Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Tom Noti

Tom Noti
Tom Noti est un auteur grenoblois. Il est l'auteur de trois romans :
- Souligner les fautes (Ed Assyelle 2012)
- Epitaphes (Ed Assyelle 2015)
- Les naufragés de la salle d'attente (Ed Paul & Mike 2017)

Avis sur cet auteur (24)

  • add_box
    Couverture du livre « Les naufragés de la salle d'attente » de Tom Noti aux éditions Paul & Mike

    Geneviève Munier sur Les naufragés de la salle d'attente de Tom Noti

    "Elles m’attendaient…" son magnifique dernier roman m'a permis de rencontrer Tom Noti. Ce fut un si merveilleux rendez-vous qu'il me tardait de découvrir ses ouvrages précédents. Je viens de terminer le troisième "Les naufragés de la salle d’attente" et le charme a de nouveau opéré.

    Cette...
    Voir plus

    "Elles m’attendaient…" son magnifique dernier roman m'a permis de rencontrer Tom Noti. Ce fut un si merveilleux rendez-vous qu'il me tardait de découvrir ses ouvrages précédents. Je viens de terminer le troisième "Les naufragés de la salle d’attente" et le charme a de nouveau opéré.

    Cette fois, il s’agit d’un huis clos.

    Parce qu’un tram a percuté une voiture, parce que l’accident a endommagé un transformateur, tout le quartier se retrouve privé de courant. Parce que la porte du cabinet de Monsieur et Madame Vignier, psychologues, est électrifiée, les trois personnes assises dans la salle d’attente, François, Gabriela et Hervé comprennent vite qu’ils ne pourront sortir tout de suite.

    Tom Noti a ce talent de rendre faussement légères des situations d’une grande profondeur, d’une certaine gravité, d’une intensité évidente. La construction est parfaite et sa plume, toujours simple, limpide mais efficace donne la parole à chacun des protagonistes. A tour de rôle, ils racontent et se racontent. François, issu d’une famille italienne plutôt pauvre, se compare à ses camarades de lycée plus fortunés "Nous, nous devions "avoir l’air", "passer pour", tous ces verbes d’état qui remplaçaient le verbe "être", leur conjugaison à eux. Grammaire innée du petit bourgeois." Gabriela, elle, pense au syndrome de la robe bleue "Celle que je ne souhaite pas passer car elle n’est "tellement pas pour moi…. Puis on se laisse tenter et c’est la révélation. On a osé et oser nous va bien, nous aère, nous allège, met du vent dans nos cheveux." Et Hervé est tout simplement jaloux de François "Le Zorro, Antonio Banderas, le sempiternel casse-couilles, sûr de son fait et de sa séduction…" Petit à petit chacun va se découvrir, laisser deviner ses failles, ses travers, ses chagrins. C’est parfois cocasse – il faut avouer que les problèmes d’Hervé liés à une vessie quelque peu déréglée prêtent à rire ou tout au moins sourire – mais toujours empreint de respect, de gentillesse, de beaucoup d’égards. Si les personnages tellement différents se carambolent au début, ils finissent par se parler, s’écouter, se découvrir, se comprendre. Ils ne seront plus jamais comme avant.

    Avec "Les naufragés de la salle d'attente" Tom Noti nous offre un très beau roman, empli de tendresse, de ces écrits qui font du bien et nous démontrent combien la parole libère. Je l’imagine très bien en pièce de théâtre et... j'ai déjà le nom des comédiens en tête.

    https://memo-emoi.fr

  • add_box
    Couverture du livre « Elles m'attendaient... » de Tom Noti aux éditions La Trace

    Magali BERTRAND sur Elles m'attendaient... de Tom Noti

    Je ne m’attendais à rien en attaquant la lecture de ce petit roman. Auteur inconnu, éditeur itou, je n’avais pour motivation que les échos enthousiastes de blogueurs littéraires et le coup de cœur fracassant de Laurence, ma Copinelle quasi-jumelle en la matière. Et, en effet, quelle belle...
    Voir plus

    Je ne m’attendais à rien en attaquant la lecture de ce petit roman. Auteur inconnu, éditeur itou, je n’avais pour motivation que les échos enthousiastes de blogueurs littéraires et le coup de cœur fracassant de Laurence, ma Copinelle quasi-jumelle en la matière. Et, en effet, quelle belle rencontre que cette famille particulière, formée par Max, Halley et Rosie, qui tient debout, même de guingois, qui avance, même en boitant, qui émeut sans larmoyer. Elle aurait de quoi pourtant…construite autour d’une plaie jamais guérie, elle se cramponne au fil ténu de son bel amour, en équilibre au bord du gouffre. « Elles » en sont sa chaleur et sa lumière, Max en est le sombre courant d’air. « Elles » sont la plus belle force et la plus douloureuse faiblesse de Max car elles sont à elles deux tout ce qu’il n’aurait jamais osé rêver, tout ce qu’il aura toujours désespérément peur de perdre.
    Cette grande délicatesse, cette belle humanité sur un sujet peu abordé, c’est à la plume subtile et légère de Tom Noti, autre belle rencontre, qu’on la doit. Il réussit, et c’est à saluer, à la tremper dans de bons (de beaux !) sentiments sans l’y noyer, nous invitant à poser, comme lui, un regard bienveillant sur une situation qui dérange.

  • add_box
    Couverture du livre « Elles m'attendaient... » de Tom Noti aux éditions La Trace

    Geneviève Munier sur Elles m'attendaient... de Tom Noti

    L’heure de la récréation a sonné. J’abandonne pour un temps – court – mes lectures de rentrée et plonge dans "Elles m’attendaient", un roman joliment dédicacé à mon intention par son auteur Tom Noti. Il est ainsi des auteurs dont on entend moins parler, qui ne font pas "le buzz" selon...
    Voir plus

    L’heure de la récréation a sonné. J’abandonne pour un temps – court – mes lectures de rentrée et plonge dans "Elles m’attendaient", un roman joliment dédicacé à mon intention par son auteur Tom Noti. Il est ainsi des auteurs dont on entend moins parler, qui ne font pas "le buzz" selon l’expression actuellement consacrée. Pourtant, ils écrivent, ils racontent, ils mettent des mots sur des émotions, des morceaux de vie… et c’est d’une grande beauté.

    Lorsque Halley et Max se rencontrent, l’amour s’invite rapidement. Ces deux-là semblent se comprendre au premier regard, "love at first sight", comme disent les anglais. Ils s’installent ensemble, mais tout semble se déliter lorsque Halley tombe enceinte. Ce bébé à venir est visiblement un déclencheur de souvenirs douloureux pour Max… je n’irai pas plus loin dans mes révélations.

    Autant l’avouer tout de suite, une fois commencé j’ai eu du mal à lâcher ce récit choral. La simplicité de l’écriture n’a d’égale que la profondeur du propos. Et la construction, par petits chapitres titrés du nom du personnage qui s’exprime, donne le bon rythme. La grande qualité du romancier est de transformer le poids des chagrins, des difficultés de la vie, de la différence, en un hymne léger à l’amour "C’était aussi la mienne cette petite Rosie. Mais c’était bien plus qu’une chanson : c’était une symphonie avec des violons… Et quand son cœur grondait les tambours battaient la chamade dans la moindre veine de mon corps…. Tes pleurs me terrorisaient, Rosie, J’avais peur que, déjà, tu te rendes compte de tout ce que je n’étais pas." C’est bien en effet une histoire d’AmourS que nous découvrons, oui avec un grand A et un grand S. De l’amour, qu’il soit charnel, filial, maternel ou paternel, il y en a à revendre dans cette histoire. Elle n’en est pas pour autant sirupeuse. L’écriture dont je vantais précédemment la simplicité y est pour quelque chose par sa beauté limpide, sa fluidité, le choix de mots qui percutent, les réflexions parfois drôles ou inattendues "Ça se voyait qu’elle avait perdu les eaux car ses yeux étaient désormais secs".

    En un mot comme en cent, j’ai adoré ce roman qui sans ostentation, mais avec beaucoup d’humanité, parle de la différence, du respect, de la bienveillance : tant de valeurs vilipendées en ce moment.

    Le dernier ouvrage de Tom Noti : une douceur dans un monde de brutes magnifiquement préfacée par Alain Cadéo. Une bien belle famille que celle des Editions "La trace".
    htts://memo-emoi.fr

  • add_box
    Couverture du livre « Elles m'attendaient... » de Tom Noti aux éditions La Trace

    Mumu Dans le Bocage sur Elles m'attendaient... de Tom Noti

    Lorsque j’accepte de recevoir un livre d’un auteur ou d’une maison d’édition, je précise toujours que ma lecture se fera en toute honnêteté, ma chronique étant l’exact reflet de mon ressenti.

    Il y a parfois des lectures qui trouvent une résonance particulière en vous et ce fut le cas pour...
    Voir plus

    Lorsque j’accepte de recevoir un livre d’un auteur ou d’une maison d’édition, je précise toujours que ma lecture se fera en toute honnêteté, ma chronique étant l’exact reflet de mon ressenti.

    Il y a parfois des lectures qui trouvent une résonance particulière en vous et ce fut le cas pour Elles m’attendaient…..

    "Aujourd’hui, je me tiens droit. (p11)"

    C’est ainsi que le récit commence et dans ces quelques mots, Max s’adresse à nous et nous dit tellement sur ce qu’il est, sur ce qu’il veut….. Je me tiens droit ! Et puis il va nous résumer les grandes étapes de sa vie : son mariage, la naissance de sa fille ,sa découverte de sentiments qu’il n’a jamais connus, se découvrir mari, père et puis l’accident. Alors Halley, sa femme, prend le relais.

    Ils se rencontrent, s’aiment, elle est sa constellation, il est sa force. De leur amour naîtra Rosie. Une banale histoire d’amour allez-vous me dire mais à bien regarder la couverture puis lire quelques indices ici ou là, quelques sensations, il y a une ombre au tableau idyllique : qui est vraiment Max et quel lourd bagage porte-t-il en lui, qui l’accable, l’effraie.

    Halley avait bien remarqué que Max avait hésité avant de s’engager, avait des silences parfois, des faiblesses, ses questions restaient parfois sans réponse, mais elle savait qu’ils étaient fait l’un pour l’autre et puis quand Rosie s’est annoncée, cela devint une certitude : ils allaient construire et bâtir leur bonheur jour après jour.

    "La petite fille qu’elle m’offrait, que la vie m’offrait, que le futur me désignait comme responsable, moi qui n’étais même pas responsable de moi-même. Cette petite fille offerte que je n’avais pas envisagée. (p28)"

    Mais Max est fragile, angoissé parfois, et lorsqu’un accident se produit suivi d’une mise à l’écart dans sa vie professionnelle, il va s’affaiblir, se sentir humilié, diminué et va basculer dans ses vieux démons.

    Dès leur rencontre à une terrasse de café on remarque un déséquilibre entre Max, le taiseux, lunaire, un colosse fragile, maladroit et Halley, volontaire, directe et énergique. Mais l’alchimie entre les deux opère même si, ici et là, quelques détails peut être insignifiants laissent présager des zones d’ombre dans le passé de Max.

    Car c’est là, dans le passé de Max que les germes de son mal ont prix naissance et ils n’attendent que le moment opportun pour réapparaître.

    "Ce sentiment extracteur de me tenir à côté de ces courants de pensées, sur la berge des flots raisonnables de l’humanité. Immobile avec mes voyages engourdis, lourds des fardeaux à porter. (p39)"

    A celles qu’il aime, Max épargnera les scènes sordides, les visions trop difficiles d’un père qui se détruit, s’avilit, se noie. Max arrive à garder une dignité face à elles et j’ai aimé cette vision, cela m’a fait du bien de croire qu’il pouvait y avoir parfois assez d’amour pour respecter ceux que l’on aime, même si Halley et Rosie se voilent parfois la face, ne veulent pas voir au-delà de leur amour pour Max. Ne garder que les beaux moments, les beaux souvenirs.

    L’auteur construit pour ces trois êtres une sorte d’île indestructible qu’ils ont entouré de fortifications afin de malgré tout se protéger, où chacun tente de trouver sa place en respectant le choix des autres.

    Il fait de Max un père exceptionnel qui garde sa place, toute sa place auprès, non seulement de Halley, mais aussi de Rosie. Il y a une fidélité sans faille entre eux même si la vie de Max à de multiples teintes : une enfance nébuleuse, un mariage coloré et un futur dans l’ombre. Il en fait un roman positif où l’amour et la bienveillance sont présents et accompagnent chaque personnage même si ce n’est pas toujours ainsi malheureusement.

    Je ne rentrerai pas dans les détails mais j’ai connu un Max, il y a longtemps, pas tout à fait la même histoire, moins belle car ce n’était pas un roman, parce que c’était un autre contexte et peut être parce qu’il y avait moins d’amour. Tom Noti a réussi le tour de force de transformer une histoire qui aurait pu être sordide en un récit plein d’amour, de tolérance et de poésie.

    Mais où trempe-t-il sa plume pour faire de l’amour d’un père pour sa femme ou sa fille un poème de 142 pages ? C’est un hymne d’amour et d’humanité qu’il nous relate même si la réalité n’est pas toujours aussi belle.

    Même si j’ai trouvé parfois un peu trop de métaphores, je me suis immergée dans cette histoire où le respect de l’humain, de sa dignité sont présents dans chaque ligne, pas de misérabilisme, pas de larmoyant, simplement trois vies liées à vie par un amour et une fidélité sans faille.

    Comment ne pas admirer et presque envier Halley et Rosie, pour leur amour à toute épreuve, j’ai écouté les silences de Max et en ai reconnus, l’ai remercié pour sa dignité, pour avoir épargné à ses proches les images les plus laides, de ne leur laisser presque que de jolis souvenirs.

    Ce fut une lecture entre parenthèses pour moi, belle et tragique à la fois car l’auteur transforme le sombre en lumière, parce que les personnages qu’il a mis en scène ont le pouvoir ne nous réconcilier avec l’humanité.

    Bien sûr c’est un roman et l’on peut penser que dans la réalité tout n’est pas aussi poétique, tendre et humain. Mais je referme le livre en étant réconfortée qu’il y aient des Max, Halley et Rosie peut-être quelque part.

    "La sueur pour gagner est moins amère que les larmes de perdre.(p69)"

Thèmes en lien avec Tom Noti

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !