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Valentin Spitz

Valentin Spitz
Valentin Spitz, diplômé d'histoire, a travaillé à France Inter, Direct 8 et RTL. Il tient aujourd'hui une chronique littéraire sur Europe 1 et est chroniqueur politique pour "Le Plus" du Nouvel Observateur. Il est l'auteur de "Notre État, le livre vérité de la fonction publique" (avec Roger Fauro... Voir plus
Valentin Spitz, diplômé d'histoire, a travaillé à France Inter, Direct 8 et RTL. Il tient aujourd'hui une chronique littéraire sur Europe 1 et est chroniqueur politique pour "Le Plus" du Nouvel Observateur. Il est l'auteur de "Notre État, le livre vérité de la fonction publique" (avec Roger Fauroux, Robert Laffont, 2000), ainsi que d'une biographie de Najat-Vallaud Belkacem, "Une gazelle au pays des éléphants" (First, 2012).

Avis sur cet auteur (6)

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    Couverture du livre « Et pour toujours ce sera l'été » de Valentin Spitz aux éditions Lattes

    Mimosa sur Et pour toujours ce sera l'été de Valentin Spitz

    je serai brève car n'ai pas du tout aimé;ni l'atmosphère,le sujet...Difficile dès que cela touche les problèmes psychiques.

    je serai brève car n'ai pas du tout aimé;ni l'atmosphère,le sujet...Difficile dès que cela touche les problèmes psychiques.

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    Couverture du livre « Et pour toujours ce sera l'été » de Valentin Spitz aux éditions Lattes

    La Bibliothèque de Juju sur Et pour toujours ce sera l'été de Valentin Spitz

    De Valentin Spitz, j’étais tombé sous le charme de sa JULIETTE DE SAINT-TROPEZ.

    Dans ce premier roman, il reste à Saint-Tropez. Et toute ressemblance avec son autre roman s’arrête là.

    Ici, il est question d’une relation père fils.

    Lucas, 17 ans passe l’été à Saint Trop chez son acteur...
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    De Valentin Spitz, j’étais tombé sous le charme de sa JULIETTE DE SAINT-TROPEZ.

    Dans ce premier roman, il reste à Saint-Tropez. Et toute ressemblance avec son autre roman s’arrête là.

    Ici, il est question d’une relation père fils.

    Lucas, 17 ans passe l’été à Saint Trop chez son acteur célèbre de père. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur relation semble compliquée. Toxique. Éprouvante. Ils vont être rapidement rejoint par Marie-Baptiste, agent du papa …

    Ne pas trop en dire, vous savez que je n’aime pas déflorer une histoire.
    Mais vous dire que j’ai lu ce roman d’une traite. Parfois en apnée. Un peu oppressé. Un peu effaré. Jusqu’à cette fin…

    Une ambiance. Une écriture. Un récit.

    Addictif. Dérangeant. Ambigu.

    Tout ce que j’aime en littérature.

    Lorsque rien n’est évident. Rien n’est tout lu d’avance.

    Lorsqu’il y a une ambiance. Une forme de vérité. Une mise en danger du lecteur.

    Un premier roman original. Qui a su me surprendre et me laisser un peu essoufflé là au bord de quelques bouleversements intimes. Une sorte de fièvre traverse ce roman et m’a emporté.

    Je sais donc maintenant que j’attendrais les futurs écrits de Valentin Spitz avec une belle impatience. Un vrai vrai talent d’écriture avec deux livres complément différents à ce jour, mais qui m’ont tous deux offert de vraies heures de plaisir de lecture.

    Valentin Spitz.

    Une de mes nouvelles valeurs sûres.

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    Couverture du livre « Juliette de Saint-Tropez » de Valentin Spitz aux éditions Stock

    La Bibliothèque de Juju sur Juliette de Saint-Tropez de Valentin Spitz

    Une femme. Nicole.

    Son petit fils, Lucas décide d’écrire un livre pour la raconter.
    Il va ainsi se lancer dans l’écriture d’un roman sur celle qui deviendra Juliette de Saint-Tropez.

    Je me suis régalé avec ce livre. Valentin Spitz intrigue et offre un portrait de femme magnifique. En...
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    Une femme. Nicole.

    Son petit fils, Lucas décide d’écrire un livre pour la raconter.
    Il va ainsi se lancer dans l’écriture d’un roman sur celle qui deviendra Juliette de Saint-Tropez.

    Je me suis régalé avec ce livre. Valentin Spitz intrigue et offre un portrait de femme magnifique. En décidant de nommer son héros, Lucas, il nous fait douter de manière fort judicieuse. Lucas est-il Valentin?

    Ce qui fait la force de ce livre, c’est sa construction. L’auteur alterne le récit chronologique de l’existence haute en couleurs de sa grand-mère (fictive ou réelle) et nous livre en parallèle , dans de courts chapitres captivants, la genèse de l’ouvrage.

    Car si on peut penser que cette lecture sera une simple biographie, il s’agit aussi d’une fine analyse des conséquences de l’écriture lorqu’on raconte le réel. Les réactions de l’entourage. De cette drôle de famille. Les secrets dévoilés et qui vont bouleverser les liens qui unissent chaque membre.

    Un livre d’amour pour cette extraordinaire grand-mère. Un cri d’amour pour toutes les femmes.
    Ici, les hommes ne sont pas héroïques. Ils passent sans laisser de véritable trace, sans avoir trouvé leur place.

    Je vous conseille vivement cette lecture un peu moins légère que ce que l’on peut croire au premier abord. Cela m’a parfois fait penser à Delphine de Vigan dans ce récit du bouleversement que peut amener un livre au sein d’une famille.

    Bref, vous pouvez y aller les yeux fermés. Pour preuve, je me suis procuré le premier livre de Valentin Spitz afin de retrouver sa belle écriture!

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    Couverture du livre « Juliette de Saint-Tropez » de Valentin Spitz aux éditions Stock

    Squirelito sur Juliette de Saint-Tropez de Valentin Spitz

    Femmes qui acceptaient, femmes qui ne disaient non, femmes soumises, contraintes…femmes et éternelles mineures, femmes devant cacher leur corps, leur féminité ; les premières ayant osé dévoiler leurs chevilles étaient traitées de prostituées. Pourtant, elles osaient et ont ouvert la voie pour...
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    Femmes qui acceptaient, femmes qui ne disaient non, femmes soumises, contraintes…femmes et éternelles mineures, femmes devant cacher leur corps, leur féminité ; les premières ayant osé dévoiler leurs chevilles étaient traitées de prostituées. Pourtant, elles osaient et ont ouvert la voie pour que d’autres s’émancipent complètement, en relevant la tête, en affirmant leur appartenance aux deux chromosomes identiques et en actionnant la manette de la liberté. Juliette de Saint-Tropez en fait partie et est un exemple.

    Elle en a du panache Juliette, cette petite fille qui va grandir en refusant progressivement que la femme soit considérée comme la « côte » d’un homme… L’écrivain Valentin Spitz signe un roman sous forme de saga familiale, saga centrée sur un personnage, quel personnage celui de Nicole (qui deviendra Juliette), un hommage à sa propre grand-mère qui a été l’une des colonnes de cette tribu essentiellement féminine. Seuls Julien et Lucas (le petit-fils narrateur) apportent une note Y dans ce récit qui n’a pourtant rien d’une histoire X.

    Si le fond est une ode au féminisme, la forme est un dédale de phrases, de paragraphes, de chapitres amenant le lecteur de surprises en surprises et d’interrogations en interrogations. Où commence la fiction ? Où s’arrête la réalité ? Le mensonge est-il une forme de vérité ou toute vérité finit-elle par se terminer inéluctablement en menterie ?

    Juliette fait tourner les têtes mais la sienne parfois est au bord du précipice, dès l’enfance avec la disparition brutale de son papa adoré qu’elle essaiera d’entrevoir parfois comme s’il existait encore. Sa mère absente, sa sœur inexistante, elle rencontrera des hommes, aura confiance, puis, en découvrant leur face cachée, elle partira, avec ses enfants. Fière d’être une femme, fière d’avoir pu gravir les échelons de la société en piétinant les rumeurs du fameux « elle couche pour arriver », fière d’assumer ses amants.

    Elle a un peu de Brigitte Bardot cette Juliette : un langage direct, amoureuse des animaux, divorcée plusieurs fois, assurant une sexualité décomplexée comme les hommes le font depuis la nuit des temps. Quand Lucas décrit sa grand-mère « Elle fait quelques pas dans la rue ; minijupe en cuir, cuissardes noires, blondeur irradiante. Quelque chose a changé, Nicole n’est plus une belle femme, elle est LA femme. Chacun de ses pas est comme une poudre qui se diffuse (…) Nicole n’est plus, elle est Juliette désormais » les images de BB défilent. Juliette créa la femme…

    Un portrait de femme par le regard d’un homme : c’est corrosif et voluptueux. Engagé. On aurait presque quelque mansuétude pour ces hommes malgré leur faiblesse, leurs secrets, leurs errances, leurs comportements machistes, peut-être justement parce que le narrateur sait raconter sans condamner, juste montrer la vaillance d’une femme pour écraser les sempiternels préjugés et vivre sur les mêmes marches d’égalité. Egalité qui prend un terrible coup d’épée à la fin du récit : « Elle n’a plus envie. Il l’a tuée d’une phrase, une vérité implacable biologique assénée par ce quadragénaire qu’elle aime à en crever ; une phrase terrible, une ravageuse illustration de l’inégalité qui perdure entre les hommes et les femmes, la seule peut-être dont Juliette ne viendra jamais à bout : "Tu ne pourras jamais me donner d’autre enfant, à ton âge" ».

    Juliette de Saint-Tropez, c’est un roman masculin, féminin, du Godard scriptural qui ne sera jamais à bout de souffle. Comme pour l'émancipation des femmes…

    http://squirelito.blogspot.com/2018/06/une-noisette-un-livre-juliette-de-saint.html