Theodore Bourdeau

Theodore Bourdeau

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Avis (13)

  • Couverture du livre « Les petits garçons » de Theodore Bourdeau aux éditions Stock

    Syboulette sur Les petits garçons de Theodore Bourdeau

    « Les petits garçons » est un roman d’amitié, une amitié entre deux garçons qui va perdurer dans le temps, qui va traverser les bons et les mauvais moments de la vie de chacun, qui va être toujours aussi importante pour l’un comme pour l’autre. L’auteur, Théodore Bourdeau, raconte avec...
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    « Les petits garçons » est un roman d’amitié, une amitié entre deux garçons qui va perdurer dans le temps, qui va traverser les bons et les mauvais moments de la vie de chacun, qui va être toujours aussi importante pour l’un comme pour l’autre. L’auteur, Théodore Bourdeau, raconte avec sensibilité cette amitié et il adapte ses mots en fonction du moment de l’histoire: des mots plus simples quand les deux garçons sont petits et les mots s’enrichissent en même temps que leur éducation évolue. Cela donne une vraie fluidité au récit et je me suis laissée aller à « écouter » cette histoire d’amitié.

    Dans « Les petits garçons », les deux personnages sont à l’opposé: Grégoire est vif, fonceur, carriériste, tandis que le narrateur se laisse plus vivre et agit beaucoup en fonction des autres. Ne dit-on pas que les opposés s’attirent? C’est exactement le cas pour eux deux et cette différence en fait la force de leur amitié. À côté de cette amitié, l’auteur écrit aussi sur la société, sur notre société avec tous ses changements, avec ses quêtes de pouvoir, avec ses drames et le terrorisme. En effet, Théodore Bourdeau glisse son personnage de Grégoire dans les coulisses du pouvoir avec ses secrets, ses ententes… Et il en fait de même avec les coulisses du journalisme à travers son narrateur et avec l’évolution du numérique, de la recherche de instantané, du tout tout de suite voulu par internet et les réseaux sociaux. Le terrorisme y est présent car malheureusement, cela fait partie de notre vie actuelle et l’auteur nous livre comment les journalistes et les politiques le vivent à leur façon. Théodore Bourdeau a su amener ces sujets (politique, journalisme, terrorisme) avec finesse et sans lourdeur, il les a rendu très intéressant, du moins pour moi! À côté de cela, l’auteur parle aussi d’amour que les deux garçons vivent et là aussi, ils sont opposés: Grégoire a connu l’amour jeune et l’épouse; tandis que le narrateur est tout aussi maladroit en amour que dans le travail et les relations en général. D’ailleurs, son côté maladroit, son côté « je ne veux pas déranger » m’a fait sourire et j’ai imaginé ce garçon dès son plus jeune âge avec son côté gauche qui me l’a rendu attendrissant.

    « Les petits garçons » est tout d’abord une histoire d’amitié, une histoire dont chacun peut y retrouver un quelque chose de son histoire. C’est une histoire universelle dans laquelle la société y tient une place importante et avec laquelle il faut construire!

  • Couverture du livre « Les petits garçons » de Theodore Bourdeau aux éditions Stock

    Squirelito L'écureuil sur Les petits garçons de Theodore Bourdeau

    Ils étaient deux petits garçons. Ils étaient nés heureux, ils étaient inséparables. Quand l’un parlait, l’autre écoutait, quand l’un observait, l’autre décidait. Des rôles qui parfois s’inversaient mais des farces enfantines aux premiers pas d’adulte, toujours sur le même chemin de l’amitié,...
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    Ils étaient deux petits garçons. Ils étaient nés heureux, ils étaient inséparables. Quand l’un parlait, l’autre écoutait, quand l’un observait, l’autre décidait. Des rôles qui parfois s’inversaient mais des farces enfantines aux premiers pas d’adulte, toujours sur le même chemin de l’amitié, celle qui est faite pour durer. Contre vents et marées.
    Des deux garçons, l’un était plus riche que l’autre, l’un plus volage que l’autre. Mais peu importe les différences, toujours ensemble avec l’énergie de la vie et l’espoir de toutes les réussites.

    Le narrateur franchit les étapes de la construction calmement, petit à petit, avec une ambition relative et un œil souvent porté vers les filles. Son ami Grégoire, plus brillant, plus studieux, multiplie les réussites scolaires et son regard se pose uniquement sur Caroline, sa future épouse.
    Cependant, la réalité de la vie va secouer leur destin respectif : la dureté des relations, l’hypocrisie du monde du travail, la violence du terrorisme, tout va progressivement ternir l’ascension acquise ou le projet de réalisation espéré.

    Si la première partie peut sembler un peu longue, le récit prend de l’ampleur au fil des pages pour un final très subtil et sagace, principalement sur le métier de journaliste et sur la fragilité des instants, des parcours. Théodore Bourdeau a cette particularité de dévoiler beaucoup mais en occultant le principal, j’oserais presque dire une sorte de bikini livresque… En effet, nombreuses sont les références à des personnes ou des faits connus : le chanteur du groupe le plus triste du monde qui meurt à 27 ans, le 11 septembre, l’Ecole Nationale, Charlie,… il laisse le lecteur le choix de faire travailler sa mémoire, de raccrocher les faits, les lieux. Rien n’est vraiment dit, tout est suggéré. Et malgré le côté sombre, c’est d’un charme absolu, presque une tendance romantique à la sauce du XXI° siècle.

    L’autre point fort de ce roman est la vision du journalisme par un journaliste. Depuis les études jusqu’au travail d’une rédaction. Aucune critique réelle, juste un constat, parfois bien amer, entre rivalités et course aux audiences. Le tout au détriment de ce qui est l’essence même du métier : informer. A côté, les relations entre pouvoir politique et journalisme, d’un côté les effets pervers du scoop et les connivences, de l’autre, la nécessité de la recherche de la vérité et du travail d’investigation.

    On achève de lire les dernières pages avec un sentiment bien différent qu’au début des préliminaires. D’une histoire de deux petits garçons, c’est une immersion dans le monde des adultes avec ce brin de nostalgie de ceux qui au moins ont pu avoir une enfance heureuse. Les épines apparaissant par la suite…Dans ce tableau aux ombres grises, surgit une palette de couleurs, une palette d’élégance, celle d’une œuvre impressionniste du peintre Louis Valtat. A l’image de cet artiste, on pourrait qualifier « Les petits garçons » d’un roman fauve, celui d’un automne où les feuilles tombent, où les couleurs sont à la fois violentes et vives ; une représentation réaliste entre audace et douceur.

    https://squirelito.blogspot.com/2019/01/une-noisette-un-livre-les-petits.html

  • Couverture du livre « Les petits garçons » de Theodore Bourdeau aux éditions Stock

    Zumbiehl sur Les petits garçons de Theodore Bourdeau

    J’ai trouvé que l'écriture de ce livre est fluide, agréable, "légère", les mots bien choisis. Le rythme des chapitres rapides. Ce qui fait que bien que peu attirée de prime abord par le titre du roman, je l’ai cependant commencé et terminé dans la journée.

    Cependant même si la lecture est...
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    J’ai trouvé que l'écriture de ce livre est fluide, agréable, "légère", les mots bien choisis. Le rythme des chapitres rapides. Ce qui fait que bien que peu attirée de prime abord par le titre du roman, je l’ai cependant commencé et terminé dans la journée.

    Cependant même si la lecture est agréable, l’histoire en elle même m’a paru banale et quelque peu simpliste (voire caricaturale) :
    Excellence des uns // médiocrité des autres,
    réussite //échec,
    insouciance de l'enfance // violence de l'âge adulte,
    adolescence,
    violence terroriste,
    descriptions caricaturales des relations avec les filles basées sur leur physique ...

    Le roman est la biographie de deux enfants, de famille bourgeoise, des amis qui se connaissent depuis le primaire et qui évoluent de "petits garçons" vers l'adolescence puis l'âge adulte. Deux amis qui choisissent des chemins bien différents. L'un mu par une logique raisonnable et efficace qui le mènera vers les plus hautes sphères du pouvoir, vers l'Excellence. L'autre moins sûr de lui, plus intraverti, moins "brillant", qui évoluera au jour le jour au gré de ses conquêtes amoureuses, des opportunités et des plaisirs (pour devenir finalement journaliste).

    Tous les deux ont au fond d'eux la nostalgie de l'enfance, du bonheur perdu " nous sommes nés heureux". Bonheur de l'enfance loin des peines, des frustrations, des violences, des stress... du monde adulte.

    En outre, le message véhiculé dans ce livre me parait très pessimiste et mélancolique et peut être aurais-je attendu un sursaut d’énergie du narrateur pour agir plutôt que subir le monde qui l’entoure. Petits garçons ils sont donc restés.

    Finalement, j’ai beaucoup de mal à savoir si je recommanderais ce livre ou pas. Pour sa qualité d’écriture certainement, pour son message pas vraiment. Je dirais donc plutôt que je ne le recommande pas.

  • Couverture du livre « Les petits garçons » de Theodore Bourdeau aux éditions Stock

    Sophie Gauthier sur Les petits garçons de Theodore Bourdeau

    Ils sont deux, ces petits garçons, qui, dès la maternelle, scellent leur amitié par un hold-up de guimauve : Grégoire, fils d'une famille de la haute-bourgeoisie, a déjà programmé son existence dès ses prémices, alors que le narrateur la construit de bric et de broc au fil des rencontres et des...
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    Ils sont deux, ces petits garçons, qui, dès la maternelle, scellent leur amitié par un hold-up de guimauve : Grégoire, fils d'une famille de la haute-bourgeoisie, a déjà programmé son existence dès ses prémices, alors que le narrateur la construit de bric et de broc au fil des rencontres et des hasards plus ou moins nécessaires. Le premier suit sans faiblir la trajectoire qu'il s'est fixée et de Prépa en grandes écoles, se retrouve dans une sphère politique à laquelle son intégrité ne l'a finalement pas préparé. Le second s'attarde davantage aux regards et aux fesses des filles et, de l'une à l'autre, aboutit à un emploi de journaliste juste au début de la révolution numérique. Car l'histoire de cette amitié est ancrée dans une époque bien déterminée, que ponctuent des attentats de plus en plus rapprochés, de plus en plus nombreux.

    La linéarité chronologique de la narration rend perceptible le mouvement à la fois ténu et brusque qui conduit de l'enfance à l'âge adulte, et, surtout, celui de cette perception du monde qui évolue de manière différente chez l'un et chez l'autre. Les deux amis pourraient être en complète opposition, par leur éducation, par leur mode de vie et leur environnement familial, mais leur amitié indéfectible les rassemble dans une même confrontation à l'âpreté du monde, même si leurs manières de s'y adapter divergent, et à cette réalité si éloignée de leurs rêves d'enfants. L'histoire de ces petits garçons laisse apparaître en filigrane celle d'une génération et de la brutale et rapide mutation du monde, que chacun appréhende (ou pas) avec ses propres armes, laissant ainsi entrevoir l'ébauche d'une réflexion sociologique.

    Quoique j'aie trouvé quelques longueurs au coeur du roman, cette histoire, racontée avec fluidité, m'a touchée par sa mélancolie sans amertume et par le regard affûté porté sur les dernières décennies.

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