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Thomas Flahaut

Thomas Flahaut

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Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « Les nuits d'été » de Thomas Flahaut aux éditions Editions De L'olivier

    FslC sur Les nuits d'été de Thomas Flahaut

    Ce roman est une fine évocation de la classe ouvrière d’aujourd’hui, l’usine où les opérateurs ont remplacé les ouvriers, ce qu’est l’héritage social, ce que signifie être transfuge sociale, comment fonctionne les rapports de domination...
    Le tableau bâti autour de ces notions pourrait sembler...
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    Ce roman est une fine évocation de la classe ouvrière d’aujourd’hui, l’usine où les opérateurs ont remplacé les ouvriers, ce qu’est l’héritage social, ce que signifie être transfuge sociale, comment fonctionne les rapports de domination...
    Le tableau bâti autour de ces notions pourrait sembler indigeste ou intimidant car partial ou lourdement idéologique. Cela n’arrive pas car l’auteur orchestre un récit à la fois plein de douceur et d’attention aux personnages : deux amis d’enfance engagés comme saisonniers dans l’usine suisse où leurs pères ont sué avant eux, et la sœur de l’un d’entre eux étudiante en sociologie et axant sa thèse sur le travail frontalier qui façonne la vie de la Franche-Comté depuis des générations.
    Il parle de ce que fait le travail sur les corps et les esprits. J’ai souvent pensé à Joseph Pontus et son « A la ligne » lorsque Thomas Flahaut évoque le bruit, la fatigue, les corps qui souffrent. Mais j’ai aussi pensé à Annie Ernaux et son écriture sans effets de manches.
    Dans « les nuits d’été », il est aussi grandement question du passage à l’âge adulte, avec les rêves et les désillusions propres à la fin de l’adolescence : la fin de l’insouciance, les choix qui s’opèrent (souvent par défaut), les ami.e.s qu’on garde ou qu’on perd, la famille dont on s’éloigne...
    Au final, j’ai aimé ce vrai beau roman d’apprentissage, poignant et profond.

    Ce livre a été sélectionné par les 68 premières fois et voyage auprès des lecteurs/lectrices engagé.e.s dans l'aventure.

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    Couverture du livre « Les nuits d'été » de Thomas Flahaut aux éditions Editions De L'olivier

    Dominique Sudre sur Les nuits d'été de Thomas Flahaut

    Thomas et Louise, des jumeaux âgés de 25 ans, et Mehdi sont des amis d’enfance, des amis du quartier, celui des Verrières, en Franche-Comté, pas loin de Montbéliard. Mais si le père avait trimé pour que Thomas s’en sorte et parte à la ville faire des études qui lui permettrait d’échapper à la...
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    Thomas et Louise, des jumeaux âgés de 25 ans, et Mehdi sont des amis d’enfance, des amis du quartier, celui des Verrières, en Franche-Comté, pas loin de Montbéliard. Mais si le père avait trimé pour que Thomas s’en sorte et parte à la ville faire des études qui lui permettrait d’échapper à la vie des ouvriers, celui-ci s’est sans doute un peu fourvoyé. Ou bien avait-il des aspirations plus hautes que ses capacités, toujours est-il que fort de ses échecs aux études de médecine, c’est dans l’usine qu’il pose aujourd’hui son bardât pour avancer.

    Voilà donc Mehdi et Thomas désormais collègues à l’usine, la seule qui embauche dans ce coin où la zone a gagné du terrain. Celle-là même où travaillaient déjà leurs pères, qu’ils avaient rêvé de fuir, mais qui inexorablement les ramène à leur condition. Job d’été ou études manquées, qu’importe puisque finalement les voilà qui triment comme le autres, sans aucun espoir de s’en sortir un jour. Il faut alors apprendre le maniement des machines, le bruits, les odeurs, la solidarité et l’entraide, les gestes de sécurité et le rythme intensif de la production.

    Jusqu’au jour où… les actionnaires, les délocalisations, les patrons peu soucieux de leurs ouvriers, tout y passe et l’usine ferme pour se réinstaller plus loin, mais avec beaucoup moins de travailleurs. Au grand désarroi de toutes ces familles qu’elle faisait vivre dans la vallée.

    Dans cette usine, Louise va poursuivre sa thèse sur les ouvriers frontaliers. Elle se rapproche de Mehdi le solitaire, l’enfant resté au pays qui travaille dans les stations de ski l’hiver et à l’usine tous les étés, qui rentre à moto par l’autoroute transjurane pour passer la frontière entre la France et la Suisse. Lui seul dans ce trio sait déjà ce que veut dire la précarité.
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    chronique complète en ligne sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2021/02/16/les-nuits-dete-thomas-flahaut/

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    Couverture du livre « Les nuits d'été » de Thomas Flahaut aux éditions Editions De L'olivier

    Catherine Airaud sur Les nuits d'été de Thomas Flahaut

    Lu dans le cadre la sélection du prix des lecteurs des Escales du Livre de Bordeaux 202 et sélection 2021 des 68premières fois

    Second texte de cet auteur, aprés Ostwald, dont j'avais apprécié la lecture. le charme de notre groupe des 68premières fois est de suivre les primo romanciers.
    Ce...
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    Lu dans le cadre la sélection du prix des lecteurs des Escales du Livre de Bordeaux 202 et sélection 2021 des 68premières fois

    Second texte de cet auteur, aprés Ostwald, dont j'avais apprécié la lecture. le charme de notre groupe des 68premières fois est de suivre les primo romanciers.
    Ce texte aborde la vie entre le Jura et la Suisse et les travailleurs frontaliers, qui traversent la frontière le soir pour travailler dans les usines suisses, en 3/8.
    Thomas est un jeune étudiant qui rentre pour l'été, après avoir échoué ses études universitaires à Grenoble et qui va se faire engager comme intérimaire dans une usine suisse.
    Mehdi, un ami d'enfance qui est resté dans la petite ville de province, où il vivote en poste d'intérimaire et aider son père, un ouvrier en pré retraite qui vend des poulets rôtis dans les parkings des grandes surfaces.
    Louise, la soeur jumelle de Thomas, étudiante en sociologie,, qui finit son parcours universitaire et va rédiger son mémoire de fin d'étude, qui va porter sur les ouvriers frontaliers.
    Car on se situe à la frontière entre le Jura et la Suisse.
    Ce roman parle de la vie à l'usine, des usines qui déménagent entre les frontières, qui ouvrent, qui ferment et dont les données salariales sont de simples données mathématiques.
    A travers des personnages touchants, l'auteur nous parle de l'évolution de la vie au travail, de beaux portraits de l'ancienne génération (des pères qui ont été broyés par le travail sur des chaînes d'usine...), de l'actuelle génération (certains essaient de s'en sortir par le biais des études ou qui essaient de trouver leur place dans ce nouveau monde du travail..)
    Un texte qui m'a rappelé la lecture de "Elise ou la vraie vie" que j'avais eu le plaisir de relire lors de la dernière sélection des 68 ainsi que "à la ligne".
    Il y a dans ces pages de beaux moments, sur les routes de montagne sur les motos, sur les relations entre les ouvriers dans la nuit des usines. Car ce titre pourrait faire penser aux douces nuits d'été, de vacances, mais que nenni, ici il parle ici des nuits de travail, dans des chaînes d'usine où des pièces sont fabriquées, calibrées, où le travail des ouvriers est chronométré et dans lequel les salariés, titulaires ou intérimaires, ne savent pas la plupart du cas, à quoi sert ces satanées pièces !!!
    J'ai apprécié aussi les pages descriptives du milieu social, les pages sur les relations entre les personnages.
    Et je vais continuer mes lectures sur ces thèmes sociaux, générationnels, en lisant "leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu, qui est dans ma PAL depuis trop longtemps.

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    Couverture du livre « Les nuits d'été » de Thomas Flahaut aux éditions Editions De L'olivier

    Miss K Paris sur Les nuits d'été de Thomas Flahaut

    Thomas et Louise sont jumeaux. Ils ont grandi dans le quartier des Verrières, dans le Jura suisse. Leur père s’est usé à l’usine pour qu’ils fassent des études et échappent à cet environnement qui brise le dos, les âmes et les illusions. Louise poursuit une thèse sur le monde ouvrier mais Thomas...
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    Thomas et Louise sont jumeaux. Ils ont grandi dans le quartier des Verrières, dans le Jura suisse. Leur père s’est usé à l’usine pour qu’ils fassent des études et échappent à cet environnement qui brise le dos, les âmes et les illusions. Louise poursuit une thèse sur le monde ouvrier mais Thomas a lâché prise et en ce début d’été, il retrouve Medhi, l’ami d’enfance, à l’usine, celle de leur parents.

    Cela raconte le monde ouvrier, la volonté d’en sortir, la solidarité, et surtout le côté inexorable à y être maintenu malgré les fermetures, les démantèlements et les transformations d’une industrie à bout de souffle.

    Il y a un peu de Nicolas Mathieu et de Laurent Petitmangin dans ce roman social qui se situe aussi dans l’Est. De Joseph Ponthus aussi (oui rien que ça !!) quand il s’agit de décrire les mouvements, les tâches mécaniques à effectuer sur ces machines qui bientôt disparaîtront. C’est l’histoire d’une mutation, celle du monde ouvrier, d’un désenchantement, celui d’une génération, le tout porté par une écriture à la fois mélancolique, parfois rageuse mais toujours sobre. Et c’est beau !

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