Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Virginie Augustin

Virginie Augustin

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (15)

  • add_box
    Couverture du livre « Joe la pirate » de Hubert et Virginie Augustin aux éditions Glenat

    Bd.otaku sur Joe la pirate de Hubert - Virginie Augustin

    Le tandem de « Monsieur désire » se reforme pour « Joe la pirate » et c’est peu dire qu’on attendait ce dernier opus avec impatience. Unique biographie dans l’œuvre d’Hubert mais quelle biographie ! Celle de Marion Barbara Carstairs, une « Violette Morris » américaine pour son côté frondeur et...
    Voir plus

    Le tandem de « Monsieur désire » se reforme pour « Joe la pirate » et c’est peu dire qu’on attendait ce dernier opus avec impatience. Unique biographie dans l’œuvre d’Hubert mais quelle biographie ! Celle de Marion Barbara Carstairs, une « Violette Morris » américaine pour son côté frondeur et anticonformiste dotée en plus d’une fortune colossale puisque petite fille richissime d’un actionnaire de la Standard Oil. En treize chapitres dans une narration linéaire et une ligne claire proche de celle d’Yves Chaland, Virginie Augustin et Hubert nous racontent donc le destin hors du commun de cette enfant née à Londres en 1900 qui traversera le siècle entre « champagne et extravagance » pour s’éteindre en Floride à 93 ans.
    *
    Celle qui décrétait « je n’ai jamais été une petite fille. J’étais queer déjà dans la matrice » et ajoutait « je suis ma propre création. Je ne dois rien à personne et surtout pas à mes parents » se rebaptisa « Tuffy » à l’âge de 5ans, puis « Joe ». Elle vécut mille vies en une : elle servit en France dans la croix rouge durant la première guerre, battit des records de vitesse dans des courses de bateau, fonda un garage féminin , acheta une île dans les Bahamas qu’elle gouverna, appris à piloter un avion, collectionna les conquêtes féminines (pas « mil et tre » mais 123 tout de même !) parmi lesquelles Tallulah Bankhead et Marlene Dietrich, fréquenta le duc et la duchesse de Windsor et eut pour confident et meilleur ami une poupée « le major Wadley » avec laquelle elle se fit incinérer…
    *
    Un très riche matériel biographique donc, presque taillé sur mesure pour nos deux auteurs qui se sont documentés et appuyés sur l’ouvrage de Kate Summerscale «The Queen of Whale Cay » malheureusement non traduit en français et sur des clichés d’époque parois fidèlement reproduits. Ils nous offrent des dialogues piquants et qui font mouche, un découpage enlevé avec parfois de superbes pleines pages avec de magnifiques noirs contrastés ainsi que des notices biographiques fort utiles de toutes les célébrités évoquées dans un appendice final… Et pourtant, il manque un petit « je ne sais quoi ». La linéarité de la narration et le noir et blanc épuré mettent finalement le lecteur à distance instaurant un côté paradoxalement trop sage et désincarné. La couverture magnifique, l’unique séquence en couleur (aux crayons) été le portrait final dans ses tons chauds et mordorés laissent entrevoir ce qu’aurait pu être cet album tout comme les deux derniers chapitres. A la fin du roman graphique en effet, le visage trop lisse et semblable à celui de sa poupée de Joe Carstairs se trouve enfin marqué par le vieillissement et elle quitte son masque d’éternel Peter Pan trublion pour montrer son décalage avec les flamboyantes seventies… Là soudain, elle devient humaine et vraiment intéressante …

  • add_box
    Couverture du livre « Monsieur désire ? » de Hubert et Virginie Augustin aux éditions Glenat

    Domi Mots sur Monsieur désire ? de Hubert - Virginie Augustin

    Le récit se situe début de l’ère victorienne (dans les années 1840 – 1850 ) et illustre bien la vie des domestiques, corvéables à merci et inexistants.

    Une jeune femme de chambre, Lisbeth, vient d’être engagée par un jeune aristocrate, Edouard, arrogant, provocant, et débauché.
    Lors d’une...
    Voir plus

    Le récit se situe début de l’ère victorienne (dans les années 1840 – 1850 ) et illustre bien la vie des domestiques, corvéables à merci et inexistants.

    Une jeune femme de chambre, Lisbeth, vient d’être engagée par un jeune aristocrate, Edouard, arrogant, provocant, et débauché.
    Lors d’une soirée habituelle de beuveries, c’est Lisbeth qui s’en occupe lorsqu’il rentre, fin saoul, le déshabille et le met au lit.
    Elle est plutôt timide et effacée, sait qu’elle est laide, mais elle n’est pas impressionnée par l’état d’Edouard, pas choquée non plus, par les confidences de plus en plus régulières de son employeur à propos de sa vie sexuelle.

    Un lien se tisse entre ces deux êtres si différents. Lui a besoin de se raconter, de provoquer son émoi par ses exploits sexuels, mais il comprend vite qu’elle est bien différente de toutes les femmes rencontrées jusqu’alors. Il appelle les yeux bleus de Lisbeth, des « yeux de Madone ». Elle, reste toujours calme, jamais surprise, toujours attentive, et surtout pleine de compassion.
    Cela pourrait être le vice et la vertu, c’est beaucoup plus profond et nuancé que cela.

    Les dernières pages replacent l’histoire dans son contexte historique, en expliquant bien la situation économique et sociale de l’époque. J’ai pris autant de plaisir à les parcourir qu’à découvrir les planches de la BD.

    J’avais déjà beaucoup aimé « Peau d’homme » du même auteur avec Zanzim en illustrateur. Mais j’apprécie encore plus « Monsieur désire ? Une BD qui suscite les questions, les réflexions, pleine de nuances et de sens.
    Une vraie réussite !

  • add_box
    Couverture du livre « Conan le Cimmérien ; chimères de fer dans la clarté lunaire » de Virginie Augustin aux éditions Glenat

    Bd.otaku sur Conan le Cimmérien ; chimères de fer dans la clarté lunaire de Virginie Augustin

    Dans la postface réservée à la première édition, Patrice Louinet (le spécialiste mondial de Robert E Howard) nous apprend que cette nouvelle a été écrite dans un but alimentaire parce les revues telles Weird Tales où paraissaient les œuvres d’Howard ont été sévèrement touchées par la crise de...
    Voir plus

    Dans la postface réservée à la première édition, Patrice Louinet (le spécialiste mondial de Robert E Howard) nous apprend que cette nouvelle a été écrite dans un but alimentaire parce les revues telles Weird Tales où paraissaient les œuvres d’Howard ont été sévèrement touchées par la crise de 1929 et que, pour avoir une chance d’attirer le chaland, on avait intérêt à mettre en scène des personnages féminins aussi peu vêtus que le permettait la censure et magnifiquement illustrés en couverture des magazines par la nouvelle recrue du magazine pulp : Margaret Brundage.

    Howard reprend donc « une recette » éprouvée : celle de la jeune donzelle en détresse sauvée par l’« Homme » (avec un H majuscule) ! Il ajoute, pour faire bonne mesure, trois dangers qui guettent le couple de héros : des pirates, des créatures surnaturelles et enfin un singe géant… On pourrait justement s’interroger sur la qualité de cette accumulation - très loin de faire l’unanimité chez les fans du nouvelliste - et se demander alors ce qui a bien pu motiver le choix de ce texte par Virginie Augustin pour son adaptation…

    La réponse est assez simple en fait : Chimères de fer dans la clarté lunaire est un « concentré » de Conan. Or, l’autrice s’est elle-même portée candidate pour participer à la série « Conan le Cimmérien » chez Glénat. Elle voulait réaliser « un rêve de petite fille » parce qu’elle aimait l’héroic fantasy et avait été nourrie aux dessins animés « Conan » et aux illustrations du Cimmérien réalisées en leurs temps par Barry Windsor Smith, Buscema ou encore Frazetta. Dans ce sixième volume, elle œuvre pour la première fois (de la série et de son œuvre à elle !) seule aux commandes au scénario, au dessin et à la couleur. Et elle s’en tire haut la main !

    Elle reprend les codes graphiques de ses prestigieux aînés en accentuant presque les stéréotypes : Conan a un physique parfois néanderthalien, une musculature hyperbolique et s’exprime souvent par simples onomatopées (« crom » !) ; la tenue d’Olivia, extrêmement vaporeuse et échancrée, ainsi que sa plastique savamment détaillée sous tous les angles… ne laisse ni l’homme, ni la bête, ni le lecteur indifférents !

    Si elle sacrifie à ces codes graphiques, Virginie Augustin, rend pourtant ses héros plus complexes : Conan se comporte de façon beaucoup plus civilisée que le « raffiné » et déviant Shah Amurath ou que le père de la princesse qui a vendu sa fille : le plus barbare n’est donc pas celui qu’on pense … Comme dans « Alim le Tanneur » on a ainsi une mise en question de la notion de barbarie et de civilisation. La scène orgiaque au palais d’Amurath dans les tons rouges orangés fait écho au massacre des Kozakis dans ses tonalités. Ce choix de couleurs qui s’oppose aux verts de la jungle et aux noirs des passages fantastiques permet de dresser un parallèle : les femmes sont victimes au même titre que les combattants.

    De même, l’autrice des féministes « Monsieur désire » et « 40 éléphants » ne se contente pas de faire de son héroïne une simple potiche. Olivia évolue puisque de secourue, au début du récit, elle devient celle qui sauve et qui choisit d’accompagner Conan dans ses aventures au dénouement. On pourra objecter que c’était déjà dans la nouvelle mais les relations entre les personnages semblent avoir été bien dépoussiérées ! En effet, le personnage le plus dénudé dans l’album est finalement …Conan lui-même ! Il est observé, dans un renversement de perspective, au bain par l’héroïne qui s’attarde « en caméra subjective » sur le fessier du Cimmérien ! Et c’est d’ailleurs par le jeu des regards dans des pages muettes, par les contre champs et par les changements de points de vue que l’autrice met à jour de façon très subtile la tension érotique régnant entre les deux protagonistes et une certaine égalité…

    Enfin, Virginie Augustin est aussi une grande amatrice de Lovecraft avec qui Howard entretint une correspondance assidue. Elle réussit dans son album à transmettre, dans la partie fantastique, le même sentiment de malaise, d’angoisse et même de peur qu’on trouve chez l’auteur de « l’Appel de Cthulhu » grâce à un découpage innovant et rythmé avec des cases qui se chevauchent, se superposent, et des incrustations au sein de superbes pleines pages. Quand elle évoque les créatures maléfiques et le flashback de l’éphèbe divin, l’atmosphère onirique et délétère est rendue par une magnifique utilisation de la bichromie et des lumières ainsi que par des noirs qui envahissent la page.

    On peut ainsi dire que l’adaptation de « Chimères de fer sous la clarté lunaire » n’est pas une simple œuvre de commande mais bien un hommage aux illustrateurs de l’enfance de Virginie Augustin et une revisitation du mythe qui fait d’une nouvelle mineure une œuvre plus complexe et personnelle. On regrettera simplement peut être un dénouement un peu précipité …

  • add_box
    Couverture du livre « 40 éléphants T.3 ; Dorothy, la poinçonneuse » de Kid Toussaint et Virginie Augustin aux éditions Bamboo

    Lalo65 sur 40 éléphants T.3 ; Dorothy, la poinçonneuse de Kid Toussaint - Virginie Augustin

    Pas mal mais néanmoins moins trépidant que les tomes précédents. CEtte bande dessinée se laisse lire mais est un peu plus brouillonne et un peu moins bien construite que le tome 1 qui avait le charme de la nouveauté et qui plantait bien le décor et que le tome 2 qui complétait parfaitement...
    Voir plus

    Pas mal mais néanmoins moins trépidant que les tomes précédents. CEtte bande dessinée se laisse lire mais est un peu plus brouillonne et un peu moins bien construite que le tome 1 qui avait le charme de la nouveauté et qui plantait bien le décor et que le tome 2 qui complétait parfaitement l'histoire ! Je reste un peu sur ma faim dans ce troisième opus.

Thèmes en lien avec Virginie Augustin

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !