Tom Wolfe

Tom Wolfe
Fondateur du « nouveau journalisme » dans les années 1960-70, auteur d'une quinzaine de livres, immense romancier depuis le succès planétaire du Bûcher des vanités, Tom Wolfe est une grande voix de la littérature contemporaine, qui ne cesse de s'amuser de son rôle de « poil à gratter du monde lit... Voir plus
Fondateur du « nouveau journalisme » dans les années 1960-70, auteur d'une quinzaine de livres, immense romancier depuis le succès planétaire du Bûcher des vanités, Tom Wolfe est une grande voix de la littérature contemporaine, qui ne cesse de s'amuser de son rôle de « poil à gratter du monde littéraire américain ».

Articles (1)

  • Bloody Miami de Tom Wolfe
    Bloody Miami de Tom Wolfe

    Le phénomène Tom Wolfe est-il encore un écrivain ? A 82 ans, le célèbre dandy réac américain publie son quatrième roman, Bloody Miami (Robert Laffont). Il y dépeint l’ambiance si particulière de cette ville américaine où une minorité, les latinos, sont devenus majoritaires et, fait singulier aux EU, ont pris les rênes de la ville.

Avis (24)

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    Couverture du livre « Bloody Miami » de Tom Wolfe aux éditions Pocket

    GeorgesSmiley sur Bloody Miami de Tom Wolfe

    « Balzac sous amphétamines !» Tom Wolfe poursuit sa propre Comédie Humaine à Miami. Après le golden boy new-yorkais, le promoteur d’Atlanta, voici le petit flic de Miami.
    Nestor Camacho est un bon gars, cubain de seconde génération (il faut dire Américain d’origine cubaine), parfaitement...
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    « Balzac sous amphétamines !» Tom Wolfe poursuit sa propre Comédie Humaine à Miami. Après le golden boy new-yorkais, le promoteur d’Atlanta, voici le petit flic de Miami.
    Nestor Camacho est un bon gars, cubain de seconde génération (il faut dire Américain d’origine cubaine), parfaitement intégré, même s’il se sent parfois ostracisé par ses collègues Blancs (à Miami, on dit Americanos) lorsqu’ils le traitent, lui et les siens, de « Canadiens ». Il frime un peu, du haut de son mètre soixante-dix, sous son crâne rasé, derrière ses lunettes de soleil, au-dessus de son cou de taureau, dans son T-shirt une taille trop petit, prêt à exploser sous la pression de « formations massives et lisses, de vrais Gibraltar, trapèzes, deltoïdes, dorsaux, pectoraux, biceps, triceps, obliques, abdos, fessiers, quadriceps d’acier » forgés en « grimpant à la corde de huit mètres sans les jambes ! . Le meilleur moyen de faire craquer toutes les jebitas dans la rue. C’était exactement comme ça qu’il avait fait la connaissance de Magdalena! » Ah, Magdalena…
    Reprenons ! Nestor est vraiment un bon gars, bon fils, bon petit-fils (il habite encore chez ses parents et grands-parents parce que la paye n’est pas épaisse et parce que la famille, c’est sacré), bon…, enfin, voyez … avec Magdalena (« une nana plus canon, plus vive, plus brillante que… que… qu’une vedette de la télé »), bon flic de la Patrouille Maritime, courageux, ambitieux, obéissant et efficace ! Quand l’occasion se présente, Nestor ne recule pas, Nestor fonce, Nestor réussit, Nestor devient un héros avec sa photo à la une de la presse. Il savoure et va pouvoir retrouver Magdalena « qu’il n’avait pas tenue comme ça depuis presque deux semaines. Quand ce n’était pas ses horaires de travail à lui, c’étaient les siens à elle. Il n’aurait jamais cru que les infirmières en psychiatrie avaient des journées de travail aussi longues » Mais Nestor comprend les choses, décide et agit : « J’y ai pensé toute la journée. Tu sais bien, on dit toujours « Ce n’est pas le bon moment », on dit ça, hein ? Eh bien, Manena, je te le jure, je sais que ça y est ! C’est le bon moment ! Ce moment-ci !... Manena… marions-nous, maintenant, tout de suite ! » … Pendant un instant, Magdalena se contenta de le dévisager… d’un regard vide. Elle finit par murmurer « Ce n’est pas si simple, Nestor. Pas si simple ? » Il lui adressa son sourire le plus doux, le plus amoureux… Elle ne le regardait pas quand elle dit « Nous ne pouvons pas penser qu’à nous. _ Tu veux parler de nos parents ? Ils ne vont pas tomber des nues, tu sais. Ca fait trois ans qu’on est ensemble… » Cette fois, Magdalena le regarda dans les yeux. « Il n’y a pas qu’eux… Je vois quelqu’un d’autre… aussi ».
    Aie, aie, aie ! Pauvre Nestor !
    Ca ne fait que commencer, les ennuis vont s’enchainer, s’acharner sur le sympathique mais malheureux Nestor. Tom Wolfe le jette en pâture un peu partout dans un Miami qui ne manque pas de chausse-trappes, tandis que Magdalena poursuit son ascension sociale à marche forcée, « assise à ça d’un homme trop chic, trop beau gosse, trop riche, trop célèbre pour avoir pu lui téléphoner et l’inviter à sortir avec lui – et pourtant, il l’avait fait ! Lui, l’oligarque russe qui avait fait don de tableaux à soixante-dix millions de dollars au Musée des beaux-arts de Miami. » Le rêve américain, non ?
    Dangereux dealers de crack, petits caïds haïtiens, escrocs, faussaires et hommes de main russes, psychiatre fou, milliardaires vulgaires, jusqu’au maire prêt à tout pour « apaiser les communautés », vont rivaliser d’énergie pour causer tous les ennuis qu’ils peuvent à ce petit gars qui essaye juste de bien faire. Paradoxalement, et une fois n’est pas coutume chez Tom Wolfe habituel pourfendeur de la presse manipulatrice, le héros déchu trouvera un peu d’aide auprès d’un Rouletabille débutant, Tintin au visage pâle mais déterminé, lui-même en but aux tentatives d’étouffement de son rédacteur en chef.
    Wolfe découpe au scalpel les dérives de la société américaine (ségrégations racistes assumées des différentes communautés entre elles, disparition de la notion de bien commun, appétits féroces pour l’argent, les drogues, le sexe, le pouvoir et les passe-droits), dans un roman épais mais fluide comme le polar qu’il est, très enlevé avec des scènes très cinématographiques et un humour toujours en arrière-plan. On ne s’ennuie jamais avec Tom Wolfe et comme le dit un des personnages clés de l’intrigue : « C’est un plaisir de vous retrouver, Camacho ».

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    Couverture du livre « Un homme, un vrai » de Tom Wolfe aux éditions Pocket

    GeorgesSmiley sur Un homme, un vrai de Tom Wolfe

    Pour qui sonne ce titre, « Un homme, un vrai » ? Que faut-il faire, qui faut-il être pour justifier ce qualificatif dans Atlanta, la ville de Martin Luther King, celle où il est né et où il est enterré ?
    Atlanta, capitale de la Géorgie est, à l’échelle des USA, une ville moyenne. Mais elle...
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    Pour qui sonne ce titre, « Un homme, un vrai » ? Que faut-il faire, qui faut-il être pour justifier ce qualificatif dans Atlanta, la ville de Martin Luther King, celle où il est né et où il est enterré ?
    Atlanta, capitale de la Géorgie est, à l’échelle des USA, une ville moyenne. Mais elle s’enorgueillit d’être l’une des trois* seules ayant hébergé les Jeux Olympiques d’Eté, ceux du centenaire en 1996 (le roman date de 1998). Siège de Coca Cola et de CNN, elle est à soixante-dix pour cent noire. Si la mairie est occupée par un représentant de la communauté la plus nombreuse, si comme on dit là-bas, « Atlanta is too busy to hate », il n’empêche que le dépliant touristique des JO était curieusement amputé d’une partie de la ville, le sud qui abrite les quartiers noirs pauvres (il y a des quartiers noirs qui sont riches) où les autorités ne souhaitaient visiblement pas que des touristes s’égarent. En résumé, elles ont beau prétendre le contraire, l’un de leurs soucis est d’éviter des émeutes raciales dans ce qui est également la ville de Margaret Mitchell. Alors, quand un « incident » menace de dresser les deux communautés l’une contre l’autre…le maire doit s’en préoccuper.
    Un maire retors qui prépare sa réélection, un avocat ambitieux et un peu honteux de n’être pas assez noir, un promoteur mégalomane et imprudent, son ex-femme délaissée qui lui coûte cher, sa nouvelle, de trente ans plus jeune que lui, qui lui coûte encore plus cher, un sportif célèbre aussi inculte qu’antipathique, une jeune héritière qui tente de se faire passer pour une oie blanche, un jeune homme dont le rêve américain a tourné au cauchemar, un cadre de banque vivotant qui voudrait jouer dans la cour des grands, des banquiers aussi imprudents que stupides, un recouvreur de dettes qui utilise les méthodes psychologiques des commandos. Tom Wolfe poursuit sa Comédie Humaine en dépeignant précisément et ironiquement les travers de la société américaine. Le racisme dans toutes ses formes (le blanc comme le noir), la presse, la politique, le mythe de l’éternelle jeunesse, la dictature du corps parfait, l’argent, le divorce, la rumeur, la vanité, la lâcheté, la peur du qu’en dira-ton. Il enchaîne à très vive allure des situations ubuesques, explosives et délicieusement drôles, pour forme un savoureux cocktail.
    Alors, qui est vraiment « Un homme, un vrai » ?
    « Il jeta sa main droite vers le sol et saisit le serpent à sonnettes par le cou, à la base du crâne. D'un seul geste il se redressa, arrachant le crotale du sol, et il le tint par la tête, à bout de bras devant lui. »
    Ca, c’est Charlie Crocker, l’ancien sportif vedette de Georgia Tech, qui est devenu ce promoteur mégalomane dont la tour plane au-dessus de la cité pendant que la faillite plane au-dessus de sa tête, ça pourrait être lui, le gars qui en a ?
    « Lentement, il retira son enveloppe de sa poche de chemise et glissa son gros index sous le rabat pour l’ouvrir. Il y avait le chèque rose, comme d’habitude. Et, derrière, il y avait une feuille de papier blanc. Il lut les premiers mots : « En raison d’une réduction nécessaire des capacités de production de cette entreprise, vos services… » Puis il leva les yeux. Kenny et l’Ampoule le fixaient. Il ne parvenait pas à parler. Il ne pouvait que hocher la tête de haut en bas pour leur signifier « oui, c’est vrai. »
    Ca, c’est Conrad, le modeste magasinier de Crocker Global Foods, qui a tout perdu, sa femme, ses enfants et sa liberté ? Pourquoi pas lui ? L’un ou l’autre ? Aucun des deux ? Un troisième homme pourquoi pas, le maire ou bien un dénommé Epictète ou encore un autre, un copain avec un drôle de nom, Agrippinus ?
    Vous n’en saurez plus qu’après avoir dévoré, comme moi, ce formidable roman qui se lit comme un thriller. D’ici là, ne soyez pas impatients, restez philosophes et, pour faire votre choix, lisez. Vous vous régalerez !
    *les deux autres sont Los Angeles et Saint Louis

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    Couverture du livre « Le bûcher des vanités » de Tom Wolfe aux éditions Lgf

    GeorgesSmiley sur Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

    Prenez un type assez peu sympathique qui habite Park Avenue dans un appartement à2,6 Millions de $, gagne 1M$ par an (il y a trente ans, donc vous pouvez tout multiplier par quatre ou cinq), roule en coupé Mercedes et trompe sa femme. Circonstance aggravante : il ne sait même pas faire semblant...
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    Prenez un type assez peu sympathique qui habite Park Avenue dans un appartement à2,6 Millions de $, gagne 1M$ par an (il y a trente ans, donc vous pouvez tout multiplier par quatre ou cinq), roule en coupé Mercedes et trompe sa femme. Circonstance aggravante : il ne sait même pas faire semblant de promener le chien de sa femme quand il a envie de sortir pour téléphoner à sa maîtresse (eh oui, les jeunes, il y a trente ans pas de smartphone, ni de mobile, vous imaginez la vie qu’on a eue ?). Pas de GPS non plus, alors le type va chercher sa maîtresse à JFK et rate la sortie pour Manhattan. Les voici de nuit en plein Bronx où ils n’ont jamais mis les pieds. La suite,…va falloir la mériter mais ça en vaut vraiment la peine. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il se fait agresser, réussit à prendre la fuite en renversant l’un des deux assaillants. Alors, à vous de jouer, et je vous parie que, bien avant la fin, le type pas sympa du début, vous n’aurez plus envie de l’accabler. Vous aurez juste envie qu’il s’en sorte tellement il a déjà morflé au-delà de ce qu’il méritait.
    Pourquoi ça ? Parce qu’il va servir d’alibi et d’exutoire à une société complètement pourrie dont le fonctionnement justifie à lui tout seul le titre du roman. Tout est vain, à commencer par lui et son train de vie délirant (sa femme lui donne un sérieux coup de main pour claquer tout ce qu’il gagne), par ses relations mondaines, amitiés factices qui s’envolent au premier coup de vent et par les pauvres mensonges qu’il sert sans conviction à sa femme.
    Il va se trouver sur le chemin de différents personnages dont la caractéristique principale est de ne concevoir la fonction ou l’emploi qu’ils occupent que comme le moyen d’assouvir leurs ambitions personnelles, les dites ambitions n’étant pas toujours très présentables.
    Le maire qui vient justement, sous les caméras de télé (ah ! la télé), de se faire éjecter d’une réunion électorale qu’il avait osé organiser dans le Bronx. Il a besoin des voix du Bronx pour se faire réélire, alors, s’il pouvait se refaire une virginité à bon compte... Le procureur du tribunal est dans la même situation, il est prêt à tout pour satisfaire les électeurs du Bronx car lui n’a affaire qu’à eux, alors s’il pouvait leur démontrer qu’il est avec eux. Ajoutons le chef des agitateurs, mi-maffieux mi-évangéliste dont l’objectif principal est, en maniant la menace d’émeutes et en manipulant les médias, de ramasser le maximum de fric possible (ça ne vous fait penser à rien de ce côté-ci de l’Atlantique ?). Un journaliste alcoolique, bon à rien si ce n’est à diffuser les révélations qui lui sont apportées sur un plateau par l’avocat d’un plaignant, qui, bien sûr, le manipule ; un substitut au procureur dont l’ambition ultime est de séduire une des jurées ; un milliardaire de soixante et onze ans qui s’est « offert » une beauté de vingt-cinq ans et s’étonne d’être cocu. Tom Wolff décrit une société devenue folle avec en point d’orgue la machine judiciaire dont l’objectif n’est pas, n’est plus, n’a jamais été, de faire baisser la délinquance ou de rendre justice aux victimes. Non, l’objectif de cette machine est juste de fonctionner, de nourrir son armée de juges, de procureurs, d’avocats, de greffiers, de secrétaires, de gardes, d’experts, de psychiatres, de travailleurs sociaux, de journalistes, d’éditorialistes et de commentateurs de la marche du temps ou des nuages. A tel point que les deux-cent-cinquante nouveaux délinquants pris en charge chaque début de semaine par le tribunal du Bronx sont appelés par le personnel judiciaire « la bouffe ». Et on cuisine la « bouffe » avec comme seul objectif de continuer à passer à table. Et pour passer à table, il faut faire très attention à ce que la marmite n’explose pas (traduction en français, acheter par de grandes ou de petites compromissions, de grands ou petits renoncements, la paix sociale, ce que le révérant Bacon appelle contrôler la pression). Alors, vous comprenez bien que dans une telle cuisine, la Justice impartiale est un mythe qui fait doucement rigoler les convives. Sherman, le yuppie au coupé Mercedes, va prendre cher.
    Au-delà du New York des années 80 et des personnages si savoureux de Tom Wollf (quel talent de conteur !), c’est notre société qui est magistralement autopsiée et on ne peut qu’être effrayé par ce que « le contrôle de la pression » amène comme concessions et renoncements sans jamais pouvoir prendre pour acquis que la pression soit effectivement sous contrôle. Tout cela ne sert à rien, tout est vain, sans espoir, parce que le pouvoir a été abandonné aux exécutants et que les exécutants ne pensent qu’à passer à table, avec leurs misérables petits appétits.
    « C'était une question de principe. Plus le métro devenait sinistre, plus les wagons se peinturluraient des graffitis de ces gens, plus ces gens arrachaient de chaînettes au cou des filles, plus ils agressaient de vieillards sans défense, plus ils poussaient de femmes devant les trains, plus John Campbell McCoy était déterminé à ne pas se faire virer du métro de New York. Mais pour la nouvelle génération, la jeune génération, celle de la puissance, celle de Sherman, il n'existait pas de tels principes. Isolation! Tel était le mot d'ordre ». Difficile de ne pas penser, à la lumière de cette citation, à un ex-ancien homme politique ayant occupé l’Elysée et confiant à ses amis journalistes que la situation est devenue telle qu’il faudrait envisager « la partition ».
    Impossible d’oublier ce roman magistral qui donne envie de continuer à « bouffer » du Tom Wolff !

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    Couverture du livre « Le bûcher des vanités » de Tom Wolfe aux éditions Lgf

    Anita Millot sur Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

    Quand on y pense, cette journée était maudite : le maire de New York s’était fait chahuter et avait perdu la Face … Sherman McCoy, “Wasp” de Park Avenue et “Maitre de l’Univers” chez Pierce & Pierce avait fait la bourde de sa vie : il avait appelé Maria, sa maitresse, d’une cabine téléphonique...
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    Quand on y pense, cette journée était maudite : le maire de New York s’était fait chahuter et avait perdu la Face … Sherman McCoy, “Wasp” de Park Avenue et “Maitre de l’Univers” chez Pierce & Pierce avait fait la bourde de sa vie : il avait appelé Maria, sa maitresse, d’une cabine téléphonique au coin de la rue - malheureusement à son propre numéro - et c’est sa femme Judy qui avait répondu ! Judy avait immédiatement installé le “mur de Berlin” dans leur lit et Sherman avait eu vraiment peur de perdre sa fillette de six ans, Campbell, prunelle de ses yeux …
    La sublime Maria, épouse de l’héritier d’une grosse fortune, s’avérera être son “mauvais génie” : un soir où il ira la chercher à l’aéroport, ils se perdront dans le Bronx, prendront peur de la “faune” dont ils ignorent tout et Maria passera sur le corps d’Henry Lamb, un jeune garçon noir de dix-huit ans, en tentant de fuir avec la Mercedes de Sherman. Ce dernier hésitera à se dénoncer …
    Bien vite, ce fait divers fera les gros titres des journaux et le substitut du Procureur du Bronx, Larry Kramer, aigri et rêvant lui aussi d’une carrière formidable, s’y trouvera mêlé jusqu’au cou … Ainsi que le journaliste anglais, Pete Fallow, qui tirera son épingle du jeu en devenant lauréat du Pulitzer pour son article sur l’affaire.
    Tom Wolfe nous livre un roman exceptionnel dont l’action se déroule sur treize mois, une “comédie humaine” à l’américaine : un chef-d’oeuvre, n’ayons pas peur des mots !

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