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Wendall Utroi

Wendall Utroi

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Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « La loi des hommes » de Wendall Utroi aux éditions Slatkine Et Cie

    jeanmid sur La loi des hommes de Wendall Utroi

    Comme Jacques et sa fille Aude, j'ai été subjugué et ému par ce récit d'outre-tombe .
    Des mémoires posthumes déterrées par hasard par ce cantonnier d'un petit village du Nord de la France qui vont nous plonger dans le Londres de la deuxième moitié du XIXème siècle. le Londres des quartiers...
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    Comme Jacques et sa fille Aude, j'ai été subjugué et ému par ce récit d'outre-tombe .
    Des mémoires posthumes déterrées par hasard par ce cantonnier d'un petit village du Nord de la France qui vont nous plonger dans le Londres de la deuxième moitié du XIXème siècle. le Londres des quartiers pauvres ,insalubres , aux ruelles étroites souillées de détritus ,où la lumière a du mal à filtrer . Pour ces hommes et ces femmes chaque jour est un nouveau défi : un défi pour la vie , pour se nourrir jusqu'au lendemain. La condition des femmes est la pire de toute avec souvent la prostitution comme seul possibilité offerte dès le plus jeune âge . C'est ce Londres des bas-fonds que nous fait découvrir l'inspecteur de Scotland Yard , J.Wallace Hardwell. Il est chargé d'une enquête délicate et secrète visant à protéger l'un des membres de la famille royale. le ( triste) sire s'étant fourvoyé dans une affaire pas très nette , il faut éviter à tout prix toute publicité malencontreuse qui pourrait être colportée par de «mauvaises» gens et ternirait l'image de la Couronne .
    Trois suspects lui sont présentés, Myrtle River,une ancienne maquerelle , Rebecca Brianey ,une tenancière d'établissement de plaisirs et Timothy, son fils adoptif et accessoirement son homme de main.
    Au cours de ces nombreux interrogatoires ,de ces confrontations souvent tendues , ces heures passées avec les trois protagonistes, à tenter de les faire avouer leur éventuelle compromission dans cette ténébreuse affaire , il va surtout découvrir la vérité sur le destin de ces miséreux , de ces femmes à la merci des hommes , qui hantent la capitale de l'Empire britannique….et cette vérité elle n'est pas belle à voir .

    Plus qu'une histoire , l'auteur nous offre un véritable témoignage saisissant sur la souffrance de ces jeunes femmes , pour la plupart mineures , fuyant la famine et tentant de survivre en vendant leurs corps , ou marchandées par leur propre famille à des entremetteuses peu scrupuleuses à la recherche de chaires fraîches pour assouvir l'appétit sexuel d'hommes aux bourses pleines . Seules les plus chanceuses , les plus rusées ou les plus endurcies s'en sortiront . Une vie à la dure mais où la solidarité n'est pas qu'un vain mot .
    L'auteur trouve les mots justes- sans pathos excessifs - pour toucher son lecteur et le plonger de manière très réaliste dans cette atmosphère aux relents âcres et acides , ces ruelles sombres où l'on imagine sans aucun mal Jack l'Éventreur , rôder à la recherche d'une nouvelle victime.
    On suit ce récit comme un bon thriller avec ses surprises , ses révélations et cette enquête qui va peu à peu se transformer en introspection pour l'inspecteur Hardwell , un homme bon , droit et qui ne badine pas avec l'honneur.
    Une fiction qui s'inscrit dans l'histoire du pays mais surtout dans celui pour le droit des femmes et la protection des plus jeunes d'entre elles . La justice pour tous et pour toutes quel que soit leur rang dans la société , même si , dans cette Angleterre du XIXème siècle ,le chemin est encore long vers l'équité des droits et des chances .

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    Couverture du livre « La loi des hommes » de Wendall Utroi aux éditions Slatkine Et Cie

    L'atelier de Litote sur La loi des hommes de Wendall Utroi

    Un vrai régal que de prendre cette machine à remonter le temps pour Londres à l’époque de la reine Victoria. Nous allons par le plus grand du hasard avoir accès aux mémoires posthumes de J. Wallace Hardwell, inspecteur de Scotland Yard, une enquête qui va le marquer sa vie entière. Grâce à son...
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    Un vrai régal que de prendre cette machine à remonter le temps pour Londres à l’époque de la reine Victoria. Nous allons par le plus grand du hasard avoir accès aux mémoires posthumes de J. Wallace Hardwell, inspecteur de Scotland Yard, une enquête qui va le marquer sa vie entière. Grâce à son travail de fossoyeur pour la mairie de Houtkerque, Jacques va mettre la main sur une boite en métal contenant un ancien manuscrit en anglais. Une construction narrative classique mais efficace qui nous nous impose des allers et retours passé/présent. Une lecture fluide et passionnante avec des personnages édifiants. Nous sommes plongés dans les bas quartiers de Londres où l’on côtoie, filles de petite vertus, dames maquerelles et exploitation de la misère humaine. Le récit au présent m’a semblé assez fade en comparaison de celui du passé et clairement, c’est le côté thriller historique qui m’a le plus emballé, une atmosphère particulièrement bien rendue avec un vocabulaire adapté à l’époque et qui se veut légèrement surannée donne au lecteur le bain de crédibilité nécessaire pour apprécier cette immersion dans un autre temps, dans un autre lieu. Les personnages ne sont pas trop nombreux et pour ma part je retiendrai Wallace bien sur, mais surtout Tim et Miss Myrtle qui sont typique de leur époque et nous permette de mieux comprendre les enjeux de se qui se trame derrière les maisons closes. Il est surtout question des violences subies par de jeunes femmes et jeunes hommes mineurs qui ne peuvent laisser personne indifférent. Ce qui m’a le plus touché c’est bien de me rendre compte que même si les années ont passées, rien n’a changé. Il n’y a pas d’amélioration flagrante et le thème des violences faites aux femmes reste terriblement actuel. Une belle découverte, on n’était pas loin du coup de cœur mais… Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2020/11/25/38614084.html

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    Couverture du livre « La loi des hommes » de Wendall Utroi aux éditions Slatkine Et Cie

    Evlyne Léraut sur La loi des hommes de Wendall Utroi

    Palpitant « La Loi des hommes » est un thriller historique qui se situe en Angleterre dans un XIX e siècle ravagé par la pauvreté. Sur l’autre versant de cette histoire Jacques cantonnier, intègre et sérieux doit déplacer une tombe. Celle de J. Wallace Hardwell né le 3 avril 1857 à Londres et...
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    Palpitant « La Loi des hommes » est un thriller historique qui se situe en Angleterre dans un XIX e siècle ravagé par la pauvreté. Sur l’autre versant de cette histoire Jacques cantonnier, intègre et sérieux doit déplacer une tombe. Celle de J. Wallace Hardwell né le 3 avril 1857 à Londres et décédé en France, car exilé. Il va découvrir une valisette et l’emporte chez lui. « Le porte-document renferme une liasse impressionnante de feuilles d’un papier un peu jauni. » Sa fille va traduire les feuillets. Wendall Utroi est doué. On ressent une ambiance serrée, ténébreuse. J. Wallace Hardwell est un sujet de Sa majesté la reine Victoria. Intégré aux services de Scotland Yard. « Grâce à cela je suis devenue l’un des plus jeunes inspecteurs de l’histoire de cette institution. » Que va-t-il se passer ? Londres est de brouillard, de pauvreté absolue. Les femmes des bas-fonds sont prostituées, des proies pour les nantis de Londres. Les inégalités sont criantes. Les jeunes filles sont kidnappées ou vendues. Que dire des jeunes garçons, esclaves sexuels de la gent masculine de Londres. J. Wallace Hardwell enquête. Il faut retrouver et vite les informateurs. Nous sommes dans un thriller où la liberté de conscience est bafouée. J. Wallace Hardwell entame une course contre la montre. Il faut retrouver et vite les sources. Protéger la Couronne que le scandale n’éclate pas. « La Loi des hommes » est époustouflant. Il révèle une époque où l’emprise impériale dépassait toutes les lois. « Scotland Yard » n’en sort pas grandi. C’est un thriller glaçant de par les diktats, les idiosyncrasies d’un pays où les hommes et femmes des misères infinies étaient des proies pour les hautes sphères. « La loi des hommes » est une remise en question sur l’honnêteté, l’intégrité, l’honneur. C’est le marqueur d’une époque hélas véridique. Publié par les Editions Slatkine & Cie.

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    Couverture du livre « La loi des hommes » de Wendall Utroi aux éditions Slatkine Et Cie

    Marie Kirzy sur La loi des hommes de Wendall Utroi

    J'aime les polars historiques qui nous immergent totalement dans une époque. Et celui-ci est fort réussi.

    Direction les bas-fonds de Londres, deuxième moitié du XIXème siècle sur les pas d'un inspecteur de Scotland Yard, intègre et obstiné, chargé d'interroger des témoins dans le cadre d'un...
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    J'aime les polars historiques qui nous immergent totalement dans une époque. Et celui-ci est fort réussi.

    Direction les bas-fonds de Londres, deuxième moitié du XIXème siècle sur les pas d'un inspecteur de Scotland Yard, intègre et obstiné, chargé d'interroger des témoins dans le cadre d'un scandale qui, s'il éclate, impliquera la famille royale britannique … sans qu'il sache exactement la teneur du potentiel scandale. Procédé très intelligent qui place le lecteur au même niveau que l'enquêteur : comme lui, il découvre progressivement les ressorts sordides de l'affaire, comme lui, il a la nausée à mesure qu'il plonge dans ces bas-fonds.

    Basé sur des faits réels ( le scandale de Cleveland Street en 1889 qui a impliqué le prince Albert Victor de Clarence, petit-fils de la Reine Victoria, et quelques Lords ), le récit policier très bien mené se transforme en critique implacable de l'hypocrisie de la société victorienne et de ses nantis drapés dans un puritanisme de façade, plein de morgue et de mépris à l'égard des indigents.

    La description des quartiers mal famés de Londres dans le West End ( autour de Whitechapel, Stepney ou Limehouse ) est très vivante et saisissante : workhouses indignes ( sortes d'hospices où les plus précaires, souvent des filles-mères travaillent jusqu'à 18 heures par jour dans des conditions honteuses ), prostitution omniprésente, lupanars et bordels à foison, trafic d'enfants, filières pour obtenir des fillettes vierges avec certificat médical garantissant la qualité du « produit » … on n'est pas loin d'un Dickens, Palliser ou Stead pour dénoncer toute cette misère qui semble être un miroir inversé de la bonne société victorienne.

    J'ai plus de réserve sur la construction du roman, un peu maladroite à mon sens car coupant l'élan de l'action. L'auteur a fait le choix d'une trame contemporaine pour aiguiller le lecteur : un cantonnier découvre dans la tombe d'un cimetière une boîte contenant les carnets complets que l'enquêteur anglais du XIXème anglais a écrit pour soulager sa conscience. Ces passages sont relativement courts par rapport au récit des carnets, mais je les ai lus en ultra diagonale, les jugeant peu intéressants par rapport à l'intrigue dix-neuvièmiste, passionnante, elle. Même si j'ai bien compris l'intention louable de l'auteur de dénoncer les violences faites aux femmes du XXIème siècle face à une loi des hommes qui perdure depuis des siècles malgré des avancées certaines.