Sylvie Baron

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Avis (5)

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    Couverture du livre « Les ruchers de la colère » de Sylvie Baron aux éditions Lgf

    S. T sur Les ruchers de la colère de Sylvie Baron

    Depuis 8 ans, Gautier, apiculteur dans le cantal, n’a plus revu sa femme Nathalie, partie vivre à New York avec leurs 2 enfants.
    Sa vie va être bouleversée par l’assassinat de celle-ci alors qu’elle revenait pour la première fois en France. Une vie bien remplie en peu de temps, devant gérer...
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    Depuis 8 ans, Gautier, apiculteur dans le cantal, n’a plus revu sa femme Nathalie, partie vivre à New York avec leurs 2 enfants.
    Sa vie va être bouleversée par l’assassinat de celle-ci alors qu’elle revenait pour la première fois en France. Une vie bien remplie en peu de temps, devant gérer l’arrivée de Melissa, 13 ans et Thomas, 10 ans, qui ont bien du mal à s’adapter à la vie campagnarde mais aussi les problèmes liés à son métier d’apiculteur auxquels se greffent l’enquête du meurtre de Nathalie.
    Il tombe d’ailleurs des nues quand il apprend qu’elle venait d’être engagée par Probees, une multinationale américaine de vente de miel en plein développement en France, qui ne respecte pas les normes de qualité de fabrication et contre laquelle, lui, et d’autres apiculteurs se battent pour démontrer les méthodes peu scrupuleuses. Leur miel vendu à grand coup de pub comme produit de terroir n’est en fait qu’un miel médiocre constitué de mélanges avec finalement peu de propriétés naturelles.
    Tenant un site pour dénoncer cette arnaque aux consommateurs, Gautier n’a pas que des amis. Est-ce pour l’atteindre lui qu’on s’en est pris à sa femme ? Etrange car depuis des années ils n’avaient plus de contacts.
    Parmi les commentateurs de son site, se trouve être une certaine Victoire Pignatol assez virulente envers lui avec qui il va devoir composer car il se trouve qu’elle est une des professeurs de collège de sa fille avec qui elle va établir une forte relation professeur/élève.
    ***
    Une histoire simple sans prétention et sympathique, agréable à lire qui mêle à la fois une histoire de meurtre à élucider ainsi que le monde des véritables apiculteurs, petits producteurs individuels et leurs difficultés à faire face aux grosses entreprises de vente de miel plus intéressées par les chiffres d’affaires que la qualité de ce qu’ils vendent.
    Les personnages sont attachants. La relation qui va s’établir entre Gautier, apiculteur passionné un peu gauche socialement parlant, et ses enfants de la ville qu’il doit apprendre à apprivoiser est attendrissante.
    Je mettrai un bémol quant à la façon dont l’auteure parle du personnage de Joséfa, amie de Gautier. La personne en elle-même est très sympathique et amusante. Lorsque l’auteure nous la présente et parle d’elle, elle la cite comme étant une vieille femme, que le fait de tomber encore amoureuse ou que quelqu’un puisse tomber amoureux d’elle n’est plus de son âge,… Bref les passages à son sujet m’avaient donc persuadée que c’était une femme octogénaire.
    Je suis un peu tombée des nues quand on apprend que Gautier a 35 ans et Joséfa 20 ans de plus. Si mes calculs sont bons cela nous amène à 55 ans !
    Je ne sais pas quel âge a l’auteure mais de toute évidence pour elle, une femme de 55 ans est une femme âgée qui n’a plus grand-chose à attendre de la vie... (mince il ne me reste plus beaucoup de temps alors !!).
    Bref.
    En ce qui concerne le meurtre, je n’ai rien vu venir quant au coupable, donc agréablement surprise de ne pas avoir réussi à le démasquer.

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    Couverture du livre « Rendez-vous à Belinay » de Sylvie Baron aux éditions Calmann-levy

    CATHIE LOUVET sur Rendez-vous à Belinay de Sylvie Baron

    Depuis que son père, Edouard Cantelauze, député du Cantal, s'est suicidé cinq ans auparavant le jour de la fête d'anniversaire pour les vingt ans de Sonia, sa sœur aînée, Juliette vit avec son frère, sa petite sœur et leur grand-mère Cornelia dans la demeure familiale. Malgré le temps qui passe,...
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    Depuis que son père, Edouard Cantelauze, député du Cantal, s'est suicidé cinq ans auparavant le jour de la fête d'anniversaire pour les vingt ans de Sonia, sa sœur aînée, Juliette vit avec son frère, sa petite sœur et leur grand-mère Cornelia dans la demeure familiale. Malgré le temps qui passe, les blessures restent à vif, d'autant que personne n'a compris le geste d'Edouard, qui n'était pas du genre à fuir ses responsabilités familiales et politiques, prenant même très à cœur sa mission auprès de la population locale.
    Cinq ans plus tard, les questions sans réponse continuent de tarauder la jeune femme. Mais un jour, elle découvre, cachée au fond d'une boîte à cigare, une lettre qui remet en question la thèse du suicide. Son père aurait-il ingéré accidentellement une substance toxique? Ou alors, plus préoccupant, s'agirait-il d'un meurtre? Qui, parmi les personnes présentes le jour du meurtre serait le coupable? Les candidats sont plus nombreux que Juliette veut bien se l'avouer. Afin d'en avoir le cœur net, Cornelia décide de tous les réunir pour le réveillon de Noël afin de démasquer celui ou celle qui a assassiné son fils.
    L'essentiel de l'intrigue se déroule en huis clos, dans la demeure familiale des Cantelauze et ses environs, "un domaine, trop grand et sûrement trop cher à entretenir, mais qui offrait un havre de paix et de sécurité dans une nature unique, sauvage et généreuse. Le décor de la grande maison démontre la richesse des occupants sans toutefois verser dans l'ostentation, privilégiant un confort luxueux: "il embrassa d'un coup d’œil les tomettes cirées, l'immense tapis d'Aubusson et la grande glace Louis XV au cadre doré qui reflétait la lumière du lustre en cristal de Baccarat." (Page 19)....en apparence: "les couleurs fanées des tentures, le miroir ébréché, les vieilles étoffes roulées pour calfeutrer les fenêtres, le vélo cabossé de Marion (...)autant de clins d’œil malicieux qui faisaient de Bélinay un endroit unique, un endroit heureux, plein d'autant de courants d'air que de cheminées et de poêles à bois pour réchauffer le cœur." (Page 20).
    Mais l'âme de la vieille demeure seigneuriale réside dans la cuisine au décor chaleureux et accueillant comme un refuge où il fait bon se couler dans son ambiance simple et conviviale: "Les paniers de bûches, la batterie de casseroles en cuivre, les pots de faïence sur les étagères, les herbes séchées suspendues au plafond, les placards en chêne clair et la grande table de ferme encombrée de victuailles...la grosse cuisinière Aga en fonte, élément central des lieux. Avec ses flammes vives, sa grande plaque de cuisson et son énorme conduit de fumée, le fourneau semblait investi d'une puissance particulière qui chauffait toute la pièce en l'irradiant d'une chaleur bienfaisante." (Page 80).

    Dans Rendez-vous à Bélinay, le climat hivernal joue un véritable rôle, contribuant, d'une part, à installer une ambiance sombre, un peu étouffante: "Le col du Lioran restait ouvert, mais on ne circulait plus que sur une seule voie. Le chasse-neige qui les précédait dressait, de chaque côté de la chaussée, deux murailles blanches entre lesquelles la voiture s'engouffrait lentement, comme dans un couloir d'hôpital." (Page 108), d'autre part à créer le huis-clos propice à l'investigation menée par Cornelia.
    Puis, une fois tous les protagonistes réunis, la tempête de neige s'abat sur Bélinay, les bloquant pour quelques jours: "Eh bien, mes enfants, ça s'annonce vraiment mal! Températures basses, vents violents, chutes de neige importantes, verglas (...) D'ores et déjà, les liaisons radio sont mauvaises, les réseaux de distribution d'électricité et de téléphone donnent des signes de défaillance. Nous ne sommes pas à l'abri d'une coupure totale. Comme il fallait s'y attendre, plusieurs routes sont coupées." (Page 238), atmosphère angoissante qui reflète celle qui règne à l'intérieur de la maison: "Il y avait, dans cette maison, tant de haine, de tensions, de jalousie et cette enquête sur la mort de son père qui n'en finissait pas avivait les soupçons, les rancunes." (Page 228)

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    Couverture du livre « Le cercle des derniers libraires » de Sylvie Baron aux éditions De Boree

    CATHIE LOUVET sur Le cercle des derniers libraires de Sylvie Baron

    Adrien Darcy, cycliste de haut niveau et journaliste sportif, victime d'un grand accident qui l'empêche de remonter sur son vélo, se voit confier par son rédacteur en chef une mission pour le moins insolite: mener une enquête sur les trois meurtres de libraires perpétrés ces trois derniers mois...
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    Adrien Darcy, cycliste de haut niveau et journaliste sportif, victime d'un grand accident qui l'empêche de remonter sur son vélo, se voit confier par son rédacteur en chef une mission pour le moins insolite: mener une enquête sur les trois meurtres de libraires perpétrés ces trois derniers mois à Aurillac, Brioude et Chamalières. La police, qui ne semble pas avoir abouti dans ses investigations, n'a ni suspect, ni piste sérieuse.
    Les trois victimes, propriétaires de librairies indépendantes, appartenaient toutes au Cercle des Derniers Libraires, association créée par Emma, libraire à Saint-Flour. Hasard? Vengeance? Jalousie? Les mobiles ne manquent pas, tout comme les suspects, malgré la difficulté d'établir un lien entre les trois meurtres. Si Adrien veut obtenir des informations de la part d'Emma afin de démêler cet écheveau inextricable, il n'a pas le choix: l'associer à son enquête. C'est à prendre ou à laisser!! Et les voilà embarqués dans une sordide histoire de jalousie...Sauront-ils démasquer l'assassin avant que celui-ci ne tue sa quatrième victime, le 20e jour du mois de novembre? Rien n'est moins sûr...
    La plume de Sylvie Baron est comme le vin, elle se bonifie avec le temps. J'ai beaucoup apprécié ses romans précédents, malgré une petite tendance au manichéisme dans la conception de ses personnages. Mais avec Le cercle des derniers libraires, Sylvie Baron a su gommer ces petits défauts, pour faire éclore de sa chrysalide un magnifique papillon !!
    De nombreuses qualités pour Le cercle des derniers libraires: son discours objectif quant au métier de libraire et au marché du livre, Sylvie Baron, bien qu'elle défende la profession avec chaleur, sans mâcher ses mots, comme à son habitude: "Une librairie est un commerce si particulier, un lieu de vie, de rencontres, de partage, un relais pour les événements culturels, un lieu d'exposition, d'idées, d'annonces...L'indifférence des politiques à leur égard la révoltait. Certains élus ne se rendaient même pas compte qu'ils perdaient là un trésor inestimable..." (Page 36),  n'hésite pourtant pas à présenter les arguments adverses, dans un esprit de fair-play remarquable.
    Le +: La mise en avant très rafraîchissante de personnages ou de lieux qui ne suivent pas les canons de la mode mais qui affirment leur personnalité propre, leur tempérament atypique, dans un monde où l'uniformité est loi. L'aptitude de l'auteure à mettre en mots les émotions les plus intimes sans jamais émettre de jugement.
    Le ++: Les nombreuses évocations littéraires, que ce soient des œuvres, des personnages, par exemple le patronyme d'Adrien. Et l'immense clin d’œil à la reine du crime sans qui le canevas de ce roman n'aurait pu exister.

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    Couverture du livre « L'héritière des fajoux » de Sylvie Baron aux éditions Calmann-levy

    CATHIE LOUVET sur L'héritière des fajoux de Sylvie Baron

    L'héritière des Fajoux a été publié par les éditions Calmann-Lévy, dans la collection France de toujours et d'aujourd'hui, en 2017. Sylvie Baron écrit dans une langue chantante et sensuelle, à l'image des torrents qui dévalent les montagnes de son cher Cantal: "Dans l'atelier, les rayons du...
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    L'héritière des Fajoux a été publié par les éditions Calmann-Lévy, dans la collection France de toujours et d'aujourd'hui, en 2017. Sylvie Baron écrit dans une langue chantante et sensuelle, à l'image des torrents qui dévalent les montagnes de son cher Cantal: "Dans l'atelier, les rayons du soleil se reflétaient furtivement sur la lame de la scie avant que celle-ci ne disparaisse, sous l'effet de la vitesse, dans un éclaboussement de sciure dorée au cœur du billon de bois."(Page 61)..."La fraîcheur nocturne avait chassé la brume. Le ciel orgueilleux de l'Aubrac crépitait d'étoiles pointues qui enveloppaient le soir d'une écharpe de lumière." (Page 184).
    La construction du roman, dont de nombreuses scènes sont évoquées après coup, entretiennent le suspense...et la frustration du lecteur qui doit patienter un certain nombre de pages pour accéder à la suite d'une partie de l'intrigue. L'histoire est racontée du point de vue du personnage principal, Marie, dont les pensées sont transcrites en italique.
    Chaque roman de Sylvie Baron permet de défendre une cause qui semble perdue mais légitime, de se battre contre la disparition de nos traditions, d'un monde, peut-être pas meilleur, mais moins vénal, plus en adéquation avec la nature, des valeurs humaines que nous devons défendre de toutes nos forces. Ici, c'est le combat d'une petite scierie artisanale contre une grosse machine de guerre qui dévore tout sur son passage, hommes, forêts, convictions, transmission d'un héritage qui revêt une signification, qui a du sens...
    Le +: cette façon bien à elle de planter le décor, comme un peintre: un lieu ici, un personnage là, un souvenir en fond, une réflexion ou une pensée en premier plan. Un roman à la forte personnalité, qui vous enchantera ou vous transportera, vous intriguera ou vous fera vous interroger, mais ne vous laissera certainement pas indifférent.
    Ce que j'apprécie avec Sylvie Baron est qu'elle ne juge pas; elle montre les deux aspects d'un sujet, le pour et le contre, laissant la place à chacun d'exprimer son opinion et de la défendre, même si cette dernière va à l'encontre de ses propres convictions. Je vous laisse découvrir, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, la plume sensuelle et captivante de Sylvie Baron, ses personnages, son intrigue bien ficelée, son discours vibrant d'émotion et de valeurs humaines puissantes.

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