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Trevanian

Trevanian
TREVANIAN est l'un des auteurs les plus mystérieux de ces dernières années. On sait peu de chose de lui. Américain, il a vécu dans les Pyrénées basques et est probablement mort en 2005. Ses romans se sont vendus à des millions d'exemplaires dans le monde et ont été traduits en plus de quatorze l... Voir plus
TREVANIAN est l'un des auteurs les plus mystérieux de ces dernières années. On sait peu de chose de lui. Américain, il a vécu dans les Pyrénées basques et est probablement mort en 2005. Ses romans se sont vendus à des millions d'exemplaires dans le monde et ont été traduits en plus de quatorze langues.

Avis sur cet auteur (26)

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    Couverture du livre « Shibumi » de Trevanian aux éditions Gallmeister

    Sophie Gauthier sur Shibumi de Trevanian

    Il m'attendait depuis longtemps sur mon GCAL (Gratte-ciel à Lire) ce roman, me faisait de l'oeil au moment de choisir une nouvelle lecture. Mais, bon, il fallait du temps : plus de 500 pages ne s'avalent pas aussi facilement qu'un chausson aux pommes ! Et voilà que ce temps je l'ai pris et,...
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    Il m'attendait depuis longtemps sur mon GCAL (Gratte-ciel à Lire) ce roman, me faisait de l'oeil au moment de choisir une nouvelle lecture. Mais, bon, il fallait du temps : plus de 500 pages ne s'avalent pas aussi facilement qu'un chausson aux pommes ! Et voilà que ce temps je l'ai pris et, davantage que chausson aux pommes, il m'a semblé dévorer une tartelette au citron. Le roman ne correspond pas tout-à-fait à ce que je m'imaginais, mais je crois qu'il est mieux que cela, finalement.

    Roman d'espionnage, roman politique, "Shibumi" est aussi et avant tout, me semble-t-il, le roman d'un homme qui prend une dimension mythique, par son histoire et sa personnalité. Nicholaï Hel est cet homme, un tueur exceptionnel de maîtrise, qui a pris sa retraite dans un château du Pays basque. Une retraite brisée par l'apparition d'Hannah, une jeune fille elle-même poursuivie par des tueurs pour avoir fomenté l'assassinat des terroristes palestiniens responsables du massacre des J.O. de Munich. A Washington, la Mother Company, réunissant les multinationales du pétrole, des communications et des transports, a désormais la mainmise sur la CIA, la NSA et manipule en sous-main les politiques et diplomates américains. Cette organisation doit faire disparaître Hannah, témoin de la compromission de la Mother Company avec les pays arabes producteurs de pétrole et soutien des Palestiniens. Mais lorsque la jeune fille demande protection à Nicholaï, le passé de celui-ci réapparaît. Subtil joueur de Go, Nicholaï connaît toutes les stratégies qui lui permettent de survivre et la narration prend la forme d'une ultime partie dont l'enjeu est la mort ou la vie.

    D'une extrême densité, l'intrigue nous balade du Japon d'après-guerre au Pays basque en passant par Washington, et nous plonge dans les méandres fangeux de la politique américaine. L'auteur dresse un portrait sans concession de la société américaine, en total contraste avec ce que Nicholaï a vécu au Japon. Une critique sévère et sans complaisance qui n'a pas pris une ride alors que le roman date de 1979.

    Captivant de bout en bout, le roman de Trevanian tient un équilibre remarquable entre action pure et réflexion philosophico-politique, les deux s'irriguant mutuellement et sans autre artifice qu'une construction narrative d'une intelligence fascinante. Et je crois bien que j'ai eu raison d'attendre d'avoir du temps pour le lire... car une fois commencé, il m'a été impossible de le lâcher !

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    Couverture du livre « Incident à twenty-mile » de Trevanian aux éditions Gallmeister

    Aurélien sur Incident à twenty-mile de Trevanian

    Trevanian qui s'adonne au genre du western, ça nous donne ce roman et c'est une belle surprise. Il faut quand même que j'avoue une chose, c'est que j'apprécie particulièrement cet auteur et notamment son "Shibumi" qui fait partie de mon top 10 des livres que je recommande. Mais je vous rassure...
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    Trevanian qui s'adonne au genre du western, ça nous donne ce roman et c'est une belle surprise. Il faut quand même que j'avoue une chose, c'est que j'apprécie particulièrement cet auteur et notamment son "Shibumi" qui fait partie de mon top 10 des livres que je recommande. Mais je vous rassure je vais tout de même essayer d'être un peu objectif dans mon avis !

    Dans le plus pur style de Trevanian, le rythme va crescendo au fur et à mesure de la lecture. Une mise en place de l'histoire très soignée, absolument pas ennuyante (ce qui n'est jamais gagné d'avance), et puis cette montée en tension parfaitement maîtrisée pour un dénouement plutôt convenu mais très efficace.

    Les personnages sont particulièrement intéressants, l'auteur dépoussière un peu les codes du western et il se réapproprie parfaitement les personnages que l'on retrouve dans ce genre (le révérend...). L'ambiance est soignée tout comme la langue utilisée qui immerge bien le lecteur.

    La fin du texte apporte un vrai plus à ce roman puisque l'auteur s'adresse directement à ses lecteurs pour expliquer le pourquoi du comment de cette histoire.

    Je ne peux pas vraiment qualifier ce roman de "belle découverte" puisque je commence à bien connaître cet auteur je vais donc parler de "bonne (voir d'excellente) lecture". En tout cas, un livre que je recommande sans hésiter et qu'il est impossible de lâcher une fois la lecture débutée.

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    Couverture du livre « Shibumi » de Trevanian aux éditions Gallmeister

    Arno sur Shibumi de Trevanian

    Plus qu'un polar, ce récit semi-contemplatif narre la vie d'un tueur à gages atypique entre aventures et spiritualité orientale. Accompagné d'une sorte de Bérurier basque, le personnage de Nicholaï Hel semble glisser sur sa propre vie mais ne laisse pas le lecteur indifférent.
    Écrit en 1979, je...
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    Plus qu'un polar, ce récit semi-contemplatif narre la vie d'un tueur à gages atypique entre aventures et spiritualité orientale. Accompagné d'une sorte de Bérurier basque, le personnage de Nicholaï Hel semble glisser sur sa propre vie mais ne laisse pas le lecteur indifférent.
    Écrit en 1979, je pense qu'il faut bien remettre ce texte dans son contexte sociétal de l'époque pour le lire. L'auteur américain Rodney William Whitaker (qui écrivait sous pseudonyme depuis son pays basque d'adoption) signe ici un roman original qui est aussi une furieuse critique sur les mentalités et la société (surtout américaines) de son époque.

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    Couverture du livre « Shibumi » de Trevanian aux éditions Gallmeister

    NADIA D'ANTONIO sur Shibumi de Trevanian

    Un auteur américain dont on dit que c'est aussi bien une légende qu'un mystère, Trevanian, l'un des noms de plume de Rodney William Whitaker (né en 1931 et décédé en 2005). On connaît de lui certains ouvrages dont quelques uns sont parus aux éditions Gallmeister – collection Totem, ce qui est le...
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    Un auteur américain dont on dit que c'est aussi bien une légende qu'un mystère, Trevanian, l'un des noms de plume de Rodney William Whitaker (né en 1931 et décédé en 2005). On connaît de lui certains ouvrages dont quelques uns sont parus aux éditions Gallmeister – collection Totem, ce qui est le cas pour « Shibumi ».

    Concernant l'écrivain, d'incroyables rumeurs avaient circulé et on n'arrivait pas à lui « mettre » un visage. Il a dédié « Shibumi » : « A la mémoire des hommes qui apparaissent ici sous les noms de : Kishikawa – Otak - de Lhandes – le Cagot. Tous les autres personnages et organisations de ce livre sont sans rapport avec la réalité – bien que certains ne s'en rendent pas compte. »

    Le livre débute par la « Stratégie du Shibumi », au nombre de six phases qui forment six chapitres (ou parties) de l'ouvrage.

    Petit rappel abrégé :
    Shibui (渋い) … est un adjectif utilisé en japonais pour désigner une sensation ou une attitude esthétique. le nom propre correspondant est shibumi.

    « Stratégie de Shibumi :

    * Phase 1 : Fuseki.
    * Phase 2 : Sabaki.
    * Phase 3 : Seki.
    * Phase 4 : Uttegae.
    * Phase 5 : Schicho
    * Phase 6 : Tsuru no Sugomori. »

    On suit un personnage assez particulier, Nicholaï Hel qui m'a surtout évoqué une sorte de samouraï (remis au goût du jour) et qui a eu une éducation purement japonaise avec ses traditions.
    Il a vécu pendant cinq ans chez un certain Otake-san du septième Dan et qui possédait une double personnalité. Il excellait dans l'art du Go (un jeu de plateau originaire de Chine opposant deux adversaires. Il se joue avec des pierres noires et blanches et m'a fait penser au jeu d'échecs occidental. S'ils sont proches, ils n'en restent pas moins différents.)

    Mais revenons à notre héros qui est capable de tuer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire avec tout ce qui est à portée de ses mains – tout fait l'affaire : un bouton, une pièce de monnaie, un trombone, une paille… etc. Nicholaï Hel est une véritable légende, un assassin d'une très grande efficacité avec des méthodes particulières. Il n'appartient à aucun gouvernement. Il est l'assassin le plus recherché du monde et tente de couler une retraite paisible avec sa concubine, Hana.
    Il est également capable d'une forme rare d'excellence personnelle, un don, celui de « la proximité », de « paraperception », le Shibumi.

    De nombreux ingrédients s'ajoutent au récit, des ingrédients aussi divers que variés les uns que les autres : de l'espionnage – un commando israélien voulant liquider les membres de Septembre Noir. On passe du Japon au Pays Basque où Nicholaï possède un château à Etchebar et où il exerce la spéléologie avec un personnage haut en couleur, « Le Cagot » qui se fait remarquer par ses jurons (à lire et pas à retranscrire) très pittoresques et sortis de son imagination.

    On entend parler d'Hiroshima – on voit la CIA – on trouve une quête initiatique – des dialogues aussi bien sérieux que d'autres moins (la sexualité n'est pas en reste) – du mystère – de beaux paysages – des cerisiers en fleur- de la poésie….

    Mais le passé rattrape Nicholaï car il est classé « carte mauve » dans les fichiers de Fat Boy, donc un danger très important pour la Mother Company, une société secrète dirigée par le redoutable Diamond : “Dans le système de code par couleurs, les cartes perforées mauves indiquaient les hommes les plus insaisissables et les plus dangereux du point de vue de la Mother Company. Ceux qui agissaient sans référence à des principes nationalistes ou idéologiques, les agents indépendants, les tueurs que ne contrôlait aucune pression gouvernementale, ceux qui tuaient pour les deux côtés.”

    Dans ce roman que l'on a jugé inclassable, il y a une richesse de détails, de références et il se lit avec délectation (du moins dans mon cas et tant pis pour certaines invraisemblances). Je l'ai apprécié d'autant plus qu'il fait souvent référence à la culture japonaise.

    Je n'en dirai pas plus car ce serait superflu et à découvrir. J'ai choisi ma conclusion par celle de Télérama : « Un roman stupéfiant, parmi les plus grands de la littérature américaine. »