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Thomas Cantaloube

Thomas Cantaloube

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Avis sur cet auteur (10)

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    Couverture du livre « Requiem pour une République » de Thomas Cantaloube aux éditions Gallimard

    CHRISTIAN NOMINE sur Requiem pour une République de Thomas Cantaloube

    Le meilleur polar que j'ai lu depuis longtemps...
    Il se passe essentiellement dans le Paris du FLN et de l'OAS, et l'auteur, très intelligemment, intègre dans son roman des faits réels et surtout des personnages réels que nous connaissons tous: Jean Marie Le Pen, François Mitterrand, Maurice...
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    Le meilleur polar que j'ai lu depuis longtemps...
    Il se passe essentiellement dans le Paris du FLN et de l'OAS, et l'auteur, très intelligemment, intègre dans son roman des faits réels et surtout des personnages réels que nous connaissons tous: Jean Marie Le Pen, François Mitterrand, Maurice Papon et d'autres...
    Par moment, on ne sait plus si on lit un roman policier ou un récit historique. On se sent parfois spectateurs des événements qui secouent les bords de Seine.
    Vivant, documenté, réaliste, très prenant.
    Je le conseille vraiment.

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    Couverture du livre « Frakas » de Thomas Cantaloube aux éditions Gallimard

    Squirelito sur Frakas de Thomas Cantaloube

    Attachez vos ceintures, l’histoire est brutale. A l’image de ce que fut la colonisation, mais aussi la décolonisation car le pays colonisateur ne voulait pas se séparer d’une poule aux œufs d’or, c’est-à-dire, donner soi-disant une indépendance tout en voulant continuer à exploiter et se garder...
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    Attachez vos ceintures, l’histoire est brutale. A l’image de ce que fut la colonisation, mais aussi la décolonisation car le pays colonisateur ne voulait pas se séparer d’une poule aux œufs d’or, c’est-à-dire, donner soi-disant une indépendance tout en voulant continuer à exploiter et se garder les richesses par tous les moyens possibles, y compris par les armes.

    En novembre 1960, Félix-Roland Mounié est assassiné à Genève, empoisonné par un envoyé de la SDECE, William Bechtel, se faisant passer pour un journaliste. Figure de l’indépendance du Cameroun, il avait succédé à Ruben Um Nyobe, lui-même abattu par l’armée française en 1958. De ces faits historiques, Thomas Canteloube va les réintroduire dans un thriller politiques où personnages de fiction alternent avec des personnages réels pour remonter le fil de l’emprise de la Françafrique lors de sa naissance dans les années 60. Là, c’est le jeune journaliste Luc Blanchard appuyé de son chef direct, René Hartmann, qui va enquêter dans les nébuleux services français, sur le territoire et jusqu’à Yaoundé. Mais, évidemment, les conseillers de l’ombre ne souhaitent pas que l’on soulève les boites malodorantes et vont faire pression sur le reporter. Dans cette course à la vérité, il rencontrera Antoine Lucchesi, un honnête trafiquant s’étant lié d’amitié avec Alphonse son cuisinier camerounais et militant à l’Union des Populations du Cameroun, Sirius Volkstrom, un mercenaire à la limite de la caricature, Casimir, aussi énigmatique que généreux et Lucille, une métisse originaire de la Guadeloupe se sentant de nulle part et de partout.

    Thomas Cantaloube signe un polar époustouflant, jonglant avec brio dans la fiction pour mieux faire saillir la réalité. Après avoir enregistré tous les noms des intervenants et en resituant le contexte, le lecteur est prêt pour avaler l’incroyable cavalcade d’un journaliste en quête de vérité.

    Un roman est parfois plus pertinent qu’un reportage ou qu’un essai et c’est avec joie que l’on peut accueillir cet opus mettant en scène l’un des pères de la Françafrique, l’homme de l’ombre dans toute son énigme : Jacques Foccart. La liste des pays est longue… Le Congo, bien que d’influence belge, avec la sécession katangaise, le Togo, le Niger, le Tchad, le Gabon ou nommé parfois le « Foccartland » avec le clan Bono – et justement, très judicieux le choix de l’auteur d’aller faire un saut à Libreville – et, et, le Cameroun ! Le massacre perpétué par l’armée française en pays bamiléké reste encore trop méconnu. Pourtant le chiffre de plus de 100.000 morts devraient apparaître dans les manuels scolaires, dommage que ce soient les vainqueurs qui fassent l’histoire. Le colonéalisme a gagné puisque la résistance nationaliste a été effacée. Pourtant elle a lutté pendant de nombreuses années, de 1957 à 1970. L’indépendance n’entraîna pas un état souverain mais un état sous tutelle moyennant des avantages à ceux qui acceptaient cette administration mixte… Frakas, même si romancé, en est une parfaite transcription.

    Thomas Cantaloube a démissionné de ses fonctions de journaliste pour se consacrer à l’écriture. Mais son empreinte demeure et il n’oublie pas de faire référence à une autre indépendance malmenée, celle de la presse.

    En remerciant BABELIO pour l’envoi de ce livre

    Blog Le domaine de Squirelito => https://squirelito.blogspot.com/2021/06/une-noisette-unlivre-frakas.html

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    Couverture du livre « Frakas » de Thomas Cantaloube aux éditions Gallimard

    Chant'Cris sur Frakas de Thomas Cantaloube

    2è roman de l'auteur, ce roman nous transporte en Afrique, après quelques chapitres entre Paris et Marseille. On retrouve trois personnages de "Requiem pour une République", Luc Blanchard, devenu journaliste, Antoine Carrega / Lucchesi, "honnête" convoyeur de drogue pour les caïds marseillais et...
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    2è roman de l'auteur, ce roman nous transporte en Afrique, après quelques chapitres entre Paris et Marseille. On retrouve trois personnages de "Requiem pour une République", Luc Blanchard, devenu journaliste, Antoine Carrega / Lucchesi, "honnête" convoyeur de drogue pour les caïds marseillais et Sirius Volkstrom, /Pierre Lherbier, ex-barbouse et vieille connaissance parisienne de Luc Blanchard. Les routes de ces trois-là vont se croiser en Afrique, au Cameroun. Titillé par une organisation secrète, "La main rouge", Blanchard, à qui son journal a donné les anciennes colonies françaises à traiter, va suivre une piste qui le mène à Yaoundé. Lucchesi, de son côté, ira y chercher un cahier indispensable à son trafic. Volkstrom, quant à lui, devenu "sergent instructeur"des soldats camerounais, les rejoint par hasard. Mais on le devine vite, cette piste de la "Main rouge" est trop politique pour être tranquille, et l'on va suivre le parcours semé d'embûches de nos héros. On (re-)découvre les liaisons plus ou moins dangereuses de l'état français avec le Cameroun ancienne colonie pas très stable. Les possibles profits économiques excusent beaucoup de mauvais coups. Lecture plaisante que celle des tribulations africaines de Luc Blanchard et qqs autres. On navigue entre Histoire et film d'aventures, notamment lors de la dernière séquence. Séquence, oui, car voici un roman très visuel, qui avance bien sans temps mort. Voici un opus instructif et divertissant à lire !

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    Couverture du livre « Requiem pour une République » de Thomas Cantaloube aux éditions Gallimard

    Geneviève Munier sur Requiem pour une République de Thomas Cantaloube

    Parce "Requiem pour une République", son premier roman a obtenu – entre autres – le Prix Quais du Polar/20 Minutes 2020, parce que Thomas Cantaloube fait partie des membres du jury pour le Prix 2021, que je vais le rencontrer à Lyon lors de la délibération, j’ai naturellement eu envie de...
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    Parce "Requiem pour une République", son premier roman a obtenu – entre autres – le Prix Quais du Polar/20 Minutes 2020, parce que Thomas Cantaloube fait partie des membres du jury pour le Prix 2021, que je vais le rencontrer à Lyon lors de la délibération, j’ai naturellement eu envie de découvrir cet ouvrage. Et j’avoue que je ne regrette pas.

    L’histoire commence en 1959 par l’assassinat d’un avocat algérien, proche du FLN. Toute sa famille est également décimée : sa femme, ses deux enfants et son frère. Trois personnages, véritable trio hétérogène, vont se lancer à la recherche de l’assassin et mettre leurs connaissances en commun : Antoine Carrega, qui fut un résistant et a ses entrées dans le Milieu, Sirius Volkstrom ancien collaborateur et désormais exécuteur d’actes inavouables pour le compte de Maurice Papon, Préfet de police de Paris, et Luc Blanchard, jeune policier encore un peu crédule.

    Ce roman noir, s’il en est, mais aussi politique et historique avec la guerre d’Algérie en toile de fond, a été un véritable plaisir de lecture au rythme addictif. Je me suis d’emblée laissée emporter par l’intrigue de ce récit choral dans lequel nous suivons chacun des enquêteurs à tour de rôle ou plutôt de chapitre. Ils sont déterminés à réussir, l’un par respect pour son métier, l’autre en souvenir d’une ancienne amitié, le troisième, c’est moins glorieux, pour une somme d’argent non négligeable. J’ai été impressionnée par la construction parfaitement réglée, la place de chaque fait, l’importance de chaque protagoniste. L’arrivée d’un nouveau personnage n’est jamais un hasard. On le rencontre à un moment précis, on le retrouve plus tard en se disant "bon sang, mais c’est bien sûr".

    L’auteur nous livre un ouvrage riche en émotions, en références historiques même si – il nous en informe dans une note en postface – "Tous les faits racontés dans ce livre sont fictifs et issus de mon imagination. Ils s’appuient sur des événements réels…", en personnages politiques fort bien campés. L’action sans aucun temps mort, l’humour souvent grinçant, un peu d’amour et une écriture limpide ajoutent à la qualité de l’ouvrage. Le vocabulaire employé mélange de belle manière une langue châtiée à des expressions appropriées à chaque milieu. Toutefois, j’avoue que l’utilisation récurrente du verbe "dessouder", pour juste qu’elle fût, m’a semblé trop appuyée.

    Excellent roman noir, "Requiem pour une République" m’a tenu en haleine du début à la fin.

    https://memo-emoi.fr