Valerie Tong Cuong

Valerie Tong Cuong

Valérie Tong Cuong est née en banlieue parisienne. Après une adolescence chaotique, elle étudie la littérature et les sciences politiques. Elle travaille huit ans en entreprise puis lâche tout pour se consacrer à l’écriture (romans, nouvelles, scénarios) et à la musique. Elle est traduite en 18 l...

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Valérie Tong Cuong est née en banlieue parisienne. Après une adolescence chaotique, elle étudie la littérature et les sciences politiques. Elle travaille huit ans en entreprise puis lâche tout pour se consacrer à l’écriture (romans, nouvelles, scénarios) et à la musique. Elle est traduite en 18 langues.

 

Ses nouvelles sont parues dans les revues « Bordel », « Double », « NRV ».
En tant que scénariste, elle travaille pour la télévision (« La smala s’en mêle » France 2) et le cinéma.



De 1997 à 2009, elle a chanté et écrit pour Quark, un groupe pop-rock indépendant dont le premier album a été sélectionné par El Païs comme l’un des meilleurs albums de l’année. Le quatrième album du groupe, ECHO, est sorti en novembre 2010.

 

Source : http://www.valerietongcuong.com/

 

Crédit photo : F. Mantovani/JC Lattès

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    Couverture du livre « Les guerres intérieures » de Valerie Tong Cuong aux éditions Lattes

    Karine H sur Les guerres intérieures de Valerie Tong Cuong

    Qu'est-ce qu'un bon roman ?
    Un bon roman, cela peut être un texte dont la beauté nous éblouit, dont le suspens nous tient en haleine, dont la trame narrative nous emmène ailleurs...
    Et puis parfois, un bon roman, c'est un texte qui creuse un sillon, qui soulève en nous des questions. C'est le...
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    Qu'est-ce qu'un bon roman ?
    Un bon roman, cela peut être un texte dont la beauté nous éblouit, dont le suspens nous tient en haleine, dont la trame narrative nous emmène ailleurs...
    Et puis parfois, un bon roman, c'est un texte qui creuse un sillon, qui soulève en nous des questions. C'est le cas du dernier roman de Valérie Tong Cuong.
    Comment être humain dans un monde où la violence peut être partout, au bout du monde ou au coin de la rue, imprévisible et aveugle ?
    Que faire de nos lâchetés, de nos peurs, de nos égoïsmes et de nos culpabilités ?
    Peut-on réparer, quand on s'est montré faillible ?
    Qu'est-ce que le courage ?
    Tant de questions et, c'est là le talent de l'autrice, pas de réponses "clés en mains", pas de jugements. Juste une brèche ouverte en chacun de nous, qui ouvre à la réflexion.
    Bref, en cette rentrée littéraire, Les guerres intérieures, c'est le livre de l'intranquillité !

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    Couverture du livre « Les guerres intérieures » de Valerie Tong Cuong aux éditions Lattes

    Geneviève Munier sur Les guerres intérieures de Valerie Tong Cuong

    Valérie Tong Cuong, un nom connu, une plume appréciée, et un nouveau roman "Les guerres intérieures". Ce ne pas un coup de foudre, mais une histoire d’amour construite au fil des pages, au fil des mots, au fil du récit. Ce fut une montée en puissance de l’intérêt, une vitesse de lecture...
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    Valérie Tong Cuong, un nom connu, une plume appréciée, et un nouveau roman "Les guerres intérieures". Ce ne pas un coup de foudre, mais une histoire d’amour construite au fil des pages, au fil des mots, au fil du récit. Ce fut une montée en puissance de l’intérêt, une vitesse de lecture décuplée… jusqu’à une chute d’une grande force.

    Surtout n’en rien dire de ce qu’il raconte, ne rien dire si ce n’est que l’ouvrage parle d’un homme : Pax Monnier, acteur de cinéma – de seconde zone – et employé dans une entreprise de formation par le théâtre, dirigée par Elisabeth, d’une femme, Emi Shimizu, responsable QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement) dans une entreprise de déménagement, d’un jeune étudiant en classe préparatoire, d’une jeune fille… Il parle surtout d’une minute où tout a basculé, d’une minute où la bonne décision n’a pas été prise et de tout ce qui en découle.

    L’écriture est d’une rare beauté, d’une fluidité, d’une précision et d’une élégance sans nom. Les phrases coulent, parfaitement construites, comme l’est d’ailleurs le récit au cours duquel les faits s’emboîtent à merveille. Les personnages sont tous attachants. Ils ne sont pas parfaits, loin de là. Ils nous ressemblent, dotés de qualités mais aussi de défauts si importants qu’ils cachent parfois le meilleur. Il est question de lâcheté, de peur et d’égoïsme, mais aussi d’amour. Le titre porte bien son nom qui dit les guerres intérieures que chacun se livre tentant de surmonter ses doutes et ses appréhensions, regrettant ses manques et ses actions inutiles ou néfastes. Parce qu’un jour Pax aura préféré un rendez-vous avec un réalisateur de grande renommée, il verra sa vie gâchée par le remords : " C'est au moment où il enfile sa veste qu'il prend conscience du bruit... Il jette un œil honteux à sa montre... il doit partir maintenant ou prendre le risque de rater le dernier train de la réussite... Il envisage brièvement de prévenir la police mais s'abstient..." Parce qu’Emi aura découvert trop tard un e-mail dans sa boîte, son existence s’en trouvera transformée : "C’est en cherchant un de ces banals courriers administratifs qu’elle a vu apparaître le mail de Christian P. Il était intitulé : "Si ça peut vous intéresser."

    Au-delà de l’étude des personnages traitée avec une grande humanité, sans jugement aucun, l’étude est intéressante du monde du travail : son évolution, ses difficultés, l’absence de prise en compte de l’humain, les difficultés des hommes à s’adapter, la froideur des relations et au final l’abandon des personnels en souffrance.

    J’ai trouvé cet ouvrage excellent tant il est équilibré. La qualité du sujet abordé le dispute à celle de l’écriture, pas une page de trop, pas une qui ne manque.

    Oui, vraiment, "Les guerres intérieures" est un très beau roman.

    https://memo-emoi.fr

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    Couverture du livre « Les guerres intérieures » de Valerie Tong Cuong aux éditions Lattes

    Berenice974 sur Les guerres intérieures de Valerie Tong Cuong

    Pax Monnier est un acteur qui n'a jamais véritablement réussi à percer, pas sous les lumineux feux de la rampe en tout cas. Aujourd'hui, il vit surtout grâce à ses interventions dans des formations utilisant des techniques théâtrales et souvent commandées par des DRH en mal de cohésion d'équipe....
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    Pax Monnier est un acteur qui n'a jamais véritablement réussi à percer, pas sous les lumineux feux de la rampe en tout cas. Aujourd'hui, il vit surtout grâce à ses interventions dans des formations utilisant des techniques théâtrales et souvent commandées par des DRH en mal de cohésion d'équipe. Lorsqu'un coup de fil inattendu de son agente lui apprend que le réalisateur multi-oscarisé Svenberg, de passage à Paris, souhaite le rencontrer, Pax se prend à rêver d'un tournant dans sa carrière en sommeil. Il s'agit d'un petit rôle certes mais tout de même, cela signifie être au générique du dernier Sveberg ! Excité, l'acteur passe en coup de vent chez lui, histoire de passer une chemise et une cravate et fait la sourde oreille aux bruits sourds et au cri venant de l'appartement de son unique voisin, un certain A. Winckler. Pas de raison de s'inquiéter et surtout pas le temps, l'esprit de Pax est déjà largement occupé par ce rendez-vous inespéré. Quelques jours plus tard, sans nouvelles de son fils, la mère d'Alexis Winckler le découvre gisant dans son appartement : il a été sauvagement agressé.
    Alors qu'il est hanté depuis 13 mois par son rôle passif dans l'agression du jeune Alexis, Pax rencontre Emi Shimizu, une franco-japonaise sublime mais lointaine, enfermée dans sa fonction haut placée dans l'entreprise qui fait appel aux services de l'acteur-formateur. Une rencontre troublante pour Pax comme Emi qui semble peu à peu sortir de sa carapace. Emi est célibataire, elle a un fils, il s'appelle Alexis...
    Les guerres intérieures sont ici multiples. Si Pax doit gérer sa culpabilité face à un Alexis qui ne sera plus jamais le même, Emi n'est pas en reste côté conflits intérieurs, entre culpabilité maternelle et fantôme qui la hante. Alexis, lui aussi, doit combattre : contre lui-même, contre cette fichue destinée qui a, en 10 minutes, fichu en l'air tous ses plans d'avenir. Se battre contre cet autre qu'il est devenu, comme étranger à lui-même. Entre mensonges, petites lâchetés et compromissions nécessaires, dans cette histoire de rencontre(s), chacun demeure finalement seul face à ses propres démons.
    A l'instar de Pardonnable, impardonnable, précédent roman de Valérie Tong Cuong découvert ces dernières années, Les guerres intérieures met en scène des personnages dans toute leur complexité, pleins d'une humanité qui nous les rend attachants pour ce qu'ils disent aussi de nous, de nos masques, de nos débordements intérieurs, de nos petits arrangements avec la conscience.

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    Couverture du livre « Les guerres intérieures » de Valerie Tong Cuong aux éditions Lattes

    Ksandra sur Les guerres intérieures de Valerie Tong Cuong

    Lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire:

    Peut-on tout sacrifier au nom de la vérité? L’amour qu’on a si longtemps attendu?

    D’une plume raffinée et sensible, Valérie Tong Cuong confie l’histoire suivante : le 23 Septembre 2017 scelle une surprise inattendue pour Pax...
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    Lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire:

    Peut-on tout sacrifier au nom de la vérité? L’amour qu’on a si longtemps attendu?

    D’une plume raffinée et sensible, Valérie Tong Cuong confie l’histoire suivante : le 23 Septembre 2017 scelle une surprise inattendue pour Pax Monnier, un comédien en mal de cachets qui voit son rêve le plus fou se réveiller : un célèbre réalisateur américain souhaite lui offrir un petit rôle dans son prochain film. C’est l’euphorie. Il rentre chez lui se changer, et malgré les étranges bruits provenant de l’appartement du dessus, il ne cherche pas à savoir ce qui peut s’y dérouler. C’est son heure de gloire alors forcément il ne peut pas être en retard.
    Un an plus tard Pax tombe sous le charme de la sublime Emi, une perfectionniste dans l’âme. Cette rencontre ranime comme une flamme leur quotidien apathique. Puis Emi, lui raconte le drame d’Alex son fils, sauvagement agressé dans son appartement parisien, et les séquelles qu’il en garde. Pax, si bienveillant, en est profondément bouleversé, d’autant qu’il comprend que ce jeune homme était justement son voisin du dessus, cette fameuse journée de septembre. Il veut aider pour se racheter, mais s’enferre dans le labyrinthe de la culpabilité et du remords.

    Qu’aurais-je fait à sa place ? L’auteur articule les pensées intimes et effervescentes d’Emi, Alex et Pax comme une polyphonie. Tous trois sont rongés par les doutes, la culpabilité et sont traversés par les mêmes questions. La poésie de Baudelaire s’invite, mais la tension est palpable au fil des pages qui en deviennent palpitantes. Ces guerres intérieures sont un enfer souterrain de silence.
    C’est mon premier roman de Valérie Tong Cuong. J’avoue que la concordance d’adresse, qui fait de Pax et Alexis des voisins, m’a un peu titillée, elle pêche par manque de vraisemblance, le roman semble fabriqué avec cette coïncidence invraisemblable et artificielle. Au-delà de ce point, je découvre la mise en scène de ses personnages, révélant leur fragilité, leur humanité, mais surtout à quel point les apparences peuvent être trompeuses.
    Valérie Tong Cuong trace une écriture lucide comme un phare qui veille sur le crépuscule de leurs remords, et, propose une réflexion sur nos lâchetés, sur notre époque où le danger guette dans l’indifférence la plus totale parfois.
    Peut-on se regarder dans un miroir sans n’avoir rien à se reprocher ? La fin, surprenante, m’a accompagnée un moment. Lisez-le !


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    Avis 100 premières pages - Explorateurs de la rentrée littéraire 2019


    Parfois un choix instantané régente et obsède notre vie alors que sur le moment il semblait mineur, et insignifiant.
    Les guerres intérieures met en scène trois personnages principaux que le destin va croiser et sûrement attacher. Deux destins dès leur rencontre, faits pour se trouver, Emi et Pax , alors que celui de Pax et Alex s’est déjà croisé.
    Pax est un comédien mineur qui attend Le rôle de sa vie. La chance sonne à sa porte, un célèbre réalisateur américain lui propose un rôle dans son prochain film. Il rentre enfiler une veste dans son appartement, mais reste passif au lieu d’intervenir face aux bruits inquiétants qui s’échappent de l’appartement du dessus. Lorsqu’il apprend le terrible drame il sombre dans l’abîme de la culpabilité. Et cette lancinante question en tournant la page: qu’aurai-je fait à sa place?
    Un an plus tard il croise Emi, et en tombe amoureux.
    Les cents premières pages creusent les fondations de ces personnages attachants et bienveillants. Je suis à ce moment où Pax fait le lien avec cette fameuse journée où son voisin a été sauvagement agressé.
    L’auteure s’incruste en douce entre deux confidences sur le futur qui s’écrit et leur histoire qui grandit. On devine le remord et de la culpabilité, qui se distillent pour mieux tout envahir… C’est mon premier roman de Valérie Tong Cuong je découvre sa plume délicate, ses métaphores.
    Comment Pax va t-il avouer sa présence et son silence?