Veronica Roth

Veronica Roth

Veronica Roth est une auteure américaine née le 19 août 1988. Diplômée en écriture créative, elle commence à écrire son premier roman Divergente durant ses études. Ce roman se base ainsi sur un projet mené par l’écrivaine alors qu’elle était en première année de psychologie : les patients de cett...

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Veronica Roth est une auteure américaine née le 19 août 1988. Diplômée en écriture créative, elle commence à écrire son premier roman Divergente durant ses études. Ce roman se base ainsi sur un projet mené par l’écrivaine alors qu’elle était en première année de psychologie : les patients de cette étude étaient amenés à affronter leur phobie jusqu’à la remettre en cause. Publié alors que Veronica Roth n’a que 22 ans, Divergente a fait partie des best-sellers sélectionnés par le New York Times, tout comme le second tome de la trilogie, Divergente 2.

Dans la lignée de Hunger Games, la trilogie Divergente est un récit dystopique qui imagine un monde postapocalyptique dans lequel la société est organisée en 5 factions. Les droits de la trilogie ont été vendus en 2012 et le premier volet est sorti au cinéma en 2014. C’est l’actrice Shailene Woodley qui incarne Tris, le personnage principal.

Avis sur cet auteur (77)

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    Couverture du livre « La fin et autres commencements » de Veronica Roth et Ashley Mackenzie aux éditions Nathan

    Rêver de bouquins en livres sur La fin et autres commencements de Veronica Roth - Ashley Mackenzie

    Je ne suis habituellement pas une adepte du format nouvelles, mais passant à chaque fois un bon moment avec les écrits de Veronica Roth, je ne me suis pas posée de questions avant de le précommander.

    On se retrouve comme le résumé l'indique avec six nouvelles, d'une cinquantaine de pages...
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    Je ne suis habituellement pas une adepte du format nouvelles, mais passant à chaque fois un bon moment avec les écrits de Veronica Roth, je ne me suis pas posée de questions avant de le précommander.

    On se retrouve comme le résumé l'indique avec six nouvelles, d'une cinquantaine de pages en général. Deux d'entre elles se déroulent d'ailleurs dans l'univers d'une des autres oeuvres de l'autrice, la duologie "Marquer les ombres".

    La première nouvelle, Inertia, est sympathique à suivre, et elle m'a beaucoup fait penser à l'épisode San Junipero de Black Mirror. On retrouve un concept assez similaire à cet épisode, et j'ai bien aimé lire cette nouvelle bien que je ne me suis pas entièrement attachée aux personnages.
    La seconde elle, n'est pour moi pas sans rappeler un des éléments de "La 5e Vague" de Rick Yancey ou de "Les Âmes vagabondes" de Stephenie Meyer. J'ai apprécié également suivre cette histoire, bien que j'ai en effet trouvé des ressemblances avec les deux oeuvres citées auparavant et que je m'attendais pas tout à fait à ce type de fin.
    La troisième est celle qui à ma préférence. J'ai adoré le concept développé, il m'a emportée, et j'adorerais pouvoir lire un roman rien que sur cette nouvelle. On a un univers post-apocalyptique où quelques personnes peuvent entendre la chanson de vie ou celle de mort des gens, au choix, après un apprentissage. J'ai aimé le développement, la fin, les personnages. Une très chouette nouvelle !
    J'ai un peu moins apprécié la quatrième, qui porte sur le thème des super-héros, des fan-fictions et de l'amitié. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Il y a un élément intéressant dans cette nouvelle, mais il reste plutôt en arrière-plan, et j'avoue que j'aurais aimé en savoir plus sur celui-ci plutôt que nous intéresser sur les hauts et bas de l'amitié des personnages.
    J'ai aimé retrouver le monde de "Marquer les ombres" dans cette cinquième nouvelle, afin d'en savoir plus sur certains des personnages de cet univers que j'ai beaucoup aimé. Ici, cette nouvelle en deux parties se concentrent tout d'abord sur Teka qui a des envies de vengeance, tandis que la seconde partie porte sur une épreuve qu'Akos va devoir passer lorsqu'il est captif chez les Noavek. Une nouvelle sympathique mais qui n'est pas indispensable à lire par rapport à l'univers de la duologie, et je ne suis pas certaine qu'elle ait autant d'intérêt pour quelqu'un n'ayant pas lu au moins le premier tome.
    La dernière fait également partie de celles que j'ai préféré, avec une histoire de justice, de culpabilité et d'innocence, toujours dans l'univers de "Marquer les ombres". J'ai beaucoup aimé les personnages, ainsi que la manière dont l'histoire est abordée.

    Dans l'ensemble, toutes les nouvelles m'ont plu, avec à chaque fois un travail sur la psychologie des personnages comme sait si bien le faire Veronica Roth, sur les thèmes de la mort, de la mort qu'on donne, de l'amitié, de l'amour et bien d'autres.

    Ayant lu cet ouvrage en VO, je ne sais ce que donne la traduction française, mais j'aime bien l'écriture de l'autrice, que je trouve assez abordable quand on a quelques connaissances en anglais. On est pris dans son écriture, comme pour ses autres romans.

    Ce livre est accompagné d'illustrations au fil des pages. Elles ne sont pas indispensables mais ajoutent un vrai plus à l'ouvrage, d'autant plus qu'elles sont vraiment chouettes et que certaines sont même magnifiques.


    Pour conclure, je ne suis habituellement pas fan des nouvelles, mais Veronica Roth a encore une fois su m'emporter dans ses univers. J'ai apprécié chacune des six nouvelles dont deux qui ont eu ma préférence, qui abordent différents thèmes dans des mondes de science-fiction. Une lecture que j'ai franchement aimé pour ma part.

    Note de 4,5/5 sur le blog

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    Couverture du livre « Marquer les ombres T.1 » de Veronica Roth aux éditions Nathan

    Lunartic sur Marquer les ombres T.1 de Veronica Roth

    Tout d'abord, je tiens à remercier du fond du cœur les éditions Nathan pour ce premier service de presse. Ils me font un immense honneur dont je leur suis extrêmement reconnaissante et j'espère que cette première lecture marquera le début d'un long partenariat, si cela m'est permis. Lorsque j'ai...
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    Tout d'abord, je tiens à remercier du fond du cœur les éditions Nathan pour ce premier service de presse. Ils me font un immense honneur dont je leur suis extrêmement reconnaissante et j'espère que cette première lecture marquera le début d'un long partenariat, si cela m'est permis. Lorsque j'ai reçu mon colis, je l'ai ouvert avec des mains fébriles d'excitation, comme toujours avec mes services de presse, car il m'est donné la magnifique opportunité à chaque fois de lire des romans que j'ai pu choisir moi-même parmi le merveilleux catalogue des ces maisons d'édition que j'adore depuis que mon goût pour la lecture est apparu ou que j'ai pris le plaisir à découvrir en même temps que le partenariat est né. Ici, l'objet de ma convoitise s'intitule Marquer les ombres, de l'auteur internationalement connue Veronica Roth, qui est à l'origine de la trilogie Divergente.

    Cette dernière m'a fait vivre une très belle aventure livresque avec des personnages forts et que je n'oublierai pas, un univers dystopique reconnaissable entre mille, de l'action et de fortes émotions. J'étais donc plus qu'impatiente de me plonger dans cette nouvelle saga littéraire qui s'annonçait plus que prometteuse au vu du calibre de cette jeune autrice bourrée de talent. Et du potentiel, c'est le moins qu'on puisse dire, elle en a.

    Si vous avez peur que Marquer les ombres ne soit qu'une pâle copie de Divergente, je vous prie de tout de suite effacer cette appréhension de votre esprit. Certes, les deux sont des dystopies se passant dans un futur post-apocalyptique (du moins, je le suppose pour Marquer les ombres) et défendent les mêmes valeurs et la même force de caractère au niveau des personnages, mais ça s'arrête là. Voilà, comme ça, on commence sur de bonnes bases. Je ne me suis pas inquiétée en commençant à lire fébrilement ce livre, car mon sang bouillait d'envie de découvrir cette nouvelle histoire, ce nouvel univers crée par Veronica, et celle-ci a de l'imagination et de l'ingéniosité à revendre. J'ai en premier lieu aimé que cette histoire ne s'inscrive pas dans une borne chronologique connue, qu'elle se détache de notre monde à nous, de sorte que j'ai hésité tout du long à me dire si c'était véritablement un monde post-apocalyptique qui se serait fondé après notre ère.

    J'en suis venue à la conclusion que c'était le cas, car, s'il n'est fait mention à aucun moment de notre espèce, de ce passé qui a été le nôtre (comme c'est le cas avec les "Rouillés" de Scott Westerfeld dans Uglies par exemple, ou même dans Divergente avec Chicago comme lieu central de l'histoire), on apprend au fur et à mesure des pages que cette galaxie de planètes-nations est un calque de notre système solaire, et qu'il est qui plus est nommé comme tel. On a ainsi neuf planètes comme dans notre système solaire bien connu, représentées aux mêmes endroits que les planètes qui nous sont familières, grâce à une très agréable et précise carte au tout début de l'ouvrage, qui mêle ainsi minutie et fantasmagorie, magie d'un univers imaginé, mais qui portent des noms différents et qui sont toutes peuplées d'êtres humains comme nous. Ce qui permet à la fois de nous détacher de notre Terre qu'on ne connait que trop bien, de nous évader et de prendre du recul, tout en restant proche de nos coutumes et modes de vie en pénétrant dans un univers à la fois fascinant, exaltant et crédible.

    J'ajouterais que chacune de ces planètes, ou du moins les deux-trois planètes que l'on découvre sur les neuf dans ce premier tome, le temps de nous acclimater à la planète principale qui est Thuvhé/Urek, nous fait passer un message fort en sens et écologique. En effet, chacune de ces planètes-nations ont su accueillir l'Homme en leur sein, et en retour les populations ont su faire preuve de respect et de décence envers leur installation fortuite en exploitant les ressources de chaque planète à bon escient et en les mettant même en valeur, en les sublimant. Cependant, les hommes avides de pouvoir écument la Nature, ici sous la forme centrale de Ryzek, j'ai nommé le tyran des Shotet (ce qualificatif lui va comme un gant, qui plus est), qui n'hésite pas à s'allier à des planètes comme Pitha, dont l'eau regorge de prouesses technologiques auxquelles les humains donnent forme, afin de les manipuler.

    Et donc de puiser sans scrupules dans leurs ressources afin de les utiliser à de mauvais desseins. Très, très mauvais même. Genre la guerre et la souffrance. Cela ne vous rappelle pas une certaine planète bleue toute cette histoire ? A moi, si. Fortement même.

    Ce qui prouve que, même si Veronica Roth s'est mise à l'écart de sa ville natale Chicago afin d'aller explorer des confins inconnus, laissant la place large à son imagination, qui se doit cependant d'être contrôlée par des limites, afin de ne pas partir dans tous les sens, une dystopie reste une dystopie, même sous d'autres formes et, dans ce tome liminaire d'une nouvelle saga, soit d'une aventure inédite, les anomalies de notre société contemporaine sont abordées à différents niveaux bien ciblés. Tout d'abord, comme je l'ai mentionné ci-dessus, sur le plan environnemental. Ce n'est pas le point central de l'histoire, mais ça a cependant son importance. Les différents peuples ont la coutume de respecter ce que la Nature leur offre, de se montrer reconnaissants lors de cérémonies et de grandes fêtes et ne font même qu'un avec l'élément ambiant de leur territoire.

    Les Thuvésit avec le froid et la glace, les habitants de Pitha avec l'eau et les Shotet avec la terre. Veronica Roth remanie même le concept du recyclage à sa manière ! A un moment donné de l'intrigue, Akos, notre Thuvésit, découvre ce que les Shotet appellent un "Séjour" : ils font le tour du système solaire en vaisseau afin de rendre visite à leurs alliés et en profitent pour récupérer tous les matériaux et objets inusités afin de leur redonner une seconde vie. En effet, selon les Shotet, chaque chose mérite une seconde vie et de rendre service à son plein potentiel. Un principe que j'approuve totalement, et j'ai beaucoup aimé le fait que Veronica Roth ait défendu notre environnement et le mariage avec la Nature que les Hommes devraient avoir, et qu'on voit subtilement dans cette dystopie, malgré des mauvaises dérives qui apparaissent. Il ne faut pas oublier que c'est une dystopie, donc un monde défectueux. Cependant, contrairement à beaucoup de dystopies où les dysfonctionnements de notre société sont exacerbés afin que cela nous saute bien aux yeux, celle-ci aborde les dits travers de manière très stratégique et du coup, cela en devient encore plus effarant.

    J'en viens à parler de la pierre angulaire de ce roman : la guerre sous-jacente entre les Shotet et les Thuvésit, qui menace d'éclater depuis... depuis l'arrivée des deux peuples sur leur planète commune. Vous l'aurez compris, c'est pas la joie. Les deux moitiés d'habitants de la planète Thuvhé sont même en désaccord concernant le début des hostilités et sur qui a fait embraser l'étincelle de la haine entre les deux peuples. D'après les Shotet, les Thuvésit "à la peau tendre" ne seraient que des lâches qui n'assument pas leurs méfaits et auraient kidnappé leurs enfants lors de leur arrivée sur cette planète, qu'ils refusent de reconnaître comme Thuvhé.

    Ils l'appellent obstinément Urek ("vide" en shotet, l'état de la planète avant qu'elle ne soit habitée par les Shotet. Signe également que les Thuvésit ont été les intrus, je suppose). Si ce que les Shotet soutiennent mordicus se trouve être vrai, cela m'éclairerait sur les véritables origines d'Akos, car j'avoue être toujours dans le brouillard. Veronica Roth nous laisse d'ailleurs beaucoup de questions sans réponses à la fin de ce premier tome, et cela me ronge toujours les entrailles, mais on en parlera plus tard. De leur côté, les Thuvésit voient les Shotet comme des monstres, qui ne comprennent que la violence et la brutalité et qui sont sans état d'âme. Le peuple d'à côté nourrit des préjugés enracinés depuis la nuit des temps envers l'autre et inversement. De quoi faire peur, nous glacer le sang même. Et un énième écho à des affrontements et querelles que notre propre Histoire a dû affronter.

    Ce qui m'a vraiment surprise, et j'ai trouvé que l'autrice a agi comme un chef sur ce point-là, c'est qu'en tant que lecteur, on nous introduit d'abord à l'univers dit pacifique des Thuvésit, fait de blanc, de fleurs de silences (tout un glossaire nous est proposé à la fin du livre, il est super pratique), de froid et d'harmonie. Un monde pur comme la neige en somme. L'ambiance familiale chez les Kereseth, famille d'Akos, est chaleureuse, belle à voir, et on se sent presque appartenir à cette famille soudée par un amour et une tendresse puissants. Or, au bout de deux-trois petits chapitres seulement, on est arrachés très brutalement à ce cocon familial.

    Ce déchirement est fait avec une telle cruauté que mes yeux s'en sont écarquillés d'épouvante et que j'en ai eu le souffle coupé d'horreur. Cette transition abrupte, sans aucune douceur, nous immerge sans ménagement dans le monde shotet. On se croit alors conforté dans notre idée que les Thuvésit sont des êtes accueillants et pacifiques, tandis que le peuple jugé illégitime et illégal, à cause de leur opposition virulente, des Shotet serait bien de ceux qui font couler le sang et qui ont le cœur de pierre. Mais que nenni les amis.

    Ce qui est judicieux de la part de Veronica Roth, c'est qu'au départ, nous les lecteurs, on se familiarise d'emblée avec les Thuvésit. Mais elle n'en a pas décidé ainsi. Oh, non. Veronica nous "force" en quelque sorte à découvrir les Shotet, alors qu'on serait d'instinct repoussé par ceux qu'on nous présente comme des meurtriers dans leur scène d'introduction.

    Pas vraiment flatteur et attirant, loin de là. Cependant, l'autrice ne va pas nous laisser d'autre choix que de copiner avec ce peuple indésiré par l'Assemblée des neufs planètes-nations. On va devoir s'acclimater à eux et s'ouvrir à leur mode de vie, leurs coutumes, qu'on le veuille ou non. Et on découvre qu'en fait... Ils sont des êtres humains, qui ont des sentiments, qui ressentent la peine, la douleur, et qui ont un sens de l'honneur, comme nous. Alléluia, quel miracle ! Ou l'art de briser nos préjugés qui, malheureusement, nous collent à la peau. Merci Veronica de m'avoir ouvert les yeux !

    Certainement pas de la manière la plus agréable, mais j'ai eu la sensation d'être secouée comme un prunier et ce n'est pas plus mal. Résultat, on ne sait pas grand chose du peuple des Thuvésit, à part ce que daigne nous en raconter Akos, encore amer de rancœur après son kidnapping (et ça se comprend) mais ce qui est clair comme de l'eau de roche, c'est que les différences entre Shotet et Thuvésit sont minimes. Le fossé entre eux ne tient au fond qu'à une chose (en dehors des préjugés dans lesquels ils sont moulés) : leurs dirigeants.

    D'un côté, un tyran sans aucune pitié, mais qui montre une certaine peur face à l'idée d'infliger de la douleur. Un jeune homme qui était autrefois un frère aimant et bienveillant et dont le père l'a modelé pour devenir un souverain tyrannique. De l'autre, une jeune femme qui porte des cicatrices qui ne se sont pas encore refermées sur son visage, qui la brûlent encore de souffrance et d'indignation, mais au contraire elle en reste une chancelière respectée, courageuse et qui n'a pas la langue dans sa poche. Le choix est vite fait quant à savoir qui est fait pour régner comme il se doit. Ryzek fait plier son peuple sous la terreur, en éliminant ceux qui s'opposent à lui et en le faisant savoir haut et fort. Et son arme fatale, son "fléau", est en réalité une personne : sa sœur Cyra.

    Au début, je ne comprenais pas comment Cyra pouvait se servir de son don-flux pour rendre service à son frère de façon aussi ignoble. Ah oui, les personnes faisant partie des "élus" dans cet univers ont un don particulier, qui correspond à leur personnalité, et qui peut donc changer si un changement profond s'opère en eux. J'avais oublié de vous prévenir. Vous vous souvenez de quand je vous parlais du respect de la Nature ? Eh bien, il y a aussi un certain respect religieux au sein de cette galaxie. Ce qu'on appelle le Flux serait en quelque sorte la divinité des habitants de ce système solaire. Il est particulièrement vénéré par les Shotet car le Flux nous apporte notre force intérieur, celle qui nous maintient en vie. Le Flux nous traverserait donc tous sans qu'on ait forcément besoin d'un Don.

    Quant aux "élus", il s'agit de ceux dont les oracles ont vu leur destinée. Peu de personnes ont le privilège, ou plutôt la malchance, d'avoir une destinée, qui est soit complètement contraire à ce qu'on espérait, soit impossible à déchiffrer. Bien évidemment. Et on a beau essayer de l'annuler, les oracles sont formels : les destins sont scellés, peu importe quelle vision du futur se réalisera. Ce n'est pas nouveau, mais ça a le mérite d'être clair. Je reprends donc avec Cyra, qui, Dieu soit loué, est bien plus humaine que son frère. Son don-flux est celui de la douleur. Il m'a tout spécialement fascinée. En même temps, je le trouvais être un fardeau terriblement lourd à porter. Cyra estime qu'elle mérite cette souffrance en elle à cause de l'inhumanité de sa famille et des répercussions sur son peuple et elle pense également au fond d'elle que les autres méritent que cette souffrance leur soit infligée.

    J'ai trouvé ce don extrêmement intéressant et réaliste. Cyra est une analogie vivante de la souffrance que les Hommes s'infligent entre eux, que ce soit de manière inconsciente, involontaire ou pire : de manière calculée, voir sadique. Je n'arrivais pas à comprendre Cyra, pourquoi elle se forçait à obéir à son frère sans l'attaquer de manière frontale ? A ce moment-là, l'histoire n'aurait pas eu lieu et les peurs de Cyra d'être rejetée par son peuple, qui a fini par "accepter" la cruauté de son frère, au vu des traditions brutales des Shotet (il n'y a pas que du faux là-dedans), ont fini par éclairer ma lanterne.

    Ce que je retiens de Cyra, c'est que sous ses apparences de guerrière redoutable, se cache une fragilité sans nom, une personne extrêmement humaine bouleversée par la douleur tant physique que morale qui l'environne chaque jour, et qui est curieuse de la vie, des cultures des autres, si lumineuses par rapport aux ombres de son don qui la rongent. Je me suis finalement très vite attachée à cette femme forte, déterminée mais qui doit porter à elle seule et dans son être la souffrance d'un peuple. J'avais envie, comme Akos, dont le don est d'annuler celui des autres au toucher, de prendre, ne serait-ce que temporairement, ce fardeau du corps et de l'âme de Cyra. Les deux forment parfaitement la paire, à tous les points de vue : ils sont les piliers l'un de l'autre, ils s'entraident et rendent le quotidien de l'autre plus supportable à vivre, et surtout, ils apprennent à être tolérants l'un envers l'autre, à cesser d'être divisés à cause d'une appartenance à un peuple, in fine pas si marquée que ça, la frontière entre les deux peuples de Thuvhé étant très floue au fond. J'aime ces personnages du fond de mon cœur, eux qui sont prêts à tout pour sauver leur peuple, leurs proches, quitte à y laisser la vie, à restaurer un semblant de dignité humaine. Ils ont une combativité et une noblesse qui les honorent.

    J'allais oublier, un petit point que je voulais souligner en parlant de tolérance. J'ai tout bonnement adoré le fait que l'écrivain évoque sans faire de chichis aucuns, de façon toute naturelle un couple homosexuel et qu'elle en suggère clairement un autre, sans fioritures ou scandale inutile. De nos jours, il me semble intolérable que l'Amour, même sous une forme dite "inhabituelle", "anormale" ou que sais-je encore comme âneries, ne soit pas accepté tel qu'il est. Je referme ma parenthèse.

    Comme je vous l'ai dit plus haut, ce premier tome me laisse avec des questions dont les réponses encore inconnues m'obsèdent. Le tome deux ne sortira probablement pas avant 2018, et j'en souffre déjà le martyr, sérieusement. Comment fais-je faire si je me retrouve obligée de me triturer l'esprit de mes propres théories douteuses et vacillantes ? Je vais devenir certainement folle assez rapidement. Au cours de l'histoire, des portes s'ouvrent à nous, des portes du passé des personnages ouvertes sur le Néant, et qui ont pourtant bien des répercussions sur l'histoire qui se déroule au fil des pages (qui se dévorent comme une bouchée de pain, un vrai page-turner ce livre).

    Ajoutez à cela que ce premier tome se termine au moment où je m'y attends le moins, moi qui suis assez perspicace, surtout au niveau des sagas, j'ai été totalement prise de court. Je ne pouvais pas croire qu'on puisse s'arrêter à cet instant T de l'intrigue. Il me fallait plus de pages, plus d'éléments, une plus grande avancée dans cet incroyable, et ce à tous les niveaux, récit... Mais, à mon grand malheur, il va me falloir attendre le tome deux pour être enfin rassasiée. Et le pire dans tout ça, c'est que Veronica Roth m'a assommée par un choc en ouvrant une nouvelle inconnue avec une révélation qui m'était passée au-dessus de la tête jusque là et qui va me frapper avec la force d'un coup de poing. Je suis KO, et encore abrutie après cette lecture fracassante et si riche en tout.

    En intelligence, en ingéniosité, en émotions, en moments poignants et marquants, en sagesse et en vérité, en humanité. Je sens que je vais avoir du mal à prendre mon mal en patience, et je n'avais pas été depuis longtemps surprise par une lecture, qui m'ébranle à un niveau d'une autre stratosphère, ce n'est pas rien de le dire. Je m'attendais à du très bon, je ressors avec du prodigieux. Je vais le dire sans vergogne, cela en dépasserait presque Divergent à mes yeux. Oui, je peux dire que cela le dépasse aisément. Ce n'est pas une dystopie pour ados populaire, comme les autres. Celle-là, elle vient d'autres firmaments, plus brillants encore et qui nous aveuglent face à tout le reste. Merci Veronica Roth, et encore merci aux éditions Nathan pour cet envoi mémorable. Et puis, j'ai hâte de découvrir les autres planètes, le périple est loin d'être fini. L'aventure ne fait que commencer, je serai résolument là pour le prochain épisode. COUP DE FOUDRE ϟ

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    Couverture du livre « Divergente ; COFFRET T.1 A T.3 » de Veronica Roth aux éditions Nathan

    Marieirislena sur Divergente ; COFFRET T.1 A T.3 de Veronica Roth

    Une trilogie passionnante, ou l'on vois la différence des gens et ceux qui galèrent a avoir une vie où personne ne peut choisir ce qui lui ressemble vraiment mais j'apprécie plus les films car c plus simple a comprendre

    Une trilogie passionnante, ou l'on vois la différence des gens et ceux qui galèrent a avoir une vie où personne ne peut choisir ce qui lui ressemble vraiment mais j'apprécie plus les films car c plus simple a comprendre

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    Couverture du livre « Divergente ; raconté par quatre » de Veronica Roth aux éditions Nathan

    Leslivresdenounett sur Divergente ; raconté par quatre de Veronica Roth

    chronique : http://leschroniquesdenounett.blogspot.com/2015/09/chronique-litteraire-divergente-raconte.html

    Ce recueil m'a permis de me replonger dans cet univers que j'avais détesté quitter à la fin de la trilogie Divergente. On est nostalgique à revivre certaines scènes notamment avec...
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    chronique : http://leschroniquesdenounett.blogspot.com/2015/09/chronique-litteraire-divergente-raconte.html

    Ce recueil m'a permis de me replonger dans cet univers que j'avais détesté quitter à la fin de la trilogie Divergente. On est nostalgique à revivre certaines scènes notamment avec Tris.
    J'ai beaucoup aimé ces petites nouvelles qui nous permettent de mieux comprendre et mieux connaître Quatre.
    Ce livres décomposé en 2 partie: la partie avant Tris et la partie pendant Tris.

    On en apprend un peu plus sur sa vie avant les Audacieux, les raisons de son Choix et pourquoi et comment il est devenu instructeur.
    Il a des états d'âme et il ne cherche qu'à se fondre dans la masse pour ne pas attirer l'attention sur sa différence.
    On y découvre que finalement, il savait pas mal de choses et se doutait de ce qui se tramait chez les Audacieux avec les Érudits. On comprend pourquoi il est très méfiant vis à vis d'Eric. Et que c'est réciproque.

    Dans Divergente, il semble quelquefois mystérieux et distant.
    Ce complément nous montre que finalement, il n'a fait ça que pour se protéger.

    Ce recueil de nouvelles complète bien la trilogie. Mais il n'est pas indispensable. Il conviendra aux personnes qui veulent en savoir un peu plus sur ce personnage. Par contre, je trouve le prix scandaleux pour le peu de pages....

    En bref, les fans de Divergente pourront, à travers ce recueil, se replonger dans l'aventure et en savoir plus sur Quatre.