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Thomas B. Reverdy

Thomas B. Reverdy

Thomas B. Reverdy est né en 1974.

Ses trois premiers romans, La Montée des eaux (Seuil, 2003), Le Ciel pour mémoire (Seuil, 2005) et Les Derniers Feux (Seuil, 2008) abordent les thèmes du deuil, de l'amitié et de l'écriture.

Les Derniers Feux reçoit le Prix Valery-Larbaud en 2008

En 2010, L'En...

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Thomas B. Reverdy est né en 1974.

Ses trois premiers romans, La Montée des eaux (Seuil, 2003), Le Ciel pour mémoire (Seuil, 2005) et Les Derniers Feux (Seuil, 2008) abordent les thèmes du deuil, de l'amitié et de l'écriture.

Les Derniers Feux reçoit le Prix Valery-Larbaud en 2008

En 2010, L'Envers du monde propose une intrigue policière aux implications morales et philosophiques, dans le New York de l'après 11-septembre. Il reçoit le Prix François-Mauriac en 2011

En 2013, Les Évaporés, est retenu dans la sélection finale du Prix du roman Fnac, dans la sélection du Prix Goncourt et dans celle du Prix Décembre.

Il reçoit le Grand Prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres (SGDL) en 2013 et le Prix Joseph-Kesselen 2014.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Entretien autour d'un verre avec Thomas B. Reverdy

    Alors que parait Il était une ville, son nouveau roman "purement américain, mi-polar, mi ballade désenchantée, remarquable pamphlet pétri d’humanité" comme le définit Jean-François Simmarano, un de nos lecteurs, notre journaliste...

  • Parole de libraire s'arrête à Bordeaux

    Emilie est libraire à la librairie Mollat, véritable institution bordelaise. Elle nous fait part de ses trois coups de coeur : Les évaporés de Thomas B. Reverdy Daffodil Silver d'Isabelle Monnin Clichy de Vincent Jolit Trois romans de cette rentrée...

Articles en lien avec Thomas B. Reverdy (6)

Avis sur cet auteur (64)

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    Couverture du livre « Les évaporés » de Thomas B. Reverdy aux éditions J'ai Lu

    Sirot-Devineau Gonzague sur Les évaporés de Thomas B. Reverdy

    Un bon roman de Reverdy sur les évaporés et la culture japonaise dans le contexte post-Fukushima!
    Yukiko, japonaise immigrée aux Etats-Unis, apprend par sa mère, que son père, Kazemiro, dit Kaze, a disparu sans donner de nouvelles ni d'explications. Alors, elle part au Japon avec son ex et...
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    Un bon roman de Reverdy sur les évaporés et la culture japonaise dans le contexte post-Fukushima!
    Yukiko, japonaise immigrée aux Etats-Unis, apprend par sa mère, que son père, Kazemiro, dit Kaze, a disparu sans donner de nouvelles ni d'explications. Alors, elle part au Japon avec son ex et détective privé, Richard B. Vous voilà plongé en plein Japon pour une enquête qui vous emmène de Tokyo à Sendai, de Sendai à Fukushima.
    Des personnages aussi attachantes que touchantes, un récit très pertinent sur le Japon! Bref, une lecture aussi agréable qu'intéressante!

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    Couverture du livre « L'envers du monde » de Thomas B. Reverdy aux éditions Points

    NADIA D'ANTONIO sur L'envers du monde de Thomas B. Reverdy

    « Il faudrait une vie pour raconter une vie. Comment savoir à quel moment les choses ont commencé d'être ce qu'elles sont ? A quel moment les choses ont commencé tout court ?
    En ce qui concerne Muhammad Sala, la seule certitude, c'est l'instant précis où elles ont fini. »

    Ainsi débute le...
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    « Il faudrait une vie pour raconter une vie. Comment savoir à quel moment les choses ont commencé d'être ce qu'elles sont ? A quel moment les choses ont commencé tout court ?
    En ce qui concerne Muhammad Sala, la seule certitude, c'est l'instant précis où elles ont fini. »

    Ainsi débute le livre de Thomas B. Reverdy : « L'envers du monde. » C'est un auteur français de plusieurs romans, « Mediapart » a dit de ce livre : « Hymne à New York, L'Envers du monde tente de reconstruire, en entrelaçant six destinées, par avancées et retours en arrière ».

    Pour ma part, c'est plutôt un roman policier (mais aussi un « roman choral » car plusieurs narrateurs interviennent). L'action se passe pendant l'été 2003, un été lourd (comme d'habitude à New York) et on découvre le cadavre d'un ouvrier (que l'on pense « arabe », Muammad Sala), sur le chantier de Ground Zero. C'est que l'on veut combler cet énorme trou où se dressaient les Tours Jumelles (les Twin Towers), qui avaient été détruites après les attentats – suicides du 11 septembre 2001.
    J'ai lu cet ouvrage avec d'autant plus d'intérêt car j'avais eu la chance de monter dans ces Tours Jumelles : elles étaient magnifiques et je les revoie toujours telles qu'elles étaient auparavant, un lieu enchanteur et qui n'existe plus.

    C'est l'inspecteur O'Malley (FBI) qui est chargé de l'enquête. Il y est question de terrorisme, de la religion de l'Islam en Amérique – on suit ainsi les événements concernant également « le gros Pete » (un ancien flic) - Candice (une serveuse rousse – ambrée comme la bière) – Simon (un français qui désire écrire un livre) …

    Leurs particularités :
    * Pete a été témoin de l'effondrement de ces tours – il a même participé aux tentatives de sauvetage de ceux que l'on espérait trouver vivants – il en est resté traumatisé (qui ne le serait pas ?).

    * Candice, elle, a perdu son mari et continue à espérer un coup de fil de sa part et tente de se reconstruire.

    * Simon, écrivain français, a assisté à cette catastrophe, à cette horreur, à la télévision et n'en croyait pas ses yeux. Il rassemble tout ce qui lui est possible sur cet événement.

    Thomas B. Reverdy, avec son style si délicat, nous a ainsi livré un ouvrage bouleversant, sur un événement qui continue à hanter le monde et pour lequel, chaque année, il y a une commémoration.

    D'ailleurs, j'ai relevé ceci en page 230 : « Il n'y a pas de vérité sans lumière, et pas de lumière sans ombre.
    Ce qui rend le récit de ce qu'on a vécu impossible, c'est qu'on y attache toujours une part de culpabilité. Puisque ça nous concerne, il a bien fallu qu'on y soit pour quelque chose. Dès lors, le moindre souvenir devient un aveu.
    On regarde les tours qui s'effondrent en silence dans un écran de télévision tout bleu. »
    Ensuite, on l'appelait « Ground Zero », un « lieu-qui-n'est-le-lieu-de-rien. » ….

    « Deux ans plus tôt un énorme pied invisible avait foulé le sol de l'Amérique, il avait laissé une empreinte large comme un quartier entier. Un trou, si profond qu'on aurait dit que les tours s'étaient comme retournées dans le sol, un simple creux, mais qui était comme l'envers du monde. Et maintenant, il fallait reconstruire, redescendre en cet enfer et le redresser vers le ciel, dans la chaleur écrasante d'août. »

    Mais il ne faut pas oublier l'enquête policière dans laquelle on apprend de nombreux faits et où le terrorisme tient une bonne place « Quand il avait monté son groupe, O'Malley avait improvisé un speech pour les agents qui allaient bosser pour lui. La cellule aurait en charge le site du World Trade, qui devint vite Ground Zero. Tout ratisser, passer au crible , analyser. C'était une chasse et une course contre la montre. Il a été affecté là le jour même des attentats, avec les hommes disponibles sur place. »

    On passe à des faits se passant à l'époque du récit mais aussi à de nombreux flashbacks.

    On reconstitue le tout qui forme un puzzle et on obtient cette histoire touchante que « L'envers du monde » de Thomas B. Reverdy. L'histoire d'un moment impossible d'oublier – devoir de mémoire.

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    Couverture du livre « L'hiver du mécontentement » de Thomas B. Reverdy aux éditions Flammarion

    Benedicte Champenois Rousseau sur L'hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy

    Un roman dont les têtes de chapitre se lisent comme une play-list punk, dans l'Angleterre de 1979, celle qui va bientôt consacrer sa dame de fer, une fille de charcutier qui n'a pas froid aux yeux. L'Angleterre des grandes grèves et du retournement, nous la découvrons avec les yeux de la rousse...
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    Un roman dont les têtes de chapitre se lisent comme une play-list punk, dans l'Angleterre de 1979, celle qui va bientôt consacrer sa dame de fer, une fille de charcutier qui n'a pas froid aux yeux. L'Angleterre des grandes grèves et du retournement, nous la découvrons avec les yeux de la rousse Candice, coursière à bicyclette habitant Camden, et récite Richard III...

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    Couverture du livre « L'hiver du mécontentement » de Thomas B. Reverdy aux éditions Flammarion

    Caro Caro sur L'hiver du mécontentement de Thomas B. Reverdy

    Candice vit à Londres, faisant des courses à vélo le jour, répétant une pièce de théâtre le soir. En cette fin d’année 1978, elle suit l’actualité de loin. Et pourtant, c’est une période importante pour le Royaume-Uni !

    En effet en ces jours d’hiver se profile une profonde crise économique,...
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    Candice vit à Londres, faisant des courses à vélo le jour, répétant une pièce de théâtre le soir. En cette fin d’année 1978, elle suit l’actualité de loin. Et pourtant, c’est une période importante pour le Royaume-Uni !

    En effet en ces jours d’hiver se profile une profonde crise économique, et politique. Candice à vélo survole la ville, y aperçoit des rues encombrées de déchets et de véhicules, conséquences de la grève des transports. Elle y croise une femme effacée qui vient prendre des cours de diction au théâtre où un groupe de jeunes filles répète Richard III de Shakespeare, et qui se révélera être la cheffe du parti conservateur montant. Sous son regard à peine curieux des indices sont semés, un contexte socio-économique est évoqué : chômage croissant, difficultés à se loger et à trouver un travail, conditions de travail elles-mêmes de plus en plus difficiles… Candice semble se frayer un chemin au milieu de ces soubresauts économiques, de ce désordre ambiant, cherchant sa place dans une société en pleine transformation.

    Chaque chapitre est mis en parallèle avec une musique de l’époque, élément plutôt sympathique pour se plonger dans l’ambiance sonore du moment. Tandis que l’auteur semble s’amuser à faire des comparaisons entre le personnage de Richard III et la dame de fer…

    Si l’aspect documentaire, reflet d’une époque, m’a intéressée, je regrette qu’il ait pris le pas sur la fiction. Candice et Jones, les deux personnages principaux, ne sont finalement qu’à peine évoqués, illustrant des catégories socio-culturelles plus que des héros finement brossés. J’ai eu du mal à m’en faire une idée, et finalement leur histoire me semble anecdotique au regard du sujet principal du livre qui est l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2018/11/18/lhiver-du-mecontentement-de-thomas-b-reverdy/