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Sylvie Yvert

Sylvie Yvert
Née à Paris, Sylvie Yvert a été correctrice pour la presse et l'édition avant de travailler comme chargée de missions au Quai d'Orsay puis au Ministère de l'Intérieur. En 2008 elle publie Ceci n'est pas de la littérature, recueil de critique littéraire, aux éditions du Rocher.

Avis sur cet auteur (21)

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    Couverture du livre « Mousseline la sérieuse » de Sylvie Yvert aux éditions Pocket

    NATHALIE BULLAT sur Mousseline la sérieuse de Sylvie Yvert

    « La tendance des gouvernements illégitimes est de recourir à la guerre pour unir par la peur le peuple autour de lui.. » Les paroles de Marie Thérése de France fille de louis XVI et de Marie Antoinette seule survivante de la prison du Temple résonneraient-elles dans notre siècle...
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    « La tendance des gouvernements illégitimes est de recourir à la guerre pour unir par la peur le peuple autour de lui.. » Les paroles de Marie Thérése de France fille de louis XVI et de Marie Antoinette seule survivante de la prison du Temple résonneraient-elles dans notre siècle ???
    Certes,nous vivons des temps difficiles, mais ils furent bien plus sombres durant la folie meurtrière de la Révolution française et les années qui suivirent… Epoque charnière de notre Histoire où un monde s’écroule et un autre nait.. Entre roman et biographie historique cet ouvrage nous relate dans une écriture riche, détaillée et poignante les années d’emprisonnement et d’exil de la famille royale et plus précisément de leur fille « mousseline la sérieuse » à travers ses mémoires publiées après sa mort.
    Un portrait bien différent de Marie Antoinette, réputée frivole et superficielle, est peint à travers ces pages. Elle était devenue une femme dévastée par le chagrin. Il en est de même pour Louis XVI qui a eu le « malheur d’être roi » Durant les 5 mois qu’il vécu emprisonné au Temple il fit preuve d’abnégation, une attitude plus tenace, plus vindicative aurait peut être changée le cours de l’Histoire…Il paya pour les abus de ces ancêtres…
    La vision d’enfants maltraités est insupportable quels qu’ils soient.. j’ai surtout été choquée par la description réaliste du calvaire des enfants royaux lors de leur détention inhumaine et plus particulièrement du Dauphin Louis XVII, petit garçon séparé de sa mère, malade, croupissant en guenilles dans une crasse repoussante dans une pièce sombre jamais nettoyée, mal nourri et harcelé par ses geôliers. Il en mourra.
    Mousseline, elle, sauvée par la loi Salique, ne sera pas décapitée comme le furent les nombreux opposants au Régime de la Terreur sous Robespierre. Elle perdra l’usage de la parole et tout se disloquera sous ses yeux d’enfant…
    Seule rescapée elle sera condamnée à l’exil durant 40 ans. Son existence est un holocauste perpétuel. Elle partagera l’étrange destinée de trois rois déchus, son père et ses oncles. Elle connaitra les tumultes de trois révolutions..l’arrivée de Napoléon, la Restauration, la première élection au suffrage universel avec le Prince Président… Car elle vivra au-delà de 70 ans après être passée du faste de Versailles à l’abominable prison . elle verra jusqu’où pouvait aller la barbarie humaine, la misère des hommes,les pires trahisons d’un peuple versatile et d’une presse « qui n’hésite pas un instant à remettre ses pas dans ceux du vainqueur « Très beau livre,riche en détails historiques où l’on rencontre les noms illustres d’Hugo, de Chateaubriand,où l’on croise Necker , Malesherbes et bien d’autres…..
    S’il s’agit d’une histoire de princesse, c’est celle d’une princesse du malheur vivant dans l’agitation et la peur , loin, très loin d’un conte de fées….
    Citation « Hélas !nous ignorions combien une minorité déterminée peut l’emporter sur une majorité terrorisée »

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    Couverture du livre « Mousseline la sérieuse » de Sylvie Yvert aux éditions Pocket

    Muriel Pautet sur Mousseline la sérieuse de Sylvie Yvert

    Bien évidemment, j'ai été émue par le parcours de cette princesse qui semble vouée au malheur. Ce roman m'a permis d'augmenter mes modestes connaissances sur la période révolutionnaire. C’est cruel bien évidemment mais cette situation à exister et heureusement qu’il y a des auteurs doués qui...
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    Bien évidemment, j'ai été émue par le parcours de cette princesse qui semble vouée au malheur. Ce roman m'a permis d'augmenter mes modestes connaissances sur la période révolutionnaire. C’est cruel bien évidemment mais cette situation à exister et heureusement qu’il y a des auteurs doués qui réécrivent l’histoire. Racontée bien des fois (la fuite de la nuit de Varennes…), c'est avec une grande sensibilité et justesse que l'auteure, Sylvie Yvert exprime les mémoires de Marie-Thérèse Charlotte, princesse de France par son écriture majestueuse et raffinée sachant superbement manié l’emploi des temps (passé simple et imparfait du subjonctif) qui nous plonge dans l’époque. Une petite fille, seule survivante de cette famille royale qui aura connu une existence de deuils, d’exils et de trop rares moments de bonheur. Nous sommes donc dans l'intimité et dans un oppressant huit clos où l'on perçoit la détresse de cette enfant et de sa famille. Marie-Thérèse passera trois ans entre les murs du Temple, dont dix-huit mois sans sortie ni compagnie et sans que personne ne l'ait tenue au courant du sort de sa mère ni de son frère, le jeune Louis XVII mort de mauvais traitements. J’ai été particulièrement touchée lors du passage quand elle dit adieu à son père qui n’est qu’autre que le roi, LOUIS XVI, la veille de son exécution car là on ne voit plus le roi mais un bon père de famille.
    O mon peuple ! ai-je donc mérité
    Tant de tourments et tant de peines ?
    Quand je vous ai donné la liberté
    Pourquoi me chargez-vous de chaînes ?
    Si ma mort peut faire votre bonheur
    Prenez mes jours, je vous les donne ;
    Votre bon roi, déplorant votre erreur,
    Meurt innocent et vous pardonne.

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    Couverture du livre « Mousseline la sérieuse » de Sylvie Yvert aux éditions Pocket

    Colette LORBAT sur Mousseline la sérieuse de Sylvie Yvert

    Ce récit imaginaire, écrit à la première personne raconte l’histoire de celle que sa mère appelait Mousseline la sérieuse et de la famille Royale dès les débuts de la révolution. Une vie hors du commun, chaotique, douloureux, un destin d’exception.
    Trois ans, quatre mois et cinq jours dans la...
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    Ce récit imaginaire, écrit à la première personne raconte l’histoire de celle que sa mère appelait Mousseline la sérieuse et de la famille Royale dès les débuts de la révolution. Une vie hors du commun, chaotique, douloureux, un destin d’exception.
    Trois ans, quatre mois et cinq jours dans la prison du Temple, dont une année seule et isolée ; c’est le temps que Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette est restée enfermée dans la prison du Temple. Elle verra partir à la guillotine ses parents, mourir son petit frère. Libérée, exilée en Autriche, puis en Russie, en Angleterre, elle épouse le Duc d’Angoulême, sera même reine de France l’espace de quelques instants. Une fresque historique subtilement écrite.
    Pour faire des photos, il faut se mettre à hauteur du sujet ; C’est le parti pris de Sylvie Yvert. J’ai lu ce livre à hauteur des yeux de Marie-Thérèse. Plongée dans les ténèbres et l’horreur de la révolution, la famille royale vivra un atroce calvaire. Autant de cruauté parait inimaginable, bien que rien n’ait changé de par le monde actuel. J’ai aimé la dignité de Marie-Thérèse qui pardonne à la France, comme son père lui en a fait la prière.

    Quelques longueurs et, surtout, une première partie très importante, l’émotion y est très présente, trop ? J’aurais aimé qu’après son départ du temple, le récit soit plus développé.
    D’une écriture fine, délicate en adéquation avec le style de l’époque, sans que ce soit ampoulé, Sylvie Yvert nous offre une leçon de courage et d’histoire.

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    Couverture du livre « Mousseline la sérieuse » de Sylvie Yvert aux éditions Pocket

    Nicole Grundlinger sur Mousseline la sérieuse de Sylvie Yvert

    Celle que Marie-Antoinette appelait Mousseline la Sérieuse n'était autre que sa fille, devenue l'unique survivante parmi les membres de la famille royale enfermés au Temple en 1792. Si l'on connaît parfaitement ce qu'il est advenu de leurs parents, le sort des enfants est en revanche beaucoup...
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    Celle que Marie-Antoinette appelait Mousseline la Sérieuse n'était autre que sa fille, devenue l'unique survivante parmi les membres de la famille royale enfermés au Temple en 1792. Si l'on connaît parfaitement ce qu'il est advenu de leurs parents, le sort des enfants est en revanche beaucoup plus opaque. Sylvie Yvert prête sa plume à cette fille oubliée, qui a pourtant vécu jusqu'à l'âge de 73 ans, connu plusieurs révolutions, l'emprisonnement, l'exil et représente un témoin extraordinaire des bouleversements qui ont conduit après maintes tentatives et contre-ordres à la République telle que nous la connaissons. Elle nous livre ainsi les Mémoires que Marie-Thérèse aurait pu décider de publier si elle n'avait pas demandé par testament que tous ses écrits soient détruits à sa mort...

    Et c'est passionnant, malgré quelques longueurs. D'abord, l'auteur se place à hauteur d'enfant pour raconter l'horreur vécue au moment de la Révolution, les cris, les insultes, les brimades, les restrictions de liberté et pour finir, l'enfermement. On a l'impression d'avoir déjà tout entendu, vu et lu sur cette période mais certainement pas le désarroi d'enfants qui n'avaient commis pour seul crime que de représenter la continuité d'une monarchie que certains tenaient à éradiquer. Les conditions de détention des deux enfants apparaissent comme particulièrement inhumaines, en rapport avec la folie qui animait les esprits. Marie-Thérèse passera trois ans entre les murs du Temple, dont dix-huit mois sans sortie ni compagnie et sans que personne ne l'ait tenue au courant du sort de sa mère ni de son frère, le jeune Louis XVII mort de mauvais traitements et de défaut de soins alors qu'il développait les symptômes d'une maladie qui avait déjà tué des membres de sa famille. De quoi forger un caractère.

    Libérée, Marie-Thérèse est accueillie en Autriche, se rapproche de Louis XVIII en exil en Russie, épouse le Duc d'Angoulême dont la famille est proche dans l'ordre de succession du trône de France et assiste, médusée à la prise de pouvoir de Napoléon 1er. Puis ce sera Londres, le retour en France après l'exil de Napoléon, le règne de Louis XVIII, sa mort, la régence... Attachée à la France malgré tout ainsi qu'à la monarchie, elle prend son mal en patience, tantôt fêtée tantôt rejetée au gré des bouleversements politiques, espérant toujours le rétablissement d'une monarchie. Lorsqu'elle meurt en 1851, la première élection au suffrage universel vient d'avoir lieu même si les termes en sont encore ambigus et qu'elle aboutit à l'élection d'un Prince-Président...

    Marie-Thérèse est un personnage à la fois attachant de tant de pudeur, ne voyant dans Louis XVI et Marie-Antoinette que ses parents bien aimés, que d'autres qualifiaient de monstres, et décidée à ne pas blâmer le peuple de France pour les crimes de quelques-uns. C'est surtout un témoin privilégié des mouvements politiques qui ont conduit à tant de volte-face et de revirements, cette difficile marche vers la démocratie.

    Il n'est jamais inutile de se replonger dans l'Histoire et de se souvenir des heures sombres, des difficultés et du sang versé. Ce livre, par le truchement de l'Histoire est surtout éminemment politique en ce qu'il nous rappelle le prix de la liberté.