf

    Catherine Airaud sur Poser nue à la havane de Wendy Guerra

    Anais prend le bâteau et quitte New York pour arriver à La Havane, elle a quitté les Etats Unis et un amoureux qu'elle aurait bien épousé mais sa famille ne veut pas. Elle arrive alors chez ses cousins cubains qui lui font découvrir la vie mondaine de Cuba dans les années 20. L'auteur reprend le...
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    Anais prend le bâteau et quitte New York pour arriver à La Havane, elle a quitté les Etats Unis et un amoureux qu'elle aurait bien épousé mais sa famille ne veut pas. Elle arrive alors chez ses cousins cubains qui lui font découvrir la vie mondaine de Cuba dans les années 20. L'auteur reprend le journal d 'Anais Nin et on découvre La Havane,les sentiments de la jeune fille à travers les pages de son journal. Elle essaie de s'émanciper, de belles rencontres avec W Lam en particulier et quelques scénes sacandaleuses. Etrange à lire du fait de sa structure étrange mais le positif de ce livre est qu'il donne envie de découvrir les écrits d'Anais Nin.

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    Couverture du livre « Poser nue à la havane » de Wendy Guerra aux éditions Lgf

    Bruit de Papier sur Poser nue à la havane de Wendy Guerra

    https://bruitdepapier.wordpress.com/2017/10/15/poser-nue-a-la-havane-anais-nin-a-cuba-wendy-guerra/

    https://bruitdepapier.wordpress.com/2017/10/15/poser-nue-a-la-havane-anais-nin-a-cuba-wendy-guerra/

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    Couverture du livre « Un dimanche de révolution » de Wendy Guerra aux éditions Buchet Chastel

    STEPHANE BRET sur Un dimanche de révolution de Wendy Guerra

    La littérature d’un pays peut révéler, d’une manière convaincante et efficace, les réalités de la société décrite par ses auteurs, ses blocages, ses drames, ses souffrances. C’est le cas de Cuba, pays de l’espérance révolutionnaire tiers-mondiste dans les années soixante, puis le théâtre d’un...
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    La littérature d’un pays peut révéler, d’une manière convaincante et efficace, les réalités de la société décrite par ses auteurs, ses blocages, ses drames, ses souffrances. C’est le cas de Cuba, pays de l’espérance révolutionnaire tiers-mondiste dans les années soixante, puis le théâtre d’un développement inexorable de la répression vis-à-vis de ceux qui « pensent autrement », les dissidents .Roberto Ampuero avait fort bien décrit la perversion des idéaux de l’origine dans son roman « Quand nous étions révolutionnaires. » Zoe Valdès avait évoqué cette situation de l’artiste confronté aux limitations de sa liberté d’écrire dans « Chasseuse d’astres »

    Dans Un dimanche de révolution, Wendy Guerra reprend cette thématique, celle de la situation de l’artiste, de son identité face à un régime hostile, omniprésent, s'immisçant sans cesse dans la vie privée des citoyens, au point de l’anéantir ou de la rendre très illusoire.
    Cleo est une poétesse, une romancière d’origine cubaine, elle cherche la reconnaissance littéraire mais ne l’obtient guère. Elle est en permanence la proie du soupçon : celui des exilés cubains, qui la prennent pour un sous-marin du régime, et celui des Cubains de l’intérieur, restés dans l’île pour des raisons d’opportunisme, de conformité intellectuelle « Ils voulaient un final épique, dans le style soviétique, car c’était leur référence même s’ils la repoussaient, la niaient et la déchiquetaient dans leurs gestes quotidiens ; telle était leur formation : soviétique. »

    Ce qui est magistralement décrit, ce sont les états psychologiques par lesquels passe l'héroïne : la solitude, la paranoïa provoquée par une surveillance bien réelle et des perquisitionne répétées de son domicile, les interrogations sur son œuvre littéraire .Pour qui écrit-on ? Au nom de quoi ? Les passages les plus émouvants concernent ce qui anéantit l’identité, la personnalité, la singularité des individus : « Ce mépris, cette posture collective kaki glorifiée et pérenne brevette la virilité et l’uniformité (…) écrasant ainsi tout soupçon d’individualité, de délicatesse, touche personnelle ou clin d’œil d’indépendance visuelle. » Mais ce roman va plus loin encore, il se poursuit par une révélation faite à Cleo par l’un des ses amis Geronimo Martines, un acteur originaire du Nicaragua .Cet aveu concerne ses liens de paternité, elle ne serait pas Cleopatra Alexandra Perdiguer mais la fille de mauricien Antonio Rodriguez né à Washington DC aux États-Unis ! S’ensuit une nouvelle interrogation pour Cleo : qui est-elle ? Américaine, Cubaine ? Elle va trouver la solution dans le départ de Cuba mais elle ressent immédiatement le déchirement de l’exil : « Nous avons décollé .Je sentais Cuba se détacher progressivement de mon corps, mon âme tenter de soutenir la terre(…) Sans Cuba je n'existe pas .Je suis mon île. » Ce roman séduira par la finesse des descriptions, par la profondeur des interrogations soulevées par Wendy Guerra .La sauvegardent de l'identité, le prix de la vie intérieure y trouvent une place essentielle, et c’est heureux.

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    Couverture du livre « Un dimanche de révolution » de Wendy Guerra aux éditions Buchet Chastel

    Caro Caro sur Un dimanche de révolution de Wendy Guerra

    Cleo est cubaine. Elle a grandi et toujours vécu sur l’île. À la mort accidentelle (mais est-ce vraiment un accident…) de ses parents, elle sombre, s’ enferme, s’alite, s’isole et transforme sa douleur en textes.


    Comme dans un dernier sursaut, elle trouve la force d’envoyer un recueil de...
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    Cleo est cubaine. Elle a grandi et toujours vécu sur l’île. À la mort accidentelle (mais est-ce vraiment un accident…) de ses parents, elle sombre, s’ enferme, s’alite, s’isole et transforme sa douleur en textes.


    Comme dans un dernier sursaut, elle trouve la force d’envoyer un recueil de poèmes à un éditeur espagnol. Quelle n’est pas sa surprise, son livre est publié, primé et elle accède à la notoriété, sur le continent européen.

    Sa vie change désormais. Elle peut « s’évader » en Europe ou aux Etats-Unis pour faire la promotion de son livre, puis du suivant, mais elle est aussi mise à l’écart, voire ignorée par les intellectuels de son propre pays, et constamment surveillée et harcelée par les autorités cubaines.

    Elle rencontre néanmoins quelques figures internationales, un chanteur anglais, et surtout un réalisateur américain, qui arrive avec une nouvelle étonnante touchant aux origines de Cleo, et le souhait d’en faire un film…

    Le livre navigue entre ces différents temps, bouffées d’oxygène à l’étranger, méfiance et suspicion de la part des cubains (même ceux en exil), tyrannie de la surveillance, des fouilles, des vols, des atteintes à son intimité dans sa propre maison.

    Combien de temps Cleo va-t-elle réussir à maintenir ce grand écart entre deux cultures, deux façons de vivre, deux conceptions de la liberté ? Va-t-elle surtout se trouver elle-même, et gagner sa propre liberté ?

    Dans une écriture que j’ai trouvé un peu curieuse de prime abord, Wendy Guerra nous livre un récit construit mais touffu et qui se perd souvent dans les méandres poétiques de la pensée de Cleo. Le contexte est très actuel (on évoque le discours d’Obamah et l’ouverture de Cuba aux Etats-Unis) et l’auteure évoque très bien l’atmosphère de peur, d’embrigadement d’un peuple soumis par des décennies de contrôle.

    J’ai aimé la transcription, que j’imagine très juste, du mode de vie cubain, du moins à la Havane, du mélange de modernité, de décrépitude, d’abandon et de foisonnement.

    En même temps qu’une quête d’identité, j’ai ressenti ce livre comme une magnifique ode à la cubanité, j’ai beaucoup aimé découvrir Cuba par ce biais.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/08/12/un-dimanche-de-revolution-de-wendy-guerra/

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