Tobie Nathan

Tobie Nathan
Tobie Nathan est professeur de psychologie à l'université Paris-VIII. Il est le représentant le plus connu de l'ethnopsychiatrie en France. Il a notamment publié L'Influence qui guérit, Psychanalyse païenne et Psychothérapies, ainsi que, récemment, La Nouvelle Interprétation des rêves, qui ont ét... Voir plus
Tobie Nathan est professeur de psychologie à l'université Paris-VIII. Il est le représentant le plus connu de l'ethnopsychiatrie en France. Il a notamment publié L'Influence qui guérit, Psychanalyse païenne et Psychothérapies, ainsi que, récemment, La Nouvelle Interprétation des rêves, qui ont été de très grands succès.

Articles (2)

Voir tous les articles

Avis (13)

  • Couverture du livre « Qui a tué Arlozoroff ? » de Tobie Nathan aux éditions Points

    Dominique Lemasson sur Qui a tué Arlozoroff ? de Tobie Nathan

    Ainsi donc Victor Arlozoroff, l’un des principaux dirigeants du mouvement sioniste des années 20 était l’amant de la future Mme Goebbels, l’archétype de la femme aryenne telle que la fantasmait Hitler et les nazis.
    Le fait semble clairement avéré et le roman, car il s’agit bien d’un roman,...
    Voir plus

    Ainsi donc Victor Arlozoroff, l’un des principaux dirigeants du mouvement sioniste des années 20 était l’amant de la future Mme Goebbels, l’archétype de la femme aryenne telle que la fantasmait Hitler et les nazis.
    Le fait semble clairement avéré et le roman, car il s’agit bien d’un roman, offre une réponse plausible, sinon certaine à la question que pose le titre : qui l’a assassiné ? Et pourquoi ?
    Au-delà de la réponse apportée, c’est surtout la personnalité de Magda Friedländer, puis Quandt et enfin Goebbels, qui semble avoir passionné l’auteur dont il faut se souvenir qu’il est ethnopsychiatre.
    Comment une très jeune fille amoureuse d’un jeune juif devient-elle successivement la séductrice d’un très riche homme mûr, nageant dans l’opulence et la luxure, adulée de nombreux admirateurs et amants pour finir par, adoubée par Hitler, épouser son grand maître de la propagande ?
    Comment passe-t-on de l’amour au choix assumé de la haine, puis au refus de toute pitié et enfin à la cruauté la plus abominable ? Sans doute, pour cette veuve noire, par un narcissisme forcené.
    La thèse de l’auteur assimilant le nazisme à du cannibalisme mérite d’être entendue de même que l’analyse psychologique des méthodes employées par les nazis avant leur prise de pouvoir. Cela fait toujours aussi froid dans le dos…
    « L’injure est l’âme de la provocation, son noyau. Par l’injure, on renvoie à l’ennemi sa propre image rabaissée, lui signifiant qu’on dispose d’une avance sur lui. S’il est possible de le penser chien, porc, excrément ou maladie malfaisante, c’est que l’on a déjà procédé au travail mental permettant de le tuer…La force de l’injure ne réside en aucune manière dans son contenu mais dans le processus qu’elle suppose déjà réalisé dans l’esprit de l’énonciateur. Qui t’injurie est capable de te tuer…Nous allons vous tuer ! Nous y sommes préparés ! »
    On peut également lire, en creux, la dangereuse fascination qu’exercent le pouvoir et les hommes qui s’en emparent. C’est, pour les électeurs de nos démocraties bien malades, une raison supplémentaire de ne pas renoncer au seul pouvoir qu’ils détiennent : celui de sortir les sortants.
    C’est très bien écrit avec une intrigue qui s’apparente vraiment à un thriller. C’est tout le talent de cet excellent roman outre le fait d’avoir remis en lumière ce Victor ou Vitaly ou Haïm Arlozoroff dont je n’avais jamais entendu parler et dont le principal mérite aura été de négocier les accords ayant permis à près de cinquante mille juifs allemands de quitter leur pays avant qu’il ne soit trop tard.

  • Couverture du livre « Ce pays qui te ressemble » de Tobie Nathan aux éditions Lgf

    Lindsay Hardy sur Ce pays qui te ressemble de Tobie Nathan

    Une fresque historique teintée de mysticisme, d'ésotérisme et de tradition ça vous tente? Et bien moi ça m'a bien plu, tout d'abord par la qualité des détails qui sont autant de bijoux qui ornent une parure mais aussi par le style apparenté à un conte. Entre Les Mille et une nuit et le roman...
    Voir plus

    Une fresque historique teintée de mysticisme, d'ésotérisme et de tradition ça vous tente? Et bien moi ça m'a bien plu, tout d'abord par la qualité des détails qui sont autant de bijoux qui ornent une parure mais aussi par le style apparenté à un conte. Entre Les Mille et une nuit et le roman historique, on oscille à travers un dédale de personnages autant que de lieux, de ruelles qui dépaysent. Mais parfois un peu trop justement.

    Riche roman historique débutant dans les années 20 jusque dans les années 50 au Caire en Egypte, Tobie Nathan nous narre l'histoire d'une famille juive à l'ombre des ruelles crasseuses du ghetto. Il met en scène deux êtres amochés, Esther une jeune fille folle et Motty l'aveugle, dont l'amour en plus du mariage est un don du ciel. Considérée comme sorcière, Esther se sert du mysticisme ambiant pour aider sa famille et amis tout comme pour prévenir les préjudices. Malheureusement après sept années de mariage, toujours aucun enfant ne vient solidifier son mariage. Elle se tourne alors vers une sorcière arabe qui lui promet une progéniture après de multiples rituels. Quelques mois plus tard né Zohar, bébé chétif qui lutte pour survivre. Esther au seins secs ne peut le nourrir et fait donc appelle à une danseuse arabe Jinane qui vient d'accoucher d'une fille, Masreya. Cette mère nourricière au lait abondant s'installe donc dans le quartier juif pour nourrir ces deux petite êtres "frères et soeurs de lait". Unis à vie, ces deux enfants grandiront chacun de leur côté pour se retrouver et tomber amoureux. Mais il est interdit pour eux de s'aimer. En grandissant leur esprit s'échauffe tout comme l'Egypte aux mains des Britanniques. La seconde guerre mondiale éclate, le siège du roi est menacé, le peuple gronde...

    En créant une atmosphère mystique dans la première partie où la magie est omniprésente , l'auteur met savamment en avant un mélange de religion,de tradition et d'ésotérisme. Tous ces éléments constituent le quotidien des familles pauvres de ces ruelles et s'incrustent dans leur peau depuis plusieurs générations. De plus il nous éclaire sur l'identité Egyptienne constituée de juifs, de musulmans, de coptes...et insiste sur cette unité malgré le communautarisme. Dans la deuxième partie, il met l'accent sur la modernité de l'Egypte et l'influence de la domination Britannique avec une volonté de s'occidentaliser. Néanmoins la monarchie régie ce monde pour osciller entre héritage et révolution. Entre mort d'un passé colonial, naissance d'un avenir islamisé, Tobie Nathan réussi à jongler avec l'histoire pour nous raconter à travers cette étonnante histoire d'amour, le folklore, la religion, l'histoire d'un pays aux parfums enivrants et au goût de miel.

    J'ai beaucoup aimé la première partie à l'ambiance allégorique, aimé l'histoire d'Esther et Motty mais aussi les digressions sur la vie des autres personnages qui gravitent autour comme Jinane, la danseuse. Toutefois, les superstitions et rituels prennent parfois une part trop importante et peuvent finir par ennuyer. J'ai beaucoup appris non seulement sur le peuple Egyptiens mais aussi sur son mode de vie alors que dans la seconde partie, l'Histoire et ses complexités prennent le dessus et m'ont permise de mieux comprendre sa société actuelle. Il est très agréable et enrichissant de discerner les rouages d'une époque pour en appréhender une autre. Je comprends beaucoup mieux aujourd'hui l'influence des Frères musulmans la suite d'événements malheureux.

    J'ai donc apprécier cette lecture malgré quelques longueurs et digressions parfois complexes. Mais si l'Histoire était facile ça se saurait non? Entre chute et naissance de deux mondes, naissance et fin d'un amour et d'amitiés sincères, je conseil ce roman pour le sortilège qu'il émet sur notre esprit accompagné, évidemment, d'un thé noir épicé et d'une tranche de cake au citron/pavot. Miam !
    http://bookncook.over-blog.com/

  • Couverture du livre « Ce pays qui te ressemble » de Tobie Nathan aux éditions Lgf

    Mistinguette M. sur Ce pays qui te ressemble de Tobie Nathan

    Je préfère ne pas trop en dire sur l’histoire car il faut s’imprégner de l’atmosphère du Caire, de l’ésotérisme ambiant et des parfums de l’Égypte pour la savourer. Ce roman m’a prise par surprise. Il y a une chose à laquelle on ne peut échapper lorsqu’on commence cette lecture : l’atmosphère...
    Voir plus

    Je préfère ne pas trop en dire sur l’histoire car il faut s’imprégner de l’atmosphère du Caire, de l’ésotérisme ambiant et des parfums de l’Égypte pour la savourer. Ce roman m’a prise par surprise. Il y a une chose à laquelle on ne peut échapper lorsqu’on commence cette lecture : l’atmosphère qu’il s’en dégage… L’histoire a beau être datée, j’ai eu la sensation qu’elle aurait pu se dérouler à n’importe quelle autre période. Je ne suis pas encore allée en Égypte mais j’ai senti tous ses parfums, marché dans ses rues et brûlé sous le soleil grâce à ce roman. L’ambiance est tout de même très particulière : la religion et l’ésotérisme sont vraiment très présents, surtout dans la première moitié du roman. Mais c’est ce qui, selon moi, capte l’attention et pique la curiosité du lecteur.

    C’est un roman très dense dans lequel on suit l’histoire de Zohar mais aussi celle de l’Égypte, intimement liées. J’y ai beaucoup appris sur l’Égypte sans pour autant avoir l’impression de lire un documentaire. Entre les dieux et les diables, entre tradition et modernité, Tobie Nathan nous écrit une fresque envoûtante et mystérieuse.

Voir tous les avis

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com