Valerie Mangin

Valerie Mangin
Valérie Mangin est née à Nancy en 1973. Après avoir obtenu thèses et diplômes d'Histoire à l'école des Chartes, elle réalise que ce qu'elle préfère, c'est raconter des histoires.Elle rencontre l'auteur Denis Bajram lors d'une dédicace, et c'est aussitôt le coup de foudre ! Suivi d'un mariage en 1... Voir plus
Valérie Mangin est née à Nancy en 1973. Après avoir obtenu thèses et diplômes d'Histoire à l'école des Chartes, elle réalise que ce qu'elle préfère, c'est raconter des histoires.Elle rencontre l'auteur Denis Bajram lors d'une dédicace, et c'est aussitôt le coup de foudre ! Suivi d'un mariage en 1999, et d'une collaboration en bande dessinée : Mémoires Mortes. Sa carrière dans la bande dessinée s'ouvre également sur une collaboration avec Aleksa Gajic sur Le Fléau des Dieux, la transposition des exploits d'Attila dans l'espace, qui remporte immédiatement un grand succès. Valérie Mangin continue alors l'adaptation d'évènements historiques en space opera, avec la collection Les Chroniques de l'Antiquité galactique chez Soleil. C'est notamment la publication du Dernier Troyen, très librement inspiré des poèmes de Virgile et d'Homère.L'Histoire revient toujours dans son ?uvre, où elle croise allègrement et habilement le fantastique : avec Griffo sur Petit Miracle, un conte noir à l'époque de la Révolution française, sur Luxley, une uchronie où le peuple précolombien envahit l'Europe du Moyen Age, sur KGB, où les agents soviétiques combattent des démons diaboliques.Parallèlement en 2006, Valérie Mangin choisit de développer son activité dans une autre direction : l'édition. Avec Denis Bajram, elle fonde un nouveau département éditorial au sein des éditions Soleil : Quadrant Solaire.Space-opera, conte fantastique, uchronie... les univers développés par Valérie Mangin sont aujourd'hui nombreux et variés. L'Histoire, comme le merveilleux et la science-fiction, y tient toujours une place majeure.C'est également le cas dans ses nouveaux projets : Les Trois Christs avec Denis Bajram, Christophe Bec et Thierry Démarez ou bien Mortemer avec Mario Alberti sans oublier ses deux nouvelles Chroniques de l'Antiquité galactique : La Guerre des Dieux avec Dean au dessin et Imperator avec Stéphane Servain.

Avis (10)

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    Couverture du livre « Alix senator T.4 ; les démons de Sparte » de Jacques Martin et Valerie Mangin et Thierry Demarez aux éditions Casterman

    Jean-Paul Degache sur Alix senator T.4 ; les démons de Sparte de Jacques Martin - Valerie Mangin - Thierry Demarez

    Décidément, Alix Senator fait voyager car, après l’Égypte, c’est en Grèce que nous retrouvons notre héros, en juillet de l’an 12 av. JC. Si le pays a été conquis et soumis par Rome, Sparte, fidèle à sa légende, résiste. Ses soldats n’hésitent pas à tendre des embuscades à l’armée romaine.

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    Décidément, Alix Senator fait voyager car, après l’Égypte, c’est en Grèce que nous retrouvons notre héros, en juillet de l’an 12 av. JC. Si le pays a été conquis et soumis par Rome, Sparte, fidèle à sa légende, résiste. Ses soldats n’hésitent pas à tendre des embuscades à l’armée romaine.

    Les démons de Sparte, une fois n’est pas coutume, est préfacé par Numa Sadoul. Lui qui a travaillé avec Jacques Martin, rappelle l’histoire de cette BD et m’a appris que le créateur d’Alix l’avait fait poser pour créer le personnage de Numa Sadulus qui réapparaît donc dans cet album. Pour le numéro 4, Valérie Mangin (scénario) et Thierry Démarez (dessin), ont confié la mise en couleur à Fabien Alquier.

    Après l’embuscade des Spartiates, c’est sur l’Acropole que nous retrouvons Alix, en compagnie de Numa. On apprend que la ville a été détruite par Sylla mais qu’il a épargné la colline sacrée où trône encore la statue géante d’Athéna, sculptée par Phidias. Si Titus et Khephren sont là, Enak, père de ce dernier, est retourné en Égypte.
    J’ai aimé que l’on rappelle combien les Grecs ont souffert de leur asservissement par Rome. Les vainqueurs, comme toujours, se servent. Ici, Auguste veut rassembler tous les livres Sybillins de l’Empire dans le temple d’Apollon Palatin, à Rome.
    Héraklion, un Spartiate, ami d’Alix, rappelle le passé, comment vivait son peuple lorsqu’il était libre : « Ça fait deux siècles que Rome s’acharne sur la Grèce ! » Plus loin, il précise : « C’est à cause des Romains s’il n’y a plus de champ de blé ici. Seulement des champs de bataille stériles et gorgés de sang ! »
    Haines, superstitions, prêtres abusant le peuple ou encore cette Pythie que consulte Titus que Khephren tente de raisonner : « Ses réponses, n’importe quoi. C’est le principe de tous les oracles : laisser une grande part à l’interprétation pour que chacun y trouve son compte, »

    Dans cet album, j’ai trouvé les dessins moins fouillés, moins précis et, souvent, le quinquagénaire Alix paraissait adolescent malgré ses cheveux blancs.

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    Couverture du livre « Alix senator T.3 ; la conjuration des rapaces » de Jacques Martin et Valerie Mangin et Thierry Demarez aux éditions Casterman

    Jean-Paul Degache sur Alix senator T.3 ; la conjuration des rapaces de Jacques Martin - Valerie Mangin - Thierry Demarez

    Ce tome 3 que j’ai peu découvrir, toujours grâce à Vincent que je remercie, est une édition Premium avec, en supplément, un cahier historique consacré à la famille impériale, la Domus Augusta. Voilà un excellent dossier très important pour comprendre cette famille super-recomposée avant...
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    Ce tome 3 que j’ai peu découvrir, toujours grâce à Vincent que je remercie, est une édition Premium avec, en supplément, un cahier historique consacré à la famille impériale, la Domus Augusta. Voilà un excellent dossier très important pour comprendre cette famille super-recomposée avant l’heure…

    Quant à nos héros, toujours inspirés par Jacques Martin, ils sont menacés par La conjuration des rapaces, une histoire créée par Valérie Mangin, dessinée et mise en couleur par Thierry Démarez.
    On passe son temps à conspirer contre le pouvoir, en 12 avant JC, à Rome. Ils sont rassemblés dans le Bois des Furies, tous masqués et scandent : « Mort à Auguste ! Mort à l’usurpateur ! » Le Préfet Barbarus est mis devant ses mensonges devant Auguste et son épouse et cela permet d’expliquer ce qui s’est passé à la fin du tome précédent. Il est renvoyé en Égypte.
    Hélas, les choses se gâtent pour Alix mais aussi pour Titus et Khephren, agressé par de jeunes Romains, aux thermes : « Allez, retourne curer les berges du Nil. Toi et les tiens, vous n’êtes bons qu’à ça ! » On constate ainsi que la haine des étrangers ne date pas d’hier.
    J’ai particulièrement savouré la répartie de Khephren : « Peuh ! Nous étions déjà civilisés quand vous, les Romains, vous tétiez encore les louves ! » Hélas, les problèmes continuent à s’aggraver et, dans cet album, on sent que la belle entente entre Alix et les deux jeunes hommes se fissure vraiment.

    Dans chaque album, un encart rappelle l’adresse d’un site internet : www.alixsenator.com , site qui informe les lecteurs voulant savoir si ce qui est raconté est vrai ou faux. C’est une source extraordinaire d’information.

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    Couverture du livre « Alix senator T.2 ; le dernier pharaon » de Jacques Martin et Valerie Mangin et Thierry Demarez aux éditions Casterman

    Jean-Paul Degache sur Alix senator T.2 ; le dernier pharaon de Jacques Martin - Valerie Mangin - Thierry Demarez

    Toujours en 12 avant JC, à Rome, les sénateurs reprochent à Auguste de ne pas leur permettre d’aller en Égypte alors qu’il vient d’y envoyer Alix Graccus, un nouveau romain à qui on reproche ses origines gauloises.

    Le dernier pharaon, titre de ce tome 2 annonce le thème. L’essentiel de...
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    Toujours en 12 avant JC, à Rome, les sénateurs reprochent à Auguste de ne pas leur permettre d’aller en Égypte alors qu’il vient d’y envoyer Alix Graccus, un nouveau romain à qui on reproche ses origines gauloises.

    Le dernier pharaon, titre de ce tome 2 annonce le thème. L’essentiel de l’histoire du héros créé par Jacques Martin, poursuivie par Valérie Mangin (scenario) et Thierry Démarez (dessin et couleur) va se passer, là-bas, en Égypte.
    Le phare d’Alexandrie est en vue ! Alix, sénateur romain, est bien arrivé. Il est accompagné par Titus et surtout Khephren qui revoit le pays où il est né. Ceci rattache à Enak, son père, vieil ami d’Alix, dont le fils veut venger la mort.
    Pendant ce temps, à Rome, Livie, épouse d’Auguste, consulte les oracles et son mari craint pour son pouvoir. Il redoute que César soit toujours en vie, qu’il se cache en Égypte, alors qu’il a été assassiné dans le Sénat…
    À Alexandrie, on parle grec, pas latin. Le Préfet Barbarus donne un banquet en l’honneur de ses invités. Il présente Ptathmose, le maître de la grande bibliothèque, à Alix pendant que Khephren est captivé par les seins nus des servantes…
    Petit à petit, on en apprend plus sur les événements passés mais ce ne sont pas des vacances pour nos héros car Barbarus est clair : « Tu n’aurais jamais dû revenir en Égypte, Alix. Cette terre détruit tous ceux qui y demeurent : regarde le décadent que je suis devenu ! »
    Alors, suivons Alix, Titus et surtout Khephren qui veut aller sur la tombe de son père, dans la nécropole. Les événements se succèdent, la mort menace souvent. On retrouve la conjuration des rapaces, avec des faucons cette fois, et le dessinateur nous gratifie de splendides planches au pays des pharaons.

    Ce tome 2 se termine avec un retour à Rome riche en menaces…

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    Couverture du livre « Alix senator T.1 ; les aigles de sang » de Jacques Martin et Valerie Mangin et Thierry Demarez aux éditions Casterman

    Jean-Paul Degache sur Alix senator T.1 ; les aigles de sang de Jacques Martin - Valerie Mangin - Thierry Demarez

    Jacques Martin (1921 – 2010) avait créé le personnage d’Alix, ce jeune Gaulois devenu Romain ensuite. Il avait développé seul son histoire sur dix-neuf albums, continué sur dix autres avec des collaborateurs puis la vie de son héros lui avait survécu pour un total de trente-six albums plus bien...
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    Jacques Martin (1921 – 2010) avait créé le personnage d’Alix, ce jeune Gaulois devenu Romain ensuite. Il avait développé seul son histoire sur dix-neuf albums, continué sur dix autres avec des collaborateurs puis la vie de son héros lui avait survécu pour un total de trente-six albums plus bien d’autres, exploitant cette épopée.

    En 2012, a démarré une nouvelle série qui permet de retrouver Alix, vingt ans plus tard, un Alix devenu sénateur, à Rome : Alix Senator. Valérie Mangin, pour le scénario et Thierry Démarez, pour les dessins et la couleur ont donc blanchi les cheveux et quelque peu mûri le visage de notre héros pour lui faire vivre encore beaucoup d’aventures.
    Les Aigles de sang débute donc en 12 avant JC, sur le Mont Circé, dans le Latium. Un orage, un cavalier, la foudre, une chute et Marcus Aemilius Lepidus, Grand Pontife, ami de César, dernier rival d’Auguste, à Rome, implore Jupiter mais…
    Dans la capitale de l’Empire romain, Auguste a succédé à Jules César. Élu de Jupiter, il a le pouvoir absolu et cela ne plaît guère à Alix qui s’occupe de deux adolescents : Khephren (fils d’Enak) et son propre fils, Titus. C’est l’occasion de découvrir de belles images de Rome, ville sur laquelle planent des aigles. Menace ou protection ?
    L’histoire est bien lancée. Les intrigues, les coups bas se succèdent. La mort rôde. On crucifie des esclaves et on expose leurs corps suppliciés. Les dessins sont fouillés, soignés, toujours classiques. Les couleurs sont délicates et agréables. Les expressions des visages sont bien marquées, éloquentes.
    Le peuple est un peu négligé car tout se passe avec ceux qui luttent et se querellent pour le pouvoir. Superstitions, malédictions laissent le lecteur en suspens, en attendant la suite…

    Un grand MERCI à Vincent pour cette lecture !

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