Valerie Rossignol

Valerie Rossignol
Valérie Rossignol est l'auteure d'une Lettre à Louis Calaferte (Tara-buste, 2018). Elle anime le site littéraire Les Corps Célestes depuis 2013. (www.lescorpscelestes.fr)

Avis (4)

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    Couverture du livre « De terre et de chair » de Valerie Rossignol aux éditions Storylab

    Ghislaine DEGACHE sur De terre et de chair de Valerie Rossignol

    De terre et de chair de Valérie Rossignol se présente comme un diptyque où le premier volet est consacré à l'homme de terre et le deuxième à l'homme de chair et comme dans tout diptyque, les deux volets se complètent l'un l'autre.
    Elle nous révèle le processus de création de la femme artiste...
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    De terre et de chair de Valérie Rossignol se présente comme un diptyque où le premier volet est consacré à l'homme de terre et le deuxième à l'homme de chair et comme dans tout diptyque, les deux volets se complètent l'un l'autre.
    Elle nous révèle le processus de création de la femme artiste quand l'homme nu en est le sujet, d'une part par la sculpture et d'autre part, par l'écriture. Précisons que Valérie Rossignol est à la fois écrivaine et sculptrice !
    Dans le premier volet, "homme de terre", l'auteure nous parle de l'acte créateur. Elle nous montre que la terre qu'elle modèle représente à la fois l'artiste qui sculpte l'oeuvre, et l'homme, son modèle. Une véritable osmose existe entre les deux. Son écriture qu'on pourrait qualifier de charnelle est également pleine de sensualité. C'est vraiment une magnifique réponse aux nombreuses questions que nous nous posons sur la création artistique.
    Dans le deuxième, "homme de chair", c'est une lettre d'amour qu'elle adresse à l'homme qu'elle aime, et pour elle, l'amour ne peut être que l'union du charnel et du spirituel. Cette lettre prend valeur universelle, quand elle dit : "J'écris cette lettre pour tous les hommes que j'aurais pu aimer ". Elle écarte la violence et écrit à propos des hommes qui l'emploient : "pour qu'ils se sentent exister, il leur faut le rapport de force, l'appui sur lequel ils vont faire pression. Sans cette résistance, ils sont immanquablement seuls face à eux-mêmes. Ça leur est insupportable. Alors, ils cherchent à prendre le pouvoir, à me soumettre et, identifiant l'engrenage infernal, je disparais."
    J'ai été subjuguée par l'écriture de Valérie Rossignol, la poésie qui se dégage de son texte et le véritable tour de force accompli pour arriver à nous faire part de son ressenti lorsqu'elle fait acte de création.
    Je terminerai en citant une phrase de la belle préface écrite par Belinda Cannone qui, à mon avis résume bien ce bel ouvrage : "Double expérience donc, de terre et de chair, chacune liée au plus intime car elles sont, toutes deux, et peut-être avant tout, expérience de la pudeur et de la grandeur "qu'induit toute mise à nu. Approcher, sans crainte, ce qui fait la vulnérabilité et la fragilité de tout humain. La beauté est là".
    J'ai également bien apprécié la très belle couverture.
    Je remercie Babelio et les éditions L'Arbre Hominescent qui m'ont permis de découvrir cette artiste et écrivaine talentueuse, lors d'une Masse Critique privilégiée.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2019/08/valerie-rossignol-de-terre-et-de-chair.html

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    Couverture du livre « De terre et de chair » de Valerie Rossignol aux éditions Storylab

    Chantal Lafon sur De terre et de chair de Valerie Rossignol

    Dès les premières lignes l’auteur pose devant nos yeux le matériau qui formule son art :
    « Le corps dévoile ce que l’esprit ne peut verbaliser. »
    Valérie Rossignol sculpte non pas ce qu’elle voit, mais elle restitue ce que lui confie ce corps exposé. Seule, elle construit sur le...
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    Dès les premières lignes l’auteur pose devant nos yeux le matériau qui formule son art :
    « Le corps dévoile ce que l’esprit ne peut verbaliser. »
    Valérie Rossignol sculpte non pas ce qu’elle voit, mais elle restitue ce que lui confie ce corps exposé. Seule, elle construit sur le non-dit.
    L’auteur nous explique très bien ce qui fait son quotidien, en mots choisis elle nous invite dans son atelier, nous écoutons avec elle le silence, nous fixons son œil, nous mesurons, nous regardons ses mains échafauder une ébauche du dépouillement avant de le nourrir.
    Nous sentons la lumière, la terre dans nos mains…
    Elle le dit magnifiquement lors de la sculpture d’un ami malade :
    « La sculpture finissait par n’être que présence, non pas corps mais instant saisi, instant d’une profonde simplicité et d’une grande quiétude.
    J’ai sculpté son aura.
    J’ai sculpté ce qui restera de lui quand il sera mort.
    Son éternité. »
    Dans cette première partie, elle nous apprend beaucoup de chose sur « le modèle », il n’est pas anodin de poser et ce n’est pas à la portée de tout le monde.
    La deuxième partie est une longue lettre d’amour à son homme.
    Le lecteur se sentirait presque voyeur, si ce n’est l’élégance et la poésie mises pour dire que seul le lien physique ne peut être l’amour. L’amour a de multiples facettes qui les unes sans les autres ne feraient pas d’un être « l’unique ».
    L’être qui nous révèle et nous rend vivante.
    Je me suis longtemps interrogée sur cette lettre et le pourquoi de sa publication. Car n’y a-t-il pas plus intime qu’une lettre d’amour et plus étrange que de se voir dévoiler la sensualité de quelqu’un.
    En refermant cet opus, je me suis fait la réflexion que cette femme sculpte avec les mains, organes de la préhension, de la créativité par le toucher.
    Il faut deux mains pour symboliser une coupe. La coupe est elle-même un symbole cosmique : l’œuf du monde, chaque moitié représentant l’une la Terre l’autre le Ciel.
    Cette pensée m’a amenée à me dire que la sculptrice Valérie Rossignol ne serait peut-être pas la même sans l’homme qui partage sa vie, et que ces deux parties forment symboliquement le Saint Graal pour elle.
    Une lecture qui incite le lecteur à voir au-delà, à aller plus loin et sûrement à voir plus d’Arts.
    Merci à l’auteur et à cette maison d’éditions l’arbre hominescent pour le soin apporté à l’envoi et bien sûr merci à Masse Critique Babelio qui a fait le lien.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 21 août 2019.

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    Couverture du livre « De terre et de chair » de Valerie Rossignol aux éditions Storylab

    Bill sur De terre et de chair de Valerie Rossignol

    Dans la première partie de cet ouvrage, l'auteur, sculptrice, nous raconte sa rencontre avec ses modèles masculins et sa retranscription, dans la terre de leur pose, leurs expressions, leurs mouvements ; comment elle essaie de les comprendre afin de les reproduire au mieux en représentant ce qui...
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    Dans la première partie de cet ouvrage, l'auteur, sculptrice, nous raconte sa rencontre avec ses modèles masculins et sa retranscription, dans la terre de leur pose, leurs expressions, leurs mouvements ; comment elle essaie de les comprendre afin de les reproduire au mieux en représentant ce qui est au fond de ces hommes et qui ne se voit pas au premier regard.

    On entre dans le processus de création, dans sa réflexion et ses tentatives de compréhension des êtres qui se strouvent devant elle dans l'attente de leur représentation.

    Première partie passsionannte sur ce processus de création, les ressentis de l'artiste ... 

    Dans la deuxième partie, nous lisons une lettre d'amour d'une femme à l'homme avec qui elle ne vit pas mais partage de profonds moments d'uintimité. Ode aux chairs et membres qui se mêlent, écrit qui transcende l'intime jusqu'à l'universel ...

    Une très belle écriture, un auteur que je découvre 

    Merci à Babelio qui m'a offert ce recueil, cette découverte.

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    Couverture du livre « De terre et de chair » de Valerie Rossignol aux éditions Storylab

    NADIA D'ANTONIO sur De terre et de chair de Valerie Rossignol

    Sculpter est une chose – écrire en est une autre. Mais Valérie Rossignol réussit à faire les deux et nous le démontre dans son livre « De terre et de chair ».

    Dans sa préface, Belinda Cannone écrit : « Voici un livre qui, faisant de nous ce lecteur pensif cher à Victor Hugo, nous incite...
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    Sculpter est une chose – écrire en est une autre. Mais Valérie Rossignol réussit à faire les deux et nous le démontre dans son livre « De terre et de chair ».

    Dans sa préface, Belinda Cannone écrit : « Voici un livre qui, faisant de nous ce lecteur pensif cher à Victor Hugo, nous incite souvent à lever la tête au fil des pages et à réfléchir à notre rapport au corps de l’autre en général, et à celui des femmes avec le corps des hommes en particulier. Écrit par une femme, il interroge le féminin à l’œuvre. Valérie Rossignol restitue ici une double expérience, celle de la sculpture et celle de l’amour, qui se déploient dans une suspension du temps. » Et cette préface est tellement complète qu’elle aurait pu être utilisée en guise de chronique. Mais il faut tout de même que je donne mon ressenti de cette lecture pour laquelle j’ai entendu deux grands cris : celui de l’amour de la terre et celui de la chair.
    Devant elle, l’homme nu se dévoile : « on ne peut pas tricher. ».

    Valérie nous prouve ses deux talents avec ce livre qui compte deux chapitres principaux :
    * Homme de terre,
    * Homme de chair.

    * Dans le premier, elle nous explique tout le processus du travail de cette terre pour modeler le corps. Elle nous raconte tout en tant que femme et artiste. Avec ses mains, elle façonne une sculpture tandis que la terre et l’écriture fusionnent.
    Pour Valérie Rossignol, son histoire d’hommes sculptés est une visite dans l’infiniment petit qui nous habite – c’est l’histoire du vivant.
    Elle reconnaît que « il aura  fallu des mois de travail pour que mon œil intègre les lois de l’anatomie humaine tant nous déformons ce que nous voyons. »

    Alors que venait d’être commis le terrible attentat du Bataclan, Valérie écrit : « J’ai créé un homme alors que des attentats venaient d’être commis à Paris. Le rendez-vous était pris. J’ai créé un homme de terre pendant qu’un homme de chair mourait. » Pour la sculptrice, à partir du moment où le travail de la terre débute, le modèle devient autre. » Il prend part à ce travail en adhérant et en aidant à la réalisation du projet.

    * Vient ensuite le second chapitre qui est une longue lettre d’amour. Pour la jeune femme qui écrit cet appel, l’homme est un être impulsif : pulsion sexuelle et violence.
    Cet amour ne va qu’en s’amplifiant au fil des pages – il n’y a plus de limites…

    Valérie Rossignol termine sur ces lignes : « Nous ferons alors l’histoire à l’envers, nous la réécrirons, déroulant le fil pour remonter à la source car nos vies sont d’inspiration partagée. (…) Je termine sur ces mots. Garde-les précieusement et ne m’en dis rien, s’il te plaît. (…) Les mots que tu viens de lire seront oubliés, transformés par ta mémoire. Ils auront subi l’érosion du temps intérieur. Le moment sera venu alors de me répondre. Amour. »

    Quant à Henri-Paul Baudet qui a initié Valérie au modelage d’après un modèle vivant, il écrit : « Les mains de Valérie donnent naissance à une sculpture et à un texte où chaque médium emprunte à l’autre le vocabulaire émotionnel. La terre et l’écriture fusionnent dans la chair. »

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