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Victor Lorenzo Pinel

Victor Lorenzo Pinel

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Avis sur cet auteur (9)

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    Couverture du livre « Puisqu'il faut des hommes » de Philippe Pelaez et Victor Lorenzo Pinel aux éditions Bamboo

    Regine Zephirine sur Puisqu'il faut des hommes de Philippe Pelaez - Victor Lorenzo Pinel

    Lorsqu’on lit cet album, il ne faut pas passer à côté du dossier en fin d’ouvrage qui décrit les traumatismes de guerre appelés TSPT pour troubles de stress post-traumatique. Cette dénomination scientifique n’existe que depuis 1980. Avant, c’était le cinéma qui relatait les dommages de la guerre...
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    Lorsqu’on lit cet album, il ne faut pas passer à côté du dossier en fin d’ouvrage qui décrit les traumatismes de guerre appelés TSPT pour troubles de stress post-traumatique. Cette dénomination scientifique n’existe que depuis 1980. Avant, c’était le cinéma qui relatait les dommages de la guerre sur le psychisme des soldats. Quant à la guerre d’Algérie, il y a un grand silence autour des « évènements ». Ce dossier aurait pu être davantage étoffé et je suis restée sur ma faim.
    Cette BD raconte le retour de Joseph, l’un de ces soldats partis en Algérie française, on y découvre les mentalités de l’époque vis-à-vis de cette guerre coloniale qui ne voulait pas dire son nom.
    Joseph est confronté à l’animosité générale. Celle de son père tout d’abord, écrasé par le travail à la ferme, et son frère ensuite, qui s’est retrouvé dans un fauteuil roulant après un accident de tracteur. Mathilde, sa presque fiancée, ne l’a pas attendu, elle va se marier avec un autre. Quant au village, il bruisse de rumeurs et de mépris, car Joseph était « un planqué », il travaillait dans une administration tandis que ses camarades risquaient leur vie dans le djebel.
    Mais les évènements ne sont pas aussi lisses qu’ils le laissent paraitre. Entre les non-dits, les jalousies, les rancunes et les malentendus, notre personnage Joseph aura bien du mal à se retrouver. Le retour est bien difficile pour lui, il cristallise sur lui les lâchetés, les jalousies et la culpabilité du plus grand nombre et il se retrouve seul au milieu de l’arène. Même son frère se défie de lui, comme s’il était responsable de cet accident qui en a fait un handicapé.
    Ce roman graphique est donc l’histoire d’un retour qui s’avère bien ardu, le tout sur fond de guerre d’Algérie. Mais plus que la situation historique, il est surtout question de mentalités dans un village, de ceux qui sont restés et les autres qui sont partis se battre. On y croise des paysans acharnés à la tâche mais croulant sous les dettes, des mères inquiètes pour leur fils et des jeunes filles aux amours contrariées.
    Le traumatisme de guerre est peu évoqué - juste quelques réminiscences brutales chez Joseph, mais il est surtout question des émotions, les désordres engendrés par le retour du jeune soldat dans une société, une famille qui le jugent durement à l’aune de leurs convictions faussées par des informations erronées et un jugement subjectif et hâtif.
    Je regrette que l’auteur n’ait pas développé davantage les traumatismes liés à la guerre et se limite à des différents personnels.
    Le dessin est agréable et explicite avec des personnages bien croqués.

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    Couverture du livre « Le plongeon » de Severine Vidal et Victor Lorenzo Pinel aux éditions Bamboo

    DELFERRIERE Lidwine sur Le plongeon de Severine Vidal - Victor Lorenzo Pinel

    Je suis ressortie EMUE de cette lecture, limite la larme.... tellement beau, vrai, dur, l'espoir, l'amour renait, les dessins sont tellement beaux, l'avant dernière page est magique, un peu comme Peter Pan, sauf Yvonne est la fee Clochette. restons OPTIMISTE

    Je suis ressortie EMUE de cette lecture, limite la larme.... tellement beau, vrai, dur, l'espoir, l'amour renait, les dessins sont tellement beaux, l'avant dernière page est magique, un peu comme Peter Pan, sauf Yvonne est la fee Clochette. restons OPTIMISTE

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    Couverture du livre « Le plongeon » de Severine Vidal et Victor Lorenzo Pinel aux éditions Bamboo

    Un brin de Syboulette sur Le plongeon de Severine Vidal - Victor Lorenzo Pinel

    Quel bouleversement dans la vie d’une personne quand celle-ci doit aller vivre en EHPAD, établissement hospitalier pour personnes dépendantes. Que c’est moche comme nom, surtout quand la personne âgée est encore indépendante mais qu’elle ne peut plus rester seule chez elle. C’est le cas d’Yvonne...
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    Quel bouleversement dans la vie d’une personne quand celle-ci doit aller vivre en EHPAD, établissement hospitalier pour personnes dépendantes. Que c’est moche comme nom, surtout quand la personne âgée est encore indépendante mais qu’elle ne peut plus rester seule chez elle. C’est le cas d’Yvonne qui devient triste, morose voire méchante quand elle va habiter dans un établissement de ce type.

    Dans « Le plongeon », Séverine Vidal évoque ce que tous redoutons. La vie en EHPAD est tout de même synonyme de vieillesse et plus. Elle parle de ce désarroi qui accompagne l’entrée dans l’établissement, la solitude qui se fait encore plus ressentir, la famille qui se fait beaucoup moins présente, la décadence de certains pensionnaires, une certaine privation de libertés. Avec Séverine, « Les mimosas » donnent une autre image mais qui me semble tout de même un brin idéalisée. En effet, le personnel soignant est aux petits soins (heureusement que cela arrive plus souvent que nous pouvons le penser), l’entraide entre pensionnaires est présent. Cependant, Séverine met en avant les visites familiales qui s’étiolent dans la durée et dans le temps, les personnes âgées qui perdent la tête et la difficulté pour les compagnes/compagnons de laisser leur moitié avec un sentiment de culpabilité. Ce qui m’a donnée espoir, c’est cette joyeuse bande de vieux comme j’aime à les appeler et cette jolie histoire d’amour que va vivre Yvonne qui prouve bien que l’amour n’a pas d’âge. Et pis j’ai adoré la fin!!!

    L’histoire que nous raconte Séverine Vidal est merveilleusement bien mise en dessin grâce à Victor L. Pinel. Ces dessins sont justes extraordinaires et comme il le dit dans une interview, cela était une première pour lui de dessiner des personnes âgées avec leurs rides, leurs corps qui changent, la vieillesse, surtout qu’il y a très peu d’exemples. Victor a su donner les bonnes expressions à chaque visage, les bonnes rides et surtout il a eu l’audace de dessiner des corps de personnes âgées nues et ces corps sont magnifiques. Tout est réel et c’est beau.

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    Couverture du livre « Le plongeon » de Severine Vidal et Victor Lorenzo Pinel aux éditions Bamboo

    Regine Zephirine sur Le plongeon de Severine Vidal - Victor Lorenzo Pinel

    Un grand merci à Babelio et Grand Angle pour l’envoi de cette bande dessinée.
    Le plongeon, c’est l’histoire d’Yvonne Lhermitte, une vieille dame qui doit quitter sa maison et tourner le dos à ses habitudes. Ensuite ? Eh bien ce sera « le plongeon » celui qui va la plonger dans une nouvelle...
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    Un grand merci à Babelio et Grand Angle pour l’envoi de cette bande dessinée.
    Le plongeon, c’est l’histoire d’Yvonne Lhermitte, une vieille dame qui doit quitter sa maison et tourner le dos à ses habitudes. Ensuite ? Eh bien ce sera « le plongeon » celui qui va la plonger dans une nouvelle vie pas forcément très gaie. Car, c’est décidé, Yvonne va entrer dans un EHPAD. Fini la liberté, ici, il faut se plier à des règles parfois absurdes.
    La vieille dame est lucide sur sa fin de vie. Il a fallu se séparer de sa chienne, vendre la maison puis s’adapter à ce nouveau lieu de vie et à ses pensionnaires pas forcément sympathiques. Sous une gaité factice, la directrice se montre autoritaire tandis qu’un infirmier fait montre d’empathie, car on croise toutes sortes de gens dans cet EHPAD. S’il règne une certaine mélancolie, il y a aussi de belles anecdotes de vie et des moment carrément drôles.

    L’auteure a su croquer tous les travers d’une vie en EHPAD : l’infantilisation, les animations forcées, la cohabitation subie. On n’a plus ses repères dans cette grande bâtisse où l’on vit dans une chambre anonyme. C’est dur lorsqu’on a besoin de se rassurer. Bien sûr, il y a les visites attendues avec impatience, elles sont si rares. On les espère longtemps pour, parfois, les voir annuler.
    Ce qui est réjouissant, c’est que, après une période de déprime, Yvonne va réagir et se battre à sa façon contre cette morosité et ces dictats absurdes. En compagnie de quelques amis, elle va bousculer l’ordre établi, montrer qu’elle est vivante et ça donne des situations cocasses, insensées et pleines d’humour.
    Ça parle d’amour aussi, celui qu’on refuse aux personnes du troisième âge alors qu’il n’y a pas d’âge pour aimer.
    Sous la plume de Séverine Vidal, on prend plaisir à suivre cette histoire pleine de tendresse et de drôlerie parfois grinçante où les couleurs douces et le dessin expressif de Victor L. Pinel participent au plaisir de lecture.
    On entre dans cette bande dessinée dès la couverture, au graphisme soigné dans des dégradés de bleu. A elle seule, l’illustration qui représente la vieille dame dans son fauteuil au fond de l’eau résume bien cette immersion dans un monde inconnu qui peut se révéler hostile.
    Une histoire pleine d’humanité et sans tabous qui permet de mieux comprendre la vie en EHPAD.

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