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Tobie Nathan

Tobie Nathan
Tobie Nathan est professeur de psychologie à l'université Paris-VIII. Il est le représentant le plus connu de l'ethnopsychiatrie en France. Il a notamment publié L'Influence qui guérit, Psychanalyse païenne et Psychothérapies, ainsi que, récemment, La Nouvelle Interprétation des rêves, qui ont ét... Voir plus
Tobie Nathan est professeur de psychologie à l'université Paris-VIII. Il est le représentant le plus connu de l'ethnopsychiatrie en France. Il a notamment publié L'Influence qui guérit, Psychanalyse païenne et Psychothérapies, ainsi que, récemment, La Nouvelle Interprétation des rêves, qui ont été de très grands succès.

Articles en lien avec Tobie Nathan (2)

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « La société des belles personnes » de Tobie Nathan aux éditions Stock

    yves MONTMARTIN sur La société des belles personnes de Tobie Nathan

    Un récit inspiré de faits réels, voilà un roman qui ne pouvait que me plaire. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu par ce roman passionnant.

    Cimetière de Pantin François accompagne son père Zohar jusqu'à sa dernière demeure. Zohar est né en Égypte, un homme du peuple, issu de la glaise du...
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    Un récit inspiré de faits réels, voilà un roman qui ne pouvait que me plaire. Et je dois dire que je n'ai pas été déçu par ce roman passionnant.

    Cimetière de Pantin François accompagne son père Zohar jusqu'à sa dernière demeure. Zohar est né en Égypte, un homme du peuple, issu de la glaise du Nil, un homme secret, après une enfance trépidante dans la ville du Caire, le voilà qui débarque à vingt-sept ans dans le port de Naples, seul, sans famille, sans amis, sans un sou, la seule force de ses bras et ses yeux pour pleurer.

    Huit mois plus tôt, le Caire avait brûlé, le petit peuple s'était révolté infiltré par les frères musulmans, et les militaires avaient suivi emmenés par le lieutenant-colonel Nasser. Tous réclamaient la tête de l'énorme roi Farouk ramolli par les plaisirs, et comme toujours, depuis des temps immémoriaux, les juifs étaient devenus la cause de tous les malheurs.

    Tobie Nathan va donc nous entraîner à la suite de Zohar dans les heures sombres de l'Égypte, puis dans l'après-guerre à Paris.

    L'auteur nous dresse un portrait sans concession du roi Farouk, un roi de carnaval et son régime pourri, les petites gens l'avaient aimé à la folie lors de son accession au trône, quinze ans après il s'était transformé en monstre de cauchemar, se compromettant avec les Anglais, un roi glouton de cent cinquante kilos aux plaisirs pervers. Laissant les caisses vides et un pays rongé par la corruption.

    « L'amour avait toujours été l'allié de Zohar. Il lui avait ouvert les portes des univers, et les femmes avaient été ses passeuses. »
    Livia qui le recueille que les quais de Naples, cela fait dix ans qu'elle bat le pavé, c'est une professionnelle expérimentée.
    Thalia une femme d'une beauté à faire pleurer qui espionne les Égyptiens pour le compte des Juifs.
    Paulette évadée de Ravensbrück, « aimer qui on veut quand on veut » est sa devise
    Marie, avec ses yeux verts, une femme libre, fille du pêché.

    L'Egypte a été une terre d'accueil pour les anciens nazis dont Dieter le bourreau de Nathan, leur but reste d'anéantir les juifs jusqu'au dernier. Nous retrouverons Zohar à Paris associé dans un commerce de fourrures avec Aaron et Lucien. Trois rescapés de l'enfer, une fratrie douloureuse, ils partagent leurs repas, leurs secrets, leurs amours et leur désir de vengeance.
    L'auteur nous décrit l'agitation de l'après-guerre, les petits groupes de vengeurs qui n'hésitent pas à mettre deux balles dans la tête des salauds, des collabos, les traites, les fumiers. Les repentis de la collaboration sont employés par l'état dans d'autres tâches, tout aussi clandestines.

    Et puis il y a « la société des belles personnes » une confrérie de femmes, dans un quartier populaire du Caire avec leurs chants, leurs musiques, leurs rites, leurs magies
    « Elle a dit : Souviens-toi qu'au moment de ta naissance tout le monde était dans la joie et toi dans les pleurs. Prends exemple sur ton père. Fais en sorte qu'au moment de la mort, tout le monde soit dans les pleurs et toi dans la joie ».

    Un livre d'une grande richesse, des personnages marqués par leur passé tragique. Un roman porté par une écriture fine qui sait bien retranscrire toutes les émotions et rendre les personnages tellement réels.

    Merci aux éditions Stock pour leur confiance et ainsi de m'avoir permis de lire ce roman en avant-première.
    #Lasociétédesbellespersonnes #NetGalleyFrance

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    Couverture du livre « L'évangile selon Youri » de Tobie Nathan aux éditions Stock

    Stéphanie Drouette sur L'évangile selon Youri de Tobie Nathan

    J'ai été envoûtée par ce conte original plein de charmes, un récit sur les forces primaires et invisibles. J'en suis sortie éblouie comme à la sortie d'un spectacle époustouflant.
    L'histoire est originale entre roman du quotidien d'un psychiatre et roman ésotérique. Les personnages sont...
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    J'ai été envoûtée par ce conte original plein de charmes, un récit sur les forces primaires et invisibles. J'en suis sortie éblouie comme à la sortie d'un spectacle époustouflant.
    L'histoire est originale entre roman du quotidien d'un psychiatre et roman ésotérique. Les personnages sont truculents. La langue est poétique : des petites conclusions tout en sonorités comme des poèmes. Un bien joli texte.
    Merci aux Editions Stock et à Netgalley de m'avoir fait découvrir ce roman.
    passeuredelivres.over-blog.com/ 2018/10/l-evangile-selon-youri-tobie-nathan/st

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    Couverture du livre « Qui a tué Arlozoroff ? » de Tobie Nathan aux éditions Points

    GeorgesSmiley sur Qui a tué Arlozoroff ? de Tobie Nathan

    Ainsi donc Victor Arlozoroff, l’un des principaux dirigeants du mouvement sioniste des années 20 était l’amant de la future Mme Goebbels, l’archétype de la femme aryenne telle que la fantasmait Hitler et les nazis.
    Le fait semble clairement avéré et le roman, car il s’agit bien d’un roman,...
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    Ainsi donc Victor Arlozoroff, l’un des principaux dirigeants du mouvement sioniste des années 20 était l’amant de la future Mme Goebbels, l’archétype de la femme aryenne telle que la fantasmait Hitler et les nazis.
    Le fait semble clairement avéré et le roman, car il s’agit bien d’un roman, offre une réponse plausible, sinon certaine à la question que pose le titre : qui l’a assassiné ? Et pourquoi ?
    Au-delà de la réponse apportée, c’est surtout la personnalité de Magda Friedländer, puis Quandt et enfin Goebbels, qui semble avoir passionné l’auteur dont il faut se souvenir qu’il est ethnopsychiatre.
    Comment une très jeune fille amoureuse d’un jeune juif devient-elle successivement la séductrice d’un très riche homme mûr, nageant dans l’opulence et la luxure, adulée de nombreux admirateurs et amants pour finir par, adoubée par Hitler, épouser son grand maître de la propagande ?
    Comment passe-t-on de l’amour au choix assumé de la haine, puis au refus de toute pitié et enfin à la cruauté la plus abominable ? Sans doute, pour cette veuve noire, par un narcissisme forcené.
    La thèse de l’auteur assimilant le nazisme à du cannibalisme mérite d’être entendue de même que l’analyse psychologique des méthodes employées par les nazis avant leur prise de pouvoir. Cela fait toujours aussi froid dans le dos…
    « L’injure est l’âme de la provocation, son noyau. Par l’injure, on renvoie à l’ennemi sa propre image rabaissée, lui signifiant qu’on dispose d’une avance sur lui. S’il est possible de le penser chien, porc, excrément ou maladie malfaisante, c’est que l’on a déjà procédé au travail mental permettant de le tuer…La force de l’injure ne réside en aucune manière dans son contenu mais dans le processus qu’elle suppose déjà réalisé dans l’esprit de l’énonciateur. Qui t’injurie est capable de te tuer…Nous allons vous tuer ! Nous y sommes préparés ! »
    On peut également lire, en creux, la dangereuse fascination qu’exercent le pouvoir et les hommes qui s’en emparent. C’est, pour les électeurs de nos démocraties bien malades, une raison supplémentaire de ne pas renoncer au seul pouvoir qu’ils détiennent : celui de sortir les sortants.
    C’est très bien écrit avec une intrigue qui s’apparente vraiment à un thriller. C’est tout le talent de cet excellent roman outre le fait d’avoir remis en lumière ce Victor ou Vitaly ou Haïm Arlozoroff dont je n’avais jamais entendu parler et dont le principal mérite aura été de négocier les accords ayant permis à près de cinquante mille juifs allemands de quitter leur pays avant qu’il ne soit trop tard.

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    Couverture du livre « Ce pays qui te ressemble » de Tobie Nathan aux éditions Lgf

    Lili-book'n'cook sur Ce pays qui te ressemble de Tobie Nathan

    Une fresque historique teintée de mysticisme, d'ésotérisme et de tradition ça vous tente? Et bien moi ça m'a bien plu, tout d'abord par la qualité des détails qui sont autant de bijoux qui ornent une parure mais aussi par le style apparenté à un conte. Entre Les Mille et une nuit et le roman...
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    Une fresque historique teintée de mysticisme, d'ésotérisme et de tradition ça vous tente? Et bien moi ça m'a bien plu, tout d'abord par la qualité des détails qui sont autant de bijoux qui ornent une parure mais aussi par le style apparenté à un conte. Entre Les Mille et une nuit et le roman historique, on oscille à travers un dédale de personnages autant que de lieux, de ruelles qui dépaysent. Mais parfois un peu trop justement.

    Riche roman historique débutant dans les années 20 jusque dans les années 50 au Caire en Egypte, Tobie Nathan nous narre l'histoire d'une famille juive à l'ombre des ruelles crasseuses du ghetto. Il met en scène deux êtres amochés, Esther une jeune fille folle et Motty l'aveugle, dont l'amour en plus du mariage est un don du ciel. Considérée comme sorcière, Esther se sert du mysticisme ambiant pour aider sa famille et amis tout comme pour prévenir les préjudices. Malheureusement après sept années de mariage, toujours aucun enfant ne vient solidifier son mariage. Elle se tourne alors vers une sorcière arabe qui lui promet une progéniture après de multiples rituels. Quelques mois plus tard né Zohar, bébé chétif qui lutte pour survivre. Esther au seins secs ne peut le nourrir et fait donc appelle à une danseuse arabe Jinane qui vient d'accoucher d'une fille, Masreya. Cette mère nourricière au lait abondant s'installe donc dans le quartier juif pour nourrir ces deux petite êtres "frères et soeurs de lait". Unis à vie, ces deux enfants grandiront chacun de leur côté pour se retrouver et tomber amoureux. Mais il est interdit pour eux de s'aimer. En grandissant leur esprit s'échauffe tout comme l'Egypte aux mains des Britanniques. La seconde guerre mondiale éclate, le siège du roi est menacé, le peuple gronde...

    En créant une atmosphère mystique dans la première partie où la magie est omniprésente , l'auteur met savamment en avant un mélange de religion,de tradition et d'ésotérisme. Tous ces éléments constituent le quotidien des familles pauvres de ces ruelles et s'incrustent dans leur peau depuis plusieurs générations. De plus il nous éclaire sur l'identité Egyptienne constituée de juifs, de musulmans, de coptes...et insiste sur cette unité malgré le communautarisme. Dans la deuxième partie, il met l'accent sur la modernité de l'Egypte et l'influence de la domination Britannique avec une volonté de s'occidentaliser. Néanmoins la monarchie régie ce monde pour osciller entre héritage et révolution. Entre mort d'un passé colonial, naissance d'un avenir islamisé, Tobie Nathan réussi à jongler avec l'histoire pour nous raconter à travers cette étonnante histoire d'amour, le folklore, la religion, l'histoire d'un pays aux parfums enivrants et au goût de miel.

    J'ai beaucoup aimé la première partie à l'ambiance allégorique, aimé l'histoire d'Esther et Motty mais aussi les digressions sur la vie des autres personnages qui gravitent autour comme Jinane, la danseuse. Toutefois, les superstitions et rituels prennent parfois une part trop importante et peuvent finir par ennuyer. J'ai beaucoup appris non seulement sur le peuple Egyptiens mais aussi sur son mode de vie alors que dans la seconde partie, l'Histoire et ses complexités prennent le dessus et m'ont permise de mieux comprendre sa société actuelle. Il est très agréable et enrichissant de discerner les rouages d'une époque pour en appréhender une autre. Je comprends beaucoup mieux aujourd'hui l'influence des Frères musulmans la suite d'événements malheureux.

    J'ai donc apprécier cette lecture malgré quelques longueurs et digressions parfois complexes. Mais si l'Histoire était facile ça se saurait non? Entre chute et naissance de deux mondes, naissance et fin d'un amour et d'amitiés sincères, je conseil ce roman pour le sortilège qu'il émet sur notre esprit accompagné, évidemment, d'un thé noir épicé et d'une tranche de cake au citron/pavot. Miam !
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