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Thomas Hardy

Thomas Hardy
Poète et romancier anglais, fils d'un tailleur de pierre, Thomas Hardy (1840-1928) est représentatif du courant naturaliste dans le roman britannique. Une grande partie de sa production romanesque, qui se déroule dans la région fictive du Wessex (sud-ouest de l'Angleterre), met en scène des perso... Voir plus
Poète et romancier anglais, fils d'un tailleur de pierre, Thomas Hardy (1840-1928) est représentatif du courant naturaliste dans le roman britannique. Une grande partie de sa production romanesque, qui se déroule dans la région fictive du Wessex (sud-ouest de l'Angleterre), met en scène des personnages en lutte avec leurs propres pulsions, dans un climat de tragédie rurale, d'hypocrisie sociale et d'humour cruel. Boudé par son époque, jugé trop pessimiste, dégoûté par la critique et l'incompréhension, l'auteur de Loin de la foule déchainée (1874), du Retour au pays natal (1878), du Maire de Casterbridge (1886) et de Tess d'Urberville (1891) n'obtiendra la consécration qu'après sa mort.

Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Tess d'urberville » de Thomas Hardy aux éditions Lgf

    Bernault Jean-Serge sur Tess d'urberville de Thomas Hardy

    Tess, victime des hommes, victime de deux hommes : l'un qu'elle va détester, l'autre qu'elle va aimer...

    Tess, victime des hommes, victime de deux hommes : l'un qu'elle va détester, l'autre qu'elle va aimer...

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    Couverture du livre « Tess d'urberville » de Thomas Hardy aux éditions Lgf

    Lili0000 sur Tess d'urberville de Thomas Hardy

    Tess, jeune paysanne, est envoyée dans une famille bourgeoise pour aider ses parents. Séduite puis abandonnée par le fils de son employeur, elle traînera son déshonneur au fil d'une vie aussi romantique que tragique.

    Je n'avais encore jamais lu ce classique et je l'ai fait avec beaucoup de...
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    Tess, jeune paysanne, est envoyée dans une famille bourgeoise pour aider ses parents. Séduite puis abandonnée par le fils de son employeur, elle traînera son déshonneur au fil d'une vie aussi romantique que tragique.

    Je n'avais encore jamais lu ce classique et je l'ai fait avec beaucoup de plaisir, essentiellement pour l'étude des moeurs brillamment dépeinte par Thomas Hardy. Mais si j'avais eu l'âme plus romantique, nul doute que je me serais laissée happer par les battements du coeur tourmenté de Tess.

    A lire en plein champs.

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    Couverture du livre « Loin de la foule déchaînée » de Thomas Hardy aux éditions Archipoche

    Carrie sur Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

    Dire que j'ai fait des études d'anglais et que je n'avais jamais lu le moindre roman de Thomas Hardy, honte à moi... Heureusement, cette erreur, que dis-je cette faute, a été réparée cet été grâce à ce splendide roman qu'est Loin de la foule déchaînée.

    Déjà un mot sur le titre, Loin de la...
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    Dire que j'ai fait des études d'anglais et que je n'avais jamais lu le moindre roman de Thomas Hardy, honte à moi... Heureusement, cette erreur, que dis-je cette faute, a été réparée cet été grâce à ce splendide roman qu'est Loin de la foule déchaînée.

    Déjà un mot sur le titre, Loin de la foule déchaînée (traduction littérale du titre original, Far from the madding crowd) que je trouve tout simplement sublime. Rien que le titre est, selon moi, un appel à la lecture. Et il prend en prime tout son sens une fois la lecture achevée.

    Et ce roman, de quoi parle-t-il ? D'une histoire d'amour ? Oui mais pas que.
    Thomas Hardy nous dépeint d'abord avec brio la belle campagne anglaise en nous décrivant les us et coutumes de la vie provinciale de l'Angleterre à l'ère victorienne, et ce sans jamais lasser son lecteur. Il va droit au but, ses descriptions sont plaisantes et concises. C'est simple, il n'y a pas une ligne de trop.
    Ensuite, au delà du triangle amoureux, voire même du quadrilatère amoureux, il nous dresse un beau portrait de femme, son roman aurait d'ailleurs pu s'intituler ainsi si Henry James n'y avait pas pensé de son côté (avant ou après, j'irai me pencher sur la question, tiens). Son héroïne, Bathsheba, que j'ai parfois eu envie de baffer je l'avoue (mais un peu et pas très violemment) est très moderne, pour l'époque déjà, mais elle le serait aussi en ce début de troisième millénaire car elle ose. Elle ose sortir des carcans imposés, sans nécessairement faire les meilleurs choix certes, mais elle le fait de manière indépendante et sans se soucier du regard de la société. Alors oui, à un moment, elle deviendra une midinette mais pour mieux rebondir ensuite. Et je pense que Thomas Hardy aimait son héroïne, sa Bathsheba. Durant ma lecture, à quelques endroits, j'ai senti mes poils se hérisser, j'en suis même venue parfois à taxer monsieur Hardy de sacré misogyne. Puis j'ai pensé que c'était simplement la vision de l'époque qu'il rapportait avant de me dire qu'il m'(nous) avait en fait joué un sacré tour car je crois qu'il s'est amusé à se moquer de ses contemporains, de ses congénères mâles surtout, en mettant dans la bouche de ses personnages, masculins principalement, des idées stupides et préconçues sur les femmes... Je me trompe peut-être mais je me plais à croire que j'ai su lire à travers les lignes.
    Enfin, l'amouuuuuuur car il en est évidemment question dans ce livre. Oui, l'amour est au centre de tout et Thomas Hardy écrit certainement l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature, un amour plus lucide que romanesque, mais qui sonne tellement vrai. De mon point de vue en tout cas.
    Car Bathsheba se trompe, se moque, se joue des hommes, se fait avoir et finit par comprendre que l'amour n'est pas le coup de foudre ou la domination mais un partage.

    Le roman est bien écrit et n'est jamais ennuyeux; les chapitres sont relativement courts, ce qui donne d'autant plus de rythme à l'intrigue.

    Il ne me reste plus qu'à visionner le film de Thomas Vinterberg inspiré du roman, je bave devant la bande annonce, la bande son et la beauté des images.

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    Couverture du livre « Loin de la foule déchaînée » de Thomas Hardy aux éditions Archipoche

    Lunartic sur Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy

    Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un roman que j'ai commencé fin 2017 et dont j'ai terminé la lecture en début d'année 2018, Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy. Lecture par ailleurs commune dont je tiens à remercier ma petite Axelle. Merci ma...
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    Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'un roman que j'ai commencé fin 2017 et dont j'ai terminé la lecture en début d'année 2018, Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy. Lecture par ailleurs commune dont je tiens à remercier ma petite Axelle. Merci ma Chocola d'amour de m'avoir permis de sortir de ma PAL ce grand classique qui m'attendait depuis plus de trois ans à l'époque (toujours aussi incorrigible, cette Nanette...). J'ai adoré étirer cette formidable LC sur une poignée de mois, prendre le temps de savourer ce roman et d'en discuter avec toi. Ce fût un véritable plaisir et on remet ça quand tu veux (si tu as envie de re-re-lire Rebecca de Daphné du Maurier par exemple...) !

    Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il me tardait de lire ce roman signé Thomas Hardy, un auteur qui m'avait particulièrement marquée et impressionnée grâce à son chef d'oeuvre le plus connu : Tess d'Urberville. Cette rencontre livresque avait été un bouleversement, un véritable crève-cœur. Tant de noirceur et de cruauté réunies dans un seul ouvrage, magistral et écrit d'une main de maître, cela a eu raison de moi. Je ne suis pas prête d'oublier cette bouleversante histoire, très superbement immortalisée au cinéma par le réalisateur Roman Polanski en 1979, en hommage poignant, désarmant, à sa jeune épouse tragiquement décédée, la magnifique actrice et icône des sixties Sharon Tate qui, au cours de sa grossesse, avait élu Tess comme étant son livre de chevet. Par ailleurs, ma découverte mémorable du roman originel avait fait le sujet d'une lecture commune avec ma Axellounette, qui malheureusement avait eu bien du mal à avancer dans le roman, au point de l'abandonner, ce que je pouvais tout à fait concevoir à l'époque. En effet, Tess d'Urberville constitue en soi une épreuve fort douloureuse, même pour le lecteur le plus rodé. Qui plus est, croyez-moi, si vous vous lancez dans Tess, vous ne verrez plus jamais les fraises de la même façon par la suite. C'est tout ce que je peux vous dire afin de titiller votre curiosité et en même temps ne pas trop vous en dévoiler.

    Loin de la foule déchaînée a le mérite de ne pas nous faire déprimer grâce à une atmosphère beaucoup plus accueillante et optimiste. Certes, d'après ce que j'ai compris, ce n'est pas dans les habitudes de Thomas Hardy que de faire naître un univers de Bisounours de sa plume grandiose. Mais, pour une fois (dixit la fille qui n'a lu que deux de ses romans, la bonne blague), il nous montre le bon côté des choses et ça, ça fait sacrément du bien. Cela m'y fait penser : surtout, ne lisez pas Tess si vous broyez du noir car cela ne fera que vous saper le moral encore plus. Conseil d'amie à suivre très précieusement. Justement, Loin de la foule déchaînée saura vous changer les idées sans pour autant vous offrir une vision du monde, que ce soit de celui du dix-neuvième siècle ou le nôtre à l'heure actuelle, édulcorée et donc fausse. En effet, vous vivrez également avec ce roman des moments de tension et d'angoisse, ce ne serait pas drôle sinon... Cependant, il en ressortira toujours du positif ; le soleil finira par se lever, quoiqu'il arrive. C'est une belle leçon qu'il faut aussi appliquer à notre quotidien de tout les jours.

    Concernant l'intrigue du récit, elle se passe comme je vous l'ai laissé suggérer un peu plus haut, à la fin du dix-neuvième siècle en plein environnement champêtre. Le duo central, formé par Gabriel Oak, un jeune fermier modeste qui redouble d'efforts depuis désormais dix ans afin d'agrandir son domaine et de solidifier son commerce, et par Bathsheba Everdene, une jeune fille innocente, orpheline et sans revenus, va commencer son histoire commune sur les chapeaux de roues et connaître tout au long du roman une série de hauts et de bas assez dingues. In fine, cela ne va faire que renforcer leur relation certes tumultueuse mais profondément belle et puissante et dans le récit, on en revient toujours à eux deux, deux forces de la nature unies et solidaires, quoique la vie puisse leur réserver de beau comme de mauvais. Et du mauvais, il y en aura souvent , c'est la marque de Mr Hardy, après tout. Il a quand même fait d'immenses efforts depuis Tess pour ne pas trop malmener ses protagonistes et leur accorder un peu de bonheur, je l'en félicite.

    Pour commencer, Bathsheba est déjà beaucoup mieux lotie que la pauvre Tess, qui méritait sérieusement que l'on s'apitoie sur son sort. La vie de Miss Everdene ne sera pas toute rose ; la jeune femme connaîtra en effet des périodes de tourmente difficiles et son cœur sera souvent déçu, voire brisé. Cependant, rien ne la fera flancher dans sa quête de reconnaissance au sein d'un monde régi par le patriarcat. En effet, si, au départ, Bathsheba nous est présentée comme une frêle et ravissante héroïne de la campagne, aux origines très modestes, tout droit sortie d'une symphonie pastorale du dix-huitième siècle, la jeune femme ne manque en réalité pas de tempérament. Son ascension sociale subite et agréablement surprenante due à son poste à haute responsabilité à la tête de la ferme de son défunt oncle, fonction guère relayée à une femme, jeune et célibataire de surcroît, à l'époque, ne va le révéler que davantage. J'ai tout simplement adoré ce personnage de femme forte, franche, qui fait des erreurs comme tout le monde mais qui les assume et se relève, de femme moderne, en avance par rapport à son temps, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par des hommes qui voudraient à tout prix l'intimider et la soumettre à leur volonté. Bathsheba est une femme juste remarquable, solide comme un roc, mais aussi à la sensibilité extrêmement touchante. Malgré toute la force qu'elle déploie pour défendre sa place en ce bas monde, elle n'en reste pas moins un être humain vulnérable, qui peut être assailli par des doutes entêtants et commettre des bêtises plus grosses que lui. Néanmoins, j'éprouve un profond respect envers cette héroïne ; j"ai su faire fi de ses nombreuses imperfections et je la considère comme étant magnifique de partout.

    Face à une telle tornade de cheveux noir de jais et à ce tempérament de feu, seul un Gabriel Oak pouvait faire le poids. Mon petit cœur a fondu tant Gabriel est adorable et attachant, si serviable et loyal (j'ai l'impression de vous décrire Lassie, chien fidèle là), si droit dans ses - j'allais dire "baskets" mais cet énorme anachronisme n'est guère approprié dans le cas présent - sabots ? souliers ? (Anaïs, tu t'enfonces...) Bref, Gabriel, c'est quelqu'un qui ne vous laissera jamais tomber, toujours prêt à redoubler d'efforts à la tâche, pas du genre à baisser les bras. C'est plutôt le type qui sait se montrer patient et sage, tel un maître Yoda du dix-neuvième siècle, époque victorienne. Même si, au début, je ne vous cache pas qu'il se montre assez, voire très, impulsif et irréfléchi vis-à-vis de ses sentiments naissants pour notre belle brune. En amour, Gabriel est si passionné qu'il s'en brûle carrément les ailes au soleil de ses rêves. Et autant vous dire que Bathsheba est un astre particulièrement aveuglant et ardent... Mais, in fine, mon Gabriel est tel un bon vin ; avec le temps (« va, tout s'en va... » Humhum, pardon), il n'en devient que meilleur. Pourtant, lui aussi en a vu des vertes et des pas mûres, comme tout un chacun, mais ce n'est pas ça qui peut l'abattre, ce serait mal le connaître ! Certains devraient en prendre sérieusement de la graine...

    .... à commencer par un certain sergent Francis Troy ! J'ai réussi à éprouver une once de pitié pour ce personnage arriviste, qui n'éprouve de la considération et de la compassion que pour sa petite personne et qui n'hésite pas à profiter des autres afin d'assurer son confort personnel. Il s'agit d'un charmeur qui sait bien manier les mots et vous cerner pour mieux vous séduire et vous tromper. Même si Thomas Hardy a su faire ressortir une infime parcelle d'humanité chez ce personnage, difficile de l'en trouver sympathique pour autant. C'est un véritable incompétent, tapageur, qui méprise les sentiments d'autrui afin de les piétiner d'autant mieux avec ses belles bottes de soldat qui n'a que son agréable physique de bien pour lui. Désolée de me montrer aussi méchante, mais je ne peux pas faire preuve de tendresse face à un tel individu, c'est juste impossible. En bref, vous l'aurez certainement compris, ce gredin, cet être exécrable n'arrive pas à la cheville de mon Gabriel d'amour et de ma si forte, si insoumise et remarquable Bathsheba, qui mérite nettement mieux. Not even close.

    Arthur Boldwood, le troisième prétendant, m'a fait éprouver pour lui bien de la peine en revanche. Avant que Bathsheba ne vienne habiter à côté de son domaine, il devait vivre une vie bien morne et insipide, celle d'un fermier propriétaire terrien sans histoire qui n'avait jamais encore senti battre son cœur pour une femme, une potentielle épouse. L'extraordinaire Bathsheba, grâce à sa beauté éclatante et à sa jeunesse revigorante, mais aussi assez insouciante, va bouleverser son existence à tout jamais. A tel point que cet amour tout nouveau et si exaltant qui va alors naître dans son cœur jusqu'à présent solitaire, va devenir une obsession pour Boldwood. Si je l'ai souvent vu au cours de ce roman comme un obstacle balourd et franchement indésirable entre Gaby et Bathsheba, j'ai fini par reconnaître que Boldwood était en réalité un homme intègre, lucide, plein de bon sens et qui fait lui aussi preuve d'un immense courage à sa façon. Je suis bien heureuse de m'être trompée sur son compte.

    Pour conclure, je dirais que j'ai passé un excellent moment de lecture au cœur de la campagne anglaise, plus précisément à Weatherbury, grâce au grand talent d'écriture de Thomas Hardy, dont la réputation en tant que l'un des plus grands et renommés auteurs anglais du dix-neuvième siècle n'est plus à faire. Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis sentie comme chez moi au sein de la ferme de Bathsheba, aux côtés notamment de la douce servante Lydia, des vaillants et attachants paysans Laban Tall, Jan Coggan, William Smallbury et tous les autres. Leur franc-parler m'a beaucoup fait rire et d'ailleurs, j'ai beaucoup aimé le fait que Thomas Hardy ait retranscrit tous leurs dialogues en patois local. Rien de trop compliqué à comprendre, je vous assure ! Au contraire, on s'y fait, on y prend goût et cela ajoute de l'authenticité au récit à mon sens, cela le rend d'autant plus réel et vivant à nos yeux. Je pense que je relirai Loin de la foule déchaînée avec grand plaisir un jour, ne serait-ce que pour le petit bonheur qu'est de prendre soin des moutons en compagnie de Gabriel et de Bathsheba. C'est si attendrissant comme image, vous ne trouvez pas ? Une fois de plus, l'épatant Thomas Hardy m'a convaincue grâce à sa plume singulière et mordante, qui nous invite à entrer dans son univers et à ne plus jamais en ressortir, même si le début du livre est digne d'un diesel : il faut lui laisser le temps de bien démarrer, de tout mettre en place, mais une fois qu'on est dedans, on trace jusqu'à la dernière ligne du récit ! Croyez-moi, si vous aimez les grands classiques du dix-neuvième siècle, celui-là ne fera pas exception !