Stuart Neville

Stuart Neville

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Avis (5)

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    Couverture du livre « Ceux que nous avons abandonnés » de Stuart Neville aux éditions Rivages

    annesophiebooks sur Ceux que nous avons abandonnés de Stuart Neville

    Un pur roman noir qui frappe très fort.

    Il y a sept ans, Ciaran et Thomas Devigne, placés en famille d’accueil chez les Rolston, ont été retrouvés près du corps du père de famille, tué par de nombreux coup portés à la tête.
    Si les deux enfants étaient couverts du sang de la victime, c’était...
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    Un pur roman noir qui frappe très fort.

    Il y a sept ans, Ciaran et Thomas Devigne, placés en famille d’accueil chez les Rolston, ont été retrouvés près du corps du père de famille, tué par de nombreux coup portés à la tête.
    Si les deux enfants étaient couverts du sang de la victime, c’était Ciaran, 12 ans à l’époque, qui allait affirmer être le seul coupable. Et maintenir obstinément cette version malgré le scepticisme de Serena Flanagan, l’inspectrice chargée de l’affaire.

    Dès le jour de la libération de Ciaran, Paula, son agence de probation remarque l’amour fraternel exacerbé que se portent les deux frères, mais également la domination qu’exerce Thomas sur son cadet.

    Très vite elle aussi va se mettre à douter de la culpabilité de Ciaran et faire part de ses soupçons à Laura.

    Mais si l’inspectrice s’empresse de reprendre son enquête malgré l’avis de son supérieur, ce n’est peut-être pas seulement par esprit de justice...

    Quand Daniel Rolston revient vers Ciaran dans l’espoir de savoir enfin la vérité sur la mort de son père, c’est l’étincelle qui va enflammer la poudrière et la vie de tous va s’en retrouver profondément bouleversée.

    Stuart Neville nous offre ici un roman très noir, dans lequel il dissèque et met à nu les pires instincts de chacun.

    Haine, mensonges, chantage, violence affective et domination sont presque des personnages à part entière tant ces sentiments (et ressentiments) sont omniprésents au fil des pages.

    Chacun des protagonistes devra faire face à ses pires craintes mais également à ses propres démons, dans une atmosphère sombre à souhait.

    Une lecture à la fois entêtante, dérangeante et à la tension constante qui ravira les amoureux du noir.

    L’auteur use d’une plume très efficace, cruelle car vraisemblable, directe mais élégante, et nous entraîne sans difficulté dans son récit.
    Les chapitres courts qui alternent sur les deux époques nous tiennent en haleine jusqu’à la toute fin.

    Une histoire qui vient heurter nos principes, ébranler nos certitudes et mettre à mal certaines de nos échelles de valeurs.

    Ceux que nous avons abandonnés resteront longtemps dans la mémoires de ceux et celles qui partiront à leur rencontre.

    À lire, bien sûr !

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    Couverture du livre « Ceux que nous avons abandonnés » de Stuart Neville aux éditions Rivages

    L'atelier de Litote sur Ceux que nous avons abandonnés de Stuart Neville

    Imagine qu’il ne reste plus qu’un seul membre de ce qu’a été ta famille, imagine que ce soit ton grand frère et que tout ton amour, ta foi dans la vie, ta sécurité, ton équilibre passe par lui. Imagine enfin qu’il est aussi celui que tu crains le plus, celui dont les réactions sont toujours...
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    Imagine qu’il ne reste plus qu’un seul membre de ce qu’a été ta famille, imagine que ce soit ton grand frère et que tout ton amour, ta foi dans la vie, ta sécurité, ton équilibre passe par lui. Imagine enfin qu’il est aussi celui que tu crains le plus, celui dont les réactions sont toujours imprévisibles et qui te fait trembler et frémir. Voilà ce que doit affronter le jeune Ciaran Devine à la sortie de l’unité pour jeunes délinquants. Très tôt ils ont été placés en famille d’accueil. Ciaran n’avait que 12 ans lorsqu’il a avoué avoir tué le père de leur nouvelle famille d’accueil. A l’époque c’est l’inspecteur Serena Flanagan de la police de Belfast qui avait été chargé de l’enquête, elle ne l’a jamais cru et son intime conviction à toujours été que Ciaran avait avoué pour protéger son grand frère Thomas. Après sept années d’emprisonnement, Ciaran est libre mais reste sous contrôle de son agent de probation Paula.
    Je suis restée scotchée à ma lecture du début à la fin tant l’histoire m’a prise par les sentiments. On assiste à la réminiscence de tout ce qui s’est passé dans l’enfance des deux frères et qui a mené au drame que l’on connaît. Et déjà, c’est du lourd. La galerie des personnages est impressionnante mais c’est surtout la compréhension de leur psychologie grâce au travail de l’auteur qui rend ce roman exceptionnel. On ressent un parler vrai et une empathie certaine à propos des personnages. Ce que j’ai aimé c’est aussi la simplicité de l’intrigue, rien de transcendant, pas de grosses ficelles avec peu de chose et la belle plume de l’auteur, on reste sur le carreau. C’est un coup de cœur pour ce roman intimiste et puissant qui joue sur les liens familiaux comme jamais.
    Je découvre Stuart Neville avec ce livre, et j’ai cru comprendre que c’est le premier d’une série ayant comme personnage récurant, l’inspecteur Serena Flanagan. J’espère que les éditions rivages pourront publier la suite de cette série dont je suis dors et déjà adepte. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/04/12/37213950.html

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    Couverture du livre « Les fantômes de Belfast » de Stuart Neville aux éditions Rivages

    NADIA D'ANTONIO sur Les fantômes de Belfast de Stuart Neville

    Avec ce premier roman, un thriller, LES FANTOMES DE BELFAST, Stuart Neville a pris pour héros, Gerry Fegan, qui lutte contre ses propres démons.
    Ancien tueur de l’IRA, devenu alcoolique, il est poursuivi par les fantômes (les Suiveurs qu’il est seul à voir) des douze personnes qu’il a tuées...
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    Avec ce premier roman, un thriller, LES FANTOMES DE BELFAST, Stuart Neville a pris pour héros, Gerry Fegan, qui lutte contre ses propres démons.
    Ancien tueur de l’IRA, devenu alcoolique, il est poursuivi par les fantômes (les Suiveurs qu’il est seul à voir) des douze personnes qu’il a tuées et, depuis, il ne connaît plus le repos.
    Pour s’en sortir, il va essayer de tuer, un par un, chacun de ces fantômes qui, en même temps lui donnent des ordres, dans ses visions.
    Ce thriller se compose de douze chapitres qui signifient le compte à rebours de chaque personne qui lui a commandé le meurtre de chacun de ces fantômes.
    L’action se déroule à Belfast, de nos jours.
    On y voit que Fegan ne connaît aucun repos, d’autant plus que l’accord de paix, signé en 1998 est bien fragile.
    Pour ce premier roman, l’auteur, avec une écriture toute simple mais aussi avec un peu de fantastique, arrive à bien nous faire voir ces fantômes. Il les met en scène de telle façon que nous arrivons à participer au délire et à l’angoisse de Fegan.
    C’est une ambiance très sombre et oppressante qui domine dans ce thriller.
    Pour ajouter des difficultés supplémentaires à la lutte du héros, il doit aussi faire face à des tueurs qui s’en prennent à une femme – Marie – et sa petite fille Ellen - rencontrées par hasard et dont les vies se retrouvent menacées à cause de lui. Il se sent donc responsable pour arriver à les sauver.
    Une certaine forme d’idylle se noue, mais pas vraiment. C’est très ambigu et la fin n’a pas manqué de m’étonner, quoique …
    Elle pourrait paraître classique mais le doute persiste jusqu’aux dernières lignes.
    Stuart Neville est arrivé à me tenir en haleine avec ce thriller traitant à la fois des accords de 1998 après des années d’une terrible guerre en Irlande du Nord et aussi avec la quête dramatique du héros.
    C’est un auteur très prometteur avec ce livre si bien réussi et qui mérite tout le succès qu’il a connu.
    J’ai relevé une critique du Monde qui me semble bien résumer cet ouvrage :
    Son premier roman décrit avec une force surprenante une société … toujours traversée par les spectres d’une guerre civile meurtrière.

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    Couverture du livre « Âmes volées » de Stuart Neville aux éditions Rivages

    Gilbert Gallerne sur Âmes volées de Stuart Neville

    Après Les fantômes de Belfast qui flirtait avec le fantastique, puis Collusion dans lequel on voyait apparaître un tueur à gages particulièrement sinistre, Âmes volées achève de s’éloigner des pistes ouvertes par Stuart Neville dans ses deux premiers romans pour nous offrir là un thriller pur et...
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    Après Les fantômes de Belfast qui flirtait avec le fantastique, puis Collusion dans lequel on voyait apparaître un tueur à gages particulièrement sinistre, Âmes volées achève de s’éloigner des pistes ouvertes par Stuart Neville dans ses deux premiers romans pour nous offrir là un thriller pur et dur, toujours aussi violent, mais qui s’appuie principalement sur le personnage de Jack Lennon, le flic catholique irlandais alors que les deux premiers reposaient principalement sur le personnage de Gerry Fegan, un ex-tueur de l’IRA.
    Alors que Lennon n’était intervenu précédemment que pour protéger sa famille, il se trouve cette fois aux prises avec une enquête dans laquelle il n’est pas directement concerné. Ce qui ne l’empêche pas de s’y impliquer comme si sa famille en dépendait.
    L’histoire débute sur la tentative de viol d’une jeune émigrée ukrainienne. Elle est enfermée dans une chambre, et celui qui veut la transformer en prostituée essaye de lui inculquer les règles de base selon lesquelles elle devra fonctionner à l’avenir. Malheureusement pour lui, il se retrouve avec un morceau de verre dans la gorge et son espérance de vie s’en trouve sérieusement diminuée. Ses deux complices interviennent alors et maîtrisent rapidement la pauvre fille, mais ils réalisent vite que ce ne sera pas suffisant. Le mort a un frère et ce frère les a chargés de veiller sur le petit dernier, un peu trop stupide pour le métier qu’il a choisi. Compte tenu du mauvais caractère du frangin, il paraît difficile de lui annoncer que benjamin vient de se faire égorger tandis qu’ils attendaient dans la pièce à côté. Ils décident donc de se débarrasser du cadavre, et de la fille.
    Sauf que la fille a la peau dure et leur échappe. Et que le grand frère découvre vite la vérité. Mauvais moment pour les deux gars qui n’ont que le temps de parler de la fille avant de rejoindre leur défunt collègue.
    Partant de là, le roman se développe sur trois axes principaux : l’enquête de Jack Lennon qui devine qu’il y a une femme en fuite quelque part, la traque menée par le chef du gang des proxénètes qui veut retrouver cette femme pour lui faire comprendre qu’elle a commis une grave erreur en tuant son frère, et la fuite en avant de cette pauvre fille qui, croyant échapper à ses bourreaux, tombe de Charybde en Scylla et se retrouve bientôt entre les mains d’un psychopathe dont le rôle sur terre, croit-il, est de « purifier » les filles perdues en les aidant à rejoindre leur créateur.
    J’en ai déjà trop dit, vous avez les bases de ce roman, et de quoi saliver à l’idée de ce qui va se passer ensuite. Certains ont regretté que Stuart Neville ne se soit pas davantage appesanti sur les relations familiales de Jack comme dans les deux précédents romans, même si on trouve ça et là quelques allusions qui maintiennent le suspens sur ce qui va advenir de celles qu’il a laissées derrière lui, mais je crois que ce roman est en fait le véritable départ de la saga Jack Lennon. Après avoir posé les bases du personnage grâce à deux ouvrages solides, Stuart Neville fait là sa première incursion dans une enquête policière pure et dure (ce qui est tout de même la raison d’être et la fonction première de son héros) et le lecteur n’en sort pas déçu.
    Au passage on découvre un Lennon capable d’aller bien plus loin que ce que la loi lui autorise, ce qui laisse présager de bien d’autres développements futurs.
    Située dans Belfast et ses environs, cette histoire démontre une fois de plus que les auteurs irlandais sont là, et qu’ils tiennent le haut du pavé, avec notamment Ken Bruen et Declan Hugues pour n’en nommer que deux.
    Comme eux, Stuart Neville vient nous démontrer que l’Irlande est un pays où la violence demeure sous-jacente après des années de guerre civile et qu’il existe des écrivains de talent pour nous en parler. Stuart Neville est de ceux-là. Il s’est déjà imposé avec ses deux premiers romans, ce troisième dans le genre vient confirmer qu’il se place parmi les leaders dans son domaine. Gageons qu’il n’a pas fini de nous étonner.

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