Valerie Tong Cuong

Valerie Tong Cuong

Valérie Tong Cuong est née en banlieue parisienne. Après une adolescence chaotique, elle étudie la littérature et les sciences politiques. Elle travaille huit ans en entreprise puis lâche tout pour se consacrer à l’écriture (romans, nouvelles, scénarios) et à la musique. Elle est traduite en 18 l...

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Valérie Tong Cuong est née en banlieue parisienne. Après une adolescence chaotique, elle étudie la littérature et les sciences politiques. Elle travaille huit ans en entreprise puis lâche tout pour se consacrer à l’écriture (romans, nouvelles, scénarios) et à la musique. Elle est traduite en 18 langues.

 

Ses nouvelles sont parues dans les revues « Bordel », « Double », « NRV ».
En tant que scénariste, elle travaille pour la télévision (« La smala s’en mêle » France 2) et le cinéma.



De 1997 à 2009, elle a chanté et écrit pour Quark, un groupe pop-rock indépendant dont le premier album a été sélectionné par El Païs comme l’un des meilleurs albums de l’année. Le quatrième album du groupe, ECHO, est sorti en novembre 2010.

 

Source : http://www.valerietongcuong.com/

 

Crédit photo : F. Mantovani/JC Lattès

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    Couverture du livre « Pardonnable, impardonnable » de Valerie Tong Cuong aux éditions Lattes

    Nath Bertrand sur Pardonnable, impardonnable de Valerie Tong Cuong

    Tout commence par un drame : Milo, 12 ans, est victime d’un accident de vélo qui le plonge dans le coma.
    Tel un détonateur, cet accident va servir de révélateur : tous les non-dits, secrets, mensonges et rancunes au sein de cette famille en souffrance vont alors exploser.
    Le roman est écrit...
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    Tout commence par un drame : Milo, 12 ans, est victime d’un accident de vélo qui le plonge dans le coma.
    Tel un détonateur, cet accident va servir de révélateur : tous les non-dits, secrets, mensonges et rancunes au sein de cette famille en souffrance vont alors exploser.
    Le roman est écrit à quatre voix, qui, nécessairement, s’entrecroisent, s’aiment, se détestent, ne se parlent pas, ne se parlent plus.
    Jeanne : la matriarche. Possessive et autoritaire, elle a développé avec sa fille aînée, une relation fusionnelle, au détriment de sa cadette. Au fil des pages, on découvre toutefois que cette femme à priori détestable est en fait blessée et meurtrie.
    Céleste : l’aînée, la mère de Milo. Très protectrice envers Marguerite, sa sœur mal-aimée, elle porte une immense souffrance. Elle est empathie et compassion.
    Lino : le mari de Céleste, le gendre détesté de Jeanne. Issu d’une famille modeste, il s’est battu pour sortir de sa condition, qu’il renie. Il noie ses blessures dans l’alcool et dans le travail.
    Marguerite : la fille rejetée de Céleste, son « cancer ». Elle incarne la douceur et la tendresse. Considérée comme responsable de l’accident, elle va focaliser les haines, jusqu’au moment où… Très proche de Milo, elle est dépositaire, comme les autres membres de cette famille si politiquement correcte, d’un lourd secret.
    Tous ces personnages ont pour seul lien commun l’enfant. Pour lui, et à travers l’épreuve qui les unit (ou pas) , ils vont devoir apprendre à s’interroger sur le nécessaire sens du pardon.
    A travers les cinq chapitres : le temps de la colère, de la haine, de la vengeance, et des regrets, tous vont cheminer jusqu’à la libération rédemptrice.
    Voici un livre qui vous emporte, vous saisit, vous émeut.
    Il est difficile de ressortir indemne de cette lecture, qui ramène forcément, pour beaucoup, à des interrogations personnelles.
    J’ai aimé le style profond, délicat, l’écriture belle et douce. J’ai aimé ces personnages aux multiples facettes, qui, même au plus profond de leur noirceur, finissent par devenir attachants.
    J’ai été totalement emportée du début à la fin par les questionnements croisés, les rebondissements, les cheminements personnels et bien sûr l’écriture si fine et addictive de Valérie Tong Cuong.

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    Couverture du livre « L'atelier des miracles » de Valerie Tong Cuong aux éditions J'ai Lu

    Nath Bertrand sur L'atelier des miracles de Valerie Tong Cuong

    Voici encore un diamant ciselé par Valérie Tong Cuong.
    A peine avais-je terminé Pardonnable, impardonnable, que j j’ai eu envie de découvrir cet Atelier tant vanté par nombre de lecteurs et de blogueurs .
    Dans ce récit choral, trois personnages brisés par l’existence, accidentés par une vie...
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    Voici encore un diamant ciselé par Valérie Tong Cuong.
    A peine avais-je terminé Pardonnable, impardonnable, que j j’ai eu envie de découvrir cet Atelier tant vanté par nombre de lecteurs et de blogueurs .
    Dans ce récit choral, trois personnages brisés par l’existence, accidentés par une vie qui fait parfois bien mal.
    Nous découvrons ainsi Millie, jeune femme au bout du rouleau, invisible et mal-aimée. Victime d’un incendie qui ravage son appartement et son existence solitaire, elle est à bout de souffle, rongée par un drame que l’on devine bien lourd .
    Monsieur Mike, ancien militaire ayant déserté , sdf depuis que sa compagne l’ a quitté. Une grande carcasse aux pieds d’argile, dissimulant sous un air bravache une immense sensibilité.
    Et enfin, il y a Mariette la prof d’histoire-géo , mariée « bien comme il faut » à un homme politique cynique et despotique. Transparente tant au sein de son couple que pour ses enfants, elle subit un harcèlement psychologique sur le lieu de son travail … Jusqu’au jour, où…
    Ces trois chemins-là vont se croiser sous la houlette de Jean , l’homme Providence, le faiseur de miracles, celui qui répare les âmes brisées. Son association, « L’Atelier » se situe d’ailleurs dans une ancienne horlogerie.
    Peu à peu, les trois protagonistes vont se relever, s’approprier leurs destins, renaître à la Vie, usant pour ce faire de leurs propres ressources.
    Mais il va s’avérer que tout n’est pas si simple, que Jean n’est peut-être pas aussi infaillible qu’on pourrait le supposer…Et si lui aussi cherchait à réparer, à se réparer ?
    Ce roman, encore une fois totalement addictif, nous entraîne dans les méandres de la pensée humaine, mais par-dessus tout, nous démontre que nous possédons tous en nous des ressources ignorées, que nous sommes tous à la fois yin et yang, que nos failles peuvent devenir nos forces, et que rien n’est jamais totalement définitif .
    J’ai aimé, cela devient une habitude, la plume intimiste de Valérie Tong Cuong, cette capacité qu’elle a à nous faire aimer chacun de ses personnages, à les décortiquer au plus profond de leur âme, à nous décortiquer par leur biais. J’ai aimé plus encore l’Espoir et l’Optimisme insufflés au détour des pages. Une très belle leçon de vie, un prix de l’Optimisme amplement mérité et un énormissime gigantesquissime (bon Google me le souligne en rouge mais tant pis, je n’ai pas d’autres mots) coup de cœur !. Courez chez votre libraire préféré, votre bibliothèque, votre médiathèque, n’échappez pas à cette bulle de douceur(s) qui fait du bien à l’âme !

    "Laissez glisser ses critiques, n'en tenez plus compte, dites-vous que c'est son problème sa vision.
    Lorsque vous l'écoutez, c'est comme si vous chaussiez les lunettes d'un autre.
    Vous ne voyez qu'une réalité déformée, la sienne."

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    Couverture du livre « L'ardoise magique » de Valerie Tong Cuong aux éditions J'ai Lu

    TLivresTArts sur L'ardoise magique de Valerie Tong Cuong

    Valérie TONG CUONG, je l'ai découverte assez récemment avec la lecture de "Pardonnable, impardonnable". Une lecture choc !


    J'étais loin d'imaginer que ce qualificatif pourrait devenir un trait de caractère des oeuvres de cette écrivaine et pourtant... "Deux jeunes filles sont assises sur la...
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    Valérie TONG CUONG, je l'ai découverte assez récemment avec la lecture de "Pardonnable, impardonnable". Une lecture choc !


    J'étais loin d'imaginer que ce qualificatif pourrait devenir un trait de caractère des oeuvres de cette écrivaine et pourtant... "Deux jeunes filles sont assises sur la rambarde d'un pont. Un train surgit. L'une saute, l'autre pas."

    Voilà les 1ères lignes de la 4ème de couverture, tout un programme !


    La narratrice, Mina, est encore là pour témoigner. Elle est née de père inconnu et d'une mère alcoolique décédée prématurément à l'âge de 33 ans. Son amie, Alice, elle habitait dans les beaux quartiers, avait tout pour être heureuse, ou presque.


    Valérie TONG CUONG aborde ce sujet difficile ingénieusement avec la stigmatisation des territoires. Il y a des quartiers où la précarité sociale sévit et puis ceux où tout est rutilant. Sans nier les réalités des premiers, elle s'attache à déconstruire le modèle bourgeois :


    "Chez nous, on se tait, c'est tout. On se trompe, on triche, on vole, on souffre et on meurt, mais toujours en silence et avec le sourire." P. 39

    Au gré de ce très beau roman, elle nous fait plonger dans l'abîme de l'adolescence, cette période de transition entre l'enfance et l'âge adulte. Alors, quand les repères ne reposent que sur le passé, certains partent avec plus d'atouts que d'autres pour imaginer leur futur.

    "Un passé plutôt en dessous de la moyenne, mais peut-être un avenir au-dessus." P. 170

    Les maltraitances de l'enfance, les non-dits, les absences... prennent une dimension incommensurable et là, filles comme garçons sont à égalité. Les souffrances sont terrifiantes, les sentiments exacerbés dans un ascenseur émotionnel totalement déboussolé. Les issues, elles, sont aussi diverses et variées, à chacun son parcours. Certains décident de résister, d'autres au contraire choisissent de mettre un point final à leur existence, à l'image de ce suicide qui aurait pu être collectif.


    Comment continuer à vivre après une telle épreuve ? Comment évacuer la culpabilité ? A qui faire confiance ? Un avenir est-il encore envisageable ?


    Pour toutes ces questions, ne comptez pas sur Valérie TONG CUONG qui au contraire, prend le parti de mobiliser son.a lecteur.rice, de l'interroger sur ce qu'il.elle pense. Des paragraphes entiers sont dédiés à toutes les questions que l'écrivaine lui pose, et bien d'autres encore...


    Thriller psychologique, ce roman se lit d'une traite, en apnée totale. La chute est totalement imprévisible et ô combien effrayante.


    Alors, si vous aussi vous avez envie de le lire, isolez-vous quelques heures, effets garantis !

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    Couverture du livre « Pardonnable, impardonnable » de Valerie Tong Cuong aux éditions Lattes

    Virginie Vertigo sur Pardonnable, impardonnable de Valerie Tong Cuong

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/04/03/33610640.html

    « On avait ce jeu tous les deux, pardonnable, impardonnable. Tu voles dans mon porte-monnaie : pardonnable. Un hold-up : pardonnable. Tu as commis un homicide involontaire : pardonnable. Un meurtre : pardonnable. Un...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/04/03/33610640.html

    « On avait ce jeu tous les deux, pardonnable, impardonnable. Tu voles dans mon porte-monnaie : pardonnable. Un hold-up : pardonnable. Tu as commis un homicide involontaire : pardonnable. Un meurtre : pardonnable. Un assassinat, je viendrai te voir en prison ! On cherchait pour quel motif on pourrait bien se laisser tomber, lui et moi, on n'en voyait aucun : tout ce qui pourrait arriver de mauvais ou de contrariant, à l'un comme à l'autre, aurait forcément une explication, sinon une justification. Ce qui est bien, disait Milo en collant son nez dans mon cou, c'est de savoir que quelqu'un sera là pour toi quoi qu'il arrive, qu'au moins une personne au monde ne cessera jamais d'avoir confiance en toi. Ce qui est bien, répondais-je, c'est de savoir qu'une personne au monde, rien qu'une seule, tient à toi pour toujours. Quoi qu'il arrive. »

    Quand les secrets de familles sont révélés, quand la colère est enfin exprimée, peut-on réussir, malgré tout, à pardonner ? Pardonner les autres mais aussi soi-même ?

    C'est l'été. Milo, douze ans, s'élance à vélo sur une route de campagne en compagnie de sa tante Marguerite. La chute. Le coma.

    Cet événement à la fois tragique et banal déclenche des conflits dans sa famille, jusqu'alors larvés, restés en sourdine. À travers cinq temps (colère, haine, vengeance, amertume, pardon), rappelant les cinq étapes du deuil (déni, colère, expression, dépression, acceptation), on suit les quatre personnages qui veillent Milo à son chevet : Céleste la mère, Lino le père, Jeanne la grand-mère et Marguerite la tante. Tour à tour, les personnages prennent la parole dans ce roman choral pour exprimer leurs angoisses, leur colère, leur ressentiments envers les autres membres de la famille.

    Quand un malheur arrive, on cherche souvent un coupable et ce coupable est forcément un autre. Or, les différents personnages se rendent compte au fur et à mesure qu'il sont eux aussi responsables du climat familial ambiant.

    Valérie Tong Cuong décrit avec beaucoup de finesse les sentiments de ses personnages. Les portraits qu'elle dresse d'eux les rendent très attachants. Aucun jugement de valeur n'est fait, chacun possède du bon et du mauvais et on ne se retrouve pas ainsi à prendre parti mais au contraire à espérer que les différents aveux et rebondissements permettent à cette famille de renouer le dialogue.

    J'ai dévoré ce livre, lu en une journée tellement j'ai été happée par l'histoire et emportée par l'écriture de l'auteur. Ce livre faisait partie de ma LAL l'année dernière et je regrette d'avoir attendu pour le découvrir. Ce n'est pas grave, l'essentiel était de ne pas passer à côté de ce roman que je recommande chaudement à tous.

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