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Thomas Giraud

Thomas Giraud
Thomas Giraud est né en 1976 à Paris. Docteur en droit public, il vit et travaille à Nantes. À La Contre Allée il est l' auteur de trois romans remarqués : Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes (2016, 2020 pour le format poche), La Ballade silencieuse de Jackon C. Frank (2018) et Le Bru... Voir plus
Thomas Giraud est né en 1976 à Paris. Docteur en droit public, il vit et travaille à Nantes. À La Contre Allée il est l' auteur de trois romans remarqués : Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes (2016, 2020 pour le format poche), La Ballade silencieuse de Jackon C. Frank (2018) et Le Bruit des tuiles (2019). Nominé et lauréat de plusieurs prix littéraires, Thomas Giraud poursuit une oeuvre singulière, scrutatrice, en questionnant ce qui fait les parcours extraordinaires.

Avis sur cet auteur (15)

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    Couverture du livre « Le bruit des tuiles » de Thomas Giraud aux éditions La Contre Allee

    Manika sur Le bruit des tuiles de Thomas Giraud

    Explorateur de la rentrée littéraire :
    Victor Considerant entraine avec lui 30 colons en vue de bâtir sur les terres du Texas un nouveau système économique inspiré des préceptes de Charles Fourier. Après une première partie de présentation de ce projet utopiste, novateur et réfléchi, nous...
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    Explorateur de la rentrée littéraire :
    Victor Considerant entraine avec lui 30 colons en vue de bâtir sur les terres du Texas un nouveau système économique inspiré des préceptes de Charles Fourier. Après une première partie de présentation de ce projet utopiste, novateur et réfléchi, nous voilà en mer, c'est parti pour le grand voyage !

    Nous suivons plus précisément dans ce groupe l'évolution de Considerant face à la réalisation de ce rêve, et Leroux, jeune paysan déjà épuisé par le travail de la terre, qui voit dans ce projet une opportunité pour sortir de sa vie monotone.

    Dans un style direct et épuré, technique et précis, assez factuel et sans enthousiasme débordant, Thomas Giraud décrit cette aventure, la découverte de ces terres arides, le contact avec les premiers voisins, l'installation ...

    Au fil des chapitres, la morosité s'installe y compris dans le texte, l'écriture se fait plus lourde tout comme la chaleur qui plombe ces terres peu hospitalières. J'ai eu l'impression de tourner en rond dans cette seconde partie, un peu comme ces colons qui ne savent plus trop par quoi ni comment commencer.

    Mais globalement j'ai bien aimé ce texte inspiré de faits réels. Il est modéré, sans jugement, les faits rien que les faits. L'évolution des personnages est bien décrite avec les différentes personnalités qui s'expriment au fil des pages, au fil du temps mais sans jamais vraiment savoir ce qu'ils ressentent au plus profond d'eux face à la réalité bien éloignée de celle qu'ils avaient imaginée.

    Une aventure que l'on suit comme un spectateur avec intérêt, mais aussi un peu de détachement.

    Avis au bout de 100 pages : Victor Considerant nous présente son projet lors d'une conférence, projet qu'il a peaufiné sur papier, un peu utopiste mais en tout cas novateur et réfléchi. Dans l'assemblée Leroux jeune paysan déjà épuisé par le travail de la terre voit dans ce projet une opportunité pour sortir de sa vie monotone.

    Dans un style direct et épuré, technique et précis, Thomas nous vend le projet et nous fait rêver, comme les quelques trente coloniaux nous avons hâte de prendre la route.

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    Couverture du livre « Le bruit des tuiles » de Thomas Giraud aux éditions La Contre Allee

    yves MONTMARTIN sur Le bruit des tuiles de Thomas Giraud

    ( Modeste avis d'un explorateur de la rentrée littéraire 2019)

    Victor Considerant parcourt les villes de France pour convaincre des hommes et des femmes de devenir colons associés et de participer à son projet de fonder au Texas, où les terrains sont peu chers, une nouvelle société librement...
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    ( Modeste avis d'un explorateur de la rentrée littéraire 2019)

    Victor Considerant parcourt les villes de France pour convaincre des hommes et des femmes de devenir colons associés et de participer à son projet de fonder au Texas, où les terrains sont peu chers, une nouvelle société librement organisée, dans laquelle chacun pourra vivre dans une harmonie heureuse. En 1855, tel Moïse avec une trentaine de compagnons, il atteint la terre promise.


    Pour moi qui aime l’Histoire, ce roman ne pouvait que m’intéresser. Le récit est en effet basé sur des faits historiques, et aussi incroyable que cela puisse paraître, Victor Considerant a bien réussi à convaincre des hommes dont le quotidien monotone manquait de joie, de le suivre dans un projet complètement utopiste et irraisonné : fonder une communauté avec l’espoir de vivre une autre vie.

    Thomas Giraud fait référence aux thèses de Charles Fourier, philosophe français dont Considerant va s’inspirer dans sa folle aventure. Je ne connaissais pas cette organisation sociale basée sur des groupements de production et de consommation dans lesquels chacun pratique plusieurs métiers par alternance, ce qui lui permet de développer toutes ses facultés. Les revenus sont répartis entre le capital, le travail et le talent. Ses écrits ont, selon certains, inspirés Karl Marx et jeté les bases du socialisme.

    J’ai bien aimé la construction du roman, Thomas Giraud nous entraîne dans cette dramatique épopée à travers le portrait de deux hommes que tout sépare : Victor prépare méticuleusement et scientifiquement l’implantation future. Il essaye de tout prévoir sur ses plans, maîtriser la terre, le climat, les vents, les plantes. Aveuglé par ses théories de société où chacun pourra vivre harmonieusement, il ne voudra pas comprendre ce qui se passe, persistant dans sa folie. Leroux est un agriculteur épuisé qui abandonne tout, attiré par le rêve d’une autre vie. Il va se rendre compte tout de suite de la pauvreté de la terre, il n’y a que des cailloux, de la poussière et des serpents. Le terrain est beaucoup trop en pente pour construire des habitations, la rivière ressemble à un ruisseau.

    L’écriture précise de l’auteur nous plonge au milieu de cette communauté et nous partageons leur vie, leurs espoirs et leurs déceptions. C’est donc un récit vivant qui m’a intéressé, d’une part par ce que j’ai appris sur un courant de pensée que je ne connaissais absolument pas, et d’autre part par le déroulé de l’histoire qui démontre comment un homme par un discours parfaitement choisi, faisant miroiter un paradis peut entraîner des gens en enfer dans une aventure des plus périlleuses.

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    Couverture du livre « Le bruit des tuiles » de Thomas Giraud aux éditions La Contre Allee

    Aurélien sur Le bruit des tuiles de Thomas Giraud

    Explorateur de la rentrée littéraire 2019 - Chronique finale

    Si je vous dis « phalanstère », cela vous parle ? Je vais tout de suite couper court à toute spéculation, il ne s’agit pas d’un insecte ou d’une obscure maladie rare mais bien d’un concept utopique élaboré par Charles Fourier, un...
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    Explorateur de la rentrée littéraire 2019 - Chronique finale

    Si je vous dis « phalanstère », cela vous parle ? Je vais tout de suite couper court à toute spéculation, il ne s’agit pas d’un insecte ou d’une obscure maladie rare mais bien d’un concept utopique élaboré par Charles Fourier, un philosophe français. Alors de quoi parle-t-on exactement ? Dans le concept de Fourier, la phalange est une communauté d’individus mettant en commun leurs compétences et leur travail pour le profit de tous. Le phalanstère est le lieu de vie de cette communauté. Des règles très strictes sont mises en place, par exemple sur le rapport entre le nombre d’individus et la surface occupée ou encore sur l’organisation des bâtiments ou bien sur l’organisation du travail.

    Après ce propos liminaire essentiel, rentrons dans le vif du sujet. L’auteur nous raconte ici la tentative de création par un polytechnicien, Considerant (oui, c’est son nom), d’une communauté inspirée du modèle des phalanstères. Vous vous doutez que tout ne va pas se passer comme il l’a prévu. Un ensemble d’éléments perturbateurs tel que le terrain prévu pour accueillir la communauté et le climat, les voisins qu’ils soient opposants ou profiteurs, ou encore les personnalités au sein du groupe vont venir se placer entre Considerant et son projet qu’il a imaginé et millimétré dans les moindres détails. Notre idéaliste va vite se rendre compte que le fossé entre les plans sur le papier et la réalité est parfois important.

    Le thème de ce roman est original et vient titiller la curiosité du lecteur, c’est indéniable. Il va pousser le lecteur à s’interroger sur ce concept de communauté à l’organisation idéale, sur la vie en groupe qui peut rapidement être mise à mal par les oppositions entre certains types de personnalité et également sur la nature humaine en générale. Les interactions entre les différents protagonistes sont particulièrement intéressantes, que cela soit entre Considerant et les membres de la communauté, entre les voisins et la communauté ou encore au sein même de la communauté. Pas de dialogue ici, l’auteur reste sur une narration très descriptive, assez détachée et cela va entraîner un effet plutôt indésirable sur le lecteur à mon sens (au moins sur moi en tout cas).

    Je m’explique, l’écriture est belle, aucun doute là-dessus, les mots sont maniés avec précision par l'auteur. Quelques effets de style ont pu par moment me faire lever les yeux au ciel et me faire dire « il en fait un peu trop là » et si l'on excepte ces quelques « lourdeurs » stylistiques (je n’aime pas vraiment ce mot mais je n’en avais pas d’autres en stock dans l’immédiat), cela reste agréable à lire et la multiplicité des points de vue apporte un vrai plus au récit. Mais, car il y a un mais, cette narration « détachée » a eu pour effet, sur moi en tout cas, de ne me procurer aucune émotion. Des questionnements, des réflexions, oui indéniablement, mais pas d’émotion, pas d’étonnement, pas de « oh » ni de « aaah », bref, je suis resté détaché de ce roman et c’est un peu dommage compte tenu de ses qualités.

    En conclusion, un livre présentant une thématique intéressante, agréable à lire, bien écrit, poussant le lecteur à s’interroger mais il manque un petit quelque chose pour immerger le lecteur dans le récit. La narration est sans doute un peu trop « chirurgicale », c’est du moins l’impression que cela m’a donné. Mon avis final est plutôt nuancé sur cette lecture bien que je ne la déconseille pas. A réserver donc à un public plutôt averti ou du moins bien intéressé par ce sujet (ou encore très curieux).


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    Explorateur de la rentrée littéraire 2019 - Étape de la page 100

    La page 100 de ce livre est un bon moment pour lever la tête puisqu’il s’agit clairement d’un moment charnière de ce roman. L’auteur nous raconte dans ce livre le projet utopique d’un homme, Victor Considerant, qui souhaite créer une communauté d’individus. Cette communauté serait installée sur des terres achetées au Texas. L’objectif étant d’atteindre un idéal ou chacun mettra en commun ses compétences et son travail pour en faire profiter l’ensemble du groupe. Après une phase que l’on pourrait appeler « de recrutement » et un voyage assez chaotique, le groupe atteint enfin les États-Unis.

    J’ai envie de replonger la tête dans ce livre car je pressens que cela va plutôt mal se passer (et d’ailleurs la quatrième de couverture est assez claire là-dessus). La curiosité prime donc ici : quelles vont être les difficultés ? Comment va réagir Considerant ? Quelles personnalités vont prendre le dessus ? Et beaucoup d’autres questions encore… Mon seul bémol à ce stade, peu d’émotions véhiculées par une narration assez détachée mais cela va peut-être changer au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire.

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    Couverture du livre « La ballade silencieuse de Jackson C. Franck » de Thomas Giraud aux éditions La Contre Allee

    Sophie Gauthier sur La ballade silencieuse de Jackson C. Franck de Thomas Giraud

    Jackson C. Frank a 11 ans quand il échappe à l'incendie de son école à Cheektowaga, dans l'Etat de New-York. Donald , son meilleur ami, y meurt alors que Jackson est gravement brûlé au visage et à la poitrine. Des greffes sont nécessaires et la peau est prélevée sur sa cuisse avant d'être posée...
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    Jackson C. Frank a 11 ans quand il échappe à l'incendie de son école à Cheektowaga, dans l'Etat de New-York. Donald , son meilleur ami, y meurt alors que Jackson est gravement brûlé au visage et à la poitrine. Des greffes sont nécessaires et la peau est prélevée sur sa cuisse avant d'être posée sur son visage et sur son torse. L'hospitalisation et la longue convalescence s'étirent dans la douleur, l'ennui et l'apprivoisement d'un visage devenu paradoxal. La vieille guitare offerte par un oncle devient un moyen de se détacher de sa cuisse boiteuse et de ses traits rapiécés. Une rencontre avec Elvis, les chansons de Dylan, un tableau de Rothko et ce perpétuel crissement de cendres sous les dents constituent l'armature d'un futur qui sera consacré à la musique folk.
    Mais c'est l'incendie qui en reste la fondation.

    C'est ensuite le départ pour l'Angleterre, à 21 ans, la création des premières chansons et l'enregistrement de "Blues Run the Game" produit par Paul Simon. Un disque qui restera unique. Et ensuite ? Ensuite le silence sans l'oubli.

    Dans ce silence de Jackson C. Frank, dans les béances de sa biographie, Thomas Giraud insère une rêverie crépusculaire sur la portée mélodieuse de son écriture. Le récit au présent qui embrasse les discours sans les obstacles de la ponctuation, prend une dimension intimiste et donne au lecteur une sensation de proximité familière avec le musicien. Quelque chose comme le secret mélancolique d'une étoile filante qui s'évanouit dans la nuit mais dont l'éclat continue de fulgurer dans la mémoire. C'est tout le mystère insondable de la création artistique qui est suggéré à travers le récit comme voilé de nuances de gris. De quoi se nourrit la créativité ? Le silence est-il un choix ou une fatalité ? Et l'on ne peut s'empêcher de relier Jackson C. Frank à d'autres artistes, soudain muets.

    Après ma lecture j'ai évidemment écouté Jackson C. Frank que je ne connaissais pas. Et la coïncidence entre cette voix qui semble brûler d'émotions indicibles et le texte de Thomas Giraud m'a complètement subjuguée. J'ai eu la belle et singulière impression que cette ballade silencieuse m'avait livré la clé qui me rendait perméable à cette voix et à cette musique-là. Une émotion rare que celle de trouver une parfaite correspondance entre un roman et son sujet !

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