Stephen Desberg

Stephen Desberg
On ne présente plus Stephen Desberg, scénariste de grand talent exerçant depuis 1976. Après des collaborations dans les journaux Tintin et Spirou, il reprend le scénario de « Tif et Tondu » dessiné par Will. Ensuite, il créera de nombreuses autres séries qui feront les beaux jours du journal Spir... Voir plus
On ne présente plus Stephen Desberg, scénariste de grand talent exerçant depuis 1976. Après des collaborations dans les journaux Tintin et Spirou, il reprend le scénario de « Tif et Tondu » dessiné par Will. Ensuite, il créera de nombreuses autres séries qui feront les beaux jours du journal Spirou, dont notamment « Mic Mac Adam » pour Ben... et surtout « Les aventures de Jimmy Tousseul » depuis 1987 avec Desorgher ! Parmi ses autres réussites, il convient de citer les séries : « La Vache » (avec Johan De Moor, chez Casterman) ; « L'Etoile du Désert » et « Le Scorpion » (avec Marini, chez Dargaud), « Les Immortels » (avec Reculé), « Tosca » (avec Vallès, chez Glénat), ou encore la désormais célèbre série « I.R.$. » (avec Vrancken, au Lombard).

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « L'étoile du désert ; INTEGRALE T.1 ET T.2 » de Stephen Desberg et Enrico Marini aux éditions Dargaud

    Gérald LO sur L'étoile du désert ; INTEGRALE T.1 ET T.2 de Stephen Desberg - Enrico Marini

    Etats-Unis, la conquête de l’ouest, le chemin de fer. Quel lien avec le double meurtre de la femme et la fille de Montgomery. Un homme presque sans histoire, se trouve mêlé dans un double homicide. Mais un indice est laissé sur le corps meurtri de sa fille, une étoile, un dessin indien. Il part...
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    Etats-Unis, la conquête de l’ouest, le chemin de fer. Quel lien avec le double meurtre de la femme et la fille de Montgomery. Un homme presque sans histoire, se trouve mêlé dans un double homicide. Mais un indice est laissé sur le corps meurtri de sa fille, une étoile, un dessin indien. Il part alors dans l’Arizona pour enquêter loin de la civilisation, où travaillent des ouvriers violents, dans une ville où des filles indiennes sont réduites en esclavage et dans laquelle un certain Cauldray mène tout ce petit monde au bout de son revolver.

    Le récit étalé sur plusieurs albums permet de réaliser un histoire fournie, complexe, avec des rebondissements et des révélations importantes, intéressantes. L’histoire est passionnante, avec des personnages attachants, et surtout complexes. Cet homme qui recherche les causes du massacre de sa famille, lié malgré lui à la cause indienne.

    L’album, un intégral de la saga, permet de s’immiscer dans cet univers violent, un far-west comme rarement on peut en lire, où un citadin se confronte à la bêtise crasse des ouvriers du chemin de fer.

    Le graphisme est important dans cet album qui installe une ambiance poussiéreuse, avec des moments sombres, qui appuie le récit avec justesse. Les personnages sont magnifiquement bien travaillés ainsi que les postures.

    Cette saga est très réussie et se lit avec un réel plaisir, particulièrement pour l’ambiance.

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    Couverture du livre « S.O.S. bonheur - saison 2 T.1 » de Griffo et Stephen Desberg aux éditions Dupuis

    Bib HLM sur S.O.S. bonheur - saison 2 T.1 de Griffo - Stephen Desberg

    Je n'avais pas lu la série initiale S.O.S bonheur de Jean Van Hamme, et bien que ma lecture n'en ait absolument pas pâti, j'ai envie de lire au plus vite.

    Ici Stephen Desberg reprend les rênes de l'histoire de Jean Van Hamme, avec son accord, pour nous proposer une vision contemporaine à...
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    Je n'avais pas lu la série initiale S.O.S bonheur de Jean Van Hamme, et bien que ma lecture n'en ait absolument pas pâti, j'ai envie de lire au plus vite.

    Ici Stephen Desberg reprend les rênes de l'histoire de Jean Van Hamme, avec son accord, pour nous proposer une vision contemporaine à l'acide citrique. Comment définir autrement ce scénario politique futuriste qui est tout simplement effrayant, absolument effrayant ?!

    En 6 chapitres, il dresse le portrait d'une société où la liberté, l'égalité, la fraternité et le plaisir ne sont plus de mise. Une société où l'individu se doit d'avoir un rôle et d'être irréprochable. Pour cela, de nouvelles règles sont en place avec un contrôle draconien de la population. Contrôle assuré par l'État ou par des sociétés de services auxquelles l'État a délégué des tâches.

    Préférence nationale, négationnisme, code moral, conseillés sociaux, ghetto... des horreurs qui se côtoient et avec lesquelles nos personnages, sans lien apparent, vont devoir batailler.

    L'auteur va au bout de son propos pour tous les sujets qu'il aborde. Pour cela il fait vivre et subir à ses personnages des situations exécrables, leur fait entendre des horreurs. En tant que lecteur, la lecture devient presque intenable, mais pour autant impossible de s'interrompre, on veut aller au bout du tunnel pour savoir s'il y a une touche de lumière. J'ai trouvé la lecture de cette bande dessinée hautement instructive. Elle m'a beaucoup fait penser à triptyque la présidente de François Durpaire, en plus féroce.

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    Couverture du livre « Black OP - saison 1 T.5 » de Hugues Labiano et Stephen Desberg aux éditions Dargaud

    Olivier Pirou sur Black OP - saison 1 T.5 de Hugues Labiano - Stephen Desberg

    Une intrigue efficace sur les liens occultes entre CIA et mafia russe, une histoire d'hommes et une histoire d'amitié aussi dans une ambiance IRS. Mais les dialogues sont assez faibles. A feuilleter sans en attendre trop. Les tomes 5 et 6 forment un diptyque.

    Une intrigue efficace sur les liens occultes entre CIA et mafia russe, une histoire d'hommes et une histoire d'amitié aussi dans une ambiance IRS. Mais les dialogues sont assez faibles. A feuilleter sans en attendre trop. Les tomes 5 et 6 forment un diptyque.

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    Couverture du livre « Les nouvelles aventures de Jimmy Tousseul t.1 ; blanc et noir » de Benoit Despas et Daniel Desorgher et Stephen Desberg aux éditions Glenat

    Claude Stas sur Les nouvelles aventures de Jimmy Tousseul t.1 ; blanc et noir de Benoit Despas - Daniel Desorgher - Stephen Desberg

    En 2004, Jimmy Tousseul quitte les éditions Dupuis pour venir se réfugier chez Glénat. Ce second cycle (Les nouvelles aventures de Jimmy Tousseul) n’en est absolument pas un ! En effet, sur un scénario de Stephen Desberg et Benoît Despas, sous le crayon de Daniel Desorgher, nous retrouvons...
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    En 2004, Jimmy Tousseul quitte les éditions Dupuis pour venir se réfugier chez Glénat. Ce second cycle (Les nouvelles aventures de Jimmy Tousseul) n’en est absolument pas un ! En effet, sur un scénario de Stephen Desberg et Benoît Despas, sous le crayon de Daniel Desorgher, nous retrouvons l’univers déjà amplement présenté dans les douze volumes antérieurs. Les mêmes personnages sont au rendez-vous. Jimmy Tousseul, venu de Belgique, est tombé amoureux de l’Afrique centrale et, d’album en album, il a appris à en apprécier les charmes et à en accepter les mystères. Schatzy, diminutif de Schatzenbaum (littéralement : l’arbre aux trésors), est un vieux baroudeur d’origine allemande, un homme plein de ressources et à maintes reprises providentiel. Hermann, autre personnage récurrent, est un lion recueilli tout petit par Schatzy et qui le suit comme son ombre. Enfin, il y a Suzy, petit fille riche et africaine, personnage venu tardivement dans la série. Jimmy est amoureux de Suzy. Elle est un peu l’Arlésienne de l’histoire présente : tout le monde parle d’elle mais personne ne la voit réellement.
    Le plus grand intérêt de cette histoire réside dans les pages consacrées au rite d’initiation que devra subir Jimmy en compagnie d’un autre adolescent, africain quant à lui. Ils seront tous deux confrontés au merveilleux, à l’inexplicable et à la magie. Ils ne devront leur salut qu’à l’union de leurs compétences respectives. Une belle leçon de tolérance et de respect d’une culture pour une autre. Ce qui est le plus appréciable dans cette aventure (comme dans les autres tomes, d’ailleurs), c’est l’absence de toute condescendance comme de tout manichéisme. Jimmy peut être infect, mais l’homme noir peut également se montrer à la hauteur de l’homme blanc, dans les préjugés et dans le rejet de l’autre. Un récit profondément humain qui, par les temps qui courent, est nettement nécessaire. A lire donc pour que la compréhension de la notion d’altérité se forme dans les esprits.