Valentine Goby

Valentine Goby
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et à Manille et commence à publier après son retour à Paris. Elle est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes... Voir plus
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et à Manille et commence à publier après son retour à Paris. Elle est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le Prix du premier roman de l'université d'Artois, le prix Palissy et le prix René-Fallet en 2003. V. Goby a publié plusieurs romans chez Gallimard et des livres pour la jeunesse chez Autrement (derniers titres parus : Qui touche à mon corps je le tue, Gallimard, en 2008 ; Chaïma et les secrets d'Hassan, du Maroc à Marseille, Autrement Jeunesse, en 2009 et Des corps en silence, Gallimard en 2010).

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Articles en lien avec Valentine Goby (9)

Avis sur cet auteur (141)

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    Couverture du livre « Kinderzimmer » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Sara Horchani sur Kinderzimmer de Valentine Goby

    Une écriture très visuelle et précise nous embarque dans ce milieu épouvantable du camps de Ravensbruk

    L'horreur, la mort, la décadence partout. Puis au milieu de celà, la vie continue malgré tout . Une sorte de flamme reste allumée au milieu du ténèbre.

    Une écriture très visuelle et précise nous embarque dans ce milieu épouvantable du camps de Ravensbruk

    L'horreur, la mort, la décadence partout. Puis au milieu de celà, la vie continue malgré tout . Une sorte de flamme reste allumée au milieu du ténèbre.

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Jean-Paul Degache sur Murène de Valentine Goby

    Quel roman extraordinaire !
    Je sors de cette lecture passionnante et émouvante complètement bouleversé. de la première à la dernière page, Valentine Goby que j'avais déjà appréciée dans Un paquebot dans les arbres, m'a fait vivre une histoire d'une importance primordiale pour celles et ceux qui...
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    Quel roman extraordinaire !
    Je sors de cette lecture passionnante et émouvante complètement bouleversé. de la première à la dernière page, Valentine Goby que j'avais déjà appréciée dans Un paquebot dans les arbres, m'a fait vivre une histoire d'une importance primordiale pour celles et ceux qui se disent valides et j'ajoute que ce roman est aussi essentiel – une formidable bouffée d'oxygène – pour celles et ceux qui souffrent d'un handicap.
    Avec François Sandre, grand jeune homme, sportif, amoureux, qui adore l'escalade, j'ai vécu des moments si intenses que j'ai de la peine à trouver les mots justes, ces mots que l'auteure a si bien su agencer et faire vivre avec un souci de la documentation d'une précision remarquable.
    Tout débute au cours du terrible hiver 1956 dont je me souviens. L'intérieur des fenêtres était complètement gelé malgré les couvertures et les protections installées par mes parents… François part de Paris, passager d'un camion qui l'emmène chez un cousin, dans les Ardennes. Tombés en panne sur une route déserte, le chauffeur du camion l'envoie chercher du secours. François part, suit des rails, trouve des wagons immobilisés par le gel, grimpe sur l'un d'eux pour tenter de voir où il peut trouver de l'aide et une déflagration électrique le propulse sur le sol, un arc de 25 000 volts depuis la caténaire qui aurait pu le tuer ! C'est une fillette qui trouve ce corps brûlé au deuxième et au troisième degré. Un bras est carbonisé complètement, l'autre presque autant.
    Commence alors une période terrible tellement bien racontée par Valentine Goby, avec des déferlantes de mots, de phrases qui prennent aux tripes. Il faut vraiment lire tout ça ! Je dois tout de même révéler que François s'en sort, revient dans sa famille qui tient un atelier de couture mais il n'a plus de bras. Nous sommes à la fin des années 1950 et l'appareillage qu'on lui propose, il ne le supporte pas.
    Lui qui est très attiré par l'eau – quelle scène dans ce lac du col de la Loze, au-dessus de Méribel, où le Tour de France 2020 arrivera pour la première fois !… - découvre une murène, poisson sans nageoires, lors de la visite d'un aquarium en compagnie de Sylvie, sa soeur. Au passage, il faut que je salue Mum, sa mère, anglaise, qui fut d'une admirable patience durant son hospitalisation.
    Insensiblement, j'ai découvert les débuts de ce que nous appelons aujourd'hui le handisport, mal vu, pas accepté au début des années 1960. Ce qui était, au début, en France, réservé aux mutilés de guerre, s'étend peu à peu. C'est en regardant les Jeux Paralympiques de Rio, en 2016, que l'auteure a été épatée par Zheng Tao qui bat le record du monde du 100 m dos. Depuis 1960 et Rome, que de chemin parcouru !
    Hommage vibrant s'il en est, Murène est un livre qui fait honneur à la littérature française, un livre qui redonne dignité et humanité à toutes celles et à tous ceux qui souffrent dans leur corps et trouvent dans le sport, à condition qu'on regarde comme des sportifs, une occasion de se sublimer et d'oublier leur différence.

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Béatrice allias Matatoune sur Murène de Valentine Goby

    J’ai longtemps tourné autour de ce roman « murène » de Valentine Goby, sachant que sa lecture serait nécessaire mais difficile. Alors, j’ai pris mon temps et j’ai eu raison.

    Valentine Goby a décidé de raconter l’histoire du handisport en partant de « l’idée du manque et de déficience vers...
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    J’ai longtemps tourné autour de ce roman « murène » de Valentine Goby, sachant que sa lecture serait nécessaire mais difficile. Alors, j’ai pris mon temps et j’ai eu raison.

    Valentine Goby a décidé de raconter l’histoire du handisport en partant de « l’idée du manque et de déficience vers l’idée d’accomplissement ». Dans les années cinquante, François Sandre a 22 ans et plein de vie dans son corps. Un accident et d’un coup, il ne reste plus de lui qu’un noyau. Le reste, il ne l’habite plus, La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2019/12/09/valentine-goby/

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Christine MESTIK sur Murène de Valentine Goby

    Drôle de titre, intriguant mais pas très porteur… C’est la note moyenne de ce roman sur Babelio qui m’a décidée… Et bien m’en a pris !
    Un vrai coup de cœur littéraire… Je ne me rappelle pas avoir lu d’aussi belles lignes depuis bien longtemps. Et sur un sujet difficile et tellement hors de...
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    Drôle de titre, intriguant mais pas très porteur… C’est la note moyenne de ce roman sur Babelio qui m’a décidée… Et bien m’en a pris !
    Un vrai coup de cœur littéraire… Je ne me rappelle pas avoir lu d’aussi belles lignes depuis bien longtemps. Et sur un sujet difficile et tellement hors de notre quotidien : Le handicap. Le handicap quand on est valide, c’est comme la maladie quand on est en pleine forme, le deuil quand on n’est pas concerné… C’est un concept lointain avec des implications dont on ne soupçonne rien. Les représentations de l’esprit sont probablement conditionnées au ressenti physique et si le corps n’a pas vécu l’expérience, il reste étranger en partie à la souffrance extérieure à lui. C’est d’ailleurs peut-être une forme de protection instinctive, expression du réflexe de conservation.
    C’est pourquoi l’empathie est bien souvent occasionnelle et nécessite une forme de disponibilité à l’autre bien rare dans le genre humain qui éprouvera plutôt le soulagement pour lui-même ou la pitié, et la condescendance.
    Avec Murène, on vit la bascule, de valide à invalide, de la vie à la presque mort, de l’insouciance au désespoir… Le talent de l’auteur pour embarquer le lecteur et le plonger dans ce cauchemar est époustouflant ! C’est presque une expérience extrême. Là pour moi, il y a une sacrée plume, violente, intense, métaphorique, fulgurante, qui laisse le lecteur épuisé, presque exsangue.

    Lorsqu’on sortira de l’hôpital avec François, il y aura de longs chapitres, extrêmement difficiles mais littérairement très réussis, qui contribueront à rendre compte avec une acuité remarquable de ce que peut devenir une vie après la bascule. La multitude des gestes du quotidien qu’on exécute sans même y penser et qu’il va falloir reconquérir, un à un, au prix d’ajustements, de solutions bricolées, d’humiliations, de perte d’estime de soi, de béquilles plus ou moins tolérables…
    Cette longue première partie m’a littéralement impressionnée.

    La tension du roman va malheureusement retomber dans son dernier tiers.

    Le récit de la découverte du handisport et de ses différentes implications, de son évolution technique et administrative, de sa reconnaissance par le grand public, les premières compétitions, les premiers JO, les exploits et les performances des « fauteuils » ou des « amputés » m’ont clairement beaucoup moins passionnée. Ces pages m’ayant davantage fait l’impression d’une lecture documentaire, en soit tout à fait intéressante, mais d’où le héros du roman « Murène » s’estompait, au profit de personnages du handisport moins porteurs.

    C’est pourquoi je pondère les 5 étoiles largement méritées pour les deux premiers tiers du récit en seulement 4 au moment de le refermer. Mais ce roman est pour moi, un des meilleurs que l’ai lu cette année (et je lis beaucoup) et j’en recommande vivement la lecture!