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Vincent Lahouze

Vincent Lahouze
Vincent Lahouze est un jeune écrivain de trente ans. Découvert sur les réseaux sociaux par ses textes très personnels, aussi puissants qu'engagés, il a fédéré autour de sa plume et de ses valeurs humanistes une fidèle communauté de lecteurs qui ne cesse de croître.

Articles en lien avec Vincent Lahouze (1)

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Quartier libre » de Vincent Lahouze aux éditions Michel Lafon

    dubonheurdelire sur Quartier libre de Vincent Lahouze

    Quartier libre est le second roman de Vincent Lahouze – promis je rectifierai en écrivant « deuxième » à la sortie du prochain – et après une immersion dans son histoire personnelle, ce jeune romancier nous amène dans le monde qu’il a bien connu, celui de l’animation dans les quartiers de...
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    Quartier libre est le second roman de Vincent Lahouze – promis je rectifierai en écrivant « deuxième » à la sortie du prochain – et après une immersion dans son histoire personnelle, ce jeune romancier nous amène dans le monde qu’il a bien connu, celui de l’animation dans les quartiers de Toulouse et plus précisément au Mirail.

    Quartier libre par Lahouze
    L’histoire est celle d’Olivier, geek que ses parents désespèrent de voir un jour entrer dans la vie active. Persuadés qu’un électrochoc ne pourra que lui être bénéfique, il l’envoie à Toulouse pour travailler en tant qu’animateur. Lui qui ne connaît rien à Toulouse, rien aux enfants et qui se verrait bien continuer sa vie ainsi se retrouve du jour au lendemain dans une nouvelle ville et une nouvelle vie : animateur débutant dans un quartier difficile de Toulouse, le quartier du Mirail. Mais n’est pas animateur qui veut et Olivier apprend le métier et surtout apprend de ses erreurs jusqu’à devenir un élément essentiel de cette vie de quartier et un repère pour la jeune Ismahane, pré adolescente puis adolescente vive, intelligente et piquante mais avec un sacré caractère !

    Sur l’histoire, je ne vous en dirai pas plus car l’intrigue ne se résume pas à un carnet de bord du métier d’animateur, loin de là ! C’est aussi l’histoire d’un quartier de Toulouse que beaucoup connaissent de nom mais qu’ils n’ont jamais vu. Certes la drogue y est présente mais pas seulement. Le Mirail c’est aussi des rencontres enrichissantes, formatrices et des jeunes attachants -même s’il parfois ils flirtent avec l’atta-chiant et je sais de quoi je parle j’ai enseigné en tant que professeure à beaucoup d’élèves issus de ce quartier. Alors le roman de Vincent Lahouze me parle, me touche, me frappe car ce n’est pas un roman fait de mensonges, de fictions, d’imaginaires. C’est au contraire au creux de la fiction toute la réalité sociale, tous les maux et les biens que l’on peut trouver dans ces quartiers. Derrière les mots de Vincent Lahouze, j’entends ceux que j’ai souvent entendus dans la bouche de mes anciens élèves : l’espoir impossible de sortir du quartier, une ligne d’horizon qui n’existe pas, l’envie de s’en sortir mais le mur que notre société construit autour des quartiers.

    Ce roman est « un miroir que l’on promène le long du chemin » des banlieues et des quartiers de Toulouse et d’ailleurs. Il soulève des questions, bouscule le lecteur mais aussi le happe dans une intrigue digne d’un bon polar – parce qu’Olivier, par la force de la douleur, va aussi devenir enquêteur.

    Olivier et Vincent, c’est un peu le même combat « planter des graines, avec l’espoir que certains finissent par germer avec le temps ».

    En résumé : pour un second coup d’essai, c’est encore une réussite, dans une autre veine, mais avec un même talent, celui des mots mais aussi celui des émotions.

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    Couverture du livre « Quartier libre » de Vincent Lahouze aux éditions Michel Lafon

    Dominique Sudre sur Quartier libre de Vincent Lahouze

    A Toulouse, dans le quartier du Mirail, Olivier assiste aux obsèques d’Ismahane, une jeune fille qu’il connaît depuis des années. Ismahane la belle et lumineuse rebelle s’est suicidée. Olivier veut découvrir ce qui a motivé son geste incompréhensible.

    Flash-back de quelques années, quand le...
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    A Toulouse, dans le quartier du Mirail, Olivier assiste aux obsèques d’Ismahane, une jeune fille qu’il connaît depuis des années. Ismahane la belle et lumineuse rebelle s’est suicidée. Olivier veut découvrir ce qui a motivé son geste incompréhensible.

    Flash-back de quelques années, quand le jeune Olivier débarque dans ce quartier du Mirail à Toulouse pour travailler comme animateur social dans une école. On ne peut pas dire qu’il ait la vocation, mais il n’a pas le choix. Son père lui impose de prendre ce poste. Ses parents en ont raz le bol de voir leur fils de vingt ans planté devant son ordinateur et ses jeux en ligne à longueur de journée. Il est temps de se confronter au monde du travail.

    La découverte va être totale, face à ces jeunes des quartiers difficiles, venus de familles souvent issues de l’immigration et qui vivent dans ces immeubles où il est plus facile de vendre de la drogue que d’espérer trouver un emploi. D’abord intrigué par son nouvel environnement de travail et souvent découragé, Olivier peu à peu apprend à connaître et aimer ces enfants qui le testent puis l’acceptent. En particulier la jeune Ismahane, rebelle, courageuse, meneuse de groupe et particulièrement intelligente.

    La vie pourrait devenir belle avec Sophie son amoureuse, les enfants qu’il accompagne et cette vie d’animateur dans laquelle Olivier s’épanouit chaque jour un peu plus. Mais c’est sans compter sur les déboires sentimentaux. Sans compter surtout sur les caïds qui veulent mener la loi et maintenir sous leur coupe ces jeunes qui pourraient leur échapper. Et qui n’apprécient pas qu’on leur fasse de l’ombre.

    Quartier libre est un roman très actuel, social et humain, ancré dans la réalité, prenant et terriblement émouvant.

    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/12/09/quartier-libre-vincent-lahouze/

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    Couverture du livre « Quartier libre » de Vincent Lahouze aux éditions Michel Lafon

    La Bibliothèque de Juju sur Quartier libre de Vincent Lahouze

    Ça commence par un saut dans le vide.

    Ça commence fort, ça t’envoie valser dans le décor tout de suite. Pas le temps de respirer. Tu te fais prendre aux tripes et t’as pas le choix.

    C’est l’histoire d’un gâchis, et même pas beau le gâchis. C’est peut-être un peu l’histoire de ce que nous...
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    Ça commence par un saut dans le vide.

    Ça commence fort, ça t’envoie valser dans le décor tout de suite. Pas le temps de respirer. Tu te fais prendre aux tripes et t’as pas le choix.

    C’est l’histoire d’un gâchis, et même pas beau le gâchis. C’est peut-être un peu l’histoire de ce que nous sommes en train de faire de notre société. C’est une histoire qui prend aux tripes, qui broie un peu le coeur. Une histoire de rage et de fureur, de bruit et de douleur.

    C’est l’histoire d’Olivier, qui débarque dans les pas beaux quartiers, au Mirail, à Toulouse, et qui va tenter de comprendre l’inacceptable, ces raisons qui poussent une adolescente qu’il a vu grandir à se jeter dans le vide.

    C’est l’histoire d’Olivier et de son métier de d’animateur social. du jeune homme inexpérimenté, aux préjugés faciles jusqu’à l’homme qui se bat, au quotidien, pour ces jeunes qu’on regarde de travers.

    C’est un regard sur les banlieues, sur notre société, absurde et un peu dégueulasse. C’est un roman qui se lit d’une traite, comme on se retrouve prisonnier d’une histoire qu’on ne peut pas lâcher. Comme on ne reprend pas son souffle.

    C’est un polar, c’est un roman d’apprentissage, c’est un plaidoyer, c’est un roman social, c’est un témoignage, c’est beaucoup de choses à la fois, c’est un roman qui n’a pas besoin d’étiquette pour exister.

    Vincent Lahouze, offre, avec ce deuxième roman un livre absolument percutant. Que j’ai dévoré en quelques heures tant il m’a emporté ! Tu sais, ces lectures qui t’amènent aux petites heures de la nuit, le regard fou et le bras douloureux !

    Un deuxième roman, différent, qui va là où on ne l’attend pas. Qui va là où ça fait mal pour notre bien à tous. le roman d’une société malade et mise à mal. Ce livre n’est pas un remède mails il a le mérite de poser les questions.

    « – Tu ne peux pas guérir dans l’environnement qui t’a rendu malade. C’est impossible. »

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    Couverture du livre « Rubiel e(s)t moi » de Vincent Lahouze aux éditions Michel Lafon

    Joëlle Guinard sur Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/12/rubiel-est-moi-de-vincent-lahouze.html


    " Ce livre est une double enfance. Un reflet dans le miroir. Une double vie."

    " L'enfance est un couteau planté dans la gorge" Wajdi Mouawad, Incendies.

    Je ne fais pas partie des nombreuses personnes...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/12/rubiel-est-moi-de-vincent-lahouze.html


    " Ce livre est une double enfance. Un reflet dans le miroir. Une double vie."

    " L'enfance est un couteau planté dans la gorge" Wajdi Mouawad, Incendies.

    Je ne fais pas partie des nombreuses personnes qui suivent Vincent Lahouze sur les réseaux sociaux où il livre des textes personnels très engagés, je l'ai découvert avec ce livre.

    Dans son récit Vincent Lahouze entremêle deux histoires, l'histoire autobiographique de son adoption et une fiction dans laquelle il imagine l'enfant qu'il serait devenu s'il n'avait pas été adopté. "Ce livre est une autobiographie fictive, avec des bouts de réel" dit-il.

    Né à Medellin en Colombie, Vincent, qui se nommait alors Rubiel, a vécu ses premières années entre les murs gris et froids d'un orphelinat. Adopté par un couple de français à l'âge de quatre ans, il grandit dans le Lot. Il a donc deux mères, "l'Ephémère" qui lui a donné la vie avant de décéder quelques mois après sa naissance et la "Merveilleuse" qui ne l'a "pas porté dans son ventre, mais à bout de bras" et deux pères "Le Perfide" qui l'a abandonné et "Le Repère" qui lui a tout appris.

    Malgré tout l'amour qu'il a reçu de ses parents adoptifs, pour Vincent son adoption est à la fois une bénédiction et une malédiction. Il a du lutter contre l'intolérance et le rejet, faire face aux humiliations à l'école, subir des questions indiscrètes mais il a surtout vécu écartelé entre deux cultures, deux mondes opposés. Il a eu toutes les difficultés du monde à trouver son identité et a vécu une entrée dans le monde adulte très difficile tellement il était rongé par son mal-être. Il ne parviendra à trouver un équilibre que lorsqu'il acceptera de se pencher sur son passé qu'il a refoulé pendant des années grandissant sans un regard en arrière, sans se poser de questions, avec la honte de dire d'où il venait. Il retrace ici son enfance, son adolescence dans des chapitres écrits à la première personne où il se met à nu avec beaucoup de sincérité et d’honnêteté, il déroule le chemin qu'il a pris pour devenir un être complet et se débarrasser de ses fantômes. " Durant mon enfance, mon adolescence, je me suis senti différent, à part. Rien n'a changé une fois adulte. Je continue d'être ce petit enfant, la tête lourde de questions. A porter un masque, à me cacher derrière un costume de superhéros trop grand pour moi."

    Parallèlement, dans des chapitres écrits à la troisième personne, Vincent Lahouze met en scène Rubiel, l'enfant qu'il serait devenu s'il n'avait pas été adopté. Il décrit un Rubiel qui, devenu un gamin perdu dans la Rue, intègre un clan dirigé par Juanito. Rubiel survit alors en volant et en mendiant, dormant dans une cabane en carton dans la rue, vivant un quotidien régi par la terreur dans ce pays où les narcotrafiquants sévissent. Au travers de la vie d'un orphelin colombien qui passe des années de souffrance et de fraternité dans la Rue, qui vit de belles rencontres mais aussi des arrachements successifs côtoyant souvent la mort, c'est un portrait saisissant de la Colombie que nous dresse ici Vincent Lahouze...

    Vincent Lahouze traite du sujet de l'adoption d'une façon très originale à la façon d'Eric-Emmanuel Schmitt dans "La part de l'autre" dans laquelle l'auteur imagine ce qu'aurait été le monde si Hitler n'avait pas été recalé à l'école des Beaux-Arts de Vienne. Vincent Lahouze nous raconte deux vies en miroir, Rubiel et Vincent vivent la même solitude, sont hantés par les mêmes fantômes, ressentent les mêmes premiers émois amoureux, ont la même révélation du pouvoir des mots et sont portés par le même amour pour la littérature et pour l'écriture.

    Dans ce livre-témoignage sincère et très fort, Vincent Lahouze montre qu'il est important que le passé de l'enfant adopté soit reconnu. J'ai aimé ses variations de style et de mode de narration, il passe de phrases percutantes lorsqu'il relate sa rencontre avec C. , la cocaïne, à des passages éminemment poétiques lorsqu'il évoque certaines relations amoureuses. J'ai beaucoup apprécié la montée en puissance dans l'écriture. Il manie avec adresse l'art de la métaphore notamment avec la lettre C., symbolisant à la fois la cocaïne, la Colombie et Claire, une jeune femme qui a éclairé son chemin.
    Un livre très émouvant, une lecture riche en émotions qui offre de nombreuses pistes de réflexion. Un auteur de talent et un homme abîmé par la vie qui se révèle très attachant.
    Une lecture à conseiller aux enfants adoptés et aux parents adoptifs.

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